FANT
nion, etc. : l'ignorance est le plus ferme appui du fanatisme. — Secte de fanatiques : on eut bien de la peine à détruire ce fanatisme naissant.
FANCHON s. f. Petit fichu que les femmes portent sur la tête en nouant les deux bouts sous le menton.
FANCHONNETTE s. f. Sorte de pâtisserie légère.
FANCHONNETTE ILa), opéra-comique en .3 actes, représenté sur le Tiiéàtre-Lvrique de Paris, le 1" mars ISoC; paroles àe Saint- Georges et Leuven ; musique de Clapisson.
* FANDANGO s. m. La plus ancienne danse nationale d'Espagne et princi|:ialement d'Andalousie. Elle se danse à trois temps, par un couple seulement, avec accompagnement de guitare. Les danseurs marquent la mesure en jouant des castapnetles et les spectateurs en frappant des mains.
* FANE s. f. (vieux franc, fan, foin). Feuilles tombées de l'arbre qui les a produites : ôter les fanes, la fane des allées d'un jardin. — Feuilles qui tiennent encore aux plantes : la fane commence à sécher, à jaunir. — Hortic. Enveloppe foliacée de la fleur des anémones et di'S renoncules.
FANÉGUE s. f. (esp. fanega). Mesure d'origine espagnole, dont la capacité, appliquée aux grains, équivaut à 102 litres. Les musulmans d'.\frique l'ont consei'vée à la suite de la longue occupation d'Oran par les Espagnols. — En Espagne. Mesure qui équivaut, en général, à 54 lities, mais dont la capacité varie suivant les localités.
* FANER V. a. Tourner et retourner l'herbe d'un pré fauché, pour la faire sécher : ooilà un beau temps pour faner. — Flétrir : le grand hdlc fane les fleurs. — Par ext. Altérer l'éclat d'une couleur, du teint : cette longue réclusion lui a fine le teint. — Se faner v. pr. Etre flétri : l'herbe se fane quand on la laisse trop longtemps sur pied; les fleurs commencent à se faner dés quelles sont cueillies. — Perdre son éclat, son teint : cette couleur s'est fanée au soleil; d''puis qu'elle est malade, son teint se fane à vue d'œil. — Fig. Cette femme commence A SE FANER, SE FANE, sabeauté commeuce à iliniinuer, diminue. On dit de même que
La BEAUTÉ SE FANE.
FANEUIL (Pierre) [angl. feunn'-èl], marchand de Boston, issu d'une famille française huguenote établie à New-Rochelle (Etats-Unis), né en 1700, mort en 1743. Il fit bâtir Faneuil Hall (terminé en 1742), dont il fit présent à la ville : cet édifice contenait un marché et une maison de ville avec d'autres dépendances. En 1761, ce bâtiment fui brûlé, mais rebâti aux frais de la ville en 1763. Pendant la période révolutionnaire, Faneuil Hall servit de salle d'assemblée aux patriotes, ce qui lui valut le nom de berceau de la liberté américaine.
' FANEUR, EUSE s. Celui, celle qui fane les foins ; payer les faneurs, les faneuses. — s. t. Machine dont on se sert pour faner et qui tient lieu du râteau et de la fourche : les faneuses ont été inventées par les Américains.
'FANFAN s. m. Terme familier dont les mères et les nourrices se servent quelquefois en caressant leurs enfants.
* FANFARE s. f. Sorte d'air exécuté par des cors ou des trompettes : joyeuse fanfare.
Au bruit des lugubres fanfares, Hélas! vos yeux se sont ouverts ; C'étsit le clairon des barbares Qui vous aDQoncait nos revers, Bbrangsh.
— Chasse. Air qu'on sonne au lancer du cerf.
— Société musicale qui se sert d'instruments de cuivre : la fvnfare municipale se rendit à hi fête. — ** Se dit aussi des musiciens qui font partie d'un régiment.
'FANFARON adj. m. (rad. fanfare). Qui fait le brave, qui se vante de l'être, et qui ne l'est pas : (/ n'est pas brave, il n'est que fanfaron. — Qui vante trop, qui exagère sa bravoure, qui veut trop la faire paraître : on ne disconvient pas qu'il ne soit brave, mais il est un peu ti'op fanfaron. — Qui se vante trop en quelque chose que ce soit, et qui veut passer pour valoir plus qu'il ne vaut en ell'el : tout ce qu'il dit de son mérite fait voir qu'il est extrêmement fin faron, qu'il est un peu fanfaron.
— Se dit môme quelquefois de l'air, des manières, des discours : propos fanfarons. — Substantiv. Faux brave, poltron qui fait le brave : c'est un fanfaron, un des plus grands fanfarons du monde. — Celui qui se vante au delà de la vérité ou de la bienséance, qui promet par ostentation plus qu'il ne peut tenir : les fanfarons se vantent du bien qu'ils n'ont pas fuit. — Un fanfahon de vice, se dit de celui qui se vante d'être plus corrompu qu'il ne l'est en eli'et. — »v Le fém. Fanfaronne s'emploie quelquefois soit adjcctiv., soit substantiv. : il a une allure fanfdronne ; vous êtes une petite fanfaronne.
' FANFARONNADE s. f. (rad. fanfaron). Rodomontade, vanterie en pamles : toutes ces menaces ne sont que des fanfaronnades.
• FANFARONNERIE s. f. (rad. fanfaron).
Caractère du tanfaron; habitude de faire, de dire des fanfaronnades : il est d'une fanfaronnerie insoutenable.
FANFOUINE ou, par abrév., Fanfe s. f. Argot. Tabatière.
FANFOUINER v. a. Argot. Priser.
FANFOUINEUR, EUSE s. Argot. Priseur, priseuse.
•FANFRELUCHE s. f. Terme familier qui se dit par mépris, d'un ornement vain, frivole et de peu de valeur.
• FANGE s. f. Boue, bourbe : il est tombé dans ta fange. — Fig., par mépris. Condition basse, abjecte : il s'est élevé de la fange au plus haut degré de la fortune. — Etat d'avilissement d'une personne qui vit dans la débauche, qui mène une conduite honteuse et déréglée : cet homme vit dans la fange, se traine, croupit dans la fange des vices, du vice.
Une fois descendus
Dans la fange du mal, les pieds n'en sortent plus, Â. Bàrbibb.
— Dans le langage ascétique. Voluptés du monde, par opposition à la vie dévote : être plongé dans la fange des voluptés du monde, des plaisirs terrestres.
' FANGEUX, EUSE adj. Doueux, plein de
fange ; terrain fangeux.
' FANION s. m. (bas lat. fanio, bande). Guidon qu'on porte un jour de bataille derrière tout général ou commandant en chef.
— w Petit drapeau de serge qui s'adapte au bout d'un fusil pour servir à l'alignement des rangs. Il y en a un par bataillon. Il fut aussi la marque distinctive de chaque compagnie d'un régiment.
FANJEAUX, Fanum Jovis, ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil. S.-E. de Gastelnaudary (Aude); 1,284 hab.
FANO (anc. Fanum Fortunx), port maritime de l'Italie centrale, sur l'Adriatique, à 48 kil. N.-O. d'Aucône; 21,723 habitants. Elle est entourée d'anciens murs, construits par l'empereur Auguste. Peu de cités dans l'Italie centrale la surpassent en trésors et en richesses artistiques. Manufactures d'étoffes et de cordonnet de soie.
• FANON s. m. (corrupt. du lat. pannus, drapeau). Peau qui pend sous la gorge d'un taureau, d'un bœuf. — Se dit aussi des lames cornées qui garnissent transversalement le palais de la baleine. — Assemblage de crins
qui tombe sur la partie postérieure des boulets du pied d'un cheval, et cache l'ergot. — Ornciiient de la largeur d'une étoie, que les prêtres et les diacres portent au bras gauche, lorsqu'ils ollicient : le fanon doit être de même étoffe que l'étole. On dit plus ordinairement Manipule, excepté en termes de Blason. — Pièce d'étolTc suspendue et déployée au bout d'une lance, d'une pique, pour servir de signe de ralliement. Dans cette acception, il est synonyme d'IvrENDAnn, de Bannière, mais n'est plus guère employé. — Au plur. Pendants de la mitre d'un évêque ou d'un archevêque. — Pendants d'une bannière. — »v Mar. Portions de toile qui pendent entre les cargues.
•FANONS s. m. pi. Chir. Sorte d'allelle, d'une forme particulière, qu'on employait autrefois dans les fractures de la jambe,' de la cuisse et du bras, pour maintenir les fra;;menls des os en contact. Les fanons étaient de petits coussins cylindriques formés d'une poignée de paille au milieu de laquelle on plaçait une planchette de bois Uexible, pour donner plus de solidité; on entourait ensuite la paille d'une bandelette fortement serrée. Auj. on remplace les fanons par des Attelles. — Faux fanon, pièce de linge qu'on pliait en plusieurs doubles et qu'on plaçait entre le fanon et le membre fracturé. Auj. on le remplace par de petits coussins remplis de halle d'avoine.
FANTABOSSE s. m. Argot. Fantassin. Jeu
de mots sur le mot sein.
•FANTAISIE ou, suivant l'étym., Phantaisie s. f. [l'an-tè-zi] (gr. phantâsia. vision). Imagination, faculté Imaginative de riioiiinie. N'est guère d'usage, en ce sens, que dans le didact. : la fantaisie est le réceptacie des images. Ce sens a vieilli. — Esprit, pensée, idée: avoir quelque chose dans la fantaisie. — Humeur, envie, désir, volonté : vivre à sa fantaisie. — Opinion, sentiment, goût : chacun en parle et en juge selon sa fantais'œ, à sa fantaisie. — Caprice, boutade, bizarrerie : il a fait cela par fantaisie et non par raison. — Robe, habit, etc., de fantaisie, robe, habit d'un goût nouveau et singulier. Objet de fantaisie, ou siinpl., fantaisie, toute chose qui est moins utile qu'elle n'est curieuse par sa nouveauté ou par sa bizarrerie. — Peint. Peindre de fantaisie, peindre sans avoir de modèle qu'on se propose d'imiter. — Tt;TE, portrait DE fantaisie, tête, portrait qui est de pure imagination. — Lillér. De fantaisie, s'emploie dans un sens analogue, mais plus général : les voyageurs rectiflcnt sur les licucs ce que les géographes ont souvent tracé de fantaisie dans leur cabinet. — Surtout en Peint. et Mus. Ouvrage où l'on suit plutôt les caprices de son imagination que les règles de l'art, mais sans abandonner tout à tait ces dernières : lies arabesques entremêlées de figures d'hommes et d'animaux, sont des fantaisies ; fantaisie pour piano. — w Argot milit. Faire FANTAISIE, ne pas être habillé à l'ordonnance.
FANTAISIEN s. m. Jargon. Nom donné au commis, chargé dans un magasin de la vente des articles de fantaisie.
FANTAISISTE adj. Se dit d'un écrivain, d'un peintre, etc., qui n'observe pas les règles admises et ne suit que son caprice : poète fantaisiste. — S'emploie aussi en parlant des œuvres : composition fantaisiste. — bubslanliv. Artiste ou littérateur fantaisiste.
FANTASCOPE s. m. (gr. phantasma, fantôme; skopeô, je vois). Phys. Appareil avec lequel on produit les effets de fantasmagorie.
FANTASIA s. f. [fan-ta-zi-a]. Divertissement de cavaliers militaires, en grande vogue chez les Arabes, qui ne manquent jamais de l'exécuter dans leurs réjouissances, à l'occasion d'un mariage, de la visite d'un haut person-