C. DeLivioMB, Daiiaé, cantate
— vv Fig. Naître : le moindre remords ne s'éveilla pas en lui.
EVELYN (John), auteur anglais, né en 1620, mort en 1706. 11 fut élevé à Oxford et servit pendant quelque temps dans l'armée. En 1662, il fut un des fondateurs de la Société royale et collabora constamment à ses Transactions. Sa Sylva or a Discourse on Forest Trees décida plusieurs propriétaires fonciers à planter une grande quantité de chênes. Il publia aussi beaucoup d'autres ouvrages sur des sujets savants, mais son œuvre la plus estimée est son Journal (édition augmentée par John Forster, 4 vol., 48.59; éd. en 1 vol. in-8», 1870-71).
* ÉVÉNEMENT s. m. (lat. evenius; de evenire,
advenir). Fait. Se dit, en général, de tout i ' qui arrive dans le monde : la mort de e prince est un événement de la plus grande ir.i portance. — Tout incident remarquable, danun ouvrage dramatique, dans un roman, etc. : ce roman est plein d'événements inattendus qui excitent la curiosité. — Issue, succès bon ou mauvais de quelque chose : il ne faut pas juger des choses, des conseils par l'événement. — A tout événement, à tout hasard, quoi qu'il arrive. — Faire événement, causer un sentiment de surprise, un trouble soudain qui contrarie ou qui satisfait ceux qui réprouvent ; son apparition fit événement. — C'est un événement, c'est une chose inattendue, c'est une grande affaire.
ÉVÉNEMENT (L') I. Journal politique quotidien, fondé ie 1" août fSiS, par Victor Hugo. Poursuivi, à la suite d'attaques (\t\ M. Charles Hugo contre la peine de mort, il fut suspendu et rnparut sous le titre de I'Ai'knement du peuple. 11 fut supprimé après le coup d'Etat. — H. .fournal quotidien, politique et littéraire, fondé à Paris le 0 avril 1872, par MM. E. Magnier et Dumont, et dirigé par M. Magnier seul, lorsque M. Dumont prit la direction du Gil-Blas.
*ÉVENTs. m. (lat. e^hors de;ventits, vont). Altération causée par l'impression de l'air', dans les aliments ou dans les liqueurs, et qui en détruit, en affaiblit en eu corrompt le goiH: vin qui sent lèvent, qui a de l'évent. — Air agité. Mettre des marchandises, des bardes a l'évent, les mettre A l'air : ce qui se pratique ordinairement pour les bardes et les marchandises venues d'un lieu suspect de contagion. — Donner de l'évent a une pièce devin, y donnerde l'air en faisant une petite ouverture parenhaut. — Fig. etfam. Avoir la tétea l'évent, avoir l'esprit léger, être évaporé. C'est une tète a l'évent, c'est une personne étourdie et d'un esprit léger. — Ouverture par laquelle certains cétacés rejettent l'eau qu'ils ont aspirée. — Conduit que l'on ménage dans la fondation des fourneaux des fonderies, pour que l'air y circule et en chasse l'humidité. — Défaut de fabrication d'un canon de fusil, défectuosité d'une mine, qui consiste .onune petite ouverture ou fente par laquelle l'air peut passer. — Arlill. Différence eu moins du diamètre d'un boulet à celui du ca,libre de la pièce. Ce boulet a troi» d'évent, il u trop peu de diamètre. Dans ce sens, on dit de préférence, aujourd'hui. Vent.
* ÉVENTAIL, AILS s. m. [é-van-taî; l mil.] (rad. éventer). Petit meuble composé de lames légères d'ivoire, de bois, etc., qui se replient les unes sur les autres, dont la partie supérieure est ordinairement recouverte de papier ou de taffetas, et dont ou se sert pour s'éventer : jouer de l'éventail. — Jard. Tailler un arbre en éventail, lui donner la forme d'uu éventail ouvert. — Espèce décadré couvert de toile ou de papier, qu'on suspend au plafond, et dont on se sert, dans quelques pays, pour donner du vent et de la fraîcheur, en l'agitant. — »•»■ On s'en sert aussi, en France, dan.s quelques ateliers. — Ilist. nat. Nom que l'on donne à quelques animaux et à quelques plantes, dont les formes étalées ont quelque ressemblance avec un éventail. — Encycl. L'éventail est un ustensile qui sert à produire la fraîcheur en agitant l'air. Son cu'igine remonte à l'antiquité la plus reculée. Sur les murs des tombeaux de Thèbes, le roi est représenté entouré de ses porteurs d'éventail. La mode se répandit de la Perse à l'Asie Mineure, et il y avait des éventails en Grèce !>00 ans avant J.-C. A Rome, les éventails étaient d'un usage habituel, et dans les dîners, des esclaves se tenaient avec des éventails derrière les invités. Ovide, Térence et Pruperce font souvent allusion à l'usage dé ces instruments. Pendant le moyen âge, des éventails de plume d'aigle ou de paon, montés
EVEN
avec une poignée eu or, eu argent ou en ivoire, étaient un article lucratif de commerce sur les marchés du Levant, d'où ils étaient exportés en Italie. Catherine de Médicis introduisit en France la mode des éventails pouvant se fermer. En Angleterre, les éventails étaient à la mode du temps d'Henri VIII. Un superbe éventail, garni de diamants, fut présenté à la reine Elisabeth. Parmi les présents reçus par Cortès de la part de Monlézuma, se trouvaient cinq éventails en plumes de différentes couleurs. Après la Chine et le Japon, la France est le pays le plus renommé pour la fabrication des "éventails, mais on en fabrique aussi de magnifiques aux Etats-Unis, en Angleterre, à Bruxelles, à Genève et à Vienne". La fabrication française emploie des milliers de personnes, et son rapport annuel, pour Paris seul, est estimé à 7,000,000 de francs.
• EVENTAILLISTE s. m. Ouvrier qui fait, qui monte des éventails. — »v Celui qui peint sur éventails. — Celui qui en vend.
* ÉVENTAIRE s. m. Plateau d'osier que portent devant elles les marchandes de fruits, d'herbages, de poisson, etc.
* ÉVENTÉ, ÉE part, passé de Eventer- — Adjecliv. Se dit fara. d'une personne quia l'esprit léger, évaporé : cette femme est bien éventée. — Sùhstantiv. Personne éventée. — Arbiiric. (V. S.)
• ÉVENTER v. a. (rad. vent). Faire du vent en agitant l'air avec un éventail : les princes d'Asie ont toujours des gens qui les éventent quand ils dînent. — Mettre au vent, exposer au vent, exposer à l'air : il faut éventer un peu ce meuble. — Eventer le grain, le remuer avec la pelle pour lui donner de l'air et empêcher qu'il ne s'échauffe. — Eventer une liqueur, UNE substance, en affaiblir la vertu en la laissant trop exposée à l'air. — Mar. Eventer LA quille, abattre un vaisseau en carène, jusqu'à ce que sa quille paraisse hors de l'eau. — Déboucher, ouvrir de manière à laisser pénétrer l'air. Eventer une mine, découvrir le lieu où elle est pratiquée, et en empêcher l'effet. — Fig. Eventer un secret, éventer un COMPLOT, le découvrir. — Fig. et fam. Eventer LA mine, ÉVENTER LA MÈCHE, pénétrer uu dessin secret, et empêcher par là qu'il ne réussisse. — Vén. Eventer la voie, se dit d'un chien qui rencontre une voie si fraîche qu'il la sent sans mettre le nez à terre. Se dit aussi quand, après un long défaut, les chiens ont le vent du cerf qui est sur le ventre dans une enceinte. — Mar. Eventer une voile, disposer, brasser une voile de manière à mettre le vent dedans. — S'éventer v. pr. Eventer soi : s'éventer avec un mouchoir. — Se gâter, se corrompre, s'altérer par le contact de l'air : les racims sont sujettes à s'éventer, quand elles ite sont pas couvertes de terre. — S'emploie dans ce sens avec ellipse du pronom ; ne laissez pas éventer le vin.
* ÉVENTOIR s. m. Sorte d'éventail faitgrossièreruenl de plumes étendues, ou d'osier, etc. servant principalement aux rôtisseurs et aux'cuisiniers pour allumer les charbons.
ÉVENTRATION s. f. Action d'éventrer ; résultat de cette action. — Méd. Hernie sortant par une ouverture accidentelle, produite sur un point quelconque des parois abdominales. — Ouverture donnant lieu à la sortie d'une portion des intestins.
• ÉVENTRER v. a. (rad. ventre). Ouvrir le ventre d'un animal, pour en tirer les intestins. — Blesser en déchirant ou en fendant le ventre ; le sanglier éventra plusieun de nos chiens. — Fig. et fam. Eventher un pâté, l'ouvrir. Eventrer un portefeuille, un portemanteau, l'ouvrir de force et sans se servir de la cjef. — xn Mar. Eventrer une voile, la ilci-hifer, la percer dans un danger pressant, quand
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on n'a pas le temps ou la possibilité de la carguer. — ' Séventrer v. pr. S'ouvrir le veiitre : le Japonais s'éventre par point d'fwnneur.
' ÉVENTUALITÉ s. f. Caractère de ce qui est éventuel : i ex enlualité d'une clause, d'une condition, d'un traité.
* ÉVENTUEL, ELLE adj. (lat. evtntus, événement). Qui a rapport, qui est subordonné à quelque événement incertain : il a été fait un traité éventuel entre ces jouissances. — Profits éventuels, profits accidentels, prolits qui ne sont pas fixes et réguliers. — Traitement éventuel, part attribuée aux professeurs des facultés et des lycées, sur les droits d'examen et d'étude. — s. m. Traitement éventuel : l'étoitucl de ce j)rofcsseur se monte à tant.
' ÉVENTUELLEMENT adv. D'une manière éventuelle : ii a eu cette succession éventuellement.
'ÉVÉQUE s. m. (gr. episkopos, surveillant; nom donné par les Athéniens à des magistrats chargésael'iuspectionde leurville.) Prélat du premier ordre de l'Eglise, et chargé de la conduite d'un diocèse : les évêqiies sont les siiccessew's des apôtres. — Evèque in p.\utibus iNFiDELiUM,ouplus ordinairement, évèque IN PARTiBus, évêque pourvu, par le pape, d'un évêché dont le territoire est actuellement au pouvoir des infidèles. — Se faire d'évêque
MEUNIER, DEVENIR d'ÉVÈQUE MEUNIER, paSSeP
d'une condition avantageuse à une moindre condition. — Disputer, se débattre de la CHAPE A l'évêque. (Voy. Chape.) — Un cuien
REGARDE BIEN UN ÉVÉQUE, On nC doit paS s'of-
fenser d'être regardé par un intérieur. — Encycl. Dans les Eglises grecque, latine et anglicane, le titre d'évêque est donné aux plus hauts dignitaires du clergé. Au commencement, les évêques furent élus par le clergé et par le peuple du diocèse; mais, comme ce mode d'élection donnait lieu à des tumultes populaires, divers conciles de l'Eglise latine le supprimèrent graduellement. Aujourd'hui les évêques de 1 Eglise catholique romaine sont élus dans plusieurs contrées par les chanoines cathédraux; dans d'autres, ils sont nommés par le gouvernement. Dans tous les cas, les noms sont envoyés à Rome pour y être soumis a l'approbation du pape; celte approbation obtenue, les évêques sont coiniinssionnés. Ils ont pour insignes une mitre, une crosse ou houlette de "pasteur, l'anneau, la croix pectorale, des sandales, une robe et des gants violets. Trois évêques au moins doivent assister à la consécration. Le gouvernement de l'Eglise, la surveillance des prêtres et des diacres, le soin de la discipline et de la doctrine, la direction de féducatioa et quelques autres devoirs lui incombent tout spécialement. 11 prend aussi part aux conciles généraux, réunis par le pape pour statuer sur les questions de foi. Depuis la réforme, l'Eglise anglicane et ses diverses branches ont seules, parmi les différentes sectes protestantes, conservé les évêques, considérant l'épiscupat comme de création divine. Dans plusieurs autres sectes protestantes, comme les Eglises luthéMeniics de Danemark, de Norvège cl de Suède, I Eglise morave et l'Eglise méthodique épiscopalienne, il existe un épiscopat modifié, considère comme une fonction plutôt que comme ordre. En Angleterre,lesévêquesdu lEglise établie sont pairs du royaume et, tout récemment encore, ils occupaient d'impoiiantos fonctions civiles. Leurs devoirs ecclésiastiques sont à peu prè« les mêmes que ceux des évêques de l'Eglise catholique romaine. Ils sont nommés par la couronne et ensuite élus en grande cérémonie par les chapitres cathédraux. Dans l'Eglise épiscopalienne protestante des Etats- Unis, les évêques sont élus par une assemblée de députés ecclésiastiques et laïcs du diocèse. Datis l'Allemagne protestante, le titre et I'd.-
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fice d'évêques sont |iresque inconnus. (Voy. Archevêque.) — Législ. « Les évêques soiit nommés par le chef de l'Etat et sont institués canoniquement par le pape. Nul ne peut être nommé évêque s'il n'est âgé de 30 ans, originaire Français, et s'il n'est licencié en théologie ou s'il n'a rempli, pendant quinze années, les fonctions de curé ou de desservant. Il doit, en outre, rapporter un certificat de bonnes vie et mœurs, délivré par l'évêque du diocèse dans lequel il a exercé son ministère. Enfin, il doit être examiné sur sa doctrine par un évêque et deux prêtres qui sont commis par le chef de l'Etat et qui adressent un rapport au conseiller d'Etat chargé de la direction des cultes. L'évêque nommé ne peut exercer ses fonctions avant que la bulle qui l'institue ait été admise parle gouvernement, et avant d'avoir prêté le serment prescrit par le concordat. Les évêques sont tenus de résider dans leurs diocèses et ne peuvent en sortir qu'avec la permission du chef de l'Etat. Ils doivent, chaque année, visiter en personne une partie de leur diocèse, et le visiter entièrement en cinq années. Ils sont tenus de soumettre à l'approbation du gouvernement leurs règlements sur l'organisation des séminaires et d'envoyer chaque année au directeur des cultes les noms des élèves reçus dans ces établissements. Chaque évêque peut nommer deux vicaires généraux parmi les prêtres de son diocèse ayant les qualités requises pour être évêques; et chaque archevêque peut en nommer trois. Le traitement des évoques est fixé à 10,000 fr. et celui des archevêques à 15,000 fr. » (Cn. Y.)
ÉVERSIF, IVE adj. (lat. evertere, renverser). Qui renverse, qui détruit : doctrine éversivede toute morale.
' ÉVERSION s. f. (lat. evcrsio). Ruine, renversement d'une ville, d'un Etat : une longue guerre a causé réversion de cette république. Peu usité.
EVERDINGEN (Albert van) [vann-é-veurdign-eunn], peintre hollandais, né en 1G2I, mort en lb7o. 11 excella dans les peintures de lorêts, dans les scènes sauvages et dans les tempêtes maritimes. Il grava aussi à l'eauforle 100 exemplaires de scènes norvégiennes et -36 illustrations de la fable des Fourberies du hennrd.
• ÉVERTUER (S') v. pr. (rad. vertu). S'exciter soi-même et faire ell'ort pour se porter à quelijue chose de bon, de louable, de convenable : il a beau s'évertuer pour se tirer d'affaire, il n'y peut parvenir.
EVESHAM [-chamm], ville du Worcestersliire (Angleterre), presque cntoui'ée par l'Avon, à '18 kil. S.-E. de Worcester; 5,836 hab. Une tour d'une abbaye autrefois célèbre est un des beaux spécimens de l'architecture au temps d'Henri VIU.
ÉVHÉMÈRE, philosophe et voyageur grec du iv" siècle av. J.-C, né probablement à Agrigente. Chargé de missions importantes par Cassandre, roi de Macédoine, il visita l'Inde et en revint complètement désabusé sur l'origine do la religion grecque. 11 essaya de prouveràsescontcinporainsqiie leursdieux avaient été des rois ou des personnages que l'on avait divinisés. On trouve quelques fragments de ses écrits dans le ^^ livre do Diodore de Sicile et dans les Pères de l'Eglise qui ont combattu le paganisme.
• ÉVHÉMÉRISME s. m. Philos. Système d'Evlii'Hieic, il'après lequel les dieux du pagaiiisnie étaient des hommes divinisés.
ÉVIAN, station minérale et cli.-l. de cant., arr. et à 9 kil. N.-E. de Thonon (Haute-Savoie), en amphithéâtre sur la rive méridionale du lac de Genève; 2,831 hab. Est plus souvent appelé Evian-les-Bains. Sept sources bicarbonatées calciqucs de 12". Traitement des
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affections calculeuses, des maladies de l'estomac et des intestins. —Deux établissements de bains bien installés. Hydrothérapie complète.
* EVICTION s. f, Jurispr. Action d'évincer : le vendeur est qnrant de l'éviction que l'acquéreur peut souffrir.
ÉVIDAGEs. m. Voy. Pviuement. Evidè. (V. S.)
* ÉVIDEMENT s. m. Action d'évider; état de ce qui est évidé : l'évidement d'une pierre.
— Chir. EviDEMKNT d'un os, opération qui consiste à enlever la partie intérieur d'un os, sans en enlever le périoste.
* ÉVIDEMMENT adv. [-da-raan]. D'une manière évidente : évidemment, vous êtes dans l'erreur.
' ÉVIDENCE s. f. [é-vi-dan-se](lat. evidentia). Caractère de ce qui est évident, manifeste : démontrer jusqu'à l'évidence. — Miottiik en ÉVIDENCE, faire connaître clairement, manifestement. — Mettre en évidence, faire ([u'un objet frappe les yeux, qu'il puisse être vu de tout le monde. Dans un sens analogue. Etue
EN ÉVIDENCE. Se METTRE EN ÉVIDENCE, SO montrcr
avec l'intention de se faire remarquer. — ** Se rendre a l'évidence, admettre ce qui est incontestable.
' ÉVIDENT, ENTE adj. (lat. evidcns). Clair, manifeste, qui se connaît d'abord et sans peine : il n'y a rien là qui ne soit évident.
* ÉVIDER v. a. (rad. vide). Techn. Faire une espèce de cannelure ou de découpure à un ouvrage, pour le rendre ou plus léger ou plus agréable : évidcr un canon de pistolet. —
EVIDKR UNE FLUTE, UNE CLARINETTE, la CrCUSer
k l'intérieur. — Arcliit. Tailler à .jour, sculpter les reliefs d'une façade. — Taill. et Coût. Echancrer : le collet de cette robe, de ce manteau n'est pas assez évidé, est trop évidé. — Blanch. Faire sortir l'empois qu'on a mis dans le linge : ce col est trop dur, est trop ferme, il faut l'évider.
' ÉVIDOIR s. m. Outil dont le facteur d'instruments à vent se sert pour les travailler en dedans.
* ÉVIER s. m. (vieux franc, ève, eau). Pierre en forme de table, et légèrement creusée, sur laquelle on lave la vaisselle, et qui a un trou pour l'écoulement des eaux : jeter des eaux par l'évier. On dit aussi, Pierre d'évier, et Pierre a laver.
ÉVILMÉRODAC, roi de Babylone (îifiJ-.'JBO av. J.-C), lilsde Nabuchodonosor II. 11 rendit la liberté au roi de Juda, Joachiiu, et fut victime d'une conspiration, tramée par Nériglissar, son beau-frère.
* ÉVINCER v. a. (lat. evincere). Jurispr. Déposséder, dépouiller juridiquement qucl((ii'un d'une chose dont il est en possession : il a été évincé de cette maison par jugement. — Enlever à quelqu'un par intrigue une place, une all'aire lucrative, pour s'en emparer ou pour la faire passer à un autre : on l'a évincé de celle place.
EVISA, ch.-l. de cant., arr. et à 69 kil. N. d'Ajaccio (Corse); 9U'J liab.
* ÉVITABLE adj. Qui peut être évité : ce malheur était facilement évitable. Peu usité.
* ÉVITAGE s. m. Voy. l'article suivant.
* ÉVITÉE s. f. Mar. Espace suffisant pour qu un navire à l'ancre puisse éviter, puisse tournerlibrement, lorsque lèvent ou la marée change : cette rivière n'a pas assez d'évitée.
— Action d'un navire qui se meut pour éviter : faire son évitée, une évitée. Dans ce sens, on dit plus souvient EviTAGE.
^ * ÉVITEMENT s. m. Action d'éviter. — Chem. de fer. Gare d'évitemeni-, voie supplémentaire pour y garer un train et laisser libre la vok- principale.
EVITER v.a. (lat. evitare). Fuir, esquiver quelque chose de nuisible, de désagréable : 1S6
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éviter la rencontre de quelqu'un ou éviter quelqu'un; en écrivant, il faut éviter les mauvaises constructions, les équivoques. — v. n. Mar. Se dit d'un navire à l'ancre qui tourne sur luimême, au changement de vent ou de marée : ce vaisseau évite au vent, à la marée. — S'éviter V. récip. S'éviter l'un l'autre : ils cherchent à s'éviter.
* EVOCABLE adj. Jurispr. Qui peut être évoqué : c'est une affaire très évocable. Peu usité.
* ÉVOCATION s. f. (lat. evocatio). Action d'appeler, de faire venir, de faire apparaître. Dans ce sens, ne se dit qu'en parlant des âmes, des esprits, etc. : la croyance aux évocations était très répandue chez les anciens et la pratique en a été remise en vigueur par les spirites. — Jurispr. Action d'évoquer une cause, une affaire : la cour de cassation est chargée de statuer sur les demandes en évocation.
* ÉVOCATOIRE adj. Jurispr. anc. Qui donne Heu à une évocation : cause évocatoire. — Céuule évocatoire, acte qu'on faisait signilier à sa partie adverse, pour lui déclarer qu'on entendait se pourvoir au conseil, alin d'être renvoyé à un autre parlement.
' EVOLUER v. n. (lat. evolvere, développer). Mar. Exécuter des évolutions. — »* Se dit aussi en parlant des troupes. — Fig. Passer par des phases progressives.
* ÉVOLUTION s. f. Mouvement que font des troupes pour prendre une nouvelle disposition : faire exécuter des évolutions à un régiment, à un corps de troupes. — Evolution navale, mouvementd'uneÛolleoud'une escadre.
— Escadre d'évolution, escadre réunie pour s'exercer aux manœuvres. — Hist. nat. Action de sortir en se déroulant: évolution des feuilles hors des bourgeons. — i.» Mar. Mouvements que l'on fait faire à un seul bâtiment. — Par anal. Mouveinents divers : les évolutions d'un oiseau dans les airs. — Fig. Développement successif, transformation progressive. — Le terme évolution est aujourd'hui généralemont appliqué à la doctrine que l'univers existant a été graduellement formé par l'action de causes naturelles. Linné et Butfon paraissent avoir été les premiers, parmi les naturalistes modernes, qui aient formé des conceptions complètes d'un développement organique progressif, mais ils ont peu fait pour éclaircir cette idée. Dans sa. Zoonomia (1794), le docteur Brasmus Darwin, grand-père de Charles Darwin, affirmait la génération naturelle des êtres organisés. Mais le premier, qui établit une hypothèse distincte de développement, futLamarck, qui publia sa Philosophie zoologique en 1809 et développa ses idées en I81.S dans son Histoire naturelle des animaux sans vertèbres. 11 tenait que toutes les formes organiques, depuis la plus basse jusqu'à la plus élevée, ont été produites progressivement de particules microscopiques vivantes. Cœthe, en Allemagne, était arrivé à de semblables conclusions, ainsi que Geoltroy Saint-Hilaire, en France, dans son ouvrage Sur le principe de l'unitéde composition organique, puhiiéen 1828. Plusieurs naturalistosde la même époque etde la période subséquente émirent de semblables idées. En iSu2, Herbert Spencer afiirma que les espèces ont subi une modilicalion par un changement de circonslances. Au 1"' juillet I8ii8, deux essais furent lus devant la Société linnéenne, l'un par Charles-Robert Darwin, intitulé : On the Tendeney of Specics to form Varieties and on the l'erpctuationof Specics and Varieties by Means o/ Nniurai Sélection; l'autre par Alfred Russe! Wailace, intitulé : Onthe Tendem-y of Varieties to départ indefinitehj from tlie Original Type. Ces ouvrages monireii't que ces deux naturalistes é laient arrivés presque exactement aux mêmes conclusions générales, mais la prioi'ité peut être assignée sans danger à Darwin, qui, quoique n'ayant pas l'endu publiques ses idées, avait soumis
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un aperçu de ses écrits dès 1814 à sir Charles Lyell, au D' Hooker et à d'autres. En 1859, il publia le traité intitulé : On the Oi-iqine of Specics by Means ofNatural Sélection. Dans cet ouvrage, il n'appliqua pas la doctrine de l'évolution à la race humaine, quoiqu'il ait lonetemps maintenu l'opinion que l'homme doit êtrecompris parmi lesautresêtresorganisés, et ce ne fut qu'après que Huxley, Spencer, Lyell, Lubbnck, Gegenbaur, Vogt, RoUe, Haeckel, Canestrini, Francesco et d'autres en eurent accepté l'extrême conclusion, qu'il publia: The Descent of Mcn and Sélection m Relation sexe (1871). En 1872, Haeckel qui, d'abord, avait discuté la généalogie de l'homme dans iVn(»rliehe Schopj ungsgeschichte (\ 868), publia sa Monographie der Kalkschwàmme, dans laquelle il prétend avoir donné une démonstration analytique du problème de développement dis espèces. La théorie, généralement reconnue, est ainsi établie par le professeur Huxley : «Ceux, qui maintiennent la théorie de l'évolution, et jesuisfun d'eux, ont'penséqu'ily a des motilspour croire quelemonde et tout ce qu'il renferme ne commença pas à exister dans la condition où nous le voyons maintenant, ni dans aucune autre condition approchante. Au contraire, ils maintiennentquelaprésenteconformation et la composition de la croûte terrestre, la distribution de terre et d'eau et les formes infiniment diverses d'animaux et de plantes, qui conslituent la population actuelle, sont simplement le terme liual d'immenses séries de changements, qui ont été amenés, dans le cours de temps incommensurable, par l'opération de causes plus ou moins semblables à celles qui agissent de nos jours ». L'argument en faveur de la doctrine de l'évolution peut être brièvement dédni comme il suit : la géologie prouve que la terre et ses habitants, au lieu d'avoir soudainement pris naissance, il y a quelques milliers d'années, existaient depuis des millions d'années, et, comme les roches ont acquis leur présente forme par l'action d'agents naturels, il est à présumer que leur forme organique a été produite de la même manière. Des restes fossiles se trouvent parmi les bancs rocailleux, qui se sont formés successivementjusqu'àce qu'ils aientatteinl plusieurs kilomètres d'épaisseur. Mais il n'exista pas, dès le commencement, des animaux et des plantes de toutes les espèces, ayant laissé, leurs restes mélangés dans les couches les moins élevées; les types vivants inférieurs, végétaux et animaux, parurent lespremiers. Les phases successives de la vie sont tellement bien définies, qu'elles ont servi à tracer l'histoire de la terre dans une série d'âges. Les invertébrés (radiés, mollusques et articulés) se trouvent dans les roches siluriennes ou dans les roches stratifiées les plus anciennes. Les poissons, qui sont plus élevés dans l'échelle animale , commencent à paraître dans les roches siluriennes, mais deviennent si abondants dans la plus ancienne période devonienne, que celte période est appelée âge des poissons. Les animaux amphibies, supérieurs aux poissons, paraissent dans l'âge carbonifèi-e , qui précède rdje des reptiles. A ce dernier suo'ède Vdge des mammifères et, en dernier, vient Vàge de l'homme. Ces séries commencent avec les plus basses formes de vie et se terminent parles plus élevées. Il a été admis par tous les naturalistes que l'ordre a été progressif, que les premiers termes ont été plus généraux et que les derniers ont été plus spécialisés et plus parfaits. Le[u-ofesseur Dana remarque que « le coinineneemcnt d'un âge se trouve dans le milieu de l'âge précédent. L'âge des mammifères fut annoncé par l'apparition de mammifères dans le cours de l'âge des reptiles, et l'âge des reptiles fut en quelque sorte prophétisé par les types qui existaient dans le premier âge carbonifère ». Lesdifiérentes tribus d'animaux passeiil d'une forme à l'autre par des transitions légères et
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gradaellcs.Le bras d'un homme, le membre an^ lérieurd'uii quadrupC-de, l'aile d'un oiseau et la nageoire d'un poisson sonlhomologues, c'està-dire qu'ils contiennent les mêmes parties essentielles, modiliées selon les différentes circonstances d'existence de l'animal. Il en est ainsi des autres organes. Il existi; de nombreux cas d'organes rudimentaires inutiles chez les animaux et chez les plantes. Pendant .e développement des embryons, certains organes se forment souvent jusqu'à un certain point, et sont ensuite résorbés, sans remplir aucune fonction, quoique en général, les organes partiellement développés restent pendant toute la vie de l'animal ; ainsi certains serpents ont des rudiments de pattes postérieures cachées sous la peau. Les partisans de la doctrine du développement tiennent que ces faits et beaucoup d'autres du même genre peuvent s'expliquer seulement par l'opération continue d'une grande loi naturelle d'origine et de divergence, en vertu de laquelle la vie actuelle delà terre dérive de son existence antérieure. Comme le remarque le rév. Baden Powel, «l'introduction d'une nouvelle espèce fait partie d'une série. Mais une série indique un principe de régularité et de loi, aussi bien dans les chani-'ements organiques que dans les changements inorganiques. L'événement fait partie d'un mécanisme légulier de l'évolution du monde, existant d'après des conditions premières et soumis à des lois régulières, ainsi qu'à tous les changements qui ont lieu de nos jours ». La découverte dans les territoires de t'Ouest de dill'érentes espèces de la famille des chevaux, indiquant un changement progressif dans la structuredu pied (changement par lequel plusieurs orteils ont été réduils à unseul, selon les besoins de l'animal), peut être l'egardée comme un des plus puissants arguments, qui aientété présentés jusqu'à nos jours en faveur de l'hypothèse de l'évolution. Les plus importants travaux à ce sujet sont ceux d'Herbert Spencer, qui a consacré beaucoup de temps à ces recherches et dont les conclusions ne reposent pas sur une démunstralion directe. Il faut citer aussi : Variation of Animais ûnd Plants under Domestication,de Darwin (LSGS); The Genesis of Spevies (1871) etLcssons from Nature (1876), de Saint-George Mivarl; Man'sPlace in Nature (1864), Lay Sermons {1810) et Critiques and Addresses (187:i), d'Huxley. Le rapport entre la doctrine de l'évolution et le christianisme est discuté dans The Bible and the Doctrine of Evolution, parW.-W. Smytb(l873); The Theoryof Evolution, par le rév. E. Henslow (1873); Wliat is Dai-winism?, par Charles Ilodge D. D. (1874) et The Doctrine of Evolution, par Alexander Wïnchell, LL. D. (1874).
ÉVOLUTIONNER v. n. Faire des évolutions. — Parcourir la série de ses transformations.
EVONYME s. m. (gr. euônumos, bien nommé). But. Nom scientifique du genre Fusain.
ÉVONYMÉ, ÉEadj. Bot. Qui ressemble ou se rapporte au genre évonyme. — s. f. pi. Tribu de célaslrinées , ayant pour type le genre évonyme ou fusain.
• ÉVOQUER v. a. (lat. evocare, appeler à soi). Appeler, faire venir, faire apparaître. Dans ce sens, ne se dit guère qu'en [larlaiit di-s âmes, des esprits, etc. : les nécromanciens prétendaient évoquer les âmes des morts, les esitrits,les démons. — Fig. Se dit quelquefois en parlant d'une simple apostrophe oratoire, d'une prosopopée : l'orateur évoqua les mânes du héros dont on osait outrar/er la mémoire. — Evoquer un souvenir, le rajipeler. — Jurispr. Enlever à un tribunal, à des juges, laconuaissani<e d'une allaire, pour l'attribuer à un autre tribunal, à d'autres juges : évoquer, faire évoquer une cause d'un tribunal à un autre, d'une chambre à une autre chambre, pour cause de suspicion légitime. — Attirer à soi la connaissance d'une affaire : dans l'ancien ré-
EXAC
gimc, le roi évoquait ordinairement à sa personne et à son conseil les affaires de finances.
EVORA, ville du Portugal, capitale de l'Alemtejo a 116 kil. E.-S.-E. de Lisbonne; environ 22,055 bah. Elle est enlourée d'un mur, possède de nombreuses ruines antiques et des manufactures de quincaillerie et di^ i-uirs. Une université, établie par les Jésuites en 1o'>0, fut supprimée en 1767.
ÉVRAN, ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. S.-E. de Dinan (Côtes-du-Noj'd), sur le canal d'Ille-et-Raiice ; 3,874 bab.
ÉVRECY, ch.-l. de cant., arr. et à lo lui. S.-O. dr Gaeii (Calvados); 515 liab.
ÉVREMONT (Saint-). Voy. Saint-Évremond.
EVREUX, {Ebroicum ou Castellum Aul<rci), ch.-l. du dép. de l'Eure, à JUS kil. Pv.-U. de Paris, surl'lton,par49° l'30"!at. N.; 1« I f 9" long. 0. au clocher et à 00 m. d'altitude; 17,700 hab. Evêché, lycée, bibliothèque. Belle cathédrale gothique, commencée en 1030 et finie en 1070; incendiée en 1119 et reconstruite par Henri 1='' d'Angleterre. Abbaye de Saint-Taurin. Blanchisseries, imprimevies , fabriques de coutils et de draps de laine. — Evreux est bâti, croit-on, sur l'emplacement de l'ancien Mediolanum , capitale des Aulerques Eburovices. — On admirait autiefois dans les environs le magnifique château de Navahiie. (Voy. ce mot.)
E'VRON, ch.-l. de cant., arr. et à 32 kil. de Laval (Mayenne); 4,158 hab, Eglise remarquable, seul reste d'une ancienne abbaye de
bénédictins.
ÉVULSIF, IVE adj. Qui est propre à arracher.
ÉVULSION s. f. (lat. emdsio; de cvcllere, arracher). Action d'arracher , d'extraire. — Chir. Opération qui consiste dans rextiai'tiun d'une }iartie quelconque du corps, extraction devenue nécessaire par suite d'une maladie ou d'une cause externe. Ewald. {\. S.)
* EX prép. empruntée du latin. Entre dans la composition de plusieurs mots français qui servent à marquer ce qu'une personne a été, le poste qu'elle a cessé d'occuper. Tels sont les mots : ex-ministre, ex-oratorien, ex-député.
* EX ABRUPTO [è-gza-bru-pto]. Loc. lat. qui signilie : d'une façon brusque. S'eni|i!uie dans le sens de brusquement, sans préparation, sans préambule : parler ex abrupto. — Exorde ex abrupto, exorde vif, qui a du mouvement, de la passion.
* EXACERBATION s. f. [é-gza-ser-ba-sion]. Méd. Synonyme de Parosysue.
* EXACT, ACTE adj. [é-gzakt] (lat. exactus,
achevé), llégulier, ponctuel, soigneux : Û faut être exact à tenir sa parole. — • Se ditaussi des choses qui se font avec tout le soin et toute la ponctualité possible, ou de celles qui ont une entière conformité avec les choses auxquelles elles se rapportent : il faut avoir une connaissance exacte des faits, pour en porter un juyement sûr. — Lks sciences exactes, les sciences mathématiques.
* EXACTEMENT adv. D'une manière exacte:
il a suivi exactement les ordres qu'on lui avait donnés.
' EXACTEUR s. m. Celui qui commet une exaction, des exactions ; pioursuivre, châtier les exacteurs.
' EXACTION s. f. [é-gza-ksi-on](lat. exartio). Actiori par laquelle une personne, cliargée de percevoir certains droits, de lever certain(îs contributions, exige ce qui n'est pas dû ou plus qu'il n'est dû : ce général, ce traitant a fait, coriûnis de grandes, d'horribles exactions.
•EXACTITUDE s. f. [è-gza-kti-]. Attention ponctuelle, régulière à faire ce qu'on doit, ce dont on (•si chargé : il faut avoir de l'ccinti-
EXAL
tude dans les affaires. — En parlant des choses. Précision, justesse : l'exactitude d'une mesure, d'un calcul, etc.
* EXAÈDRE s. et adj. Voy. Hexaèdre.
EX .^QUO [é-i-'zé-ko]. Loc. lat. qui signifie r
d'uni façon égale. A mérite, à titre égal ; s'emploie pour indiquer une égalité absolue entre doux personnes : ces deux clèccs sont ex sequo.
■ EXAGÉRATEUR, TRICE s. Celui, celle qui
e.Na^èie ; c'est un (jrand exaijérateur.
EXAGÉRATIF, IVE adj. Qui tient de l'exa-
géralioa, qui amplille beaucoup : ordinairement les rapports des nouvellistes sont exagéralif:-. Peu u.sité.
* EXAGÉRATION s. f. [é-gza-jé-ra-sion]. Action d'exag-érer; discours, expression qui exagère : c'est par exaqération qu'il s'exprime ainsi. — Peint, et Sculpt. Action d'exagérer les proportions, l'expression, les effets -.l'exa' (jcration des formes, des proportions est quelquefois un artifiee nécessaire.
' EXAGÉRÉ, ÉE part, passé de Exagérer. — Adjectiv. Où il y a de l'exagération : louanqes exagérées. — «■v s. m. Personne enthousiaste : les exagérés sont des fous. — Polit. Personne qui a des opinions outrées : les exagérés nuisent à leur parti.
EXAGÉRÉMENT adv. D'une manière exagérée.
' EXAGÉRER v. a. [è-gza-jé-ré] (lat. exaggerare, amplilier; de ugger, monceau de terre). Outrer, louer ou décrier à l'excès les cho.ses dont on parle : c'est un homme qui exagère toujours les elioses, soit en bien, soit en mal. — Atisol. : quand vous dites que cet homme n'a que trois pieds de haut, vous exagérez un peu. —Peint, et Sculpt. Faire plusgraiïd, plus prononcé que nature; outrer : on exagère ordinairement les Ih/ures ipii doivent être vues de très loin. — IV S'exagérer v. pr. Se figurer les choses plus grandi's qu'elles ne sont : s'exaijérer le danger. — l'Ure e.tagéré, prendre des proportions excessives : les faits s'exagèrent en passant de bouche en bouche.
EXALBUMINE. (V. S.) EXALTABLEadj. Qui s'exalte, qui est propre às'exalti'r : il a une imaginatiem crallable.
EXALTANT, ANTE adj. Qui exalte, qui est pr(i|ire à exulter : les lectures exaltantes sont pernicieuses pour les femmes.
' EXALTATIONS. f. [é-gzal-ta-sionJ(lat. exaltatio). Action d'élever. .N'est guère usité que pour signifier l'élévation du pape au pontificat, et pour désigner une fête de l'année, qu'on nomme Exaltation de la SaIiNth-Cuoix; cette fête de l'Eglise se célèbre le 14 septembre, en mémoire du recouvrement de la vraie croix, laissée à Jérusalem par sainte Hélène. Lors de la conquête de la Palestine, Cbosroès II, roi de Perse, s'était emparé de cette croix ; mais Héraclius lorça Siroés, fils de Cbosroès, à la lui restituer; il la porta sur ses épaules jusqu'à l'endroit d'où elle avait été enlevée, 14 ans auparavant. — Ane.
Chim. Action de purifier certaines substances pour en augmenter l'énergie. — Fig. Enthousiasme véhément, sorte de transport, de délire auquel on s'abandonne : il a toute l'exitltation des ftnatiques. — Méd. Sorte de surexcitation maladive ; il a de la fièvre, de l'exaltation.
' EXALTÉ, ÉE part, passé de Exalter. — Adjectiv. Ardent, enthousiaste, passion né dans ses sentiments : celte fiersunne a i imagination exaltée. — Substauliv. Personne exallée : c'est un exalté.
■ EXALTER V. a. [è-gzal-té] (lat. exaltare; de allns, élevé). Louer, vanter beaucoup : on ne peut tropexaller le mérite.— Ane. Chim. Augmenter, redoubler la vertu d'une substance, i;n la purifiant : exalter du soufre. — Fig,
EX A s
Echauffer, élever jusqu'à l'enthousiasme : la lecture des ijrands poètes exalte L'imagination.
— Animer à l'excès, jeter dans une sorte de transport, de délire : ces méditations prolon- (l^cs lui ont exalté l'esprit. — S'exalter v. pr. Ktro exalté; s'emploie surtout au fij-'uré : c'est un esprit </ni s'exalte. Se dit pour l'ordinaire en mauvaise part. — »•»• Devenir exalté dans ses senlinients : la femme s'exalte facilement.
— Se vanter, se louer soi-raême : celui qui s'exalte sera rabaissé.
' EXAMEN s. m. [é-gza-main, ou 6-gzanièini, d'après quelques-uns] (lat. examen). Observation, recherche, discussion exacte, soifjneuse, réfléchie : soumettre un préiarié à l'examen de la raison. — Action d'inlerrof-'er quelqu'un pour savoir s'il est capable du grade, de la place qu'il veut obtenir, pour oonnaitre son degré d'instruction : c'est aux Qualrc-Tcmps que tes évéques font faire l'examen de ceux ipxi se présentent pour recevoir les ordres.
EXAMINABLE adj. Qui peut ou doit s'examiner.
•EXAMINATEUR, TBICE s. Celui, celle qui examine : o)i a nommé des examinateurs pour interroger les candidats, les aspirants, les ordinands, etc.
* EXAMINER V. a. (lat. examinare). Faire l'examen de quelque chose ou de quelque pcrsunao : examiner quelqu'un sur le droit, sur la médecine. — Regarder attentivement ipjlus j'examine celte personne, plus je crois la reconnailre. — »v Rechercher avec soin, poser niùrcnicnl : examinez d'abord l'affaire, avant de vous engager. — * S'examiner v. pr. Examiner soi, sa conscience : plus je m'examine, moins je me sens coupable. — t-v Etre examiné : la ctiose doit s'examiner sous différents points de vue. — V. récipr. S'examiner l'un l'autre.
EXANTHÉMATEDX . EUSE ou Exanthématique adj. Méd. Qui est de la nature de l'exanthème.
* EXANTHÈME s. m. [é-gzan-tè-me] (gr.
exanthémii, elllorescence). Méd. Toute sorte d'éruption à la peau, soit avec solution de continuité, comme les pustules do la petite vérole, soitsans solution de continuité, comme la rougeole.
'EXARCHAT s. m. [é-gzar-ka]. Partie de l'Italie où ciMinuandait l'exarque, et dont Ravcnne élait la capitale : l'épin conquit l'exarehat de Raveiinc, et le donna au saint-siège. • — Dignité d'exaique. L'exarchat fiil détruit par les Lombards en 752.
■ EXARQUE s. m. [è-gzar-ke] (gr. exnrrhos, cluif). Celui ([ui commandait en Italie pour les t:n>pereurs de Gonslantinople, et qui résidait nrdinaircmenl à Ravenne. — Dans l'Eglise gr. Titre d'une dignité ecclésiastique immédiatement au-dessous do celle de patriarche.
L'exarque était légat et lalere du patriarche.
— Dans l'empire romain d'Orient, l'exaniue l'iait un dignitaire ecclésiastique et civil, revêtu d'une autorité extraordinaire. Au commencement, .es exarques furent des officiers délégués par les patriarches ou par les synodes, pour visiter les diocèses et y restaurer la discipline. L'exarque était aussi le supérieur de plusieurs monastères. Ce titre fut donné aux préfets qui, pendant deux siècles, gouvernèrent la partie de l'Italie soumise à l'empire bysantin. Ils avaient leur cour à Ravenne etpossédaieut l'autorité civile, militaire, judiciaire et souvent môme l'autorité ecclésiastique.
•EXASPERATION s. f. [é-gza-spé-ra-sion] (lai. exasperatio). Action d'exaspérer ; état de ce qui est exaspéré : l'exaspération des esprits était à son comble. — »* Méd. Accroissement d'une maladie.
* EXASPÉRER V. a. (lat. exasperare). Aigrir,
ÏIXŒ
irriter à. l'excès : ce nouvel outrage l'a fort exaspéré. — Se dit quelquefois en termes de méd. : exaspérer te mal. — »* S'exaspérer V. pr. Exaspérer soi.
EXAUCEMENT s. m. Action d'exaucer.
* EXAUCER V. a. [é-gzô-sé] (lat. exaudire). Ecouter favorablement une prière; accorder ce qu'on demande : Diai exauce tes prières des humbles. — Se dit aussi en parlant des personnes -.priez avec ferveur et persévérance, k ciel vous exaucera.
EXCiECARIE ou Excécarie s. f. [6-ksé-kari] (lat. exexeo, j'aveugle). Bot. Genre d'euphorbiacées , famille des hippomonées ; il comprend des arbres et des arbrisseaux de l'Asie et de l'Amérique tropicales. Vexcécarie sylvestre {excwcaria sylveslra) produit un bois odorant d'un bruu-verdâtre, qui sert dans la marqueterie. L'excécarie agalboche (excœcaria agalloelia) produit, lorsqu'on incise ses rameaux encore verts, un suc laiteux épais, nauséabond, d'une saveur amère et qui purge violenmient. Ces végétaux doivent leur nom à leur suc, qui cause une violente inflammation des yeux, accompagnée des plus vives douleurs et qui est quelquefois suivie de la perte de la vue. On dit aussi au masc. ExcÉ-