FEIN
par Orlamlo Joncs à un procédé inventé en 1840; c'est une amélioralion du système Martin el il s'applique également aux autres grains. Le riz macère dans une faible solution alcaline (4 litres d'eau pour 1 kil. de riz et environ 10 grammes de soude caustique ou de potasse), ce qui dissout le gluten, mais non la fécule. Après avoir reposé environ 24 heures, le liquide alcalin est décanté et le riz, bien lavé, est séché et réduit en farine; on y ajoute une nouvelle quantité de lessive; on le laisse macérer pendant 24 heures et on le remue souven!. Aujourd'hui, on le laisse reposer 70 heures. Le gluten dissous surnage à la surface dans une couche boueuse et Jaunâtre. James Colnian fut breveté en 1842, pour avoir obtenu la fécule de maïs et autres graines par un procédé semblable à celui de Joncs; mais une demande pour le renouvellement du brevet de ce dernier fut repoussée en 18.')4, par la raison qu'un bi'evet semblalile avait été accordé en 1824, k Thomas WicUham. La fabrication de la fécule de mais par un procédé alcalin fut introduite aux Etats- Unis en lS42-'43 par Thomas Kinsford, alors contremaître de la féculerie de William Colgate et C'" dans le New Jersey. Les deux plus grandes fabriques de fécule qu'il y ait au monde se trouvent aux Etals-Unis : l'une à Oswego (New-York), établie en I84S par Thomas Kinsfoi-d et fils, et produisant annuellement 21,300,000 livres; l'autre à Glen Cove (Long Island), établie en 18b8 par MM. Durvea, et produisant anuuelleroeut 19,000,000 de livres.
•FÉCULENCE s. f. Chim. Etat des liqnpurs qui sont chargées de lie, de sédiment. — iv État des substances qui contiennent de la fécule.
• FÉCULENT, ENTE adj. Se dit des liqueurs qui sont chargées d'une lie, et qui n'ont pas la pureté qu'elles doivent avoir. — Qui renferme de la fécule ou amidon, qui est composé de fécule : alimenl féculent.
'FÉCULERIE s. f. Usine, atelier où se fabrique la fécule. — Fccidile. (V. S.)
FEDCHENKO (Alexei), naturaliste russe, né vers 1830, mort le 14 août 1873. C'est un des auteurs les plus compétents pour la géographie de l'Asie centrale : il alla en Suisse pouiétablir une comparaison entre les glaciers de ce pays et ceux qu'il avait découverts dans le Khokan. Il périt dans une ascension au col du Géant, k deux heures de marche du sommet
• FÉDÉRAL, ALE, AUX adj. Qui a rapport à une confédération : le conseil fédéral de la Suisse siège à Berne. — »v Subst. pi. Nom donné aux AméricainsdesEtats-Unis qui. dans la guerre de sécession (18(51-00), combat tirent pour le maintien de l'Union ; les fédéraux ri li's confédérés.
FÉDÉRALISERv.a.Faireadopler le système ou gouvernement fédéral. — Se fédèraliser v. pr. Se former en fédération.
' FÉDÉRALISME s. m. Système, doctrine du gouvernement fédératif. — Pendant la Révolution, s'est dit du projet, attribué aux Girondins, de rompre, en France, l'unité nationale : accusation de fédéralisme.
' FÉDÉRALISTE adj. Qui a rapport au fédéralisme : doctrines fédéralistes. — s. m. Partisan du fédéralisme. — Encycl. On donne le nom de fédéralistes aux adeptes d'un parti politique des Etats-Unis qui se prétendent les défenseurs de la constitution et du gouvernement fédéral. Ce parti tut formé en 1788, pour s'opposer au parti républicain. Ses principaux leaders furent Washington, Adams, Hamilton, Jay el Marshall. Us furent battus à. chaque élection nationale après 1796. Leur opposition à la guerre de 1512 et surtout l'appel de la convention d'Hartford amena leur défaite finale en ISIG et la dissolution de leur parti avant les élections de 1820.
•FÉDÉRATIF, IVE adj. Se dit en parlant de l'association politique de plusieurs Etats, unis entre eux par une alliance générale, el soumis, en certains cas, à des délibérations communes, mais dont chacun est régi par ses lois particulières : la Suisse, les Etats-Vins sont des Etats fédératifs, dos réimblii/ucs fédératives. — Fédéral : alliance fédérative.
•FÉDÉRATIONS, f. Alliance, union politique d'Etals ; la fédération américaine. — Eéte dans laquelle se réunirent les députés de toutes les gardes nationales et de tous les corps de l'armée (Champ de Mars, ù. Paris, le 14 juillet 1790) : la féto de la Fédération fut célébrée en commémoration de la prise de la Bastille. — Uue deuxième fêle du même genre eut lieu, le 10 aoiit 17 93, pour l'adoption d'une Constitution qui ne fut pas appliquée. — La troisième fête de la Fédération eut lieu au champ de .Mai, le 1" mai ISI.'i, c'est-à-dire pendant les Ccnt-Jours. Napoléon y fit une distribution de drapeaux; les députés réunis prèlèient serment à la constitution de l'I'^mpire, modifiée par un acie additionnel. Mais dans ces deux dernières fédérations, il n'y eut pas l'cnlhousiasme do la première.
•FÉDÉRÉ, ÉE adj. Qui fait partie d'une fédération : Etals fédérés. — s. m. Membre des fédérations qui se firent sous la Révolution et pendant les Cenl-Jours. — vv Nom donné aux gardes nationaux qui, en 1871, combaltirenl pour la Commune de Paris. — Nom que l'on donnait aux volontaires qui, pendant les CentJours, prirent les armes pour la défense du territoire français. — Celui ou celle qui appartienl à une confédération.
FÉDÉRER v. a. Etablir une fédération entre les citoN eus d'un même pays. — Se fédérer V. pr. Se former en fédération.
FÉDOR. Voy. Feodor.
* FÉE s. f. (lat. fata, sorcière). Nom que l'on donne, dans les contes, dans les romans, etc., à une femme, a un être qui possède une puissance surnaturelle, qui a le don de connaître l'avenir et d'opérer des prodiges : la fée Alcine; ta fée Urgande. — Contes de fées, contes où les fées jouent un rôle. — C'est une FÉE, se dit d'une femme qui charme par ses grâces, par son esprit, par ses talents. — Ouvrage DES FÉKS, ouvrage délicatfait avec beaucoup de perfection. — TiuvAiLLEa comme u.ne FÉE, Avoni DES DOIGTS DE FÉE, Se dit cu parlant d'une femme qui travaille avec une adresse admirable. — E.ncïcl. D'après les croyances populaires, les iées étaient des êtres surnaturels, d'apparence humaine, mais investis de pouvoirs surhumains; bienveillantes nu méchantes, elles protégeaientou persécutaient les humains, mais leur nature variait suivant les lieux. Les açvins des Védas hindous sont les soutiens des personnes favorisées; elles assistent dans les intrigues amoureuses, enlèvent les infirmités corporelles, donnent les richesses et secourent dans le danger. Les péris des légendes persanes sont des créatures des deux sexes, d une merveilleuse beauté, pi otégeanlles mortels contre le pouvoir des dévas ou mauvais esprits. Les Arabes croient aux djinns qui combattent les dévas. Les Juifs croyaient aux shedini, aux sehirim ou mazzikim, qui pouvaient se transformer à leur gré. La mythologie grecque abonde en êtres, ordinairement du sexe féminin, qui présidaient aux ditîérentes part'es de la nature, sous le nom de nymphes. Elles personnifiaient la beauté, et habitaient, sous les noms variés d'oréades, de dryades, do naïades, de limniades et de néréides, les montagnes, les arbres, les sources, les lacs, les cavernes de la nier et les grottes. Les Komains supposaient que les fées menaient une vie solitaire
dans les fontaines, les ruisseaux et les lacs. Les plus célèbres fées romaines étaient Egérie, .\nna Perenna et Juturna. Les anciens llahcns croyaient à un être, appelé un incube, qui avait le fiouvoir de découvrir les trésors cachés. Les êtres surnaturels proéminents dans les légendes de l'Italie ancienne et de l'Italie moderne sont les fatc, dont l'une, la fée Morgane ou Pata Morgana, était la personnification de la fortune. Les fées ne sont pas nombreuses en Espagne. Les dracs de la France du midi prennent la forme humaine, habitent les cavernes des rivières et séduisent les femmes et les jeunes gens qui se baignent. Les follets résident dans les maisons des habitants do la campagne et sont invisibles, bien qu'on entende leurs voix. Les fadas étaient des dames fées qui se mariaient. Les fées du nord de la France sont petites et belles, elles dansent en rond pendant la nuit, fréquentent les sources et les grottes solitaires, montent et galopent à cheval. Au xii'etau xiii" siècles, la forêt de Brezéliande, en liretagne, renfermant, pensait-on, le tombeau de Merlin, était la principale habitation des fées. Les dames blanches étaient des fées normandes souvent méchantes. Les lutins ou gobelins du nord de la France étaient des elves folâtres et malicieux. Les paysans de la Scandinavie croient que les alfs blancs habitent la terre el sont de bons elves ; les alfs noirs sont de mauvais elves. Les elves ont dos rois, célèbrent les mariages, aiment les banquets et lescbants.Les Eddasparlent aussi desdvergars habitant les montagnes et habiles à travailler l'or, l'argent el le fer. Les Norvégiens appellent les c\\es huldrafolk elleur mu.-ique huhlraslaat. Les Danois nomment les elves cllefolk el croient qu'ils vivent dans les aunes des marais. Les nisses, fées domestiques de la Norvège, aimenl à s'amuser au clair de la lune et à conduire des traîneaux dans l'hiver. Les Allemands croyaient aux nains et aux elves, aux femmes sauvages, aux kobolds et aux nixcs ou esprits des eaux. On pensait aussi que les nains habitaientsous terre, dans les cavernes des montagnes; en général, ils étaient bienveillants. Les femmes sauvages étaient très belles ; elles habitaient la montagne du Wunderberg, dans un marais, près de Salzburg. Les kobolds résident dans les maisons el aiment à jouer des tours aux domestiques. Le kobold des mineurs leur montre les meilleures veines de minerais. Les nixes habitent les lacs et les rivières. En Irlande et en Ecosse on croit que les fées tirent sur les liteufs avec des Ueches armées de silex, et qa elles les ensorcellent ainsi. Le feu d'elfe était ï'ignisfatuus; etd'autres points lumineux dans les marécages et dans les landes s'appelaient étincelles des fées. Les bro\v:;ies et les kelpies des montagnards écossais cherchent à tromper les gens imprévoyants en apparaissant sous la forme de chevaux ; ils les engagent à mon ter sur leur dos et plongent avec eux dans les lacs voisins ou dans les rivières. Les fées populaires de l'.^ngleterre étaient des elves habitant la campagne, les bois, les champs, les montagnes el les cavernes; ou bien des esprits résidant dans les maisons, et alors ordiuairemenl appelés hobgoblins ou Robin Goodi'ellows.
• FÉERIE s. f. Art des fées : il fut transporté
à Babijlone par art de féerie. — Merveilleux oii ligurenl les fées, les génies, etc. : introduire la féerie dans un opéra, dans un poème. — Fig. C'est une féeuie, u.ne vraie féerie, se dit d'un très beau spectacle. — Théâtre. Pièce où figurent les fées, les démons, les enchanteurs et qui est presque loujoui-s remarquable par un grand luxe (,1e mise en scène.
• FÉERIQUE adj. Qui a rapport aux fées. — Qui a le merveilUeux el l'éclat d'une féerie ; spectacle féerique. — Peil (Ch.). CV. S.)
• FEINDRE v. a. (lat. fingere). Se conjugue