FA LE
•FAITAGE s. m. (lat. fastinium). Archit. Ensemble du comble d'un bâtiment, charpente, couverture, etc. — Pièce de bois qui termine le comble, et sur laquelle s'ai>puient les chevrons. — Table de plomb quiles couvreurs mettent au haut d'un toit. — Jurispr. féod. Droit que chaque propriétaire payait annuellement au seigneur, pour le faite de sa maison. — Droit qu'avaient, en certains lieux, les habitants de prendre dans les bois du seif^neur une pièce de bois pour servir de comble ou de faite à leur maison.
* FAITARDISE s. f. Fainéantise, lâche paresse : i7 pH.vs ( sa vie dans une honteuse faitardise (vieux).
* FAITE s. m. Comble, partie la plus élevée d'un bâtiment, d'un édifice : le faite d'une maison, d'un temple. — Par ext. Sommet de certaines choses qui ont de l'élévation: le faite d'un arbre. — S'emploie aussi figurémenl : le faite des grandeurs.
Et moDté sur le faite, il aspire à descendre.
CoRiîEiLLB. Cinua, acte II, se. t.
— Géogr. Ligne de faîte, ligne formée par les faîtes des montagnes ou coteaux d'une contrée : la ligne de faite détermine le partage des eaux des deux versants d'une chaîne de montagnes. — »»■ Comra. Côté d'une étoffe apposé à la lisière.
" FAÎTIÈRE adj. f. Se dit des objets placés au faîte des combles : lucarnes faitières. — Substantiv. Nom que l'on donne aux tuiles creuses qui recouvrent le faite d'un toit. — ■ La faîtière d'une tente, la perche qui est au haut de la tente, et qui s'étend d'un bout à l'autre pour soutenir la toile. — «* Gonchyl. Nom que l'on donne quelquefois à la Tri- UACNE gigantesque, à cause de la ressemblance des côtes de la coquille avec le faite d'un toit.
FAITRÉ, ÉE ad.j. Argot. Perdu, qui est sûr de sa condamnation.
"FAIX s. m. (lat. fascis). Charge, fardeau. Se dit surtout d'une charge pesante ; ce faix est trop pesant pour lui. — Ce bâtiment a pris SON FAIX, il s'est affaissé, depuis sa construction, autant qu'il le devait. — S'emploie aussi figurément : il a trop d'occupations, il succombe sous le faix. — Poétiq., le faix des ans.
•FAKIR s. m. Yoy. Faquir.
FALABRÉGCIER ou Falabriquier s. m. Bot.
Nom vulgaire qu'on donne, dans certaines provinces du midi de la France, au MicocouLiEri.
FALACHAS ou Falachians (exilés), peuple juif de l'ALyssinie, comptant environ 250,000 membres, qui habitent ce pays depuis im temps immémorial. Ils vivent "dans les provinces de Dembea, de Godjam, de Quara, de Tchelffa et de Wogsera.
' FALAISES, f [fa-lè-ze] (bas lat. falesia). Terres et rochers escarpés le long des bords de la mer : les falaises de Normandie.
FALAISE (lat. Falesia), ch.-l. d'arr., à .34kil. S.-S.-E. de Caen (Calvados), surl'Ante, bâti sur des falaises: par iS" .53' 55" lat.N. et 2° 32' 9" long. 0.; 8,163 hab. Un château pittoresque domine cette ville. Statue équestre de Guillaume le Conquérant, qui naquit à Falaise. Grande foire annuelle, qui se tient dans le faubourg de Guibray, du 10 au 15 août, et qui est la plus considérable de France après celle de Beaucaire. Filatures de coton, bonneteries, teintureries.
* FALAISER v. n. Mar. Se dit de la mer quand elle vient se briser contre une falaise.
* FALARIQHE s. f. (lat falarica). Anliq. Espèce de dard enflammé qu'on tirait avec l'arc contre les tours d'une place assiégée, pour y mettre le feu. — Poutre ferrée à plusieurs pointes, et chargée de matières in- Uarnmables, qu'on jetait avec la baliste ou la calanulte.
'FALBALA s. m. Bandes d'étoffe plissées qu'on met pour ornement t une robe, à des
Château de Falaise.
rideaux, etc. : rideaux garnis de plusieurs
falbalas.
* FALCIDIE ou Falcidienne adj. f. Dr. rom. Ne s'emploie que dans cette locution. Quarte FALCIDIE ou FALCIDIENNE, droit qu'avait un héritier institué, en pays de droit écrit, de retrancher un quart sur les legs, fidéicomniis, etc., lorsque, les legs payés, il ne lui serait pas resté un quart de la succession du testateur.
FALCIFGRME adj. (lat. faix, falcis, faux; forma, forme). Hist. nat. Quiala forme de la lame d'une faux.
FALCONE (AnieUo)[fal-ko'-né], peintre italien, né en 1600, mort en 1665. 11 tint à Naples une académie privée et se réfugia en France après la révolte de Masaniello, à laquelle il avait pris part. Il s'est surtout rendu célèbre par ses tableaux de bataille, qui ne sont pas nombreux.
FALCONÉ, ÉE ou Falconidé, ée adj. (lat. fako, faucon ; gr. eidos, apparence). Ôrnith. Qui ressemble ou se rapporte au genre faucon. — s. m. pi. Grande famille contenant tous les oiseaux du genre faucon.
FALGONELLE s. f. (diniin. du lat. falco, faucon). Ornith. Section du genre pie-grièche, comprenant quelques espèces australiennes.
FALCONET (Etienne- Maurice) , sculpteur, né a Paris en 1716, mort en 1791. 11 fut . ';
élèvedeLemoyneetfit partie de l'Académie des beaux-arts. Il se rendit d'abord célèbre par son Milon de Ci'olone, fut ensuite appelé en Russie par Catherine n, qui lui faire la belle .statu.
équestre , colossale , de Pierre le Grand; c'est son chef-d'œuvre (1766'-7S).
FALÉMÉ 'La), rivière navigable qui se
jette dans le Sénégal, -- tT-s?-»!.?^
après un cours d'environ 900 kil.
FALÉRE s. f. (d'un mot catalan qui signifie promptitude). Art vélér. Sorte de tympanite qu'on observe communément sur les bêtes à