DANS UN TABLEAU, DANS UN DISCOURS, DANS UN
POÈME, elle v est bien représentée. — Enoncer, rendre sa pensée avec de certains mots, de certains tours de phrase -.je ne saurais trouver de termes a^sez forts pour exprimer ma reconnaissance. On dit dans un sens analogue qu'un mot, qn'une phrase, etc., exprime telle idée, telle chose. — S'exprimer v. pr. 'Exprimer ses sentiments, énoncer sa pensée ; s'exprimer en bons termes. — Etre exprimé : cette idée ne peut s'exprimer en français.
' EX PROFESSO loc. lat. [èks-pro-fê-s6] (lat. d'aprvs ce qui a été étudié). Avec soin, en homme instruit, qui a étudié son sujet : traiter une matière ex professa.
• EXPROPRIATION s. f. Jurispr. Action d'exproprier ; cxjiropriation pour cause d'utilité publique. - Législ. « On donne le nom d'ea;propriation forcée a la saisie immobilière dont les formalités très complexes sont tracées dans les titres douzième et treizième du Code de precédure civile (art. 673 à 748). L'expropriation pour cause d'utilité publique s opère aussi par l'autorité de justice ; mais elle doit 1 être précédée des formalités administratives prescrites par la loi du 3 mai 1811. Lorsque le jutremont d'expropriation est rendu, les indemnités qui n'ont pu être réglées a l'amiable sont fixées par un jury spécial composé de seize jurés (non compris quatre jurés supplémentaires), choisis par la première chambre du tribunal de première instance, sur la liste dressée pour chaque arrondissement par le conseil général. Un juge comrnis par le jugement d'expropriation rempht les tonctions de magistrat directeur du jury. Les di-cisions de ce jury ne peuvent être attaquées que devant la Cour de cassation et seulement pour violation de certains articles de la loi. >>
(Ch. V.)
* EXPROPRIER V. a. (lat. ex, hors de ; proprinm, ce qui vous appartient en propre). Jlu•l^pr. Priver quelqu'un d'une propriété immobilière, soit pour cause d'utililé publique et moyennant une indemnité, soit par voie de saisie : les créanciers metiaçaient de l exproprier.
' EXPULSER V. a. [èks-pul-sé] (lat. expulsare). Chasser quelqu'un d'un lieu, d un pays où il était établi, dont il était en possession : les Espagnols ont expulsé les Maurw. - Exclure d'un lieu, d'une compagnie, etc.: il m ^^nteusement expulsé de l'assemblée. -- Med. Pousser au dehors, faire évacuer: ce charlatan assure que son remède est propre a expulser toutes lis mauvaises humeurs du corps.
' EXPULSIF, IVE adj. Méd. S'est dit autref. desrcniedesque l'on croyait propres à pousser les humeurs vers la peau, comme les diaphorétiques elles sudoriflques.
•EXPULSION s. f. Action d'expulser d'un lieu, d'un pays, d'une compagnie : /'cr^^w/s'on des Maures coûta bien du temps a l Espagne.— Med. Action de pousser au dehors de aire évacuer : l'expulsion d'un calcul hors de la vessie.
EXPURGATION s. f. Action d'expurger un livre.
EXTE
* EXPURGATOIRE adj. Nom que l'on donne au catalogue des livres dont la publication et la vente sont défendues, à Rome, jusqu a ce qu'ils aient été purgés et corrigés; en quoi ils difl'èrent de ceux qui sont définitivement prohibés : index expurgatoire.
• EXPURGER v. a. (lat. cœpurgare, corriger). Oter d'un livre les expressions qui blessent l'honnêteté, et aussi ce qui pourrait^ choquer les opinions reçues : on a eu soin d'expurger cet auteur avant de le mettre entre les mains des écoliers.
* EXQUIS, ISEadj. [èks-ki] (lat. exquisitus, recherché). Excellent en son espèce, très bon : mets exquis, d'un goût exquis. — Qui est fait, travaillé dans la plus grande perfection, le plus délicatement qu'il est possible : travail exquis, fait d'une manière exquise. — En parlant des choses morales. Qui est de la plus grande perfection : avoir le discernement exquis.
•EXSANGUE adj. [èlc-san-ghe] (lat. exsanguis). .Med. Qui a peu de sang, qui en a perdu beaucoup.
EXSTROPHIE s. f. [èk-stro-fi] (gr. ex, hors de; strophe, renversement). Anat. Renversement, déplacement de certains organes.
• EXSUCCION s. f. [èk-suk-si-on] (lat. ex, préf. privât.; franc, surdon). Didact. Action de sucer, d'absorber par la force de succion : il y a dans la racine des plantes une sorte d' exsuccion.
• EXSUDATION s. f. Phys. et Méd. Action de suer : aiiaincs maladies amènent d: fortes exsudations. — «» Substance même exsudée.
• EXSUDER V. n. [èk-su-dé] (lat. exsudare), Phys. et Méd. Sortir en manière de sueur : le sang exsude riiielquefois par les iwres.
• EXTANT, ANTE adj. (lat. stans; de stare, exister). Prat. Qui est en nature : tous les effets de lu succession qui sont extanls (vieux).
• EXTASE s. f. [èk-sta-ze] (gr. extasis, stupeur). Ravissement d'esprit, suspension des sens causée par une forte contemplation de quelque objet extraordinaire ou surnaturel : tomber en extase. — Fig. Vive admiration, plaisir extrême qui absorbe tout autre sentiment : quand il vit de si belles choses, il fut en extase, il fut ravi en extase. — »» Physiol. ExTvsE PHYSIOLOGIQUE, état particulier du cerveau, dans lequel l'exaltation d'une idée ou d'un certain ordre d'idées absorbe tellement les facultés intellectuelles et physiques, qu i en résulte une suspension des perceptions et des sentiments, un arrêt des mouvements volontaires et un ralentissement de 1 action vitale. L'extase se distingue de la catalepsie en ceque, dans cette dernière, il y a suspension complète des facultés intellectuelles. — Extase divine, état particulier de l'âme, dans lequel elle est absorbée dans la contemplation de Dieu et des choses du monde surnaturel.
■ EXTASIER (S') V. pr. Etre dans une sorte d'extase, être saisi d'une vive admiration : on ne peut entendre cette belle musique sans s'extasier.
• EXTATIQUE adj. Qui est causé par l'extase : transport extatique. — Qui est ravi en extase : esprit extatique. — v* Substantiv. : une extatique.
' EXTENSEUR adj. m. Anat. Se dit des différents muscles qui servent a étendre : les muscles extenseurs du bras, des doigts, ^ont opposés aux fléchisseurs. — s. m. Muscle extenseur : les extenseurs de la jambe.
• EXTENSIBILITÉ s. f. Didact. Qualité de ce qui e=t exten.sible : charjuc espèce de métal a son degré différent d'cxlensibitilé.
• EXTENSIBLE adj. [èks-tan-si-ble] (lat. ea;tenUcre, étendre). Didact. Qui peut s'étendre.
EXTE
qui peut être étendu : l'or est le plus extensible '/es- métaux.
•EXTENSIF, IVE adj. Didact. Qui étend, qui fait ell'ort pour étendre : puissance extensice. — t.\ Gramm. Qui marque l'extension : ce mot est pris dans son sens le plus extensif.
* EXTENSION s. f. (iat. extensio; de ex, hors de, et lendcrc, tendre). Etendue : extension en lart/ew, longueur et profondeur. — Action d'étendre un corps, de lui faire acquérir plus de surface : l'or est susceptible d'une extension prodigieuse. — Action de ce qui s'élend; se dit sui'tout des membres : les muscles qui servent à l'extension de la main. — CJiir. Opération par laquelle on étend, en la tirant, une partie luxée ou fracturée, pour remettre les os dans leur situation naturelle. —Relâchement d'un nerf, d'un tendon, qui vient, par quelque ell'ort, à s'étendre plus qu'il ne faudrait. —
EXTKNSION DE PIUVILÈGK, E.ITENSION d'aCTORITÉ,
augmentation de privilège, d'autorité. — Estension d'une loi, d'une clause, etc., explication d'une loi, d'uneclause, etc., dansun sens plus étendu. — Gramm. .\ction d'étendre la signification d'un mot : cemot signifie, désigne aussi, par extension, telle chose. Le sens par extension tient le milieu entre le sens propre et le sens figuré. Dans éclat de la lumière, le mot éclat est employé au propre; dans éclat de la vertu, le mot éclat a un sens figuré; mais dans éclat du son, c'est par extension ([ue le mot éclat est transporté, du sens de la vue, auquel il est propre, au sens de l'ouïe, auquel il n'appartient qu'improprement. Dans une acception analogue ; ce sens est une extension, n'est qu'une extension de tel autre sens.
— »v Développement, accroissement : le commerce prit une grande extension.
' EXTENSO ilN). Voy.lN extenso.
* EXTÉNUATION s. f. Alïaiblissement extrême, grande diminution de forces : il est dans une grande exténuation. — Exténuation d'un cniMK , d'un fait, etc., adoucissement dans l'ciposition d'un crime, d'un fait, etc. On dit aujourd'hui. Atténuation.
* EXTÉNUÉ, ÉE part, passé de Exténuer.— Avoir lkvisagh exténué, avoir le visage amaigri, décharné.
* EXTÉNUER V. a. (Iat. extenuare; de tenais, faible). Causeï' un grand alïaiblissement : ses débauches l'ont exténué. — Fig.,au sens moral. Alfaiblir, diminuer : il essayait ainsi d'exténuer le crime, l'accusation. Cesensa vieilli ; on dit, Atténleh. — S'exténuer V. pr. Exténuer ioi ; il s'extànir it force de veilles.
•EXTÉRIEUR, EURE adj. (Iat. extenor).
Qui est au dehurs : ftce extérieure d'un bâtiment — Qui a lieu, qui se passe au dehors : la loi interdit le culte extérieur. — Qui a rapport aux pays étrangers : ministre des relations extérieures. — s. m. Ce qui parait au dehors : cet édifice n'a de remarquable que l'extérieur.
— Se dit, dans la même acception, en parlant des personnes, soit pour le corps, soit pour les manières ou pour la conduite : les faux dévots n'ont que de l'extérieur. — Lieu, lieux qui sont au dehors : nous entendimes du brait à l'extérieur. — Pays étrangers : la paix régnait partout à l'extérieur.
* EXTÉRIEUREMENT adv. A l'extérieur, au dehors : (7 eeut qu'on le croie honnête homme, mais il ne l'est qu' extérieurement .
•EXTERMINATEUR, TRIGE adj. Qui extermine ; lange extermiiuiteur tua tous les premiers nés d'Egypte. — Substantiv. Celui, celle qui extermine : Hercule fut l'exterminateur des monstres et des brigands.
' EXTERMINATIONS, f. Destruction entière, anéaiilisseiiienl : ils travaillaient éi l'exterminationdu paganisme. — Guerre d'extermination, celle qui a pour objet, pour but la destruction de I un des deux partis, de l'une des deux
EXTI
nations : la guerre de Rome et de Carthage fut une guerre d' extermination.
■ EXTERMINER V. a. (Iat. exterminare ; de eir, hors de, et (crmw««, limite). Détruire, faire périr entièrement : exterminer une troupe de voleurs, de malfaiteurs, d'assassins. — Fig. Se dit, au sens moral ; exterminer les vices. — »v S'exterminer V. pr.Fig. Se fatiguer beaucoup. — V. ri'i'ip. S'cntre-détruire.
* EXTERNAT s. m. Institution, école où l'on ne reçoit i|ue des élèves externes.
"EXTERNE adj. (Iat. extcrnus). Qui est, qui parait au dihors; qui vient du dehors. S'emploie surtout dans le langage médical : le mal n'est pas externe, on n'en voit rien au dehors; causes externes des maladies. — Anat. Se dit des parties d'un organe qui sont tournées vers l'extérieur du corps : la face externe de l'omoplate. — Dans les collèges, dans les institutions, etc. Se dit des écoliers qui n'y sont pas en pension, et qui viennent de dehors assister aux cours, aux leçons : son fils est externe dans tel collège. — Substantiv. Elève externe : dans ce collège, on ne reçoit que des externes. — s. m. Etudiant en médecine chargé d'un service dans les hôpitaux, mais qui n'y habite pas, — »v Au fém., dans le même sens: cette femme est une externe de la clinique.
EXTERRITORIALITÉ s. f. Droit qu'ont les représenlants des puissances étrangères de vivre, dans le pays où ils sont accrédités, sons le régime des lois de la nation qu'ils représentent.
EXTINCTEUR adj. m. Qui éteint, qui est propre a éteindre. Ne s'emploie qu'en parlant des différents appareils employés pour éteindre le feu, autres que les pompes à incendie ordinaires : appareil extincteur. — Substantiv. Appareil extincteur. — On appelle extincteur un appareil inventé vers 1862 par MM. Carlicr et Vignon, de Paris, et perfectionné depuis de diverses manières. L'extincteur éteint les incendies en expulsant des flammes l'oxygène atmosphérique qu'elles
EXTR
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Eig. i.
contiennent. Pour arriver à ce résultat, on charge de gaz acide carbonique l'eau contenue dans un récipient, et cette eau est ensuite projetée sur le feu par la force de sa propre pression. Nos fig. I et 2 feront comprendre comment un opère. Un solide cylindre métallique contient, dans sa partie supérieure, un vase de verre ou de plomb rempli d'acide
sulfurique. Dans le reste du cylindre se trouve de l'eau tenant en solution du carbonate Je soude. Dès qu'à l'aide d'un mécanisme ap- 1
piopric, on lait, au inouicnt voulu, lo:;!liin '
l'acide dans la solution alcaline, il se produit un dégaiiement degazacide carbonique ; l'eau subit une énorme pression et se précipite par le tn^yau, quand on ouvre le robinet qui ferme celui-ci. On accouple ordinairement deux grands extincteurs sur une voiture, comme le montre notre fig. 3.
* EXTINCTION s. f. [èks-tain-ksi-on] (Iat, extinctioj. Action d'éteindre; état de ce qui s'éteint, de ce qui est éteint : l'extinction du feu. — A l'extinction des bougies, des feox, espèce de formule qui s'emploie en parlant de certaines ventes, où l'on est reçu à enchérir jusqu'à ce qu'un certain nombre de petites bougies soient éteintes : aucune adjudication d'immeuble ne peut être faite qu'après ic.etinction de trois bougies allumées successivement. Autrefois, on disait de môme, A l'extinction DE la chandelle. — Par exl.- Extinction DE LA CHAUX, état de la chaux quand elle cesse d'être vive et qu'elle perd ses propriétés. Extinction DE LA CHALEUR NATURELLE, perte de la chaleur naturelle. Extinction de voix, maladie qui affaiblit tellement la voix, qu'on peut à peine se faire entendre, etc. — Jusqu'à extinction DE CHALEUn NATURELLE, OU simpl., JUS- QU'A EXTINCTION, jusqu'à s'épuiser, jusqu'à n'en pouvoir plus de lassitude : crier jusqu'à ex-tinction. — Fig. Se dit en parlant de ce qu'on détruit, de ce qu'on abolit, ou de ce qui prend fin : l'extinction des abus, d'un privilège, d'une race, d'une dette. — L'extinction d'un CRIME, la rémission ou la prescription d'un crime.
• EXTIRPATEUR s. m. Celui qui extirpe. Ne se dit guère au propre : un grand extirpatcur d'hérésies. Peu usité. — w Agric. Sorte de heise dont tes dents sont constituées par des espèces de socs à pointe élargie et aplatie en fer de lance.
•EXTIRPATION s. f. Action d'extirper, de déraciner. Ne se dit guère qu'en parlant de certaines excroissances, de certaines tumeurs qui ont comme des racines : l'extirpation li un cancer, d'une loupe, d'un polype. — Fig. Destruction totale ; l'extirpation des vices, des hérestes, etc. — ».v Agric. Action d'extirper.
•EXTIRPER v. a. [èks-tir-pé](Jat.ea;<iivMre; de ex, hors de, elslirps, racine). Agric. Déraciner. Se dit proprement eu parlant des mauvaises herbes, lorsqu'on les déracine de telle sorte, qu'elles ne puissent plus revenir : il y a de mauvaises herbes qu'on a bien de la peine à extirper. — Chir. Extirper un cancer, une loupe, un polype, enlever entièrement un cancer, etc. — Fig. Se dit de l'entière destruction de certaines choses pernicieuses : mal qu'on ne saurait extirper, — Extirper une RACE, l'exterminer, la détruire entièrement.
— »» S'extirper v. a. Etre extirpé.
* EXTORQUER v. a. (Iat. extorquere). Tirer, obtenir par force, par violence, par menaces, par importunité, etc. : extorquer de l'argent à quelqu'un.
EXTORQUEUR, EUSE. Celui, celle qui extorque.
• EXTORSION s. f. [èks-tor-si-on]. Exaction violente, concussion : il a été puni pour ses extorsions. — ■»* Extorsion de signature, action d'obtenir de quelqu'un sa signature par force, violence ou menaces. — Obtenir par extoesioN, obtenir par violence, etc.
EXTRA s. m. [èk-stra] (Iat. hors de). Fam. Ce qui sort de la règle ordinaire, des habitudes ; s'emploie surtout en parlant des repas : faire des extra. — Dans les restaurants à prix fixe. Plat que l'on prend en dehors de ceux auxquels on a droit. — Garçon d extra ou simpl. EXTRA, garçon de café ou de restaurant que l'on adjoint au personnel habituel. — Adjectiv. D'une qualité supérieure : vin extra.
— Extra-axUlaire. (V. S.) EXTRACTEUR =. m. Cciui qii fait une ex-
EXTR
Vaction. — Armur. Pièce qui, dans le fusil Gras, ramène en arrière la douille de la car- i touche, pour la faire sortir du tonnerre.
' EXTRACTIF, IVE adj. Granim. Qui marque extraction. Ne s'emploie guère qu'au féminin, et dans celte locution. Particule extractive : de est quelquefois particule extractive. — *v ^ui sert à e.\lraire : machine extractive.
' EXTRACTION s. f. [eks-trak-si-on] (lat, extractio). Action d'extraire-, c'est dans les mines du Féroïc que se fait l'es'traction de l'or et de l'argent. Chir. : fuire l'extraction d'une balle. — Arithm. Opération par laquelle on trouve la racine d'un nombre, et celle par laquelle on trouve les entiers contenus dans un nombre fractionnaire .• l'extraction des entiers. — Fig. Origine d'où quelqu'un lire sa naissance : il est de noble extraction, de basse extraction.
EXTRADER v. a. Soumettre à l'extradition.
' EXTRADITION s. f. Action de livrer, de rcniéltie un criminel, un homme prévenu de crime, au gouvernement étranger dont il dépend et qui le réclame: il s'était réfugié en pays étranger; le gouvernement demanda son extradition. — Extradition entre les nations SOUVERAINES. Bien que l'extradition des coupables ail été pratiquée chez quelques nations, dans le seul but d'avoir deboos procédés avec une nation voisine, elle devient généralement obligatoire, soit par la législation, quand un pays a établi que les personnes accusées seraient soumises à l'extradition, sous condition de réciprocité; soit par une convention ou par un traité, méthode habituellement adoptée. Il est d'usage d'établir que de tels traités n'ont pas d'etiel rétroactif et ne s'appliqueront pas aux offenses d'un caractère politique. Le gouvernement des Etats-Unis a été le premier à marcher dans la voie des négociations diplomatiques à ce sujet. Le traité de Jayde 1794 pourvut à l'extradition réciproque, par ce pays et par la Grande-Bretagne, des personnes accusées de meurtre et de faux; le traité du9aoilt 1842 comprend en outre la tentative de meurtre avec préméditation, la piraterie, l'incendie, le vol et l'émission de faux. En 1876, ce traité fut provisoirement suspendu, parce que les autorités anglaises demandaient aux Etats-Unis l'assurance qu'aucune personne ne serait mise en jugement que pour le crime, dont il était fait mention dans la demande d'extradition. Cette requête fut retirée plus tard par le gouvernement anglais. — Législ. « Les traités d'extradition les plus récents, parmi ceux conclus par la France avec des gouvernements étrangers, ont été approuvés par les lois suivantes : Angleterre, 1" avril i878; Danemark, même date; Espagne, 8 juin suivant. Un projet de loi, dû a M. Dufaure et qui a été voté par le Sénat seulement, doit régler d'une manière générale les conditions de 1 extradition des individus français ou étrangers, dout la remise est réclamée par un gouvernement, par suite de certains crimes commis sur son territoire. » (Ch. Y.)
• EXTRADOS s. m. [èks-tra-dô] Archit. Surface convexe et extérieure d'une voûte. Est opposé à DOLELLE qui désigne la surlace intérieure et concave, appelée aussi quelquefois Intrados.
* EXTRADOSSÉ, ÉE adj. Archit. Ne s'emploie guère que dans cette locution, Voute extradossée. voûte dont le dehors n'est pas brut, c'est-à-dire dont le parement extérieur est aussi uni que celui de la douelle.
EXTRA-FIN, INEadj. Comm. Seditde marchaiidises de qualité très fine.
"EXTRAIRE v. a(lat. exlrahere). Se conjugue comiiie iBAiRK. Tirer, séparer, par quelque opération chimique, une substance simple ou composée, d'un corps dentelle faisait partie : verser de Veau sur des matières terreuses, pour
EXTR
en extraire les parties solubles. — Tirer, retirer une chose d'un lieu, d'un corps dans lequel elle s'est formée ou introduite : extraire un corps étranger de quelque partie du corps humain. — Extraire un prisonnier de sa prison, le tirer de sa prison pour le conduire dans une autre, ou pour l'amener devant le juge. — Tirer d'un livre, d'un registre, d'un acte, etc., les passages, les renseignements dont on a besoin : il n'a extrait de cette histoire que les faits les plus intéressants. — Extraire UN LIVRE, UN PROCÈS, ctc, en faire un abrégé, un sommaire. — Arithm. Extraire
LA racine carrée, LA RACINE CUBIQUE, CtC,
d'un nombre, en chercher la racine carrée, la racine cubique, etc. Extraire les entiers contenus DANS UN NOMBRE fractionnaire, chercher combien de fois ce nombre contient l'unité. — »v S'extraire v. pr. Etre extrait.
* EXTRAIT s. m. (lat. extractum, chose extraite). Substance qu'on a extraite d'une autre par quelque opération chimique : extrait de gentiane. — Pharm. Produit obtenu en traitant des substances animales ou végétales par un dissolvant convenable et en évaporant le véhiculejusqu'a consistance molle ou solide. Les extraits sont aqueux ou alcooliques, suivant que l'eau ou l'alcool a servi à les dissoudre. — Ce qu'on tire de quelque livre, de quelque registre, de quelque acte, etc. : je ne connais pas l'ouvrage entier, mais j'en ai lu des extraits. — Extrait de naissance, extrait du registre des naissances. Extrait baptistaire, ou DE BAPTÊME, extrait du registre des baptêmes. Extrait MORTUAIRE, extrait duregistre des décès. —Abrégé, sommaire, analyse : ce journal donne de forts bons extraits des ouvrages nouveaux. — En termes de Loterie. Numéro sur lequel on a une mise, et qui sort de la roue de fortune: gagner un extrait. — Loto. Simple numéro gagnant. — »v Extrait de Saturne, nom que les pharmaciens donnent au produit obtenu en taisant dissoudre le sous-acétate de plomb et en l'évaporant jusqu'à consistance de sirop. C'est avec l'extrait de Saturne qu'on fait Veau blanche. CVoy. au mot E.\u).
* EXTRAJUDICIAIRE adj. Prat. Se dit des actes et signilicalions qui ne sont point relatifs à un procès actuellement pendant en justice : sommation extrajudiciaire.
* EXTRAJUDICIAIREMENT adv. Par acte
extrajudiciaire, dans la forme extrajudiciaire.
EXTRA-LÉGAL, ALE adj. Qui est en dehors de la légalité.
EXTRA MUROS [èk-stra-mu-rôss] (lat. hors des murs). S'emploie pour désigner tout ce qui est en dehors de l'enceinte d'une ville.
* EXTRAORDINAIRE adj. Qui n'est pas selon l'usage ordinaire, selon l'ordre commun ; qui est au-dessus de l'ordinaire : employer des moyens extraordinaires. — Dépense extraordinaire, dépense qui excède celle que l'on l'ait ordinairement, ou dépense imprévue que l'on fait en sus de celle qu'on s'était proposé de faire : les dépenses extraordinaires de l'Etat. — Conseiller d'Etat en service extraordinaire, conseiller d'Etat qui n'a pas de traitement, et qui ne remplit pas de fonctions au conseil. — Ambassadeur extraordinaire, envoyé extraordinaire, celui qu'un gouvernement, qu'un prince envoie pour traiter et négocier quelque atlaire particulière et importante, ou seulement à l'occa.-ioa de quelque cérémonie. — Courrier extraordinaire, courrier dépêché pour quelque occasion particulière. — Autrel'. Procédure extraordinaire, procédure criminelle, par opposition à procédure civile. — Question extraordinaire, torture la plus rude qu'on faisait souflrir à un accusé pour lui arracher quelque aveu. — Qui estsingulier, rare, peu commun : il est d'une avarice extraordinaire, d'une laideur extraordinaire. — En mauvaise part. Piidii'ule, choquant, bizarre, extra-
EXTR
vagant : voilà un homme bien extraordinaire. —
s. m. Courrier extraordinaire : on lui a dépéché un extraordinaire. — Autref. Juger a l'extraordinaire, juger au criminel. — Ce qui no se fait pas ordinairement : vous soupez aujourd'hui, vous faites un extraordinaire. — Dans les comptes. Ce qui est outre la dépense ordinaire : l'extraordinaire monte à tant. — L'extraordinaire des guerres ou de la guerre, fonds que l'on faisait autref. pour payer la dépense extraordinaire de la guerre : trésorier de l'extraordinaire des guenes, ou simpl., trésorier de l'extraordinaire.
' EXTRAORDINAIREMENT adv. D'une façon contraire à l'ub^ge, a la règle ordinaire, à l'ordre accoutumé; il n'était pas sur l'état, mais il a été payé extraordinairement . Cette acception est moins usitée que les suivantes. — Procéder extraordinairement contre quelqu'un, procéder criminellement contre lui. (Voy. Extraordinaire).— Extrêmement, beaucoup plus qu'il n'est ordinaire : il est extraordinairement riche. — Bizarrement, ridiculement, d'une manière choquante : elle est coiffée fort extraordinairement.
* EXTRAPASSER v. a. Peint. Voy. Stra-