‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 481 sur 568 · BOILEAU · texte numérisé non relu

BOILEAU

— Mannequin de bois ou de paille, contre lequel on court avec une lance, poursexenei : rompre contre le faquin, au faquin. (Voy. Quintan.)

' FAQUINERIE s. f Farn. Action de faquin.

*FAQUIR s. m,[fa-kir] (ar. fakir, homme pauvre). Espèce de dervis ou religieux iiiaiionietan, qui court le pays en vivant d'aumônes. Les faquirs forment, dans les Indes orientales, un ordre religieux mendiant, à peu près semblable aux derviches de Perse et de Turquie. Les faquirs font vœu de pauvreté. Ils portent une robe déchirée, n'ont aucune demeure fixe, et veillent pendant la nuit ; ils se contentent partout des places les plus infimes et les cèdent même à ceux qui les veulent. A leur mort, ils ne laissent aucun héritage. Les faquirs musulmans et indous de l'Inde sont au nombre de plus de 1,000,000. Plusieurs d'entre eux vivent isolés, vont entièrenunt nus et couchent sur le sol. D'autres se réunissent en compagnies, sous la direction d'un chef, qui se distingue par ses vêtements plus pauvres que ceux des autres et qui a une longue chaîne attachée à l'une de ses jambes. Lorsqu'il prie, il secoue sa chaîne, et la multitude embra.sse ses jiieds et écoute ses conseils et ses préceptes. Il a des formules pour la guérison des paralytiques et des femmes stériles. Les faquirs s'administrent souvent eux-mêmes de rudes corrections.

FARAD s. m. (abréviation de Faraday].

Phys. Dans le système C. G. S., unité de capai'ité électrique, dans laquelle un coulomb donne un voit.

FARA DA SE loc. ital. qui signifie : faire par soi-même. Expvession empruntée au paili italien, qui, en 1849, repoussa le secours de

la France, prétendant que l'Italie était assez forte pour se délivrer elle-même; la devise de ce parti était : u Italia fara da se ». Cette locution a pris, dans la langue française, un sens ironique, lorsqu'on parle de quelqu'un qui se vante à tort de faire une chose à lui seul.

FARADAY (Michael) , [far'-é-dè], illustre chimiste et physicien anglais, né en 1791, mort le 26 août 1867. Fils d'un pauvre forgeron, il entra, jeune encore, en apprentissage chez un relieur de Londres. Quelques ouvrages scientifiques, qu'il lisait dans ses moments perdus, développèrent en lui une vocation qui devait l'illustrer. Un ami de son patron lui ayant procuré le moyen d'assister à quatre conférences d'Humphry Davy, il envoya à ce célèbre professeur les notes qu'il avait prises pendant ses leçons. Davy, vivement intéressé, le prit à son service," en qualité d'aide au laboratoire de l'Institut royal (1813). Pendant plusieurs années. Faraday essaya d'attirer l'attention par des conférences et par la publication de divers mémoires. Marié en 1821 , il entra presque aussitôt dans l'Eglise sandemanienne. Cette année même, ses expériences sur l'électro-magnétisme conduisirent à la découverte des ell'ets d'un fil en circuit voltaique autour d'un aimant et de ceux d'un aimant entouré d'un fil. Il commença en 'I8'22 ses recherches sur la liquéfaction des gaz et des vapeurs ; il réduisit a. l'état liquide, au moyen de la pression, le chlore et plusieurs autres gaz. En ISia, il s'occupa, avec John Herschel etDollond, du perfectii)iiiienieiit de la fabrication des verres destinés à l'oplique. Deux ans plus lard, il publia sus Chemical maniindations. En 1831 commença la longue série de recherches et d'expériences sur l'induction des courants électriques et sur le développement de l'électricité par le magnétisme. Ces travaux le font considérer comme le créateur de la science magnéto-électrique. Il s'occupa ensuite de la décomposition électro-cbiniique (1833), de l'électricité développée par le frottement (1837), de la conservation delà force, de la lumière électrique pour l'usage des phares (l836-'38). 11 démon Ira en 1842 que la production de l'électricité par la vapeur est due au frottement. En novembre 184o, il rendit publique sa brillante découverte sur la polarisation de la lumière ; et, un mois plus tard, il établit, dans son ouvrage intitulé : Magnelic condition of ail matter, que la chaleur, la lumière et l'électricité sont les manifestations diverses d'une seule et même force naturelle. Il s'occupa ensuite, jusqu'en 1831, de la condition magnétique des gaz, découvrant, entre autres faits, que l'oxygène est très magnétique. Il était adversaire de la théorie atoinislique. Ses belles découvertes n'enrichirent que la science ; l'illustre explorateur scientifique, resté dans la gêne, vivait péniblement d'une pension de 2,300 fr., que lui servait l'Institut royal. La reine lui donna une résidence à Hampton Court en 18bS.

FARADISATIONs. f. [-za-si-on] (de Faraday). Electricité par induction, appliquée à la thérapeutique.

* FARANDOLE s. f. (gr. phalanx, phalange; doulos, esclave ; troupe d'individus attachés les uns aux autres). Sorte de danse provençale, de course cadencée, que plusieurs personnes exécutent en se tenant par la main. La farandole ou farandoulo, bruyante expression de la vivacité méridionale, témoignage irrécusable de l'origine phocéenne des Marseillais, était, il y a peu d'années, le divertissement obligé de toutes les fêtes et de toutes les réjouissances publiques en Provence. Elle se compose d'une longue chaîne de personnes des deux sexes et de tout âge; celle qui se trouve à la tête fait de brusques

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