‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 48 sur 568 · CHIT · texte numérisé non relu

CHIT

tren. Roux, Lisfranc, Larrey, Nélaton ont été supérieurs à tous les grands chirurgiens dont nous avons cité les noms dans le cours de cet article. En Angleterre, Abernethy, sir Astley Cooper, Liston et plusieurs autres, n'ont pas été moins célèbres. Parmi les perfectionnements apportés à l'art chirurgical, rappelons seulement les principaux : introduction de l'anesthésie; résection des os aux articulalions; conservation du périoste, d'où résulte le développement d'un nouvel os; amputation partielle du pied, comme il en a été donné l'exemple par Lisfranc, pour l'enlèvement du métatarse, et par Chopart, Symes, Malgaigne et Pirigoff, pour la désarticulation des os du tarse; amputation des jointures de l'épaule et de la hanche; ligature des artères immédiatement au point où elles se séparent du tronc ; ablation de tout ou partie de la mâchoire inférieure ou de la mâchoire supérieure, opérations pour le vélum palati ou \oule du palais, lorsque cette partie est fendue ou ditl'orme; ouverture, par section longitudinale, de passages pour l'air, en différents points, afin de prévenir l'asphyxie; guérison des plus formidables anévrismes, par la ligature de la carotide, de la sous-clavière, de l'axillaire et des iliaques interne et externe; guérison du strabisme et traitement généralement perfectionné de toutes les maladies de l'œil ; procédés de restauration, .lu moyen desquels le nez, la lèvre ou toute autre partie charnue peut être rétablie au moyen des lissus adjacents; traitement du bec-de-lièvre et du pied bot ; grand progrès dans le traitement des blessures par les armes à feu. — Les progrès réalisés par la science de la chirurgie sont aujourd'hui devenus tels que les opérations les plus compliquées et les plus dangereuses s'effectuent avec la plus grande facilité et sans résultats fâcheux pour les sujets opérés. La mortalité des opérés est devenue insignifiante.

* CHIRURGIEN s. m. Celui qui fait profession de la chirurgie, qui exerce la chirurgie. — Chirurgien-major, voy. Major.

* CHIRURGIQUEadj.Quiappartientà la chirurgie : opération chirurgique. On dit plus ordinairement chirurgical, aie.

CHIRVAN ou Schirvan, contrée du Caucase, aujourd'hui comprise dans le gouvernement russe de Bakou. (Voy. ce mot.)

CHISELHURST [tchissl-heursl] et non Chislehurst, village du comté de Kent (Angleterre), à 19 kil. de Londres; 5,400 hab. Nombreuses et riches villas, dans l'une desquelles (Comtrfeîî-Hoîise), où mourut Cambden en 1623, se réfugia, le 22 sept, 1870, l'ex-impératrice Eugénie avec l'ex-prince impérial. Napoléon 111, qui vint l'y rejoindre après la signature des préliminaires de la paix de 1871, y mourut le 9 janv. 1873. Ses restes reposent dans l'église de Chiselhurst. C'est à Cambden-House que les bonapartistes firent les manifestations du l,ï août 1873 et du 16 mars 1874, d'où vint qu'on les surnomma un moment les Chisrlhurstiens. L'eximpératrice quitta Cambden-House en 1876.

CHISEY ou Chizé, commune de l'arr. et à 23 kil. S.-O. de Melle (Deux-Sèvres), sur la rive gauche de la Boutonne ; 800 hab. — Du Guesclin y remporta, en mars 1373, une victoire qui assura la possession du Poitou.

CHISWICK [tchiz'-ik), faubourg de Londres (Angleterre), à 8 kil. 0. de Hyde Park corner, sur la rive gauche de la Tamise ; 8,700 hab. Belles villas; jardins de la Société d'horticulture de Londres.

CHITORE [tchi-tô-re] ou Chittorgurh, ville de l'Inde anglaise, autrefois capitale du rajah d'Odeypoor, sur la Beruch ou Beris, a ;>;> kil. IS.-O. de NeemuUh, Elle renferme trois grand»

CHIU

temples et le pilier de la Victoire, haut de d-ii pieds, qui fui érigé en 14:!9, pour célébrer la victoire de Rana Khumbo sur les armées combinées de Maiwat et de Guzarate. Lat.(au l'urli, 13'> 13' 5" N. Long.

CHITTAGONG ou Chittagaon. I. District de l'Inde anglaise, province de Bengale, sur la baie de Bengale , 7,:iUU kil. carr.; un million d'bab. Territoire montagneux , très boise; principale rivieio, le Cliiltagong, affluent de la baie de Bengale. Exportation de bois de coiistuiction, de sel et d'elépbants.— ll.Ca- ^Eel pitale de ce district, " sui le fleuve du même nom, à 340 kil E. de Calcutta.

On l'appelle quelquel'ois Islamabad.

CHITTELDROOGdu

L,hitradurg, ville de 1 Inde anglaise, province de Mysore, capitale du district du même nom, à irlO kil. O.-N.-O. de Madras, sur un rocher élevé; présente l'un des plus beaux spécimens des forlilications dans l'Hindoustan méridional. 6,00U hab.

• CHIURE s. f. Excréments que font les mouches ; ;;iiVow- couvert de chiures de mouches.

CHIUSA s. f. [kiou'-za], mot italien qui désigne un passage étroit dans les montagnes, et qui est devenu le nom de |ilusieurs localités italiennes : San-MichiUc dcllu ChitiS'i, abbaye de bénédiclins, sur le mont Pircliiriano, près du village nommé La Chiusn, à environ 18 kil. N.-E. de Turin; Chiusa di Pesio, ville de 7,136 hab., sur le Pesio, à 37 kil. S.-l-:. de Caneo; et C/uusii Srk/'ani, ville de7,(J00hab.,aiJ0kil.S.-O.dePalernieiSicile).

CHIUSI [kiou'-zi], Camars des Etrusques, et Chisium, des Romains, ville d'Italie, à 60 kil. de Sienne, sur une colline qui domine la vallée de la Chiana ; 5,017 hab. Elle tut la capilale

Cllitore.

Pilier de la Victoire

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CHIVASSO [ki-vâs'-sol, ville d'Italie, sur le

Pu, a 2'J kil. N.-E. de Turin ; 9,623 hab. Elle était autrefois considérée comme la clef du Piémont; mais les Français détruisirent ses l'ortilicalions en 18(14. Commerce de grains, de bélail et de fameuses lamproies.

CHLADNI (Ernst-Florens-Friedrich) [khlâd'iiij , physicien alleniaïul, né à Wittenberg en i7!)6, mort en IS"27. Il se voua à l'étude de l'acoustique, particulièrement dans ses rapports avec la théorie de la musique, et fit des découvertes d'une grande valeur, telles que l'elle de la vélocité du son dans dilférents milieux, celle des vilirations des lames solides, la manière de rendre visibles les ondes sonores. Il a traduit lui-même eu français son Traité d'acoustique, Paris, 180!). 11 a publié, entre autres ouvrages, un Traité sur les météores ignés, Vienne, 181!).

* CHLAMYDE s. f. [kla-] (gr. chlamus, chlamudos). Espèce de manteau court et léger des anciens, retroussé sur l'épaule droite: tachlamyde était le vêlement de cheval des jcujies Atliénicns ; quelques jxitrieiens romains la portèrent aussi, mais par exception. (Acad.)

CHLAMYPHORE ou Chlamydophore s. m.

|kla-nii-l'o-re] (gr. chlamus. chlannidos, chlaniyde ; phoros, qui porte). Mamm. Petit quadrupède, natif du Chili, et qui forme un genre

CHLO

Chiusi.

du roi Porsena. Au xis siècle, la vallée s'étant couverte de marais pestilentiels, elle se dépeupla. La salubrité de ses environs a été rétablie par des travaux terminés en ■1823. {Voy. Clusium).

r.hlaniypliore.

particulier entre les édentés et les insectivores. Les indigènes le nomment piehici'njo. Il vit sous terre, comme notre laupe, et se nourrit de vers et d'autres insectes. Ses yeux sont extrêmement petits.

CHLOÉ [klo-é]. Antiq. Surnom deCérès, chez les Athéniens.

CHLOPICKI (Jozeph) [khlo-pitss'-ki], général polonais (I';7i-I8)i4). Il combattit avec distinction sous Kosciuszko (1794), sous Dombrowski en Italie, à Eylau et à Friedland (1807), en Espagne (180S-'I1), et dans la campagne contre la Russie Tl 81 2). Quand Alexandre de Russie prit le titre de roi de Pologne, Clilopicki entra dans la nouvelle armée polonaise avec le grade de général de division ; mais le caractère sauvage de son commandant en chef, le grand-duc Constantin, l'irrita profondément. Après la nuit du 30 nov. 1830, qui chassa Constantin de Varsovie, Chlopicki accepta avec beaucoup d'hésitation la dictature (5 déc). Ses temporisations, sa circonspection, ses négociations avec Nicolas, le rendirent bien vite impopulaire, et le "23, janv. 1831 il se démit de son commandement ; mais il combattit avec le plus grand courage jusqu'au 2o février. Une double blessure le força alors à se retirer de la lutte et il vécut ensuite à Cracovie.

CHLORACÉTISATION s. f.Moyen de produire une aneslhésie locale, i'i l'aide d'acide acétique cristallisable et de cliloroforine.

CHLORACÉTIQUE adj. Se dit d'un acide composé de chlore et d'acide acétique.

CHLORACIDE s. m. Acide de chlore.

CHLORAL s. m. [klo-ral] (de la première syllabe do chacun des mots chlore et alcool).

Composé chimique produit par la réaction du chlore sur un excès d'alcool absolu. Ou l'a appelé aussi trichlorméthyle, hydrocarbone oxyde, trichloraldéhyde, etc. Lièbig l'obtint pour la première fois en 1831 ; mais le monde savant doit à Dumas la connaissance de sa constitution. Ses propriétés anesthésiques et hypnotiques furent découvertes par Otto Liebreich et firent le sujet d'un rapport à l'Académie des sciences (16 août 1869). On l'obtient en faisant passer un courant de chlore desséché dans l'alcool absolu. On peut aussi le préparer par l'action directe du chlore sur l'aldéhyde, sur le sucre ou sur l'amidon. La réaction est représentée par la fcu-inule C^ H* 0 -f S CI = C» H Cl» 0 -f S H Cl. C'est un liquide huileux, incolore et limpide; gravi lé spécifique, 1-302 ; point d'ébullition, 9'i° C. Il dissout le phosphore, le soufre, le brome et l'iode; il se combine directement avec l'eau pour former un hydrate qui cristallise à 48" C. (j'est sous cette forme hydratée qu'il fut étudié comme anesthésique et hypnotique [lar Otto Liebreich. En présence des alcalis, le chloral hydraté se décompose en chloroforme et en acide formique. Ce dernier s'unit à l'alcali. Liebreich suppose que cette décomposition a lieu dans le sang, et que le chloroforme qui se dégage ainsi agit de la manière ordinaire. La dose moyenne est de 1o à 30 grains. Plus de 30 grains produisent quelquefois des symptômes alarmants. Sagement administré, le chloral amène le sommeil, diminue la sensibilité et l'irritation, détend l'action spasmodique et contracte les artérioles du système. Employé sans discernement, il retarde les pulsations, altère les globules du sang, abaisse la température du corps, prodiiil l'anesthésie, le relâchement musculaire et la mort. Le sirop de chloral a été préconise contre le mal de mer.

■ CHLORATE s. m. [kio-]. Chim. Sel monobasique résultant de la combinaison de l'acide chlorique avec une base. La formule générale des chlorates est M Cl 0'. Ils sont solubles dans l'eau et sont transformés par la chaleur en oxygène et en un chlorure métallique. Le seul chlorate important est le chlorate de potasse, dont la composition, analogue à celle de l'acide chlorique (H Cl 0^), en diffère seulement par la substitution d'un équivalent d'hydrogène à. un de potassium. C'est un puissant agent d'oxydation : ou l'emploie dans la fabrication des allumettes dites lucil'er, des capsules à percussion, des feux d'ariilice, ainsi que pour augmenter l'inlensité des couleurs dans l'impression sur cotonnades et comme une source d'oxygène, dans les laboratoires. En médecine, c'est un excellent médicament dans le traitement du scorbut, du rhumatisme, des maladies pseudo-membraneuses, du croup, de la diphtérie et de la fièvre scarlatine, et comme prophylactique dans la salivation mercurielle : de 2 à 6 gr. par jour en potion; 15 gr. pour 250 gr. d'eau en gargarisme. On ne doit pas le donner eu même temps que l'iodure de potassium qui le rendrait toxique.

* CHLORE s. m. [klo-] (gr. chlôros, verdâtre). Chim. Substance simple, gazeuse, d'un jaune verdâtre, et d'une odeur sulfocante et acre. Le chlore, découvert par Scheele en 1774, fut d'abord nommé air acide marin déphlogistiqué, puis acide muriatique oxydé. Gay- Lussac et Thénard en 1801) reconnurent les premiers que c'est un corps simple, et sir Humphry Davy lui donna son nom actuel.

Il est très abondamment disséminé sur la terre, en combinaison avec le sodium dans les eaux de la mer, dans certains minerais de cuivre, de potassium, d'argent (argent corné), de mercure (calomel natif) et en moindre quantité dans d'autres minéraux et dans des gaz volcaniques. Pour l'usage du laboratoire, on peut convenablement le prépa-

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rer en chauffant dans une cornue un mélange de 10 pailles en poids de sel commun, 8 parties de liioxyde de manganèse el24 parties d'acide sulfiH'ique , dilués dans 12 parties d'eau. On le tire ordinairement en grand de l'acide hydroclilorique. Gravité spécifique coniparèe à celle de l'air : 2-44; il est 36 fois plus lourd que l'hydrogène. Symhole : Cl. Sous la pression de 4 atmosphères, il peut être condensé en un liquide jaune et limpide d'une gravité spécilique de 1-33. L'eau à. + i'ô" C, absorbe deux fois son volume de chlore gazeux, et lorsqu'on l'expose ensuite a;; froid, ilse forfne des cristaux d'hydrate de chlore. Une feuille de papier saturée de térébenthine s'entlamme avec explosion quand on la plonge dans un i bocal contenant du chlore gazeux) et l'affinité : de ce corps pour l'hydrogène est si puissante, que si ces deux gaz sont mélangés dans l'obscurité et ensuite exposés aux rayons solaires, ils s'unissent avec violente explosion. Les propriétés décolorantes du chlore furent ' étudiées da bonne heure parBerthollet, Mac- ! kintosch et Tennant. C'est l'un des agents les plus efficaces de la décomposition des vapeurs i et des gaz putrides et délétères, ce qui faill qu'on l'emploie beaucoup comme désinfectant. Quand on le respire, il produit instan-' j tanément une vive irritation dans les trachées et peut occasionner des désordres susceptibles de causer la mort. Ses composés binaires sont appelés chlorures.

CHLORÉ. ÉE adj. Qui contient du chlore.

CHLOREUX adj. m. Se dit d'un acide formé

par II- l'Iiliji lire et l'hydrogène.

* CHLORHYDRATE s. m. Cbim. Sel formé par la combinaison de l'acide chloriiydrique avec une base. On dit aussi Hydrochloiiate. — Chlorhydrate d'ammoniaque, vûv. Ammoniac [sel].

* CHLORHYDRIQUE adj. [klo-], {de More; et dugr./««/(Jr,eau).Cliiin.Seditd'un acide gazeux composé d'un équivalent de chlore et d'un équivalent d'hydrogène (H CI.), de proportion combinante 30-o, longtemps connu par sa solution aqueuse, sous les noms d'acide mui'iatique, de sel marin, d'esprit de sel, parce qu'on le tirait de l'eau de mer. On l'appelle souvent aujourd'hui acide hydrochloi'ique. Priestley l'obtint le premier sous forme de gaz en l'ï'îi; Giiy-Lussac, Thénard et Davy montrèrent qu'il consiste en volumes égaux de chlore et d'hydrogène et qu'il occupe le même espace que les gaz qui l'ont produit. Ses éléments mélangéseiisemblesecombinent lentement par l'action de la lumière; et instantanément, avec une explosion, si on les expose aux rayons directs du soleil ou si on fait passer une étincelle électrique dans le mélange ou si l'on met en contact avec lui une bougie allumée. On l'obtient à l'état gazeux en Versant do l'acide sulfurique concentré sur du sel commun placé dans une cornue; on le recueilli; sur du mercure. La réaction est Na Cl -f 11^ SO' = H Cl -f N'a HSO*. Sous une pression de 40 atmosphères k -+- 10" C, cet acide se condense eu un liquide d'une gravité spécifique de i-il; ce liquide dissout le bitume. La densité du gaz est 1269-5, celle de r.iir étant 1,000. Telle est son affinité pour l'eaii que l'on ne peut le conserver que dans des bocaujt sur du mercure. L'eau k -^ 4» C. absorbe de cet ftcide gazeux, un poids à peu près égal au sien, o'est-à-diie un volume 48u fois supérieur au sien ; et alors le volume do l'eau augmente d'environ un tiers cl sa densité devient 1-2109; elle contient alors 43 p. 100 d'acide. L'acide chloriiydrique est très employé duns les arts. C'est lui qui fournit le chlore du chlorure de chaux et du sel ammoniac. Lu médecine en fait un grand usage sous diverses formes, soit seul, Bolt en combinaison. Très étendu d'cuu (2 gr. par litre), il sert à la préparation de boissons acl--

dules excitantes et de gargarismes conli'c l'angine coucnnense. On le mélange avec du miel pour cautériser les surfaces couonneuses dans le muguet, la gangrène, les angines, etc.

CflLORION s. m. [klo-] (gr. chlâros, verdâtre). Entom. Genre d'hyménoptères, comprenant deux espèces, qui habitent les pays chauds des deux hémisphères. La piqiire du chlorion comprimé, de l'Ile de France, est assez dangereuse.

* CHLORIQUE adj. Chim.Seditd'utl acide formé de chlore et d'oxygène. Cl 0^ — Se dit d'un éther obtenu en mettant une mesure de chloroforme dans 8 ou 9 mesures de fort alcool. L'éther chlorique est aussi appelé liqueur hollandaise, bichlorure d'éthylène ou esprit de chloroforme.

CHLORÎS [klo-riss]. Ant, gr. Déesse des fleurs, la même que Flore. Elle était fille d'Amphion et de Niobée, épouse de ISélée et' mère de Nestor. Elle fut tuée à coups de flèche par .Apollon et Diane. — Bouquet a cHLORis [bou-ké-ta-klo-riss], voy. Bouquet.

CHLORITE s. m. [klo-]. Chim. Combinaison de l'acide cliioreux avec une base. Les chloriles sont décolorants, mais on leur préfère les hypochlorites, beaucoup plus actifs. Le chlorite de chaiia} porte, dans le commerce, le nom de chlorure de chaux ; le c/t/oî'Jie de potasse est connu sous le nom d'eau de javelle; le chloiite de soude sous celui de liqueur de Labarraque.

* CHLOROFORME s. m. [klo-] (de chlore et foriiiij). ChiiJi. Substance liquide transparente, incolore, oléagineuse, volatile, aromatique, qu'on obtient en distillant de l'alcool avec du chlorure de chaux en solution dans l'eau et qui jouit de propriétés anesthésiques très remarquables. Le chloroformejouit d'une grande puissance de réfraction; son odeur est forte et agréable ; sa saveur est douce et péné- Iranle. L'éther et l'alcool le dissolvent dans de grandes proportions; mais il est moins sokible dans l'eau. Quand il est liquide, sa gravité spéciluiuo est 4-497 ; k l'étal de vapeur, 42. Point d ibullition -|- 61" C. Il reste solide à — l.'i", mais il peut être rendu solide par une soudaine évaporation. — Le chloroforme fut découvert par noire coiii[)alriote Soubeiran en 1S31, et par Liébig en KS:i2 ; sa composition fut déterminée par Dumas en 1834. Les premières expéi'iences sur ses propriétés anesthésiques sont dues k Jacob Bell, de Londres, et k Simpson, d'Edimbourg( 1847). Dumas, qui le considérait comme un anhydride formique, dans lequel tout l'oxygène est remplacé par sa quantité équivalente de chlore, lui donna son nom actuel, car on l'appelait alors trichlorméthane, chlorure de"*métliyle bichlorcux, ou perchlorure de formyle. On le considère aujouid'hui comme un étiier métliyliqufi, dans lequel deux atomes d'hydrogène, sont remplacés par doux atomes de (dilore, et sa formule est CH CI'. On peut l'obtenir par l'action de l'hypoclilorite de chaux sur de nombreuses substances organiques, comme l'alcool devin, l'alcool de bois, l'acétone, les sels des acétates, les huiles volatiles, l'acide acétique, l'acide tartrique, l'acide formique, l'acide oxalique, etc.; mais la seule méthode pratique pour sa production sur une largo échelle consiste k distiller de l'alcool sur du chlorure de chaux. Le chloroforme est un agent anesthésique bien supérieur k l'éther. — Dose: de 2 k 8 grammes, inhalé pendant 1 k 5 minutes, sans qu'il y ait besoin d'un appareil particulier. On se sert d'un moui.-lioir jilié convenablement on mieux d'une éponge eu cliani|iignon, sur la [lartie concave de l.iipiellc on le répand, et que l'on promène deviinl la bouche et le nez du malade. On augmente ou entretient l'ellet suivant que l'on rapproche plus ou moins Pépoiige de la bouche. 11 faut avoir soin rie, sur-

veiller l'état du pouls et de donner de l'nir quand il devient insensible. Sans ces précautions, on pourrait pousser l'éthérisation trop loin et n'avoir affaire qu'kun cadavre. — On l'emploie aussi k l'extérieur comme sédatif, contre les douleurs névralgiques; on le mélange avec le baume tranquille ou avec un autre calmant, en ayant soin de le dissoudre auparavant duns 8 parties d'alcool. A l'intérieur, on potion, comme ai^tispasmodique et contre la coqueluche; en inhalalionssoutenues contre l'éclampsie.

CHLOROFOHMATION s. f. Action de chlorof(u-iiier. — On disait autrefois chloro/'oriitisatlon (du verbe chloroformiser, qui est repoussé par l'Académie).

* CHLOROFORMER v. a. [klo-]. Soumettre à n du chloroforme. On ne doit i

pas dire

l'actio

w CHLOROFORMISER

CHLOROMÉTHYLE s. m. [klo-] (de chlore et mélhyk). Ch\m. Bichlorure de méthylène, produit en exposant aux rayons solaiies, dans un globe de verre, du chlore et du chlorure gazeux de méthyle. C'est un liquide incolore, d'une odeur analogue k celle du chloroforme. Gravité spécifique : 1-344. Point d'ébullition -f 310 C. Formule G'^ II* Cl^. Il se mélange rapidement avec l'éther absolu; et son mélange se volatilise uniformément. Inhalé, c'est un agent anesthésique dont l'emploi offre moins de dangers que celui du chloroforme; il produit l'insensibilité sans excitation préalable, et son eff'et se continue pendant plus longtemps que celui des autres anesthésiques.

CHLOROMÉTHYLIQUE adj. Chim. Se dit du

compiisé du chlore et de l'éther méthylique.

CHLOROMÉTRE s. m. [klo-] (de chlore, et du gr. mciroii, mesure). Chim Inslrunlont qui sert a déterminer la quantité de chlore dissous dans un liquide.

CHLOROMÉTRIE s. f. (rad. chlorométre ) .

Chiiii. Delerniination de la quantité de chlore tenue en dissolution dans un liquide. — Particulièrement. Procédé employé |iour estimer la valeur commerciale du idilorure de chaux. La méthode commode de Graliam repose sur la détermination de laquantité de sel ferreux qu'un poids donné de chlorure de chaux, mis en présence d'unexcès d'acide, peut convertir en sel ferrique.

CHLOROMICHYLIQUE adj. Chim. Se dit d'un ai'ide produit par la distillation de l'urine. 110 -f C" IP 0'3 CI. L'acide chloromichylique est soluhle dans l'eau bouillante.

CHLOROMYS s. m. [klo-ro-miss](gr. chlôros, verdàlie ; iims. rat). Synon. d'AuouTi.

CHLOROPHYLLES, f. [klo-ro-fi-le] (gr. chlôros, verdâtre; phuUon, feuille). Bol. Sunstance qui donne Ict couleur verte aux feuilles et aux parties herbacées des végétaux. On sépare la chlorophylle au moyen de l'éther ou de l'a'lcool. — Chluropic. (V. S.)

* CHLOROSE s. f. [klo-rô-ze](gr. chlôros, verdâtrej. l'athol. Maladie qui allécte |iarticulièiement les jeunes filles k l'époque de la puberté et qui est due k l'appauvrissement du sang, k la diminution des ghibiiles sanguins et de la proportion du fer qu'ils contiennent. Celte espèce d'anémie appelée aussi ;j(î/es couleurs ou chloro-anémie, est caractérisée par une grande pâleur, un état de faiblesse générale et des troubles dans la digestion, dans la circulation cl dans la menstrualimi. Un tempérament lymphatique, une constitution faible, une habilation humide, des aliments peu nourrissants, l'abus des boissons aqueuses, des bains chauds, une vie sédentaire, le sijjour de la ville, des habitudes de mollesse, sont autantde causes prédis|i()s,-inles. Des contrariétés, la jalousie, des passions tristes, des perles abondantes, l'absence ou la difficulté de la menstruation sont lescftusès

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diHnrminaïUes. La inaliidc devient d'un jiiiine ploiiiliB, ses lèvres et ses paupières se décolorent, son visage est bouffi; au moindre exercice elle est essoufflée, l'appélitse perd ou deviiMil dépravé; le flux menslruol est pe.u aboudant et décoloré; enfin, les artères carotides et sous-clavièi'es rendent une vibration sonore appelée bruit de souffle, bruit du diable ou chant des artères. Le régime a la plus glande influence sur la terminaison de cette maladie ; onitreconimande une alimentation substantielle, l'usage de bons vins, l'exercice en pleinair, surtout à la campagne, les bains de mer ou do rivière, de courte durée; les amers et surtout le fer sous dill'érentes formes : limaille, t;irtrate ferrico-polassi([ue,lactatcde fer, réduitpar l'hydrogène, pillulesde Vallet, etc. Eloigner les causes qui entretiennent cet étal, telles qu'un logement insalubre, une occupation sédentaire, la tristesse, etc. Enfin, quand c'est possible, donner aux (dilorotiques les eaux minérales de Bussang, do Eurges, d'Orezza, de Ueyrieux, de la Baiiche, doMontmirad, de la IVIalou, de Cransac, de Charbonnière, de Sermaise, etc.

* CHLOROTIQUE adj. [klo-] Méd. Qui est affecti- lie chlorose; qui a|q.iartientà lachlorosc: feiHine rldorotiquc ; symiilomes dilorotiques.

CHLORûZONEs. m.[klo-](deo/ito-e cto;o))e).

Nouveau iir'snifcclant préconisé en 18^3.

•CHLORURE s. m. [klo-] Chim. Combinaison du chlore et d'une substance simple, autre que l'oxygène et l'Iiydrogène. — Un appelle ohloi'wes décolonmls ceux que l'on obtient en faisant passer un courant de chlore gazeux au sein d'un alcali : tels sont les chlorures de chaux, de soude, de potasse, etc. — Chlouure d'aluminium, .\H Cl'', solide, ordinairement coloré en jaune. Le chlorure d'aluminium hydraté (AIMJl'-f lî HO) estantiseplique et désinfecliint. — Le chlorure double d'aluminium et de sodium est très employé dans la fabrication de raluminium. — Chlorure d'.vmmonium (voy. chlorhydrate d'ammoriiaquc). — Chlorures d'antimoine. 1° Percldorurc, Sb- Cl^ liquide très volatil, répandant dans l'air des fumées blanches et sull'ocantes. 2" Prolochlorure ou beurre d'antimoine, Sb^ Cf, blanc grisâtre, sirupeux; ou cristallin quand il est anhydre. Caustique violent pour cautériser les plaies ou lesmorsures d'animaux venimeux ou enragés, la pustule maligne. Il faut préférer le chlorure liquide. On l'applique au moyen d'un pinceau, après avoir soigneusement étanché le sang, qui le décompose. — Chlorure d'argent ou argent chloruré, (voy. Argent). — Chlorure d'azote, liquide jaune, oléagineux exlrèmementdétonant. Découvert par Dulong qui fut deux fois blessé en l'étudiant, — Chlorure de baryum (voy. Baryum). — Chlorure de bismuth, Bi^ Ci^, poudre blanche, fusible. — Chlorure de calcium, Ca Cl, autrefois phosphore de tlomberg ou muriate de chauJt fondu, sel lamelleux, demi-transparent, soluhle, employé pour dessécher des gaz, rectifier l'acoul, ou produire des froids arliliciels. — Chlorures de carbone. On les obtient en faisant agir le chlore sur un carbone d'hydrogène. Le chlore remplace successivement 1, 2, 3... molécules d'hydrogène. — Chlorure de chaux, composéobtonu en saturant ,dè chlore la chaux éteinte. C'est une poudre blanche répandant l'odeur du ohlore et employée comme désinfectant dans les liô|ntaux, les lieux d'aisances et les égouts. Ce composé fut d'abord préparé par Tennant, de (ilasgow, pendant des expériences sur les meilleures applications du chlore au blanchiment. Sa con<tilution chimique précise a été un sujet de controverse. Freseiiius le regarde comme uucmixliirc de chlui'uro decalciuni, CaCl, et d bypochlorile de calcium, Ca OCL ou CaCLO-; et celte opinion a été adoptée |iar Wagner et plusieurs autres; mais seulement quand il s'agit d'un produit sec et

cni.0

chimiquement pup, comme il n'en existe pas dans le commerce. Pour la déterminati(m de la quantité utile de chlore d.ins une quantité donnée de chlorure de chaux (voy. Culorométrie). Ce clilorureserta pi'éparer l'eau chlorurée. — Chlorures d'éïain. i" Prolochlorure ou sel d'étuin Sn Cl, d'un blanc grisâtre, li cassure résineuse, fusible cl volatil; obtenu en cbaull'antle protoçhlorure de mercure avec l'étain. On l'emploie cmiime mordant et comme rongeant dans la teinture. 2" Bichlorure, Sn Cl^ ou Liqueur fumante de Libuvius, liquide, incolore, d'une odeur sull'ooanto, très volatil et fumant ii l'air; employé également comme mordant. — Cni.oRUiiES de fer. 1° Protochlortire, Fe, CI, en cristaux incolores.

— 2° Pcrchlorure, Fe^, CI'', préconisé en médecine comme hémostatique ou comme agent modificateur dans lo pansement des plaies rebelles. — Pharm. Chlorure de fer etd'amuo- NiAQUE, contre laolilorose, les scrofules. Dose : de 1 à.^ décigrammes.— Chloruresdemercurb. 1° Protochlorure, c'est le calomel. 2° Dentocldorure ou sublimé corrosif, acre, caustique, pesant, volatil, soluhle dans 1 eau, l'alcool et l'éthor. Antisyphilitique employé sous toutes les formes, en pilules, soluté,' injections, etc.

— Dose : de 3 à iio milligrammes (1/16 à I grain). C'est un poison très énergique, dont on combat les ell'ets en prenant du blanc d'œuf délayé dans de l'eau froide. — Chlorures d'or. 1° Pro(oc/t/o)'!(rc, d'un jaune pâle, soluhle dans l'eau, obtenu en chauffant le perohiorurc entre âOO et 230". 2° Pcrchlorure, Au'^ CP, obtenu en évaporant le résultat de la dissolution de l'or dans l'eau régale. Se présenle sous la forme d'aiguilles prismatiques soliibles dans l'eau, l'alcool et l'éther. On le donne avec succès à la dose de 2 à !> et 10 milligr. dans la scrofule, les dartres et la syphilis. — Chlorure d'or acide [Caustique de Récamier).

chlorure d'or, 5 centigr. | Eau ri^gale, 30 gr.

Caustiqui: assea énergique.

— Lorsqu'on a dissous le chlorure d"or dans l'éther et si l'on agite, au contact de la lumière, la dissolution, appelée autrefois or potable, il SB forme deux couchesdansla liqueur : l'inférieure est une eau chargée d'acide chlorhydnque; la supérieure, d'un beau jaune, contient de l'éther et de l'eau. — Chlorure d'or et de sodium (Sel de Chrcstien) antisyphilitique. Dose : '1,2, 3centigT, et plus progressivement, mêlé à un peu de poudredelycopode ou de sucre, en frictions sur la langue ou les gencives. — Chlorures de platine. 1° Protochlolure, PtCl, d'un ve't olivâtre, pulvérulcnl, insoluble dans l'eau, obtenu en maintenant le pcrchlorure à iiOO" jusiju'à ce que tout dégaiioment de chlore ait cessé. 2° Pcrchlorure, PtCI-, produit de l'action de l'eaurégalesur le platine métallique, esld'un rouge brunàl'éliit solide ou en dissolution concentrée; sa disHolution étendue est d'un jaune orange. On l'emidoie pour faire une encre indélébile qui sert à marquer le linge. — Chlorure de potassium, K Cl, solide, cristallisant en cubes, soluhle, amer; peut remplacer le sel marin.

— Chlorure de sodium (voy. Sel marin). — Ghlohurjî desoude ou Liqueur de Labarraque, liquide obtenu en dissolvant d'une part 100 gr. de chlorure de chau.x sec dans trois litres d'eau; d'autre part, 200 gr. de carbonate de soude dans un litre et demi d'eau, et ep mélangeant les deux dissolutions. C'est le chlorure d'oxyde le plus employé : à l'iulérieur contre la fièvre typhoïde, 20 à 30 goultes étendues d'eau; surtout à l'extérieur, en lotion», cnuq-iresses, injections, gargarismos, contre les plaies do mauvaise nature, la salivation mercurielle, étendu de cinq ou huit fois son poids d'eau. Bon désinfectant.

— Chlorures de soufre. 1» Birhlorurc, Cl S, liquide rouge foncé, très volatil ; 2° protochlorure. Cl S-, liquide jaune rougeâtre, d'une odeur désagréable. — Chlorure de zinc, caus-

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