FACT
hliothèque; meuble en façon d'ébène; façon Louis XVI ; cfidle façon cachemire.
* FACONDE s. f. [fa-kon-de] (lat.. facundia). Eloquence, facilité à parler d'abonriance : n'admirez-votis pas cette faconde? — Se [irend plus souvent aujourd'hui en mauvaise part, et veut dire, loquacité, trop grande abondance de paroles : il est d'une faconde insupportable.
' FAÇONNER v. a. Travailler une chose, lui donner une certaine façon, une certaine forme : façonner un tronc d'arbre en nacelle.
— Donner la dernière façon à un ouvrasse, l'enjoliver, en embellir la forme : façonner un vtjsc, une tabatière, etc. — Agric. Se dit du labour qu'on donne à la vigne, aux terres : façonner une vii/nc, une terre, un champ. — Fig. et fam. Former l'esprit, les mœurs par l'instruction, par l'usage : les voyages façonnent les jeunes gens. — Accoutumer : je l'ai façonné à mes manières. — v. n. Se dit des diflicullés qu'on fait d'accepter quelque chose: pourquoi tant façonner? acceptez ce qu'on vous offre. Ce sens est familier. — Se façonner v. pr. Former son esprit, ses mœurs -. se façonner par l'usage du monde. — Prendre l'habitude : ce peuple s'est vite façonné au joug. — « Etre façonné : cette étoffe se façonne à Lyon.
' FAÇONNIER, 1ÈRE adj. Qui fait trop de façons, qui est lurunimode par trop de cérémonies, par trop d'attention et de circonspection dans les petites choses : que vous êtes façonnier! — iv Techn. Qui donne la façon à un ouvrage : tisseur façonnier. — Substantiv. Personne façonnière :
De tous vos façonniers on n'est point les esclayes. MoL^kBij.
— Techn. Celui, celle qui façonne quelque ouvrage.
PAC-SIMILAIRE .idj. Qui tient du fac-similé : édition fac- similaire .
' FAC-SIMILÉ s. m. [fak-si-mi-lé] (lat. fais semblable). Expression empruntée du latin. Copie, imitation e.\acte, imprimée ou gravée, d'une pièce d'écriture, d'une signature, etc. : on a joint aux œuvres posthumes de cet auteur des fac-similés de son écriture.
' FACTAGE s. m. Comm. Action de transporter des marchandises au domicile, ou au dépôt de consignation. — iv Entreprise de transports : factage parisien. — Ce qu'on paie pour le transport.
' FACTEUR s. m. (lat. factor). Faiseur. Ne se dit en ce sens que de ceux qui font, qui fabriquent des instruments de musique : facteur d'orgues, de pianos. — Celui qui est chargé de quelque négoce, de quelque trafic, etc., pour quelqu'un: facteur pour l'achat, pour la vetite. — Celui qui est chargé de distribuer, de remettre à leurs adresses les lettres envoyées par la poste : il y a deux classes de facteurs : les facteurs de ville et les facteurs ruraux. — Employé qui charge, décharge, porte à leur dest'ination les objets transportés par un chemm de ter, par une diligence : un facteur de chemin de fer. — Arithm. et Alt;èb. Chacune des quantités qui servent à former un produit : en divisant te produit par l'un des facteurs, on a pour quotient le produit de tous les autres. — >v 1''acteur AUX H.\LLES, commis préposé à la vente, à l'enchère et à la vente en gros des denrées alimentaires aaiis les halles : il est facteur à la halle au poisson.
■ FACTICE adj. (lai. factitius). Qui est fait ou imiLc par art. .Se dit par opposition à Naturel: ce chanteur n'aqu une voix factice. — Se dit quelquefois figurément : sensibilité factice.
— Besoin factice, besoin qu'on s'est créé à soi-niêriie, cjui est l'elfet d'une habitude, d'un caprice. — .Mot factice, terme factice, mot, | terme qui n'est pas reçu dans une langue,
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mais que l'on fait selon les règles de l'analogie. — »* s. m. Ce qui est factice; chose factice.
* FACTIEUX, EUSE adj. [fa-ksi-eû]. Qui excite ou cherche à exi'iler des troubles dans un Etat, dans une ville, dans une société; qui est de quelque cabale.de quelque faction : on redoutait cette secte turbulente et factieuse.
— Substantiv. Personne lactieuse : la misère augmente toujours le nombre des factieux.
' FACTION s. f. [fa-ksi-on] (lat. factio). Guet que font successivement les soldats d'un poste: une sentinelle est ordinairement de faction pendant deux heures. ■— Par ext. Se dit quelquelois, en parlant de toute personne qui se tient dans un endroit pour guetter ou attendre quelqu'un ou quelque chose : je me suis mis en faction à sa porte, et je l'ai saisi lorsqu'il sortait. — Parti, cabale dans un Etat, dans une ville, dans un corps, dans une compagnie, etc. : dans le conclave, la faction de France prévalut.
Lorsque deux factions divisent un empire, Cilacun suit au liasard Va meilleure ou la pire.
CoRTïeiLLB.
— vv Antiq. rom. Chacune des quatre troupes de concurrents qui couraient sur des chars dans les jeux du cirque et qui se distinguaient par la couleur des vêtements.
' FACTIONNAIRE adj. Qui est obligé à faire faction : c'est un simple soldat factionnaire. — s. m. Tout soldat en faction : relever un factionnaire. — Autref. Le PREMIER capitaine factionnaire, ou simpl.. Le premier factionnaire d'un régiment, capitaine d'infanterie qui devait passer à la place de capitaine des grenadiers, quand elle venait à vaquer.
* FACTORERIE s. f. Lieu, bureau où sont les facteurs ou agents d'une compagnie de commerce en pays étranger. Ne se dit guère qu'en parlant des établissements de ce genre formés dans les pays d'eu ire-mer par des Européens : la factorerie tient le milieu entre la loge et le comptoir. (Voy. Loge.)
FACTORIELLE s. f. Algèb. Produit dont les facteurs sont en progression arithmétique.
* FACTOTUM s. m. [fak-to-tomm] (lat. fais tout). Fam. Celui qui se mêle, qui s'ingère de tout dans une maison ; les valets haïssent les factotums. — .\utref. plusieurs écrivaient Factoton [fak-to-ton],
* FACTUM s. m. [fak-tome] (lat. chose faite). Palais. Mémoire, exposé sommaire des faits d'un procès, et des moyens d'une des parties : il a écrit plusicws factums daiis cette affaire.
— Par ext. et par dénigr. Tout écrit qu'une personne publie pour attaquer, pour se détendre, etc. : le long f'actum qu'il publia cmlrt eux ne produisit aucun effet.
" FACTURE s. f. (lat. factura, action de faire). Comin. Etat, mémoire qui indique en détail la quantité, la qualité et le prix des marchandises qu'un négociant, un marchand, etc., envoie a quelqu un, associé, coiiiniettant, commissionnaire, ou autre : les marchandises se sont trouvées conformes à la facture. — JVlanière dont une pièce de musique est composée : ce morceau est d une bonne facture, d'une facture large et savante. — Se dit également en parlant tte versification ;iU'n£c«fi( bien la facture du vers. — Couplet de facture, couplet d'une composition difticile par la rareté, la richesse et le redoublement des rimes.
FACTURER v. a. Dresser la facture de :
facturer des marchandises au pi'ix d'achat.
FACULE s. f. (diminul. du lat. /'aa;, torche). Astron. iNoni que l'on donne a de larges espaces, qu'on distingue dans le voisinage des taches ou groupes de taches solaires; ces espaces sont couverts de raies bien marquées, courbes et comme ramifiées, qui ^ont plus lumineuses que lereste du disque. Les lacules
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s'observentle plus ordinairement yerslesbords du soleil et c est là qu'elles sont le plus facilement visibles. Galilée est le premier qui les ait distinguées et en ait fait la description.
' FACULTATIF, IVE adj. Qui donne la faculté. N'est guère d'usage en ce sens que dans cette locution. Bref facultatif, bref par le quel le pape donne un drt)it, un pouvoirqu'on n'aurait pas sans cette dispense.— Qui laisse la faculté de faire ou de no pas faire une chose: dont on peut, à son gré, faire ou ne pas faire usage : cette disposition de la loi n'est que facultative.
* FACULTÉS, f . (lat. facullas). Puissance physique ou morale qui rend un être capable d'agir de certaine manière, de produire certains ellets : perdre l'usage de ses facultés. — En parlant des choses, surtout en Phvs., en Méd., en Anat., etc. Propriété : l'aimant a la faculté d'attirer le fer. — Facilité, talent, aptitude : c'est un homme doué de facultés peucommunes. — Pouvoir, moyen, droit de faire une chose : un mineur n'a pas la faculté de disposer de ses biens. — La faculté d'un légat, ses pouvoirs. — Au plur. Biens, ressources, moyens d'une personne : chacun a été taxé selon ses facultés. — Corps ou assemblée des professeurs chargés du haut enseignement d'une science ou de lalittéraluie.dansl'unive'-sité : il y avait autrefois quatre facultés : la faculté de théologie, la faculté de droit, la faculté de médecine, et la faculté des arts. — Absol. Faculté de médecine : on consulta la Faculté. — Législ. « Les établissements d'enseignement supérieur auxquelson donne le nom de facultés se divisent en cinq ordres : thcohigie, droit, médecine, sciences, et lettres (Décr. 17 mars 1808) Il y a, en France, 7 facultés de théologie, savoir : o catholiques, dont la suppression est projetée (Pans, Bordeaux, Rouen, Aix et Lyon), et •> protestantes (Paris et.Monlaubani; it facultés de droit (Paris, Douai, Caen, Rennes, Nancy, Dijon, Lyon, Grenoble, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Poitiers); 3 facultés de médecine (Paris, Montpellier et Nancy); 4 facultés mixtes de médecine et de pharmacie (Bordeaux, Lille, Lyon et Toulouse); lo facultés des sciences (Paris, Lille, Caen, Renues, Nancy, Dijon, Ba.-aiiçon. Lvon, Grenoble, Marseille, .\lLinlpellier, Toulouse, Bordeau.x, Poitiers et Cieriiioiit-Eerrand) ; et 1;j facultés des lettres (Paris, .\ix, Besançon, Bordeaux, Caen, Clermont, Dijon, Douai, Grenoble, Lyon, Montpellier, Nancy, Poitiers, Rennes et Toulouse). Chaque faculté est administrée, sous la surveillance du recteur de l'académie, par un doyen, lequel est nommé par le ministre, sur la pré«entation des professeurs de la faculté. Les professeurs titulaires sont nommés par décret, parmi les docteurs âgés de 30 ans au moins, et sur une double liste formée par la faculté et par la section permanente du conseil supérieurde l'instruction publique (L. 27 juillet ISSU). Les professeurs-suppléants et les chargés de cours .sont nommes par le ministre, parmi les agrégés. Les îacultés sont chargées de la collation des grades universitaires quisontle baccalauréat, la licence et le doctorat. (Voy. ces mols.| Les droits d'inscription ont été supprimés par la loi du 18 mars 1880; mais ou perçoit encore desdroitsdexanienet de diplôme. Des bourses de licence, d'agrégation et de doctorat ont été récemment accordées par le Parlement, et permettent aux étudiants qui ont obtenu par le concours ce- allocations de l'Etal de suivre les cours des facultés et d'atteindre aux grades les plus élevés de l'enseignement. La création de ces bourses et celle des maîtres de conférences ont donné une vie nouvelle aux facultés, et contribuent a former, pour une grande part, les professeurs de l'enseignement secondaire. Enfin un décret du ti juillet 1883 a autorisé l'ouverture de cours
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libios, faits par des docteurs dans les facultés. i,es facultés de l'Etat sont des établissements publics, capables de posséder, de recevoir, etc. Leur comptabilité était tenue naguère par leurs secrétaires, qui étaient en même temps aeents comptables; elle est aujourd'hui confiée aux percepteurs des contributions directes (Décr. 25 nov. 1882). En vertu de la loi du li juillet I87ï, les facultés libres avaient le pouvoir de conférer certains grades universitaires; mais cette loi a été abrogée par celle du 18 mars 1880, laquelle a rétabli ce prmcipe que la collation des grades qui confèrent des avantages légaux doit appartenir exclusivement aux facultés de l'Etat. » (Y. S.)
FADAGE s. m. Argot. Partage.
* FADAISE s. f. (rad. fade). Niaiserie, ineptie, bagatelle, chose inutile et frivole : il a la ték phiiii- de fadaises.
FADASSE adj. (augment. de fade). Qui est très fade et entraine le dégoût. S'emploie au pr. et au fig. : blond fadasse; conversation fadasse.
' FADE adj. (lat. fatuus). Insipide, sans saveur, ou de peu de goût : sauce fade. — Se SENTIR LE CŒUU F.\DE, avoir, éprouver du dégoût. — Fig. Qui n'a rien de piquant, de vil, d'animé, d'agréable : c'est un fade complimenteur.
FADE s. m. (lat. fatum, destin). Argot. Part, ce qui revienl à chacun dans un partage. — Avoin so.N FADE, avoir une bonne part, être bien servi. S'emploie en parlant du manger ou delà boisson. Etre soûl, avoir son compte de boisson pour arriver à cet état. — Toucher so.N FADE, recevoir sa paye.
FADER V. a. Argot. Partager. — Donner une bonne part : le gargo m'a fade. — Etre FADE, avoir son fade. — Se fader v. pr. Garder poui soi la meilleure, la plus grosse part.
* FADEMENT adv. D'une manière fade :
tout ce qu'il dit, il le dit fadement.
' FADEUR s. f. Qualité de ce qui est fade, de ce qui e>t insipide : c'est une viande insipide, il faut une sauce de haut goût pour en corriger la fadeur. — Fig. Manque de grâce, d'agrément et de vivacité dans la mine, dans les manières et dans la conversation : ses discours, ses plaisanteries sont empreintes d'une fadeur insupportable. — Excès de flatterie dans les louanges, excès de complaisance : compdaisant jusqu'à la fadeur. — Louange fade : dire d'^s fadeurs à une femme.
FAENZA [fà-ènn'-tsa], anc. Faventia, ville de l'Italie centrale, à 26 kil. O.-S.-O de Ravenne, surle Lamone ; 39,282 hab. Célèbre fabrique de poterie. La faïence a tiré son nom du nom de cette ville ou de celui de Fayence (Varj. Elle est, d'après quelques auteurs, la patrie de Torricelli.
F^RŒ ou Fœrœ (Iles) (dan. Fxrœerne), grijujM- d'iles, a[iparienant au Danemark, situées dans l'océan Atlantique, au N. de l'Ecosse; 4,:«3 kil. carr.; H,000 hab. Elles sont au nombre de 22, mais les 12 plus grandes sont seules habitées. Les plus vastes sont l'île Strœniûé, l'ile centrale, longue de 40 kil., large de 10 (environ 2,600 hab.), et l'ile Ostéroé, de .32 kil. de long sur 1 4 kil. de large (2,101) hab.) Tout près se trouvent les lies Sydarvé, Sandùé et Vaagoé. L'intérieur de ces lies est généralement montagneux. Le sol cultivable a rarement plus d'un pied de profondeur. La richesse des insulaires consiste principalement en moulons qui fournissent une très belle laine. Des oiseaux de mer, estimés pour leur chair et pour leurs plumes, abondent sur les c6les. Les pêches de la baleine, du veau marin, de la morue et du hareng et la récolle du duvet de l'eider constituent une grande parlic des ressources de ces lies. L'adluinislratiou est composée d'un bailli danois
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et d'un directeur de la police. Ces îles sont représentées à l'assemblée législative danoise ji.irun député, que nomme le roi. La capitale est Tkorshavn, sur la cOte S.-E. de Strœmoé; environ 800 hab.
FAFFE s. m. Argot. Papier. — s. m. pi. Papiers d'identité, passeport ou faux papiers.
— Faffe a koulotteb, papier a cigarettes.
FAFIOT s. m. (rad. faffe). Argot. Papier.
— Fafiot sec, passeport en règle. — Fafiot GARATÉ, billet de banque (papier signé GaraO-
— Fafiot mâle, billet de banque de 1,000 fr. — Fafiot femelle, billet de banque de bOO fr. — Fafiot en bas âge, billet de banque de 100 fr. Cordonnerie. Cliaussure de jeune enfant, par allusion au peu de consistance du cuir que l'on emploie pour la fabriquer. On écrit aussi Faffiot.
FAFIOTEUR s. m. Argot. Nom que les voleurs donnent aux papetiers et qui est passé dans le commerce d'articles de Paris pour désigner le fabricant de chaussures d'enfant.
— On écrit aussi Faffioteor.
FAFLARD s. m. Argot. Passeport, papier.
^ Faflaud d'emballage, mandat d'amener, c'est-à-dire, ordre écrit d'arrestation.
FAGON (Guy-Crescent), professeur de botanique et de chimie, né à Paris en 1638, mort en 1718. Dans sa thèse pour son doctorat (1663), il soutint la théorie, qui paraissait alors paradoxale, de la circulation du sang, ce qui était très hardi. Il découvrit, pendant un voyage aux Pyrénées, les eaux de Barèges, qu'il indiqua à M"« de Maintenon (167o). Il fut, en 1603, nommé premier médecin de Louis XIV. Nous avons de lui : Les admirables qualités du quinquina (Paris, 1703, in-12).
* FAGOT s. m. (lat. fagus, hêtre). Faisceau de menu bois, de branchages : fagot de bois. sec, de bois vert — L'ame d'un fagot, le dedans du fagot, composé du plus petit bois.— Prendre UN air de fagot, se chautfer en passant, à la flamme d'un fagot. — C'est un fagot d'épines, on ne sait par ou le prendre, se dit d'un homme revêche et fâcheux. —Il y A FAGOTS et FAGOTS, il V a de la diû'érence entre des personnes de même état, entre des choses de même sorte. — Cet homme sent le FAGOT, il est soupçonné d'hérésie, d'impiété. Dans un sens analogue, cet écrit, ces vers