‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 497 sur 568 · FEND · texte numérisé non relu

FEND

petit; son sang est plus aqueux et moinsriphe en globules; son système nerveux est plus impressionnable, son cerveau est moins lourd relativement au poids total du corps; mais il renferme plus de matière cérébrale, ce qui semble indiquer que ses aptitudes intellectuelles sont plus développées et que, parconséquent, elle tient le premier rang dans l'écbelle des êtres. Sa supériorité morale, beaucoup plus évidente, parce qu'elle a mieux pu la manifester, ressort de son attacbement à la vie de famille, de son éloignemenl des plaisirs excessifs et de tous les abus, de son instinct monogame, de sa droiture, de sa vertu, de sa sobriété, de son dévouement. — Méd. Parsuite de l'insuffisance de son sang et de la prépondérance de son système nerveux, la femme est d'un tempérament plus impressionnable et d'une constitution plus délicate que l'bomme. L'accomplissement de cbacune de ses fonctions, conception, maternité, allaitement, etc., peut déterminer des états pathologiques plus ou moins graves. L'hystérie lui est tout à fait spéciale et elle est sujette à la chlorose, à la fièvre puerpérale, à la phtisie, au cancer et à plusieurs incommodités qui sont le triste apanage de son sexe. — Les Femmes savantes, comédie de Molière, en 5 actes et en vers, représentée sur le théâtre du Palais-Royal le 'H mars 1672. Dans cette pièce, Molière met sa verve boulTonne au service des préjugés de son époque. Il admet <i peine qu'une femme puisse avoir des clartés de tout; mais elle ne doit rien approfondir; on doit lui apprendre tout au plus a distinguer un pourpoint d'avec un haut-de-chausse. De semblables théories ne se discutent plus.

•FEMMELETTES, f. [fa-me-lè-tte] (dimin.de femme). Par dédain. Femme d'humeur légère et d'un esprit borné : vous gouvernez-vous par les (ivis d'une fcmmdetle'! — Fig. Homme faible, sans énergie ; cet homme-là n'est qu'une femmelette. Dans les deux sens, est familier.

•FÉMORAL, ALE, AUX adj. Anat. Qui a rapport, qui appartient au fémur : muscles fémoraux.

FÉMUR s. m. (lat. fémur, cuisse). Anat. Os de la cuisse : le fémur est le plus gi-aiid os du corps humain. — Le fémur, seul os de la cuisse, est gros et long. A sa partie supérieure, il est coudé et présente une grosse et une petite tubérosilé (le grand et le petit brochantcr) ; son col est surmonté d'une tête arrondie qui s'articule avec la cavité cotyloîde de l'os iliaque. Son extrémité inférieure forme le geuou en s'articulant avec la jambe.

* FENAISON s. f. (vieux fr. fen, foin). Action de couper les foins : le temps de la fenaison est bien avancé. — Temps où on coupe les foins : pendant la fenaison.

FENASSE adj. (vieux fr. fen, foin). Jargon. Mou, paresseux. Fence. (V. S.)

" FENDANT s. m. Escr. Coup donné du tranchant d'une épée de haut en bas : il fut blessé dangireusemenl d'un fendant qu'il reçut dans le combat. Ce mot est vieux.

• FENDANT s. m. Fam. Celui qui fait des menaces, parle comme un fanfaron et veut se faire craindre. Ne s'emploie guère que dans cette expression : Faire le fendant.

FENDANTE s. f. Argot. Porte.

' PENDERIE s. f. Forges de fer. Art et action de fendre le fer et de le séparer en verges, après qu'il a été mis en barre : mettre du fer à la fenderie. — Lieu où se font toutes les opérations de la fenderie : te mailre de forge était dans la fenderie.

' FENDEUR, EUSE s. Celui, celle qui fend : fendcur de bois. — Forges. Celui qui pré=idc à la fenderie. — Ardoisières. Celui qui fend les pierres d'ardoises.— Uk femieub de maseaux,

FENE

un bravache, un fanfaron. Cette locution a vieilli.

FENDILLER v. a. Produire de petitesfentos ; le f7-oid fendille certains bois. — ' Se fendiller V. pr. Se dit du bois ou d'une autre matière où il se forme de petites fentes, des gerçures : bois qui se fendille.

• FENDOIR s. m. Outil qui sert à fendre, à diviser : fcndoir de vannier, de tonnelier.

• FENDRE V. a. (lat. findere). Diviser, couper eu long : il avait les jambes tellement enflées, qu'on fut obligé de fendre ses buttes. — Il me semble qu'on me fend la tète, se dit pour exprimer qu'on a un violent mal de lè(e. — Fendke la tète a quelqu'un, l'incommoder on faisant un grand bruit : ils me fendent la télé avec leurs cris. On dit de même ; ce bruit, ce tapage me fend la tcte; c'est un bruit qui fend la tête, un bruit à fendre la tétCj à tête fendre. — Fendke le cœur, se dit de ce qui excite une très vive compassion. CVoy. plus bas, Fendke, neutre). — Fendre un cueveu en QUATRE, faire des distinctions, des divisions bubliles. On dit de même -.c'est vouloir fendre un cheveu en quatre. — Séparer, écarter les parties d'un corps, d'une masse quelconque, en les traversant avec un certain etfort : /'eft(/re l'eau en nageant.

Deuj cents vaisseaui fendent l'humide plaine.

l'iEiNï. GoddamI Cllanl. II.

— Faire que les parties d'un corps continu se séparent, et laissent des intervalles entre elles : la trop grande sécheresse fend la terre ; il a gelé à pierre fendre. — v. n. Ne s'emploie que lig. et dans ces phrases, La tète, le cœur me fend, pour marquer un violent mal de tête, un grand sentiment de compassion. — w Argot H'ilit. Fendre l'oreille, mettre à la retraite. Allusion aux chevaux reformés auxquels on fend l'oreille. — * Se fendre v. pr. Devenir divisé, séparé, s'entr'ouvrir, se gercer : les pierres se fendent par la gelée; les lèvres se fendent j^ar le grand froid. Avec ellipse du pronom : cela fait, est à faire fendre le cœur. — Surtout eu Escr. Ecarter les jambes de manière à porter en a vaut un pied luiu de l'autre : fendez-vous.—w Argot. Se livrer à une dépense inusitée; faire preuve d'une générosité peu habituelle.

' FENDU, UE part, passé de Fendre. — Adjecliv. S'emploie surtout dans les phrases suivantes : — Yeux bien fendus, yeux grands et un peu longs. — Par exag. et par plaisanterie. Avoir la bouche fendue jusqu'aux ûBr.iLLES, avoir une bouclie fort grande. — Ce CHEVAL A LES NASEAUX BIEN FEXDi;s, il a les narines fort ouvertes. — Etre bien fendu, se dit d'un homme qui a les cuisses et les jambes longues.

• FÉNE s. f. Voy. Faîne.

FÉNELON (Bertrand de Salignac, marquis de la Mnthe-), diplomate français, mort en lo89. Il était ambassadeur à Londres pendant le massacre de la Saint-Barthélémy et lut chargé par Charles W d'apaiser le rosseatimenl de la reine Elizabelh. Ses nombreux ouvrages contiennent des récits intéressants sur ses actes (liplomatiqueset une curieuse cor- | lespondaiice entre Catherine de Meaicis et son lils Charles IX, au sujet d'Elizabeth, de Marie Stuart, et de la Saint-Bartliélemy.

FÉNELON. I. (François de Salignac de la MOTHE ou Lamotte-), archcvêque, né au château de Fénelon (Périgord), le 6 août IOdI, mort le 7 janvier 17'lb. Il était fils de Pons de Salignac, comte de la Mothe Fénelon. Il embrassa les ordres sacrés vers 1 lJ7o et, après avoir passé trois ans comme prédicaleur et cathéchiste à l'église de Saint-Sulpice (Paris), il fut nomme supérieur de la société desJYouvelles catholiques, établie pour l'instruction des femmes converties. C'est à cette époque qu'il écrivit le Traité de l'éducation des fulcs

FEiNÊ

(1 vol. in-12, 16S7). Après la révocation do I edit de Nantes, Fénelon fut chargé de convertir les protestants de la Saintonge et du Poitou. Il s'acquitta si brillamment de cette mission, qu'à son retour à Paris (16S9), il fut choisi par Louis XIV pour être le précepteur des ducs de Bourgogne, d'Anjou et deBerry. C'est pourl'usage de cesjeunes princes que Fénelon écrivit les Dialogues des morts (1712), la Direction pour la conscience d'un roi, un Abrégé de la vie des anciens philosophes et les Aventures de Télémaque l\699). En 1693, Fénelon entra à l'Académie française ; l'année suivante, il reçut laricheabbavedeSaint-Valery et, en 1695, fut nommé archevêque de Cambrai. Ce fut peu de temps après son installation a ce siège, que commença sa fameuse controverse avec Bossuet au sujet des doctrines mystiques de M°" Guyon. Fénelon refusa de condamner ces doctrines et publia en \em- fayeurVExpUeation desmaximes des suints sur la vie intérieure (1697. 1 vol. in-12). Bossuet le traita de fanatique; Louis XIV lui enleva l'éducation des enfants de la famille royale et l'exila dans son dio:èse, et M'-^ de Maintenon lui retira sa faveur. De plus, son amitie pour M""' Guvon servit de prétexte aux plus grossières calomnies. Le pape Innocent XII ayant prononcé la movenne censure contre les Maximes des saints, 'Fénelon, à la réception de cet arrêt (mars 16911), fit sa soumission et publia la condamnation de son œuvre dans un mandement archiépiscopal.

Ln avril de la même année, ses Aventures de Telémaque, qui étaient jusque-là restées manuscrites, parurent, grâce à un serviteur infidèle, qui vendit secrètement le manuscrit à un libraire. Louis XIV, sachant que l'ouvrage était dû à la plume de l'archevêque de Cambrai et soupçonnant ce livre d'être une satire contre la cour, prit des mesures pour le faire supprimer. Cet événement fît perdre à Fénelon l'espoir de jamais rentrer en grâce auprès du roi; il consacra alors exclusivement sa vie aux affaires de son diocèse et à des recherches littéraires. 11 s'adonna aux œuvres de charité, fit de son palais un asile pour les malheureux, fonda le séminaire théologique de Cambrai et se voua à l'instruction de son clergé. Son meilleur ouvrage est certainement le Telémaque; après lui, on cite le Traitéde l'existence deDieu (17n. 1 vol. in-12). Ses Œuvres spirituelles ('6 vol. in-12) parurent à Amsterdam en 1731. Ou a aussi de Fénelon desFables, les Aventures d'Aristonoùs, quelques Sermons, un Traité de l'éducation des filles, m\ Traité du ministère des pasteurs, une Démonstration de l'existence de Dii-u, et dos Diiilogues sur l'éloquence. — II. (tiabriel-Jacques de Salignac, jnaryuw de la Mothe-). lieutenant général, neveu du précédent, né en 16SS, mort en 1746. Il représenta la France en Hollande et au congrès de Soissons, négocia en 1733 un traité de neutrahté avec les Etats de Hollande, devint lieutenant général en 1738, servit sous le maréchal de Saxe et fut mortellement blessé à la bataille de Raucoux. 11 a publié des mémoires diplomatiques et la i" édition complète de Télemaque.

• FENESTRÉ, ÉE ou Fenêtre, éa adj. Hist. nal. Perce a jour : le fruit du pavot est fenestré.

FENESTRELLE (bas lat. fenestrella, dimin. de fciicstra, ienèlve), ville des Etats sardes, à 33 kil. O.-N.-O. de Piguerol, près de la frontière de France; 1,230 hab. Châteaufort construit au xvi= siècle; arsenal. Les Français traversèrent le col de Fenestrelle en i'ài'n, en 1794 et en 1799.

• FENÉTRAGE s. m. coll. Toutes les fenêtres d'une maison : le fenélrage de ce palais est tout de glaces. — Ordre, disposition pour les jours, pour les fenêtres d'une maison : le fenélrage de ce bâtiment est mal entendu, est mal ordonné.

FENN

FÉNÉTRANGE, villif.'e français d'Alsace- Lonaino. n ixie do Sarrebourg; 1,23(J hab.

• FENÊTRE s. f. (lai. fencstra). Ouverture faite dans cerlaiues paiiies d'un bâtiment, po'ur donner du jour et de l'air à l'intérieur : regarder par la fenêtre.

Qiioj'aimo à voir les hirondelles A 111^ frnèire tous les ans, Venir in'npporter des nouvelles De l'approche du printemps!

FLoniAFT. Les Hirondelles. Chanson,

— Fenêtre rampante, fenêtre dont rapinii et la fermeture sont en pente. — Fenêtre dormante, fenêtre qui ne s'ouvre pas. — Fausse FENÊTRE, fenêtre dont le tableau existe à l'extérieur, mais dont l'embrasure n'a pas été pratiquée ou a été bouchée on ne fait de fausses fenêtres que pour la symétrie. — Bois et vitrage qui composent la croisée : il manque plusieurs carreaux de vitre à cette fenêtre.

— Fig. et fani. Cette maison n'a nipoutes ni fenétrks, se dit d'une maison fort délabrée.

— Prov. et fig. Jeter son argent par les FENÊTRES, dissiper son bien en folles dépenses.

Sage mortel, j'ai su par la fenêtre /t'/e;' gaiment /'ar^enf de mon tombeau.

Bt^nAKGKlt. I

— Si vous LE FAITES SORTIR PAR LA POniK, OU CHASSEZ-LE PAU LA PORTE, IL RENTRERA PAR LA

FENÊTRE, se dit d'un importun dont on ne peut se débarrasser. — .\nat. Se dit des deux ouvertures placées à la paroi interne de la cavité du tympan : /(( fenêtre ronde; la fenêtre ovale. — "vv Argot. Œil. — Boucher une fenêtre, crever un œil. — Lunette de la guillotine. — Se mettre A LA fenêtre, être guillotiné.

FENIAN s. m. [fé-nian; angl. fi-niann] (irland. fwnna ou fianna, nom de la milice irlandaise au iMi; siècle). Membre d'une associalionpolitiquc quis'agite pour la délivrance de l'Irlande. Le l'enianisme a été fondé à New-York en 18o7 et secrètement organisé à Paris en IS.'JS, par James Slepbons, auquel des sommes cousidéi'ables avaient été versées pour cet objet. Après avoir tenu plusieurs congrès ;\ Chicago et à Cincinnati, la hrotherhood (association de frères) résolut d'agir en soulevant les troupes irlandaises au service de la Grande-Bretagne. Déjoués par la police et par les mesures militaires que prit le gouvernement anglais en ISO-i), les conjurés se réunirent à Philadelphie et proclamèrent la république irlandaise. Mais ceux que la police avait arrêtés en Irlande furent jugés et sévèrement condamnés. Lesfenians ne tardèrent pas à se diviser, les uns reconnaissant pour chef O'Mahony, les autres ne voulant obéir qu'à. W. Roberts. Une tentative de soulèvement dans le Canada (1867) fut facilement réprimée, grâce aux mesures que prit le gouvernement des Etats-Unis. Depuis cette époque, les fenians n'ont cessé d'appeler l'Irlande à la révolte; ils ont envoyé des armes dansée pays; de nombreux conjurés ont été arrêtés et condamnes à des peines sévères et même à mourir. On leur attribue les explosions à la dynamite qui ont eu lieu dans plusieurs parties de l'Angleterre.

* FENIL s. m. [/ mil.] Agric. Lieu où l'on serre les foins, à la campagne : le fenil est plein.

FENNEC s. m. [fènn-nèk] (arabe fennek).

Mamm. Carnassier du genre chien, voisin du renard et du chacal, et appartenant, d'après lUiger, au genre megalotis. D'après le voyageur Bruce, qui l'a décrit le premier, cet animal ne mesure pas plus de iS a 30 centim. de long; il a le museau d'un renard, des oreilles longues et larges, une robe blanche mêlée de gris; la queue jaune, foncée à l'extrémité et poilue comme celle du renard. Il vit dans des terriers qu'il se creuse au milieu des sables du désert; il est farouche, rapide dans ses

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mouvements et solitaire. 11 se nourrit d'insectes, principalement de sauterelles, d'œufs,

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Fennec (Megalotis llrucei).

de dattes et autres fruits doux, et probablement de petits animaux.

* FENOUIL s. m. [l mil.] (lat. fœniculum). GeiH-e il'ombellirères, tribu des séselinées, comprenant dt^s plantes herbacées d'un vert brillant, à feuilles profondément découpées etrédiiites, pour ainsi dire, ;\ leurs nervures. — Gra,Mio du fenouil proprement dit. — Le

Fenouil commun (Fœniculum viilgare).

fenouil commun {fœniculum vulgare) croît principalement dans les lieux secs et pierreux, et s'élève souvent à 2 mètres de haut. Sa racine vivace est employée en pharmacie comme apéritive ; ses graines carminatives et stomachiques renferment une huilejaune.

* FENOUILLET s. m., ou Fenouillette s. f.

[/( mil.] lîspéce de pomme ([ui a le goilt du fenouil : fotouillettc grise, jaune, rouge.

' FENOUILLETTE s. f. Eau-de vie rectifiée et distillée avec de la graine de fenouil : la fenouillette de Vile de fli.

FENOUSE s. f. (vieux fr. fen, foin). Argot, r'raine.

* FENTE s. f. Petite ouverture en long : certains os ont des fentes naturelles. — Jard. Enter ou greffer en fente, enter ou grelfer en introduisant et en fixant la gretfe dans une fente pratiquée à l'arbre ou à l'arbuste qu'on veut grelfer. — Bois de fente, celui qu'on débite en le fendant pour en taire des échalas, des lattes, des cercles, du merrain, etc. — Mines. Se dit des gerçures ou intervalles qui accompagnent souvent les filons métalliques, et (pii sont quelquefois remplis de mine.

•FENTONouFanton s. m. Techn. Sorte de ferrure qui sert à divers usages, et principalement à lier le chambranle d'une cheminée avec le reste de la maçonnerie.

* FENUGREC s. m. [fe-nu-grèk] (lat. fœnum grœcum). Bot. Plante indigène légumineuse du genre trigonelle dont la graine a l'odeur forte, quoique assez agréable, et qui passe pour émolliente et adoucissante.

* FÉODAL. ALE, AUX adj. Qui appartient,

qui a rapport à un fief, et qui concerne les fiefs eu i;énéral : guerres féodales. — Droit FiîoDAL, droit qui traite des fiefs, des matières féodales : ce livre traite du droit féodal, il entendait bien le droit féodal On dit de même. Jurisprudence féodale. — Gouvernement féodal, celui d'un pays qui est partagé en fiefs, c'est-à-dire, en domaines relevant les uns des autres , et dont les possesseurs exercent, en leur propre nom, certains droits .-iouverains ou seigneuriaux, tels que le droit de rendre la justice, d'exiger des redevances, d'imposer des corvées, etc. : dans le gouvernement féodal, le roinest que le premier des seigneurs. Dans le même sens : Monarchie féodale; RÉGIME, système FÉODAL, etc. — TeMPS

FÉODAUX, temps, époque où le régime féodal était le plus en vigueur.

• FÉODALEMENT adv. En vertu du droit do

lier. — FcwlaUxiUiun. (V. S.)

* FÉODALITÉ s. f. Qualité de fief; foi et hommage qu'un vassal doit à son seigneur : la féodalité ne se prescrit point. — Régime féodal ; abolition de la féodalité. — On appelle féodalité la condition sociale (|ui prédomina dans pre^que toute l'Europe au moyen âge. Ce .système se développa du v" au ix' siècle. A l'époque de la conquête des Gaules, cl de l'arrivée au pouvoir des Mérovingiens, il y avait beaucoup de francs-alleux, c'esl-à-dire, de propriétés indépendantes; mais, dans le cours des cinq siècles suivants, la pluparldisparurent. La condition bénéficiaire devint la condition crdinaiie de la piopriété territoriale, liénéfice et fief sont les mots qui désignent les mêmes fails à des époques différentes. .\u milieu du xii" siècle, feodum et beneficium étaient employés mutuellement. La nature précise des bénéfices a été la source dediscussions considérables; mais l'opinion la pliisaccréditéeleur donne pour durée ordinaire la vie du possesseur; alors ils retournaient au lise; cependant il y a eu des exemples de bénéfices héréditaires dès l'époque des Mérovingiens. Ducs, comtes et marquis ou margraves furent d'abord des gouverneurs de province. Les Carlovingiens cherchèrent à amoindrir leur pouvoir et y parvinrent avec quelque succès tant que leur race produisit des chefs capables; mais sous les successeurs de Charlemagne les cointesacquirent rapidement l'inlluencc, la richesse et une position poli tique stable. Us usurpèrent leurs gouvernements comme des souverainetés, avec des domaines et des pouvoirs régaliens, soumis seulement à la supériorité féodale du roi. En Italie, l'indépendance des ducs était encore plus complèlo; et, en .■Mlcmagne, aussi, nous trouvons les gramls fiefs de l'empire, pendant le x° siècle, accordés pi esque invariablement aux héritiers du dernier possesseur. Le roi et la loi étaient impuissants à protéger les propiiélaires d'alleux ou propriétaires indépendants contre les spoliations des comtes. Cependant les terres allodiales subsistèrent encore longtemps. Dans l'empire allemand, beaucoup d'états continuèrent à être gardés par tenures allodiales. L'édit de Milan, publié en 10H7 par Conrad II, empereur d'Allemagne, établit quatre règles, savoir : qu'aucun homme ne serait dépouillé de son fief, sinon par les lois de l'empire et par le jugement de ses pairs; que d'un tel jugement un vassal immédiat pouvait appeler à son souverain; que les fils et leurs enfants hériteraient des liefs, ou,à leur défaut, que ce seraient les frères, pourvu qu'ils fussent /'t'wda paterna, c'est-à-dire de la descendance du père; et que le seigneur ne pourrait aliéner le fief de son vassal sans le consentement dp ce dernier. Cetédit marque, croit-on, l'entière maturité du système féodal et la dernière phase de son progrès. Guizot est d'avis que les faits essentiels du système féodal se réduisent à trois, savoir : l^la nature particulière de la propriété territo-

FEOD

FER

FER

riale, réelle, entière, héréditaire, et néanmoins dépendante d'un supérieur, imposant certaines obligations personnelles au possesseur, sous peine de forfait; f le mélange de la souveraineté avec la propriété, le propriétaire du sol ayant sur tous les habitants des attributions et des droits qui constituent ce que nous appelons souveraineté; 3° le système hiérarchique législatif, judiciaire et militaire qui unissait entre eux les propriétaires de fiefs. Les principaux rapports féodaux étaient la protection et la lidélité. Le vassal devait le service à son seigneur et ce derniei' protection à son vassal. Si le vassal manquait à ses obligations, ses terres étaient confisquées, et le seigneur perdait sa seigneurie, s'il ne remplissait pas sas engagements. A l'égard du roi, les relations étaient diffuses et changeantes. Quand on accordait un fief, les cérémonies qui avaient lieu étaient principalement l'honmiage, le serment de fidélité et l'investiture. On fait .uenlion d'environ une centaine de variétés d'investitures. Les devoirs du vassal commençaient avec l'investiture; ils changèrent suivant les temps et les lieux. Le service militaire dépendait des circonstances. — Le système féodal était exclusif dans son esprit. Rigoureusement, unepersonne, qui n'ctait pas noble de naissance, ne pouvait posséder de tief- Trois générations étaient nécessaires pour effacer la tache d'un sang roturier. Les enfants nés du mariage légitime d'une mère roturière, étaient considérés comme illégitimes. Le haut clergé, tel que les piélats, les abbés étaient des nobles féodaux. Les tenanciers ecclésiastiques étaient compris dans le service féodal. Au-dessous des classes nobles, il y avait les hommes libres et les serfs. Les premiers habitaient des villes qui possédaient des chartes ; ils étaient destinés à avoir une part importante dans la destruction du système féodal; et, en Angleterre, la Neomayry, à laquelle cette contrée dut sa place JDrépondérantc dans le système militaire de l'Europe, était composée d'hommes libres. Les seris ou vilains étaient les êtres les plus abjects de l'espèce humaine. Dans quelques pays, il y avait une distinction entre les vilains et les serfs, ces derniers étant entièrement esclaves, tandis que les engagements des premiers étaient définis. — Plusieurs causes amenèrent la décadence de lu féodalité. Les deux extrêmes de la société étaient également intéressés à sa destruction : le roi et le peuple que l'on écrasait. La chevalerie, un des entants de la féodalité, fut préjudiciable au système dont elle était sortie. Les croisades préparèrent sa chute. L'extension des villes, l'augmentation du commerce, le développement de l'esprit commercial, l'acquisition des connaissances militaires par les peuples des différents pays, les inventions scienliliques et les découvertes, et l'emploi de la poudre à canon, aidèrent à la renverser. — « Le régime féodal était une confédération de petits souverains, de petits despotes, inégaux entre eux, et ayant les uns envers les autres des devoirs et des droits, mais investis, dans leui's propres domaines, sur leurs sujets personnels et directs, d un pouvoir arbitraire et absolu... Le despotisme était là, comme dans les monarchies pures; le privilège, comme dans les aristocraties les plus concentrées; et l'un et l'autre s'y produisaient sous la forme la plu-; ollensunle, la plus crue, si je puis ainsi parler. » (Guiiot, Essai .sut- l'histoire de France.

FEODOR ou Fédor Théodore), nom de trois empereurs de liiissic. — 1. r\é vers Vù'.û, mort en liiOS. Il succéda à son père, Ivan IV le Terrible, en 1:)84. Il fut le dernier du la maison de Hurikclsc laissa diriger par son beaufrère Boris GodunoH, qui lui succéda, après avoir fait assassiner Uémétrius, frère de Kéodor. — II Fils de Boris Godunolf; il fut détrôné et assassiné en 'IOOj, après un règne

de deux mois, par les partisans du premier pseiido-Déniélrius. — III (quelquefois appelé Feùdor II). rils aine du czar Alexis, né en 1661, mort en 1682. Il succéda à son père en 1676, s'engagea dans une guerre avec la Pologne et la Turquie, diminua le pouvoir de la noblesse et étalilit en 16S0 la première école russe à Aloscou. 11 exclut de sa succession son frère Ivan, qui était imbécile, et légua la couronne à son demi-frère Pierre le Grand.

FÉODOSIA. Voy. Kaffa.

* FER s. Jurispr. S'emploie dans celte locution, Chicptel de feb, celui p.ir lequel le propriétaire d'une métairie la donne à Icinie, à la charge qu'à l'expiration du bail le lermier laissera des bestiaux d'une valeur égale au prix de l'estimation de ceux qu'il aura leçus.

*FER s. m. (lai. ferniin). Métal dur et malléable, d'un gris clair et brillant, dont l'emploi dans les arts est très considérable, et qui, uni à un peu de charbon, donne l'acier et la fonte : le fer, un des niéluvx les plus ré- 2xindus dans la nature, se trouve quclqui'fois à la surface du sot a l'état natif. — S'emploie quelquefois au plur. suij.oul en termes de Comm. et d'Adm. : il fait le commerce des fers.

— Feu iN'ATiF, fer qu'on trouve dans la natui e à l'état pur. — Chemin de feh. (Voy. Chemin.)

— Fam. Cela ne tient ni a fer ni a clou, cela est mal attaché. Se dit aussi d'une chose qui sert à meubler une maison, mais qui n'est point scellée dans le mur, et qu'il est facile d'ôter. — Cette affaire ne tihnt ni a feu ni a CLOU, elle n'est pas solidement faite, conclue, arrêtée. — Il faut battre le feu pendant qu'il EST chaud, il ne faut point se relâcher dans la poursuite d'une affaire, quand elle est en bon train. — C'est un corps de feb, il a un COUPS DE fer, se dit d'un homme robuste et qui résiste aux plus grandes fatigues. On dit de même, santé, tempéuauent de fer. — Avoir

UNE MA1.N DE FER, UN BRAS DE FER, avoir la maill,

le bras très vigoureux, très fort. Dans une acception plus figurée Avoir un huas de feu, exercer avec dureté, avec rigueur un pouvoir dont on est revêtu. — On n'est pas de fer, il est des fatigues auxquelles le corps humain ne peut résister. On dit de même. Il faudrait

ÊTRE de feu pour nÉSISTER A DE TELLES FATIGUES, POUR TENIR A CE MÉTIER, CtC. — C'EST UNE TÈïE

DE FER, se dit d'une personne infatigable dans les affaires, dans les études qui deinandeiil une grande application, une grande contention d'esprit. Se dit aussi d'une personne extrêmement opiniâtre : vous ne le ferez pas clianijer, c'est une tête de fer. — Cet homme est RoiDE Comme une barre de fer, ou, tig.. C'est u.NE BAURE DE FER, Se dit d'uu hoiiime infiexible, intraitable, inébranlable. — Il usl.iait DU FER, il use beaucoup ses habits et en jicu de temps. — Il digérerait le fer, il a un excellent estomac. — Age, siècle de fer, le plus barbare, le plus corrompu des quatre âges que les poètes distinguent dans les premiers temps du monde, 'temps de malheurs, de guerres, de misères, etc. : on peut dire que ettait alors le siècle de fer. — Pour une autre acception de .Age de feu, voy. Age. — Un SCEPTRE DE FER, Une autorité dure et despotique. Dans un sens analogue, Un joug de feu.

— billard. Avoir, donner du feu, se disait lorsqu'une des deux branches de la passe gênait le joueur. (Voy. Passe.) — Cette pièce de monnaie est entre deux fers, se dit d'une pièce de monnaie qui ne trébuche point lorsqu'on la ]Jèse. — Pointe de fer ou d'autre métal, qui est etn bout d'une pique, d'une lance, d'une fièche, etc. : le fer d'une lance. Dans un sens analogue, le fer d'une gaffe. — Se battre a fer émoulu. (Voy. Emoulu.) — Feu d'aiguillette, de lacet, puLite pièce de ferblanc, de cuivre ou d'autre métal, dont une aiguillette, un lacet est garni parle bout. — Escr. Fleuret, épée : croiser, enyaqcr le fer. —

Fam. Battre le fer, faire des armes, s'exercer à l'escrime avec des fleurets. — Fig. et fam. Il y a longtemps qu'il bat le fer, se dit d'un homme qui s'adonne depuis longtemps à quelque étude, à quelque profession? à quelque exercice. On dit même : C'est a force

de BATrRE le FER QU'iL EST PARVENU A CE DEGRÉ d'habileté; il faut avoir longtemps BATTU LE FER AVANT QUE d'eN ÊTRE VENU LA. — Dans le

style oratoire ou poét. Poignard, épée, sabre, et généralement toutes sortes d'armes semblables ; il tomba sous le fer d'un meurtrier.

On \it avec le /tfi- uaiti-e les injustices.

fiOlLBAU.

— Employer le fer et le feu, se dit lorsque, dans une opération chirurgicale, on est obligé d'employer à la fois le secours des instruments et celui du feu ou des .caustiques. — Fig. et fam. Employer le fer et le feu, employer les remèdes, les moyens les plus violents. — Techii. Instrument, outil de fer qui sert à divers ouvrages : ce relieur a de beaux fers. — Instrument de fer pour repasser le linge : passer le fer sur une dentelle. — Mettre LES fers AU FEU, commencer à s'occuper sérieusement d'une affaire. Les fers sont au feu, se dit en parlant d'une atl'aire à laquelle on travaille actuellement. — Demi-corde de fer plat dont on garnit on dessous la corne des lueds des chevaux, des mulets cl des ânes : mettre à un cheval des fers cramponnes, pour empêcher qu'Une glisse sur ta glace. Par catachrèse. Fer d'argent, fer d'or, se dit lorsque cette espèce de sole artificielle est d'argent ou d'or. — Quand on quitte un maréchal, il faut payer les vieux fers, quand on quitte un ouvrier, il faut payer ce qu'on lui doit. — Tomber les quatre fers en l'air, se dit d'un CHEVAL, d'un mulet, ctc, qui se renverse et tombe sur le dos. — Fig. et fam. Cet homme est tombé les quatre feus en l'aiu, il est tombé à la renverse; plus fig., il a été frappé d'étonnement. — Fer de botte, morceau de fer, en forme de fer à cheval, dont on garnit le dessous des talons de bottes. — Prov. et fig. Cela ne vaut pas les quatre fers d'un chien, cela ne vaut absolument rien. — En fer a cheval, en forme de croissant, de demi-cercle : table en fer à clieval. On dit de môine, cela fait, forme le fer ù cheval, etc. — Fortif. Fera cheval, ouvrage fait en demi-cercle, au dehors d'une place : le fer à cheval 7i'est plus ijuere en usage. — Archit. Feu a cheval, escalier qui a deux rampes, et qui est fait en demi-cercle. Se dit par ext. de deux pentes douces qui sonl en demi-cercle, dans les jardins.— Au plur. Chaines, ceps, menuttes, etc.: il avait les fers aux pieds et aux mains.

Mais pour l'ensevelir, les cachots sunt ouvcila; II y descL-nil, combe sous le poids de ses fers.

UiLLuvovB. L'indépendance de l'homme de lettres.

— Jeter, retenir quelqu'un dans les fers, etc. Mettre, retenir quelqu'un en prison, le priver de sa liberté. On dit aussi, Gémir, languik DANS LES FEUS, elc. — Fig. et piuétiq. Etat d'esclavage, d'oppression : ces peuples, qui avaient ijcmi longtemps sous latyrtinnie, ne songèrent plus qu'à ruinpre, qu'à briS'r leurs fers.

— »v Âliner. Fer ciiuoMé, minéral formé de chrome, de peroxyde de fer et d'alumine. — Feu oLiGisTE, sesquio.vyde do for naturel. — Feu oxyuulé, oxydede l'er magnétique, pierre d'aimant. — Tyrannie qu'exerce l'amour : les amantsse plaisent dans leurs fers.bénisscnt leurs f(>yg — Encycl. Le fer est une dos substances élémentaires; il possède à l'état pur, les caractères suivants : gravité spécifique «.1393, (Percy); dureté, 4.5; forme cristalline, isométrique; couleur, gris d'argent; éclat métallique; poid.i aluiiiiquo, iiU (0=16); chaleur spécifique 0-1 I37:)j. Son symbole est Fe [ferrum). Quoique rarement trouvé à l'état natif et jamais pur, le fer est de tous les métaux le plus universellement et le plus largement répandu. U se ju-ésenle en larges dépôts sous

FER

forme d'oxyde et il est l'un des constituanl^ de presque tonli's les roches, des terrains et des e.iiix naUircIlos. Comme conséquence de sa large di.slriljution dans le monde inorganique, on le trouve au>si dans les végétaux et dans l'organisme animal, formant 0.07 p. 100 du saui;, ou de b.ji à 8. ri p. 100 du saug réduit en nendres. Le fer déposé par la batterie galvanique est d'un piis blanc et susceptiljle d'un très beau pidi. Par induction on peut le rendre fortement magnétique, mais il perd ce pouvoir au.ssitiM. que la source magnétique est éloignée. Le fer est plus ou iiinins plastique dans une grande étendue de température, depuis la chaleur rouge jusqu'à un degré qui atteint presque son point de fusion. A la chaleur ronge, il se forge facilement sous le maiteau, et à la chaleur blanche deux masses de fer peuvent être soudées intimement l'une à l'autre par le martelage on par la pression. Quoique la propriété de se somiern 'appartienne pas exclusive mon tau fer, aucun autre métal ne la possède à un degré au.esi élevé. Il se volatilise à la chaleur de l'arc volta'i(iue. — Le fer a des al'liiiités chimiques actives et il entre dans un grand nombre de composés. Il se combine avec l'oxygène dans quatre proportions, ainsi qu'il suit :

COMPOSES AVBC h OXïGliHB

Oxyde ferreux {protoxyde de fer). . .

Oxyde feirimic (SL-^qiiioxyde de fer) Oxide ferroso-l'ciTiquc (]jroLo^e(iuioxydc

de fer; oxyde m ijjneti'iue)

Acide feri-ique

formule

Fc 0

Fe' 0' l'e 03

Le fer se rouille quand il est exposé à l'air liumido et il est alors graduellement et complètement converti en oxyde; mais l'oxygène parfaitement pur et soc n'agit pas sur lui. Le for décompose la vapeur à la chaleur rouge et il est converti en o.\yde, l'hydrogène étant dégagé. Mais lorsque l'on fait passer de l'hydrogôno sur l'oxyde de fer à une chaleur rouge, il le réduit on fer métallique, l'uau étant formée. Le caractère de l'action est déterminée ici par les quantités relatives d'hydrogène libre et de vapeur. Si le premier prédomine, la réduction a lieu, si c'est la seconde qui est en excès, l'oxydation se forme. Les acides minéraux étendus dissolvent le fer et le convertissent on sel ferreux quand l'hydrogène est dégagé. Le carbonate ferreux se rencontre abondamment dans la nature. Le plusimpurtant des sels ferreux, le sulfate, appelé communément vitriol ver ton couperose, est obtenu comme produit accidentel dans beaucoup d'opérations métallurgiques, et appliqué à de nombreux usages dans les arts. L'oxydeferrique se rencontre abond.iniment dans la nature, de même que l'oxyde l'on oso-fenique on oxytic magnétique. (Voy. plus bas Minerais de fkr.) Le fer se combine avec le soufre en deux pniportions, formant un proto-sullure et un bisulfure. On emploie le premier dans la préparation de l'hydrogène suH'uré. Le dernier, connu sous le num de pyrite ou de pyrites do for, se trouve abondauiinent dans la nature ; on s'en sert comme d'une source de soulre dans la préparation de l'acide sulfurique. Le fer forme de nombreux composés avec plusieurs autres éléments. Parmi ces composés on peut citer doux chlorures, l''e Cl^,etFe^ Ci" et deux doubles composés avec le cyanogène, le lerrocyanurc putassiquo ou prussiate jaune de potasse, K'' l'^e C* M ^, et le l'erricyanuie potassique, ou prussiate roiige de potasse, K* Fc C° ÎS° , qui sont des réactifs chimiques impoitants. lin médecine, on se sert du fer comme d'un tunique reconstituant. C'est un constituant important du sang et des tissus animaux, et, dans les circonstances ordinaires, il se trouve en quantité suflisanle pour subvenir aux besoins de la nutrition; mais quaud le nombre des corpuscules

FER

de sang rouge qui contiennent beaucoup de fer et qui sont les véhicules spéciaux de l'oxygène a diminué, leur relormalion peut s'aciToitro on administrant des préparations de fer. Quelques-uns des sols, tel que le [lersiillate, sont très astringents; on les emfdoio en applications locales pour arrêter l'hémorragie. En ajoutant au fer de la noix voinique ou de la trychnine, ou des toniques arnors comme la gentiane, on augmente souvent son action tiiérapeutique. L'ailniinistralion du fer est contre-iiidiqnée dans la gastrite ou gastro-entérite, dans la plélliore, la fièvre et les conditions généralement fébriles. La dose de fer employée varie avec la préparation dont on se sert; c'est une espèce d'aliment; il est bon de le donner soit dans le repas, soit un peu avant ou après lui. Pendant son emploi, les fèces deviennent d'une couleur noire, à cause de la portion considérable qui n'est pas absorbée et qui passe dans le tube intestinal. — Dans les arts, le fer se présente sous trois formes : le fer doux ou fer forgé, la fonte et l'acier. Le fer forgé est presque pur, 1res malléable, ductile et susceptible d'être soudé. On le fait fondre avec difliculté. — Pour distinguer un morceau de fer d'un morceau d'acier, il suffit de mettre une petite goutte d'acide azotique sur les objets à examiner. Au bout de quelques secondes, l'acide, enlevé par un lavage à grande eau, laisse après lui une tache claire oublanchâlre sur le fer, noirâtre sur l'acier. Le fer contient invariablement une petite quantité de carbone combiné chimiquement (tout an plus 0,2;i p. lUO) et mêlée de cendres. Sa gravité spécifique varie de 7-3 à 7-8. Sa température de fn.sion est d'environ 1,800° C. ou 3,210° K. La fonte ou for en gueuse est, sous beaucoup de rapports, l'opposée du fer forgé ; elle est moins malléable, moins ductile, moins soudable, mais beaucoup plus dure que le for forg-é. Elle est facilement fusible; aussi, estclle toujours coulée dans des moules. Il y a plusieurs variétés de fonte, possédant une grande diversité de propriétés. Comme couleur, les unes sont blanches, les autres noires; et les variétés intermédiaires ont diverses nuances grises. La dureté de la fonte et sa fragilité varient énormément. La fonte blancheestlapliis dure, lapins rigide et la plus cassante, elle résiste à l'action de la lime et du foret, tandis que beaucoup de variétés de couleur sombre peuvent être travaillées avec facilité. La fusibilité des dilférentes variétés de fonte dill'ère grandement. Les fontes noires, pour devenir fusibles, ont besoin d'une grande chaleur et deviennent très liquides; elles remplissent bien les moules, et, coinine elles se dilatent en refroidissant, elles fout de beaux moulages, et souvent on les appelle fers de fonderie. Les fontes d'une nuance plus légère ne deviennent pas aussi liquides à la fusion, et, comme elles se contractent en se refroidissant, on ne les emploie pas pour les couler dans des moules. Elles contiennent habituellement une plus petite quantité de matières étrangèies, et, alors, étant propres à être converties en fer forgé, elles sont appelées fers de forge. La gravité spécifique de la fonte varie de 6-9 a 7-7; son point de fusion est à environ I,;i00° C. ou 2,700° F. Chimiquement, la fonte est moins pure que le fer; elle contient de 2 à 3 p. 100 de carbone. Les fontes malléables. (Voy. plus loin Manufacture de FEit) sont des 'fontes que l'on a rendues partiellement malléables sans altération de forme. A l'eLat de fusion, tout le carbone est probablement combiné avec le fer. La séparation du carbone comme graphite a lieu au refroidissement, et la quantité séparée est, toutes choses restant égales, déterminée par la vitesse du refroidissement. Durre a proposé une classification des fontes, basée sur des caractères physiques. II considère toutes les fontes comme étant un mélange do

FER

deux différentes substances, savoir : le graphite et une masse terreuse blanche ou d'un gris pâle. 11 reconnaît trois types de fer, représenté* par : le spiegeleisen, dans lequel la masse terreuse forme des amas de cristaux bruts et lirillants ; le fer à canon de Suède, dans lequel celte masse se montre sous la forme d'amas minces en fil ; et le fer d'Ecosse, dans lequel elle présente des figures courte?, entrelacées, presque cachées paV le graphite. L'acier est plus fort que le fer forgé ou que la fonte, mais, pour la rigidité il tieiil une place inti-rmédiaire entre les deux. Dans les constructions, il remplace avantageusement le fer forgé quand on a besoin d'une grande force sous un petit volume. Ses qualités de dureté, combinées avec sa malléabilité et sa ductilité, Iii rendent convenable pour la fabrication d'in.struments tranchants. (Voy. Acier.) — Fnnti;. Les substances que l'on rencontre le plus ordinairement dans la fonte (outre le carbone qui est regardé comme essentiel) sont le silice, le soufre, le phosphore, le manganèse, et plus rarement, ou en plus petites quantités, le chrome, le cuivre, le nickel, le cobalt, le titane, l'arsenic, l'antimoine, l'aluminium, le calcium elle magnésium. L'analyse suivante du fer gris ou blanc servira d'exemple :

ÉLb!UENTS

rnn

cnis

Fer

r.irbonc coniliiiiL^

Gr;i|dMte

o.ir,.i

trace. . .

It-aco. ..

Ii-acc. . .

Silice

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