UNIVERSEL ILLUSTRÉ
CHAR
'CHARGER V. a. (bas lai. carricare, charrier;. Mi'llro une cliarge sur : charger un crocheteur, un cheval, un bateau ; chan/cr un prisonnier de chaînes.— A souvent pour régim-île nom de la charge du fardeau -.charger un fagot sur ses i'pautes, des marchandises sur un bateau, sur un Jiavire ou dans un navire. — Charger une voiite, y joindre le poids des matériaux nécessaires pour en contenir l'effort. — Fig. Charger de coups, battre avec e.\cès ; charger quelqu'un d'injures, d'opprobres, de mali^dictions, lui dire beaucoup d'injures, l'accabler d'opprobres, de malédictions. — Charger sa conscience de quelque chose, prendre quelque chose sur sa conscience, et s'en rendre responsable devant Dieu. — Charger quelqu'un d'un crime, d'une faute, etc., l'en accuser.
— Fig. Charger sa mémoire de quelque chose, mettre une chose dans sa mémoire, s'appliquer sérieusement à la retenir. — Il ne faut p'is trop charger la mémoire des enfants, il ne laut pas les obliger à retenir trop de choses.
— Charger un registre de telle et telle chose; la marquer sur le registre. On dit dans le même sens : charger un compte d'une dépense, d'une recette ; charger un article sur un registre, sur un livre de compte. — Charger un compte, un article, exagérer le montant des frais, dans un compte, etc. : tous les frais sont chargés.
— Charger unmot, écrire un mot sur un autre, sans ed'acercelui-ci. — Peser sur r cettepoutre charge trop la muraille. — Cette nourriture charge l'estomac, elle pèse trop sur l'estomac, parce qu'elle est difficile à digérer. — Jurisp. Déposer contre quelqu'un, dire des choses qui tendent à le faire condamner : il est chargé par les aveux de son compl'ice.— Par exag. Mettre avec profusion certaines choses sur une autre : charger une table de mets : charger un discours de figures, un ouvrage de citations, de notes, et ■. — Imposer quelque charge, quelque condition onéreuse : charger le peuple, un pays, les charger d'impôts, mettre de trop fortes impositions sur le peuple, sur un pays. — Charger une terre d'une redevance, une succession d'un legs, établir, imposer une redevance sur une terre, grever une succession d'un legs. Voi/cT GuEVKii. — Donnercommission, donner ordre pour l'exécution de quelque chose, pour la conduite de quelque affaire : je vous en
CHAR
charge. On dit de même : charger quelqu'un de se.<< pouvoirs, de sa procuration. — Marcher vers l'ennemi et l'attaquer avec impétuosité : nous chargeâmes vigoureusement. — Fam.
Frapper : s'il me tient de pareils discours, je le chargerai. — Mettre dans une arme à feu ce qu'il faut de poudre, de plomb, etc., jiour tirer un coup : charger un pistolet, un fusil. Dans les exercices militaires, on dit absolulument. Chargez. — Charger une mine, mettre dans une mine ce qu'il faut de poudre pour produii-e l'elfet voulu. — Pliys. Charger une butii' ille de Leyde, une batterie électrique, etc., y accumuler une quantité d'électricité assez considérable pour que les effets en deviennent sensibles. On dit aussi, c/inr.'/t'»' d'électricité. — Charger une pipe, la remplir de tabac. — Charger une plume d'encre, charger un pinceau de couleur, prendre avec une plume, avec un pinceau, autant d'encre, autant de couleur qu'ils en peuvent tenir. — Charger de soie une bobine, un fuseau, mettre sur une bobine, sur un fuseau la quantité de soie qu'ils sont destinés à recevoir, etc. — Peint. Représenter avec exagération les traits, la figure d'une personne pour la rendre ridicule, sans qu'elle cesse d'être reconnaissuble : charger un portrait. — Exagérer les défauts : portrait chargé ; cet acteur charge son rôle, charge trop ; caractères trop chargés. — Charger un récit, une histoire, une description, y ajou er, l'amplifier beaucoup. On dit quelquefois absolument : charger, dans le même sens. — Mar.
Ch.\rger en grande, jeter dans la cale, sur des nattes ou sur de grosses toiles des grains, du sel, etc., sans lesembaler; Ch.\rger EN CUEILLETTE, embarquer des marchandises pour plusieurs personnes; Charger a fret, louer un bâtiment à des négociants ; Chargeu A SEC. arrimer, pendant la»basse marée, des marchandises dans un navire échoué ; Ciiak- GER la pompe d'u.n VAISSEAU, y jeter de l'cau par en haut, pour la faire fonctionner. — Se charger v. pr. Charger soi : aidez-moi à me charger. — Le temps se charge, il se couvre de nuages, et se dispose à la pluie. — Prendre le soin, la conduite de quelque chose : je ne veux pas me charger de cette affaire; je me cliargc de tout. — Se charger de quelqu'un, se charger de le nourrir, de l'élever, etc.
CHAR
* CHARGEUR s. m. Celui qui charge des maichandi.-cs ou autres fardeaux : chargeur de bois. — Adj. Commissiotinaire chargeur, celui qui se charge de l'expédition des marchandises par bateau. — Comm. marit. Celui à qiiiappartient toutou partie d'unecargaisem.
— Artill. de mar. Celui qui charge unepièce.
■ CHARIOT s. m. Sorte de voiture à quatre roues, propre à porter diverses choses : chariot de bagage. Voy. Fourgon, qui est plus usité dans l'administration militaire. — Char ; chariots armés de faux. — Astron. Constellation de la grande ou de la petite Ourse. Le grand Chariot, ce qu'on appelle communément le rliuriot ou le chariot du roi David.
CHARISTICAIREs. m. [ka-ri-sti-kè-re]. >om appliqué, dans l'histoire ecclésiastique grei-que, au fonctionnaire qui gouvernait les revenus des hôpitaux et des monastères.
* CHARITABLE adj. Qui a de la charité pour son prochain.
Je suppose qu'an moine est toujours charitable.
Li FONT.VIXB.
— Qui fait l'aumône : dame charitable. — Qui part d'un principe de charité : secours charitable; conseil charitable ; avis charitable.
•CHARITABLEMENT adv. D'une manière
charitable, par charité.
* CHARITE s. f. (gr. charis, grâce ; lat. charitas). L'une des trois vertus théologales rameur par lequel nous aimons Dieu comme notre souverain bien : la charité couvre la multitude des péchés. — Amour qu'on a pour le prochain en vue de Dieu : la chanté despremiers chrétiens. — .Aumûne qu'on donne aux pauvres ; et, dans ce sens, il a un pluriel : actes dacharité ; faire la charité. — Prov. Charité bien ordonnée commence par soi-tnéme, il est juste, ou du moins il est naturel de songer à ses propres besoins, avant de s'occuper de ceux des autres. — Fig., par contre vérité. Prêt' r une charité, des charités à quelqu'un, chercher à faire croire qu'il a dit ou fait quelque chose de mal qu'il n'a ni dit ni fait. On dit dans un sens analogue : une charité de cour, une perfidie de courtisan. — Se dit d'une congréga-. tion de personnes pieuses qui se vouent ap' soulagement des pauvres et des malades :
ÏU *
CHAR
smurs de la charité ; frères de la charité. — Se dit, par est., de certains hôpitaux où les malades sont soignés par les sœurs de la charité : il se fera porter à la charité. Ou dit de même, l'hôpital, l'hospice de la Charité. — Bureau de charité, lieu où l'on fait des distributions de secours aux indigents, et où s'assemblent les commissaires des pauvres. Réunion de ces comniissaii'es : membre du bureau de charité. — Dames de charité, dames bienfaisantes qui secondent les bureaux de charité.
— Sociétés de charité maternelle, u Ces associations, établies dans un grand nombre de villes et qui sont composées de dames, ont pour but d'assister les femmes indigentes, à l'époque de leurs couches, au moyen de secours en nature. Leur organisation a été l'objet des décrets du 5 mai 1810, 23 juillet 18H et du 2 féiTier 18.^3. Chaque société arrête des statuts qui doivent être soumis à l'approbation préfectorale. Le conseil des dames administrantes nomme , au scrutin secret, sa présidente et sa vice-présidente (Décr. 29 mars 1 871 ). Il nomme aussi un secrétaire-trésorier, qui est charpé de recueillir les souscriptions, dons et subventions, de payer les dépenses, de rédiyer les procès-verbaux des séances du conseil et de préparer les comptes annuels. Dans la première quinzaine du mois de février, la présidente doit adresser au préfet, en double expédition, un compte moral de l'année précédente L'une des expéditions est transmise au ministre de l'intérieur, et une subxention allouée chaque année par le budget de l'Etat est répartie entre les diverses sociétés régulièrement instituées» (Ch. Y.)
— Frères de la Charité, ordre religieux de l'Eiiise catholique romaine, fondée à Grenade parSaint-Jean de Dieu en lo40, et aujourd'hui presque éteint. — Un nouvel ordre du même nom fut fondéenl828 parlecardinalRosmini- Serbati. — Sœurs de la Charité, congrégation religieuse fondée dans la Bresse par saint Vincent de Pau) en 161 7 et établi à Paris vers 1633, pour soigner les malades pauvres, et donner l'instruction première aux enfants indigents.
CHARITÉ (La), ch.-l. de cant., arr. et à 28 kil. S. de Cosne (Nièvre), sur la rive droite de la Loire, 5,339 hab. Joaillerie, poterie, lainages. Ville plusieurs fois prise pendant les guerres religieuses.
CHARITES s. f. pi. [ka-ri-te]. Nom des Grâces en grec.
CHARITON ou Grand- Chariton, rivière de l'Etat d'iowa (Etats-Unis). Se jette dans le Missouri, après un cours de 400 kil. dont 80 sont navigables.
CHARITON, romancier grec, du Bas Empire, né à Aphrodisie, enCarie; auteur d'nn roman en prose intitulé -.Amours de Chxreas et Callirkoé, traduit par Larcher (1763).
* CHARIVARI s. m. Bruit tumultueux de poêles, poêlons, chaudrons, etc., accompagné de cris et de huées, que l'on faisait, la nuit, devant la maison des femmesdu petit peuple, veuves et âgées, qui se remariaient. — Tout bruit semblable par lequel des gens attroupés témoignent à quelqu'un leur désapprobation de ce qu'il a fait. — Musique bruyante et discordante rgueie/mnvari.'— Fig. Toute sorte de criailleries, de querelles : il y a un terrible charivari dans cette maison. — Le Charivari, journal politique, satirique et de caricatures, fondé en 1832 par Charles Philippon. La censure a plusieurs fois essayé de le mettre au régime ; mais il est resté spirituel et mordant malgré toute; les entraves.
* CHARLATAN s. m. (ital. ciarlatano). Celui qui vend des drogues, de l'oniélan, et qui les débite dans les places publiques, monté sur des tréteaux : remède de charlatan. — Médecin hâbleur, qui se vante de guérir toutes sortes de maladies. — Par ext. Toute personne qui se vante de posséder quelque secret mer-
CHAR
veilleux, et qui tire de l'argent des personnes crédules, en promettant de le leur communiquer : un chartatan prétendait avoir trojicé le secret de faire de l'or. — Fig. Homme qui cherche à en imposer, à se faire valoir par un grand étalage de paroles, par le faste de ses actions ; il y a des charlatans dans tous les états; charlatan politique.
' CHARLATANER v. a. Tâcher d'amadouer, de tromper par des flatteries, par de belles paroles.
* CHARLATANERIE s. f. Hâblerie, flatterie, discours artificieux pour tromper quelqu'un.
* CHARLATANISME s. m. Ruses, artifices, tromperies de charlatan : son charlatanisme fut bientôt dévoilé.
CHARLEMAGNE. Ne s'emploie que dans l'expression : Faire cHAaLKxiAGNE, se retirer du jeu avec son gain. — La Saint-Charlemagne, fête des collèges et des lycées, célébrée le 28 janvier.
CHARLEMAGNE (du lat. Carolus magnus, Charles le Grand: ou peut-être du tudesque Karl mann, homme fort), empereur d'Occident et roi des Francs, né a Aix-la-Chapelle en 742, mort dans la même ville le 28 janv. 814. Second fils de Pépin le Bref, il eut la partie occidentale de l'empire franc, dans le partage que Pépin fit de ses Etals (768). Son frère Carloiiian, qui avait obtenu la partie orientale, mourut après un règne de trois ans, et Charles s'empara de ses Etals, au détriment de ses enfants qui se retirèrent, avec leur mère Gilberga, auprès de Didier, roi des Lombards. Maître de la Gaule et de la Germanie occidentale, Charles se trouva le prince le plus puissant de l'Europe ; mais il s'était fait d'irréconciliables ennemis. Irrité contre le roi lombard, Didier ou Desiderius, dont il avait répudié la fille, sans en donner de raison, et excité par le pape Adrien l"', il traversa les Alpes en 773, réduisit Pavie et se saisit de la couronne de fer de Lombardie, après avoir enferméDidier dans le monastère de Corbie. Cette usurpation et la disparition des enfants de Carloman ne purent s'accomplir sans protestation de la part du peuple. Charles eut même à réprimer plusieurs révoltes. Mais il sut mettre le clergé de son côté, en partageant avec lui les dépouilles des princes légitimes. 11 alla passer les fêles de Pâques à Rome, où le pape, dont il reconnut la puissance temporelle, lui fil une réception triomphale. Tranquille de ce côté, le roi des Francs abandonna le gouvernement des paysconquisà son tîls Pépin (776) et tourna toute son activité du côté des Saxons qu'il avait résolu de soumettre. Dans une de leurs assemblées générales, vers772, ils insultèrent saint Libwin qui leur prêchait l'évangile. Profitant de celle circonstance, Charles leur déclara la guerre et la continua pendant plus de trente ans, avec une ténacité extraordinaire. Dans sa première campagne, il prit Ehresbourg, leur principale forteresse, et renversa l'idole qu'ils appelaient Hermansul. 11 les soumit peu à peu, en faisant chez eux des expéditions répétées et heureuses. Mais la conquête de ces peuples ne s'accomplit pas sans de terribles révoltes, suivies d'épouvantables répressions. Charles fut détourné un instant de ses conquêtes en Saxe par une révolte de la Lonjbardie, en 776. 11 fil impitoyablement massacrer ses adversaires et [irépara une grande expédition pour proléger divers émirs arabes persécutés par les califes de Cordoue. Il envahit le nord de l'Espagne, qu'il soumit jusqu'à l'Ebre, et fut rappelé par une nouvelle révolte des Saxons, soulevés à la voix du plus brave et du plus habile de leurs chefs, WitUkind qui, repoussé jusqu'en Scandinavie par les troupes de Cliarlemagne, rentrait en libérateur et en vengeur
CHAR
de sa patrie et de sa religion. Dans sa hâte,
Charlemagne ne prit pas toutes les précautions qui doivent acccompagner une retraite. Son arrière-garde fut attaquée etdétruite dans la vallée de Roncevaux, par son perfide vassal, Loup, duc des Basques, qui s'était joinlà ses ennemis. Là péril le paladin Roland, prétendu neveu de Charlemagne. Le roi des Francs se vengea sur les .-Vllemands. Il fil d'abord égorger à Verdun 4,.t00 prisonniers saxons et , sans égard pour l'âge ni pour le sexe, il fit brûler dans des cages d'osier tous • ceux qui, tombés en son pouvoir, refusèrent de se laisser baptiser. Pour mieux dominer le pays, il le divisa en évêchés temporels et institua ces prélatures quasi-souveraines qui ont régné pendant longtemps en Allemagne. Thassilo, duc di' Bavière, qui s'était associé aux ennemis du roi franc, fut rudement châtié, et Witlikind, poursuivi de refuge en refuge, dut se soumettre au baptême, en 78S. Une nouvelle révolte motiva le dépeuplement systématique de la Saxe, dont les habitants furent dispersés dans toutes les parties de l'empire. Didier, sorti de son couvent, se fit tuer en réclamant sa couronne. En 789, les Francs passèrent l'Elbe, soumirent plusieurs tribus slaves et poussèrent jusqu'à la Balti- ' que, qui forma, de ce côté, les limites de leur empire. Deux ans plus tard, commença contre les Huns de la Pannonie, une série d'expéditions infructueuses ; mais en 796, les Avares furent complètement soumis. Devenu le plus puissant prince de l'univers, Charles reçut à Aix-la-Chapelle, des ambassadeurs de tous les souverains qui demandaient son appui ou son alliance. Eu 800, il vint à Rome où le pape le sacra empereur d'Occident, pendant les fêles de Noël. Haroun-al-Raschid, calife de Bagdad, lui envoya une brillante ambassade, de riches présents et les clefs du saint sépulcre (801). Le vaste empire franc s'étendait de l'Ebre à l'Eider et au Volturne, et de l'Atlantique à l'Oder et à la Theiss. Pour établir une administration régulière dans un Etat composé des nationalités les plus antipathiques, Charlemagne le divisa en royaumes, subdivisés en duchés, en margraviats , en comtés , en vigueries ; c'était la féodalité, moins l'hérédité des bénéfices. Plusieurs comtés formaient une légation, où chaque année des envoyés royaux {missi dominici). ordinairement un comte et un évêque, venaient tenir des assisesjudiciaires, veiller à la bonne administration du pays et recevoir les plaintes des sujets. Les projets de loi furent soumis à de grandes assemblées nationales (champs de mai) qui votaient les lois définitives appelées eapitulaires. Charles donna au clergé une prépondérance qu'il n'a jamais complètement perdue depuis ; il fonda en Allemagne la sainte Wehme, qui servit, plus tard, de modèle à l'inquisition. Il encouragea le commerce, l'industrie et les arts, et établit l'uniformité des monnaies; il attira à sa cour des hommes instruits qui, sous l'inspiration de l'illustre Alcuin, répandirent partout leur savoir en fondant des écoles. Les dernières années decegrand empereur furent attristées par l'apparition des pirates du Nord ou Nortlimans. De ses neuf femmes plus ou moins légitimes, il eut plusieurs enfants; mais le seul fils qui lui survécut fut son successeur Louis le Débonnaire. L'empereur Charlemagne à la barlte florie et ses douze pairs légendaires furent les héros des premiers romans de chevalerie. La Vie de Chartcmayne (vita et gesta Caroli Magni), par Eginhard, secrétaire de ce prince, a été traduite par Elle Yinet (Poitiers, 1ol>8, in-S"), parle président Cousin, dans son Histoire de l'empire d'Occident, et par Guizot, dans le 'i" vol. de s-i collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France.
CHARLEMONT, Ibrteresse qui domine Givel, (Ardennes), et qui fut construite par Charles- Uuint, sur un rocher à pie, élevé de 'ii'à mè-
CHAR
CHAR
CHAR
trps au-dessus de la Meuse. Le fort de Charlemont fut modifié par Vauban.
CHARLEROI, ville forte du Hainault (Belpique), sur la Sairibre, à4ikil.S. de Bruxelles; 22,036 hab. Principal aôge des missions protestantes belges; verreries les plus importantes du royaume; clouteries, hauts-fouineaux , fonderies, etc. Laforteresse, terminée parVauban, fut rendue à la paix de Nimf'gue et résista longtemps aux Français en 1794. — Aux environs de Charleroi se trouvent des mines considérables de houille.
CHARLES (du tudesque, karl, fort). Nom de plusieurs personnages et de souverains célèbres.