‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 473 sur 568 · FAIR · texte numérisé non relu

FAIR

nous nous serions entretenus de loUle autre chose, etc.

Vittripli tUuhe plus que ne fait la menscè. CortNiîiLLt .

— On ne doit pas confondre cet emploi avec un tour usité dans certains cas où Faire, conservant la signification qui lui est propre, celle d'exécuter, d'opérer, d'ellcctuer, etc., régit le pronom le, qui so rapporte à un verbe précédent : il voudrait partir, mais il ne peut le faire (faire cela, l'action de partir) sans autorisation. — Absol. So dit en parlant des jeux de cartes où chacun donne les cartes ix son tour et de certains autres jeux où chacun tour à tour est obligé de faire quelque chose : c'est à vous à faire.— v. n. Travailler, opér.u-, exécuter, agir : il fait de cela {à l'égard de cela) comme de tout le reste; laissez-le donc faire, il saura bien se tirer d'embarras. — Bien faire, mal faire, se comporter bien, mal dans un combat. — Comme il te fait, FAIS-LUI, se dit pour faire entendre qu'on peut rendre la pareille. — Avoir du savoirfaire. (Voy. Savoir-faire.) — Avoir fort a faire, avoir beaucoup à travailler pour venir à bout de quelque chose. — C'est a faire a

PERDRE DEUX CENTS FRANCS, A ÊTRE MOUILLÉ, etc.,

tout ce que je risque, c'est de perdre deux cents francs, c'est d'être mouillé, etc. Ces phrases ont vieilli. — Fam. C'est a faire a LUI, se dit en parlant d'un homme qu'on reconnaît très capable de faire une chose. — Fam. Faire d'une cuose comme des choux de SON JARDIN, en disposer comme si on en était le maître, le possesseur. — Faire pour quelqu'un, le suppléer, tenir sa place; ou, dans un autre sens, être son commissionnaire, son agent, sa caution. — Se dit particulièrement des preuves, des raisons qui lortilient, qui confirment, ou qui alfaiblissent, qui détruisent une assertion, une prétention, etc. : ce qui fait encore pour lui, c'est que... Ce sens a vieilli. — Etre convenable, produire un eUét agréable : l'or fait bien avec le vert. — Grainin. tii parlant des mois. Prendre telle ou telle forme, telle ou telle terminaison : cheval fait au pluriel chevaux. — Dive : j'irai avec vous, lui fis-je. — Fam. Se décharger le ventre ; cet enfant a fait dans sa chemise. — Activ. Ce MALADE FAIT TOUT SOUS LUI, il laisse aller .ses excréments. Faire de l'eau, uriner. Faire du SA.NG, DES glaires, etc., rendre du sang, des glaires, etc., par les selles. Faire du saule, faire UNE PIERRE, rendre du sable, une pierre avec l'urine. — S'emploie impersonnellement pour indiquer l'état de l'atmosphère, du temps ou quelque phénomène, quelque révolution atmosphérique, etc. : il ne fait pas encore jour, — S'emploie de même pour marquer la nature, fétat, la disposition, les qualités de certaines choses : il fuit cher vivre dans ce pays. — Il fait bon marcher, se promener, COURIR, etc. le temps est favorable a la marche à la promenade, etc. — Absol. Il fait bon, la température est douce, agréable. — Il fait BON DANS cet ENDROIT, On y est agréablement et à son aise. Dans le sens contraire. Il n'y fait PAS BON, ou y est désagréablement, on y est exposé à quelque chose de fâcheux, à quelque danger. — Il ne fait pas bon avoir affaire a cet homme, il y a des désagréments, des dangers à craindre pour ceux qui ont atiàire a lui. Dans un sens analogue. Il ne

fait PAS BON s'y FROTTER. — II FAIT BON VIVRE,

ON APPREND TOUJOURS, les pi US habilos, les plus expérimentés ont encore quelque chu^e à apprendre. — Il fait bon battre glorieux, IL NE s'en vante PAS, OU simpl., Il fait Bon batire glorieux, on n'a pas à craindre d'être puui, parce qu'il garde le silence sur son aventure; ou, dans un sens plus général, un homme vain aime mieux endurer des humiliations secrètes que de s'en plaindre. — V». Argot. Tromper : je l'ai fait de cent sous. — Faire fa conquête de. — Faire la place dans: fuire la banlieue. — "Voler; /'aire une montre.

FAIS

Jouer à qui payera : faire desconsommntwns

au billard. — La faire, cbrrcher à faire croire lin mensonge : il ne faut pas me la faire. — La faire a, se donner des airs de : la faire à là dignité. — Faire dans ou simp., Faire, faire le commerce de, être employé dans : faire dans la quincaillerie, faire les vins. — Faire CHiBis, s'évader. — Faire aller, tromper, abuser, s'amuser de. — Faire au même, tromper : il ferait le diable au même. — La faire BELLE, réussir, se faire une belle situation.

— Faire le balancier, aller et venir en attendant quelqu'un. — Y faire, consentir à quelque chose. — Tu me fais mal ! exclamation qui exprime la pitié, l'agacement. — Ça n'y fait pas, ça n'y fait rien. — * Se faire, V. pr. Etre praticable, être produit, formé, exécuté, arriver, venir à être : si c'est une chose qui se puisse faire, je vous enattrai obligation. — Paris ne s'est pas fait en un jour, se dit pour exprimer qu'il y a des choses qu'on ne peut faire qu'avec beaucoup de temps. — Fam. Devenir, iious nous faisons vieux sans nous en apercevoir. — Se faire de fête, s'entremettre de quelque affaire, et vouloir s'y rendre nécessaire, sans y avoir été appelé. — Embrasseruno profession, une religion, un parti : se faire médecin, mahométan, légitimiste. — Se dire, se donner poui-: il se fait beaucoup plus malade qu'il ne l'est.

— Se faire fort de réussir. (Voy. Fort.) — S'accoutumer, s'habituer : se faire aux manières de quelqu'un. — Se former : ces jeunes magistrats se feront par la pratique des affaires.

— .\bsol. S'améliorer, se perfectionner, se bonifier avec le temps : ce vin se fera en bouteille. — Impersonnellement. Etre, arriver : il se fait bien des choses dont on ne peut pas se rendre raison. — Il se fait tard, il se f.ait nuit, le jour commence à manquer, à baisser ; la nuit commence à venir.

* FAIRE s. m. Action de faire. S'emploie comme dans ces phrases : ily a loin du vouloir au faire; le dire et le faire sont deux. — Peint., Grav. et Sculpt. Manière de peindre, de sculpter, de graver : ce tableau est d'un beau faire, est d'un faire large. — Fairfax. (V. S.)

FAIRFIELD, ville et port du Conneclicut lKtat^-L■ni^}, à 3o kil. O.-S.-O. de New-Haven; 3,868 hab. Manufactures. Fondée en 1639, cette ville fut brûlée par les Anglais en 1779.

' FAISABLE adj. Qui se peut faire, qui n'est pas impossible; il n'y a guère de choses qui ne soient faisables à qui les veut bien entreprendre.

— Cela est faisable, se dit aussi d'une chose qu'il est permis de taire, qu'on peut faire avec justice, qui ne répugne point à l'équité.

* FAISAN s. m. [fai-zan] (lat. phasianus, gT. phasianos; de Phasis, le Phase, parce que les Argonautes, remontant ce fleuve pour arriver a Colchos, prirent plusieurs de ces oiseaux, qu'ils rapportèrent dans leur patrie). Oriiilh. Genre de gallinacés, groupe desphasianidés, ayant pour type Je faisan commun. .\u l'ém., on dil faisande ou mieux faisane. Le genre faisan est essentiellement caractérisé par une queue longue, clagée, avec les pennes ployées chacune en deux plans et se recouvrant en forme de toit. Le genre faisan se divise en ii sous-genres: 1" Faisans propreviENT dits, dont le type est le faisan commun uu oiseau du Phase {phasianus colchicus), bel oiseau de chasse et de luxe, introduit en Europe dès la plus haute antiquité et répandu aujourd'hui dans nos plaines boisées et dans nos volières. Il se nourrit de grains, de baie>, d'insectes, de vers, de fourmis et d'escargots. j'un naturel sauvage et solitaire, il fuit non ■eulement les autres oiseaux, mais même c<iux de sa propre espèce et ne s'adoucit qu'à l'iïpoque de la pariade, qui a communément iieu en mars uu avril. La faisane niche à terre dans les buissons fourrés cl }' pond de 42 a i'i a:urg d'un olivâtre clair, marquetés de

FAIS

taches brunes en zones circulaires, un peu moins gros que ceux de la poule, et dont la coquille est plus mince que celle des œufs de pigeon. L'incubation dure environ îri jours ;

Faisan commun (Phasianus colchicus) ,

les petits se mettent à courir dès qu'ils sont nés; ils se nourrissent surtout d'insectes et muent à l'automne. La vie du faisan est de 8 à 10 ans; les femelles deviennent infécondes dès l'âge de cinq, et prennent alors un plumage qui se rapproche de celui du mâle; en cet état, les chasseurs les nomment faisans coquarts. La stupidité du faisan le fait tomber dans tous les pièges; il vient lui-même se présenter au fusil du chasseur. En captivité, il orne la volière et aussi la basse-cour; mais, dans ce dernier cas, il faut avoir soin de l'épointer. 11 a produit une variété blanche ou albinos, une variété isabellc, une variété

Faisan doré (TlianmnU'u pictaj.

panachée. De son mariage avec la poule naît le coqnarl, et son mélange avec le faisan doré donne le faisan roussard. Les autres espèces de ce sous-genre sont: le faisan de l'Inde on faisan à collier, de l'Himalaya, introduit en France vers la fin du xviii» siècle, un peu moins grand que le f.risan commun; le faisan de Mongolie, très rustique; le faisan versicolore, du Japon ; le faisan vénéré ou faisan Keeves, du nord de la Chine, importé en ISJI par M. Reeves ; le faisan d'EUiot, de Chine, le faisande Sœmmtring ou faisan cuivré, du Japon ; le /'uwan scintillant, de iNangasaki; le faisan Wallich ou Cheer, du Népaul. i" iNyctk- MÈRES, dont la seule espèce est \e faisan argenté ou bicolore, gros oiseau à plumage blanc et noir; il est oiiginaire de la Chine; mais on l'a acclimaté chez nous depuis fort longtemps;

FAIS

il vit en volière. 3° Houppifères. Ils doivent leur nom à des plumes qui forment une aigrette analogue à celle des paons. Les principales espèces sont : le faisan de Sivinhoe, originaire de Formose. introduit en France vers 1869; le faisan noir, de l'Himalaya; le faisan à huppe blanche, houppifère leucomélc, duNépaul;le faisan noble, de Bornéo; le faisan prélat, houppifère bleu {euplorninus I)à(rrfi),deSiam; le fai.san acome {euplù:onms erythrophtalmus], de Sumatra; le faisan de Reynaud, de Birmanie; [e faisande Vieillot ou Il dos de feu, de Sumatra, etc. 4°Thaumalûp, dont le type est le splendide faisan doré ou faisan tricolore, de la Chine, importé vers 17b0 et aujourd'hui parfaitement acclimaté dans nos volières, dont il est le plus bel ornement. Sa tête est couverte de plumes à barbes déliées d'un beau jaune; de petites plumes livides sont clairsemées sur ses joues; son cou est entouré d'un camail orange vif, taillé carrément et rayé transversalement de noir; sa nuque est d'un vert doré, son dos et son croupion d'un jaune très vif; les couvertures supérieures de sa queue sont jaunes avec l'extrémité écarlate; sa queue est marbrée de marron et de noir, le dessous de son corps est écarlate ; son bec et ses pieds sont jaunes. L'incubation ne dure que ÎS jours; les jeunes ne revêtent leur magnilique livi-ée d'adulte qu'a leur troisième année. L'autre espèce de ce sous-genre est le faisan de lady Amherst, de l'Indo-Chin?, apporté chez nous en 1867. H" Crossoptilons, dont on connaît en Europe les deux espèces suivantes : le faisan ho-ki [crossoplilon aiiritum), du Thibet, et le faisan oreillard bleu [ci-ossoptilon cœrulescens), de Chine.

• FAISANCES s. f. pi. Tout ce qu'un fermier s'oblige par son bail de faire ou de fournir sans diminution du prix du bail.

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