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EVAN

* ÉVACUER V. a. (lai. evamare). Vider, faire sortir. Se dit de l'effet que font les remèdes en purgeant les mauvaises humeurs : rrmèdcpour tvactier la bile. Neutral., dans le même sens : évacuer facilement. — Se dit aussi en parlant d'un lieu d'où sortent, d'où l'on fait sortir un nombre plus ou moins grand de personnes qui y étaient réunies : quand lepiihlic eut évacué la salle. — Se dit également d'une place, d'un pays d'où l'on fait sortir des troupes par nn traité, par une capitulation, etc. : la garnison fut obligée d'évaeuer la place tel jour. — Evacuer des troupes, de l'artillerie, etc., d'une place sur une autre, leur faire quitter la place, la ville où elles étaient, et les diriger sur une autre. Se dit surtout lorsqu'il s'agit d'une retraite, ou d'un mouvement rétrograde quelconque. — S'évacuer v. pr. Etre évacué : il y a des humeurs qui s'é\)acue7it difficilement.

* ÉVADER (S') V. pr. (lat. evadere). S'échapper furtivement : le coup fait, il s' évada. Avec ellipse du pronom : on le fit évader. — ** Eig. Se tirer d'embarras par une échappatoire.

* ÉVAGATION s. f. (lat. evagatio; de vagari, errer ça et la). Disposition de l'esprit qui l'empêche de se fixer à un objet. Ne s'emploie guère que dans le langage ascétique.

EVAGORAS, roi de Salamine, en Chypre, mort vers 374 av. J.-C. Il appartenait à une ancienne race royale qui fut détrônée par des usurpateurs, mais recouvra la couronne en 410. Il vint avec une phalange au secours de Conun et de Pharnabaze à la bataille de Cnide (394). Jaloux de sa puissance toujours croissante, Artaxercès II se décida à lui déclarer la guerre. Evagoras en profita immédiatement pour étendre sa domination sur toute l'île de Chypre, ravager les côtes de Phénicie, et même capturer Tyr. Mais l'armée persane put reprendre l'île et assiégea Evagoras dans sa capitale. Les dissensions de ses ennemis ramenèrent à conclure (3So) un traité de paix qui lui assura la souveraineté de Salamine. H fut assassiné, en 374, par l'eunuque Tbra^ydée.

EVAGRE, Evagriiis, historien de l'Eglise de Syrie, né vers b36. 11 fut légiste àAntioche et écrivit en grec une histoire ecclésiastique, s'étendant de 431 à 593; elle fait autorité.

EVALD ou Ewald (Jean), poète danois, né en 1747, mort en 1781. 11 fit paraître en 1773 un drame, intitulé la Mort de Batdcr et consacré à rappeler les faits héroïques de la mythologie Scandinave. Son meilleur poème lyrique. Le Pécheur, parut en 1778. On lui doit aussi un célèbre chant national danois, un drame, Adam et Eve, une lragéàïe,RolfKi-age (<770), des pièces humoristiques, et plusieurs ouvrages en prose.

* ÉVALUABLE adj. Qui peut être évalué ; ce nest pas un dommage évaluable.

* ÉVALUATION s. f. Appréciation, estimation : on a payé ces ouvrages suivant l'évaluation qui en a été faite.

' ÉVALUER v. a. (lat. valere, valoir). Apprécier, li.xer le prix de quelque chose, en estimer la valeur : on évaluera ce domaine avant que d'en faire l'échange. — Estimer la quantité, la durée d'une chose : la durée de l'éclipse fut évaluée à dix minutes. — *v Estimer d'une façon approximative : cette distance est évaluée à «an^. — S'évaluer v. pr. Etre évalué.

ÉVANESCENT, ENTE adj. (lat. evanescens, part. iir. de evancscere, s'évanouir). Bot. Qui se détruit rapidement, en laissant à peine quelques traces. Se dit de certaines corolles et de plusieurs cryptogames.

ÉVANGÉLIAIRE s. m. Liturg. Livre contenant les évangiles de la messe de chaque jour.

* ÉVANGÉLIQUE adj. Qui est de l'Évangile, qui est selon l'Evangile : mener une vie évangélique. — Qui est de la religion réformée : la

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