S : ii
Les feldspaths les plus connus sont l'orthoclase ou feldspath commun de potasse et l'albite ou feldspath de soude. La formule de l'orthoclase est K-0, Al' 0^ f.SlO^. 1,'albile ou cleavelondite, le feldspath de soude, remplacent souvent l'orHioclase comme constituant du granit et. dans quelques cas, il est associé a.'ec lui. Des veines de granit albite renferment souvent des minéraux plus rares, tel que le béryl et la tourmaline.
FELDSPATHIOUE ou Felspathique adj. Qui contient du feldspath.
* FELE. EE part, passé de Fêler. — Les pots eèlés sont ceux qui durent le plus, se dit des personnes qui, étant d'une santé dclical.-:'', se ménagent mieux que les autres. — Poitrine fêlée, poitrine délicate et menacée. — Avoir la tête fêlée, l'esprit, le timbre FÊLÉ, être un peu fou.M Jargon. Dans ce dernier sens on dit. Avoir le coco fêlé, être fêlé.
FÉLEGYHÀSA ouFelegyhàsa [fèl-èdj-hâ-zâl, ville de Hon£rrie, dans la petite Cumanie a 100 kil. S.-É'. de Pesth ; 21,400 hab. Ce4 l'entrepôt de cette contrée fertile, qui produit beaucoup de vins.
* FELER V. a. (lat. fissulare; fréquenlat. de findo, fendre). Fendre un vase, un cristal, un verre, etc., de telle sorte que les pièces en demeurent encore jointes l'une avec l'aulre : il ne faut pas exposer ce vase à la gelée, elle le fêlerait. — Se fêler v. pr. Etre fêlé : ce vase se fêlera, si on l'approche trop près du feu.
FÉLETZ (Charles-Marie-Dorimond, abbé dk) encyclopédiste, né à Griniunt (Cuirêze), en 1767, mort en 18o0. 11 entra jeune dans l'élat ecclésiastique et fut longtemps emprisonné à cause de son opposition aux idijes nouvelles. Rendu à la liberté, il fut arrêté de nouveau et condamné à la déportation ; mais il put s'y soustraire. En 1801, il entra comme rédacteur au Journal des Débats, où il resta 30 ans. 11 devint, en 1809, conservateur de la bibliothèque mazarine et en 1827, membre de l'Académie française. On a de lui : Mélanges de philosophie, d'histoire et de littérature (1828, 0 vol. in-S°) et Jugements historiqur> et littéraires (18iO, 1 vol. in-8').
FÉLIBIEN (André), historiographe et architecte, ué à Chartres en 1619, morten 169.'i. Il fut d'abord secrétaire d'ambassade à Rome (1647), où il contracta le goût des arts. Colbert le nomma historiographe du roi, et Louvois, contrôleur général des ponts et chaussées. En 1663, il fut l'un des huit qui fondèrent l'Académie des inscriptions. On lui doit, outre quelques livres de piété : Origine de la peinture (1660, in-4"); Description sommaire du château de Versailles (1674), etc.
FÉLIBIEN ( Michel dom ) , historien , fils d'André, né à Chartres en I6C0, morten 1719. Il était bénédictin de la concrégalion deSaiiit- Maur. On a de hu une Histoire de iubkn/e royale de Saint-Denis en France (Paris, 1700, iu-lol.) et un ouvrage sur la ville de Paris, qui ne fut pas terminé. — Fclibre. (V. S.)
FELICE (Fortunato-Bartolommeo) [fé-li'tchéj, polygraphe ilalîen, né vers 17^0, mort en 1789. Il fut professeur à Rome et à Naplcs, se fit protestant à Berne vers]17')tj et fonda une imprimerie à Yverdun. 11 traduisit en
italien les œuvres de Descartes, de d'Alembert et de Newton. Son œuvre la plus coniplèloest une Encyclopédie ou Dictionnaire imiversnl des connaissances humaines (48 vol. in-4°et 10 vol. d'illustrations, 1770-'80), dont il tira un Dictionnaire de la justice naturelle et civile (13vol. 1778).
FÉLICIEN (Saint^ 1, martyr décapité près do Homo, en même temps que son frère Prinius. Fête le 9 juin. — H, martyr qui fut lue à Marseille au iii"= siècle de notre ère. Fêle le 21 juillet.
FÉLICIEN I Saint), ch.-l. de canl., arr. et à 28 kil. 0. de Tournon (Ardèche); 2,184 hab.
* FÉLICITATION s. f. Action de féliciter; compliment qu'on fait à quelqu'un pour lui témoigner la part que l'on firend à ce qui lui est arrivé d'agréable : je luiai écrit une lettre de félicitntion.
* FÉLICITÉ s. f. (lai. félicitas). Béatitude, grand honneur: la véritable félicité ne peut se trouver qu'en Dieu.
Nulle félicité n'est do longue durée, Et celle de l'amour est la moins assurée. Gilbert.
— Au phir. Choses qui contribuent à la félicité : les félicités de ce monde sont peu durables.
FÉLICITÉ .Sainte) I, dame noble romaine. Elle sul)it le martyre avec ses sept enfants. Fêle le 10 juillet. — II, esclave qui souflrit \f martyre sous Septime Sévère avec sainte Perpétue. Fête le 7 mars.
* FÉLICITER V. a. (lat. felicitare, rendre heureux). Faire compliment à quelqu'un sur un succès, sur un événement agréable, lui exprimer que l'on prend part à sa joie : il a gagné son prnrès , il faut que j'aille l'en féliciter. — Se féliciter v. pr. S'applaudir, se savoir hongre :jc me /é/i'cî<ed'auoir/'aii«« si bon choix. — Féli !ç. (V. S.)
* FÉLIN, INE adj. (lat. felis, chat). Mamm. Qui a de la ressemblance avec le chat; qui a rapport, qui appartient au genre chat : le lion, le tigre appartiennent à la race féline. — Fig. Manières félines, manières doucereuses et perfides. — Félinité. (V. S.)
FÉLIR v. n. Voy. Feuler.
FÉLIX (Saint), surnommé F(?/î'a; de Valois, saint de l'Eglise catholique romaine, né en 1127, mort en 1212. 11 se voua, avec son disciple Jean de Matha. à la rédemption des captifs tenus en esclavage par les mahomélans. Ils fondèrent YOrdre de la Trinité, dont les membres furent nommés Irinitariens ou rédeniplionistes. Fête le 20 novembre.
FÉLIX, i-'ouverneur de Judée, vers. o3 av. J.-C. 11 tyrannisa lesJuifs,fitmourirle grand-prêtre Jonalhas, emprisonna saint Paul et fut destitué par INéron.
FÉLIX, nom de quatre papes. — I. (Saint) 2()9-'74, mourut en prison. Fête le 30 mai. — II. Mort en 363. — III. (483-89). Assembla, en 487, un concile à Rome pour mettre lin aux discordes religieuses de l'Afrique. — IV. (.526-'30) INé à Bénévent. 11 nous reste de lui trois Lettres.
FÉLIX V, antipape. Voy. Amédée VIH.
FÉLIX CULPA ! [fé-Iiks-kul-pa]. Loc. lat. qui signifie : heureuse faute ! Elle est empruntée à l'hymne qu'on chante le samedi saint, (lendant la bénédiction du cierge pascal, et dont un passage est ainsi conçu ; 0 felix culpa, quse talcm ac tuntum meruit habere rcdemplnrem! 0 heureuse faute, qui a mérité d'avoir un tel et si grand rédempteur! Dans cette exclamation, saint Augustin appelle heureuse faute, le péché originel, qui a mérité aux hommes la gloire d'être rachetés par Jésus-Christ. On fait de fréquentes allusions à cette exclamation, soit en latin, soit en français.