FANA
au service d'une maison : la famille d'un cardinal. — llist. nal. Assemblage de pliisieiii-s genres ou espèces qui ont un certain nombre de caractères cotnmuns : des naturalistes ont partagé les mammifères en quinze familles. — Chim. Classification des substances chimiques.
— Linguisl. Classification des langues : les philologues ont établi plusieurs grandes familles de langues. — Gramm. Réunion, collection des mots qui ont une même racine : goùler et déguster sont deux mots de laméme famille.
' FAMINE s. f. (lat. famés, faim). Disette générale dans une ville, dans une province, etc., de pain et des autres choses nécessaires à la nourriture : la famine est un des ji/hs grands fléaux qui puissent désoler un pays. — Crier famine, se plaindre hautomenl de la disette où l'on se trouve, ou que l'on craint.
Elle alla crier famine Chez la fourmi sa voisine.
La Fontaine.
— Crier famine sur un tas de blé, se plaindre comme si l'on manquait de tout, qiioiiju'nn soit dans l'abondance. — Prendre qlelqu'i:n par famine, lui retrancher le nécessaire pour l'obliger à faire ce qu'on exige de lui.
• FANAGE s. m. (rad. faiie). Action de faner l'herbe d'un pré fauché; salaire de ceux qui sont employés à ce travail : il faut attendre le beau temps pour le fanage de ce pré ; il en a coûté tant pour le fanage de ce pire. — Tout le feuillage d'une plante.
* FANAISON s. f. Temps de faner le foin : la pluie est nuisible pendant la fanaison.'
• FANAL s. m. (gr. phainô, je brille). Espèce de grosse lanterne dont on se sert sur les vaisseaux : sa rétde de France portait trois fanaux à sa poupe; le vaisseau amiral porte tous ses fanaux allumés la nuit, pour marquer la route au reste de l'année. — Feu qu'on allume durant la nuit sur des tours, à l'entrée des ports et le long des plages maritimes, pour indiquer aux bâtiments la route qu'ils doivent tenir. En ce sens, on dit plus ordinairement. Phare. — Fig. dans le style soutenu. Ce qui sert de guide, de lumière dans les arts, dans les sciences, etc. : ces grandes vérités, une fois découvertes, devinrent autant de fanaux, à l'aide desquels on se dirigea dans les recherches scientifiques.
FANARIùTES ou Phanariotes. Nom porté
parles Grues qui habitent le quartierFafîar ou Fhanar (fanal) de Constantinople. Ils descendent de ceux qui échappèrent à la furie des conquérants turcs, après la prise de Constantinople par Mohammed II (14;)3). Us sont riches et habiles, et possèdent une grande, iutluence politique.
* FANATIQUE adj. {la.L fanaticus ; iefanum, temple). Aliéné d'esprit, qui croit avoir des apparitions, des inspirations. Ne se dit guère qu'en fait de Religion : les illuminés, les trembleurs sont fan a tiques. — Qui est emporté par un zèle oui ré, et souvent cruel, pour une religion : les jeunes gens sont souvent plus fanatiques que les vieillards. — Par ext. Qui se passionne à l'excès pour un parti, pour une opinion, p)ur un auteur, etc. : être fanatique
d'une opimm, d'un auteur. — Se dit également des {.assions, des doctrines, etc. : zèle fanatique; dvinions fanatiques. — Substantiv. Personne fà.iatique : il y a des fanatiques dans toutes les religions.
* FANATISER v. a. Rendre fanatique pouT une religion, une secte, etc. : il les fanatisa par ses prédications furibondes. — »* Se fanatiser V. pr. Devenir fanatique : il s'est fanatisé de la musique italienne.
* FANATISME s. m. Illusion du fanatique, de celui qui se croit inspiré. — Zèle outré, et souvent cruel, pour une religion ; attachement opiniâtre et violent à un parti, à une opi-
FANF