I. Allemagne
FERDINAND I, empereur d'Allemagne, fils de Philippe 1 d'Espagne et le plus jeune frère de Charles V. néen Io03, mort le 23 juillet 'lt)64. A la mort de son grand-père Maxiniilien, il reçut l'archiduché d'Autriche et les autres possessions allemandes de la maison de Hapsbourg. Il succéda à son beau-frère Louis II do Bohême et de Hongrie, et soutint une guerre longue et sanglante contre Zapolya, pour la possession de la Hongrie; il ne réussit que partiellement. En lo3i, Ferdinand fut élu roi des Romains et, en 1536,11 succéda à Charles V comme empereur. Il se montra tolérant pour les protestants qu'il chercha à réconcilieravec Rome.
FERDINAND II, empereur d'Allemagne^el roi de Hongrie et de Bohême, né en 1378, mort le is'février 1637. 11 était le petit-flls de Ferdinand I, et duc de Styrie. Son cousin, l'empereur iMatthias, en f6l7, lui remit le gouvernement de la Bohême et lui laissa l'empire en 1619. Peu de temps avant, son intolérance avait allumé la guerre de Trente ans. Les Bohémiens olfrirent alors leur couronne à l'électeur palatin Frédéric V, et joignirent leurs forces à celles de Belblen Gabor de Transylvanie. Après la chute de Frédéric en 1620, Ferdinand abolit la charte' de la Bohème, opprima les protestants et fit continuer la guerre par Tilly, Wallenstein et plusieurs autres.
FERDINAND III, fils du précédent, né en 1 608, mort le 2 avril 1637. Il commanda pendant le règne de son père dans la guerre de Trente ans, et continua la lutte après son avènement (1637). Par le traité de Westphalie en 1648, il fut obligé de faire d'importantes concessions aux puissances étrangères et à ses sujets protestants.Son second fils, Léopold I, lui succéda.
FERDINAND II (Charles-Léopold-François- Marcelin], empereur d'Autriche et roi de Hongrie et de Bohême (et comme tel, nommé Ferdinand V), né à Vienne, le 19 avril 1793, mort en juin 1875. En 1833, il succéda à son père, François I", et laissa les affaires entre les mains du prince Metlernich. D'un caractère faible, il se laissa décourager par les troubles de 1848, abdiqua à Olmulz, en faveur de son neveu, François-Joseph, et se retira àPrague.