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neuf fois conseiller des Etats suisses et fut député au grand conseil de 1842 à 1874.
* PÉAGE s. m. Jurispr. féod. Contrat d'inféodation; tenure en fief: un féage noble était un héritage tenu en fief.
' FÉAL, ALE, AUX adj. (lat. fidelis). Loyal, fidèle. Vieux mot qui était usité dansles lettres royaux: ànosamés et féaux... — (]'est mon FÉAL, SON FÉAL, c'est mon fidèle ami, son fidèle ami, mon intime, son intime.
FEAR (Cap), pointe méridionale de l'île Smilh, près de l'embouchure de la rivière du cap Fear. Lat. N. 33° 48'; long. 0. 80° M'.
FEAR (RiviÈuE DU cap), cours d'eau qui se forme au conllueut de l'Haw et du Deep, à Haywood (Caroline du ÎS'ord, Etats-Unis). Cette rivière, dont le cours total est de 500 kil., porte de? bateaux à vapeur jusqu'à Fayetteville. Elle forme, à son embouchure, l'île Smith.
FEATHER RIVER, rivière de Californie.
Elle coule au S.-O. et au S. pendant 280 kil. à travers une riche région aurifère et se jette dans le Sacramento, au dessous de Sacramento City.
* FÉBRICITANT adj. (lat. febricitans). Méd. Qui a la lièvre. Se dit particulièrement de ceux qui ont des fièvres intermittentes: homme féhricilant. — Substantiv. Personne fébricilante : c'est un pauvre fébricitant.
•FÉBRIFUGE adj. [\â\.. febrls, fièvre; fugo, je dissipe). Méd. Se dit des médicaments qui empêchent le retour des accès de fièvre intermittente. — s. m. Le fébrifuge par excellence est le sulfate de quinine. On emploie aussi l'acide arsénieux, l'écorce de saule, la petite centaurée, l'absinthe, la feuille de houx, les ferrugineux et le café.
•FÉBRILE adj. (lat. febriUs). Méd. Qui a rapport à la fièvre : chaleur fébrile. — Fig. Ardeur FÉBRILE, ardeur excessive, désordonnée.
FÉBRDAL. ALE adj. [lui. fehrualis). Antiq. rom. Surnom de Junon et de Pluton, à qui était consacré le mois de février. — s. f. pi. Fêtes célébrées parles Romains tous les ans, au mois de février, en l'honneur des morts; l'institution en est due à Numa. Pendant la durée des Februales, le culte de toutes les divinités était suspendu et leurs temples restaient fermés; on n'adorait que les mânes, qui, selon la tradition, sortaient des enfers pour assister à ces fêtes : celles-ci consistaient a offrir pendant la nuit, sur les tombeaux, des sacrillces, qui avaient pour but de rendre les dieux infernaux favorables aux morts.
FEBRUARIUS (de februare, purifier). Nom donné par les anciens Romains au mois de février, qui était le douzième de leur année, parce qu'il était consacré à des cérémonies expiatoires, et à des purifications physiques et morales. 11 était dédié à Plulon etàJuuon qui avait reçu le surnom de Februalis.
* FÉCAL, ALE, AUX adj. i\e s'emploie guère que dans citle Jocutioii, Matière fécale, >;ros excréments de l'homme .• il y a des phosphores qui se tirent de la matière fécale.
FÉGAMP, ch.-l. de cant., arr. età40 kil. N.-E.du Havre (Seine-Inférieure), sur la Manche et la rivière de Ganzeville; pai 49° 46' i" lut. N. et 1» o7' o7" long. 0.; 14,056 hab. beaux établissements de bains, deux églises remarquables, école hydrographique. Ses pêcheries de hareng sont célèbres depuis le xiii° siècle. Manufactures importantes.
* FÈCES s. f. pi. (Lu. fxx, fxcis, lie). Chim. tt Fhurm. Sédiment qui se dépose au fond d'uneliqueur qui a fermenté, ou au fond d'une liqueur trouble, lorsqu'on la laisse reposer. — .Méd. Matière fécale.
* FÉCIAL. AUX s. m. (lat. fecialis). Antiq. rom. ^om de chacun des prêtres ou hérauts
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dont la fonction principale était d'intervenir dniis les déclarations de guerre et dans les traités de paix et d'alliance, et de consacrer ces actes publics par des formalités religieuses : les féciaux étaient sacrés et inviol'ibles. — Adjectiv. Qui appartient aux féciaux, qui les concerne : droit fécial. — Les féciaux furent introduits à Rome par Numa, qui en aurait emprunté l'institution aux Ardéates. Ils étaient au nombre de vingt, choisis dans les premières familles romaines et nommés à vie. Quand une vacance venait à se produire, les féciaux élisaient eux-mêmes leur nouveau collègue. Ce ne fut que plus tard, lorsque la loi Domilia fut adoptée, que leur nomination fut faite parles tribus réunis en comices.
* FÉCOND, ONDE adj. (lat. fecundus). Qui produit, qui peut produire beaucoup par voie de cénération. Se dit proprement des femmes, et des femelles des animaux : les ferr^nes de ce pays sont très fécondes; les poissons sont très féconds. — Œuf fécond, oeuf dont le germe a été fécondé. — Fleur féconde, fleur qui donne du fruit. — Par ext. Fertile, abondant : terre féconde. — Source féconde, source qui donne de l'eau abondamment. En un sens analogue. Mine FÉCONDE. Ces deux locutions s'emploient aussi et même plus souvent au figuré : c'est une source d'erreurs très féconde; ce sujet est une mine féconde de beautés poétiques. — Fig. Qui produit beaucoup de certaines choses : ville, famille féconde en grands hommes; événement fécond en résultats.
L'imposture est féconde en discours séduisants. Racine.
— Sujet fécond, matière féconde, sujet, matière qui fournit, qui peut fournir beaucoup à l'écrivain. — Principe fécond, principe d'où naissent beaucoup de vérités qui s'enchainent et se lient les unes aux autres. — Fécondant, qui fertilise: In lumière féconde du soleil.
•FÉCONDANT. ANTE adj. Qui féconde:
poussière fi coudante des végétaux.
•FÉCONDATION s. f. Action de féconder; résultat de cette action. Ne se dit qu'en parlant des êtres organisés : les œufs qui n'ont pas reçu la fécondation ne produisent rien; les étamines d'une fleur se flétrissent ordinairement après la fécondation. — Agric. FÉcoND.iTioN artificielle, opération qui consiste à transporter le pollen des plantes à fleurs mâles sur celles à fleurs femelles et à le mettre en contact avec le stigmate. — Piscicult. La fécondation artificielle des oeufs de poissons consiste à s'emparer d'un mâle et à presser légèrement sur son ventre, pour faire sortir la laitance que l'on fait tomber dansieau qui contient les œufs.
' FÉCONDER v. a. Communiquera un germe le principe, la cause immédinte de son développement : les aiir'cns croyaient qu'en Lusitanie il uiTivait à des cavales d'être fécondées par le souffle du vent ,• dans les végétaux, c'est la poussière des étamines qui féconde l'ovaire.
— Rendre fécond, fertile : la pluie a féconde nos campagnes. — Fig. S'em|iloie dans ce dernier sens .• la lecture des grands poètes féconde l'imaijination.
' FÉCONDITÉS, f. Qualité de ce qui est fécond. Se dit au propre et au figure : la fécondité des animaux, de la tenx, de l'esprit; la fécondité d'un sujet.
•FÉCULE s. f. (lat. fxcnla; de fxx, lie). Poiulre blanche assez seinblable à l'amidon, qui se précipite au fond du suc exprimé de ciitaines racines ou de certaines graines ; fécule de pommes de terre, de manioc, etc. — Encycl. La lécule, appelée aussi matière amylacée, est un principe végétal immédiat existant a une certaine périodede la vie végétale dans toutes les plantes qui ont été examinées à ce sujet. Ce principe se manifeste particu-
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fièrement dans les graines des céréales et d'autres plantes, dans le tubercule de la pomme de terre, dans les racines pivotantes, comme la carotte, le panais: dans la moelle des tiges, comme le palmier sagou et quelquefois dans l'écorce. IJ est blanc'hriUant et pulvérulent, composé de sphéroïdes microscopiques ou granules d'une consistance solide, variant, suivant leur origine, de -^ à — -, de centimètres en diamètre. Il est contenu dans le tissu cellulaire de la plante (plusieurs granules étant renfermés dans chaque cellule). Suivant Payen, la fécule ne se forme que lorsqu'il y a excès de nourriture, et elle est consommée, dans la dernière période de la végétation, quand l'alimentation devient insuffisante. Les jeunes granules sont excessivement petites, sphériques et homogènes, mais, en se développant, elles deviennent ovoïdes, lenticulaires ou polvgonales. Elles ont une forme et une structure particulières étant composées d'une série de couches d'apparence concentrique, et étant caractéristiques de la plante à laquelle elles appartiennent. Chaque granule est marquée d'une
Fécule de froment. Fig. i. — Fécule de maïs.
tache particulière appelée hilum. C'est en ce point que la granule est attachée à la paroi delà cellule. On croit maintenantque chaque granule est formée de deux substances intimement mêlées, se ressemblant en composition chimique, ayant la même proportion d'éléments que la cellulose (C^ H'" 0^) qui forme la structure cellulaire des plantes. Ces deux substances sont appelées granulose et cellulose: dans l'eau bouillante, la première est soliible, la seconde reste insoluble. La fécule peut être changée en dextrine et en sucre par l'action de la diastase ou quand on la fait bouillir dans un acide étenilu. (Voy. Dextrine, Diastase et Fermentation.) On peut facilement la distinguer en chimie par le composé bleuindigo profond qu'elle forme avec l'iode. L'opération est excessivementdélicate, parce que îiodedoitêtreà l'étatlibre; sielleestcombinée avec toute autre substance, l'affinité de la fécule n'est plus sulfisante pour agir sur lui. La plupart des céréales contiennent de 55 à 07 p. fOO de fécule; le riz, près de 90 p. 100; la pomme de terre, 20 p. 100; les pois et les haricots, de 3-5 à 40 p. <00. — La fécule est extraite du grain par deux procédés principaux : l'ancien, par la fermentation, et le nouveau, sans fermentation. Pour le procédé par la fermentation, le grain est trempé dans l'eau jusqu'à ce qu'il devienne assez tendre pour s'écraser facilement sous les doigts; il est alors passé sous les cylindres d'un moulin à malt et mêlé de nouveau avec de l'eau. La fermentation s'établit, les acides lactique et acétique se forment et désagrègent la structure cellulaire en rendant libres les granules de fécule. Cellei-ci sont amassées par des lavages souvent répétés et par des précipitations. Le gluten entre en putréfaction en émettant une odeur des plus nauséabondes. L'autre méthode, introduite par M.Eimle .Martin, de Vervins, consiste a pétrir la farine en pâte avec de l'eau, et ensuite à la laver avec un tamis en fil de fer dans de l'eau courante, aussi longtemps que l'eau qui en sort est laiteuse. La fécule en suspension et la portion sucrée en solution sont rerueillies au-dessous du tamis et presque tout le gluten reste dans celui-ci en une masse épaisse. Le riz est soumis