II. N.^PLES
FERDINAND I, roi de Naples, fils illégitime d'Alphonse le Magnanime d'Aragon, né vers 1424, mort en 1494. Son père lui légua le trône de Naples (1458); mais son règne fui troublé par des seigneurs turbulents qui conspirèrent avec Jean d'Anjou. Ferdinand, avec l'aide de Scauderberg,chef albanien,défilJeanen 1462. Les Turcs s'emparèrent d'OLrante eu 1480, mais Ferdinand la reprit en 14S1.
FERDINAND II, petit-fils du précédent, né vers 1 168, mort en 1496. Son père Alphonse H abdiqua en sa faveur en 1493. A l'invasion de son royaume par Charles VllI de France, il renonça au trône, mais il y remonta au départ de Charles.
FERDINAND III. Voy. Ferdinand Vd'Espagne.
FERDINAND IV, roi de Naples (plus tard roi des Deux-Siciles sous le nom de Ferdinand 1), néen 1731, mort le 4 janvier 1S23. Il devint roi on 1759, à l'avènement de son père au trône d'Espagne sous le nom de Charles III. Sa femme impérieuse, Caroline-.Marie, fille de Marie-Tliérèse, et son ministre favori, Acton, gouvernèrent la cour dans l'intérêt des cabinets de Vienne et do Londres et contre la France. En 1799, les Français occupèrent sa
capitale et Ferdinand se relira en Sicile. La république parthénopéenne fut établie, mais après quelques mois, Ferdinand lut restauré et un règne de terreur commença. En 1801, il fut obligé de s'humilier devant la France. En 1803, il fut chassé du trône de Naples, que Napoléon donna à son frère Joseph. En 1812, il accorda une constitution à ses sujets siciliens; en 1813, il fut restauré sur son ancien trône, et en 1816, il réunit la Sicile et Naples en un seul Etat. En 1820, son despotisme provoqua une révolution, qui fut étouflée par l'inlervention de l'Aulriche.
FERDINAND II, roi des Deux-Siciles, petitfils du précédent, né en 1810, mort le 22 mai 1839. 11 succéda à son pèreFrançiiisI", en 1830, introduisit d'abord des réformes et des mesures libérales, mais il adopta bientôt les principes de l'absolutisme. L'histoire de son royaume, à partir de cette époque, est celle d'une série de conspirations et de révoltes suivies de procès et d'exécutions. En janvier 1848, une insurrection générale éclata en Sicile, elle fut suivie d'agitations à Naples et une constitution fut accordée, mais bientôt abrogée à Naples et après une lutte prolongée, l'ancien ordre de choses fut rétabli en Sicile. On appliqua à Ferdinand le surnom de Bnmbardatore, abrégé en Bomba, parce qu'il avait ordonné le bombardement de ses principales villes. En 1837, les mauvais trailements qu'il appliqua aux prisonniers politiques causèrent une rupture diplomatique avec la Sardaigne, la France et l'Angleterre.
m. Espagne.
FERDINAND I, le Grand, roi de Caslille, de Léon oL do (jalice, né vers l'an 1000, mort en 1068. 11 devint roi de Castille en 1033, de Léon et de Galice en 1037, entrepritla guerre contre lesMaures et élarj;it les frontières chrétiennes.
II conquit aussi une partie du Portugal et do la Navarre. Son frère Garcia III, qui l'avait attaqué, fut tué dans une bataille (1034). Ferdinand prit le titre d'empereur (1 036). Il se distingua par son respect pour les anciennes lois et par sa stricte administration de la justice.
FERDINAND II, roi de Léon, des Asluries et de Galice, mort en H88. 11 succéda à son père Alphonse VllI en ffo7, entreprit avec succès des guerres contre le Portugal et les Maures et institua l'ordre des chevaliers chrétiens de Saint-Jacques.
FERDINAND III, (saint), roi de Castille et de Léon, né en 1199, mort le 30 mai 1232.11 était fils d'Alphonse IX de Léon et de Bércngère de Castille. H succéda à sa mère, en Castille, en 1217, à son père dans le royaume de Léon en 1230 et unit définitivement les deux royaumes. En 1223, il commença une série de conquêtes sur les Maures et brisa complètement leur pouvoir en Espagne. 11 triompha, en 1233, d'Aben Ilud, roi de Murcie, et prit Tolède, Cordoue, Séville et plusieurs autres villes. Il persécuta les juifs, les Albigeois, et fonda l'université de Salamanque.ll fut canonisé par le pape CiémentX en 1671.
FERDINAND IV, roi de Castille et de Léon, né on 1283, mort en 1312. 11 succéda à son père Sanche IV, à l'âge de 10 ans, et lut tjut à coup attaqué par don Enrique, son oncle, qui convoitait la régence, par des prétendants à la couronne et par d'autres ennemis; mais il fut soutenu par l'habileté de sa mère, Marie de Molina. Ferdinand enleva Gibraltar aux Maures en 1309.
FERDINAND V de Castille, II d'Aragon,
III de Naples, et II de Sicile, surnommé le Catholique, ne le 10 mars 1452, mort le 23 janvier 1516. Il était fils de Jean II de Navarre et d'Aragon ; on 1469, il épousa Isabelle, sueur et héritière de Henri IV do Caslille, à la mort duquel, en 1474, Ferdinand et Isabelle furent proclamés conjointement souverains.
FERD
En 1479, Ferdinand liérila de l'Aragon el devint ainsi maître de la plus grande partie de la péninsule. Sa principale politique fut d'augmenter le pouvoir de la couronne, ce iju'il réalisa par une sérieuse administration, Bn obtenant le droit do nommer les évêi|uc's et, par dessus tout, en établissant l'inquisilion. En 1492, le royaume de Grenade, dernier retranchement du pouvoir des Maures en Espagne, se soumit à ses armes. Quelijues mois après, il fit un édit pour l'expulsion des juifs, et des centaines de mille d'entre eux, soumis aux plus terribles soulfrances, quittèrent le pays. En l.'iOl , les Maures essayèrent de se révolter, Feidinand leur ordonna de se faire chrétiens ou de sortir du royaume, et environ 3,000,000 d'entre eux furent expulsés à dilVérentes époques. A la découverte de l'Améri(|ue, Ferdinand n'eut que peu ou point de paii; la gloire d'avoir aidé Colomb appartient exclusivement à Isabelle. Gonzalve de Gordoue, son grand général, assujctlit les royaumes de Naples et de Sicile. Après la mort d'isabolle en 1504, la régence de Caslille, en raison de la folie de sa lille Juana, revint à Ferdinand pendant la minorité de son lils Charles, le maii de Juana, Philippe 1, étant inorten l.'iOG. Le roi s'occupa alors des affaires d'Italie, où il gagna une inlluence prépondérante. Outre plusieurs villes et forteressi'S de l'Afrique, il acquit le royaume de Navarre. Ferdinand fut le fondateur de la monarchie en Espagne, et, sans scrupule dans son ambition, il fut un des princes les plus habiles de son époque. Le cardinal .Ximenès fut son grand ministre. Son petit-ftls Charles 1 (Y d'Allemagne) lui succéda.
FERDINAND VI, surnommé le Sage, roi d'Espagne, né en 1713, mort le 10 août 17,Si). Il succéda à son père Philippe V en 1740, gouverna avec justice et prudence et encouragea l'industrie, les arts et la littérature. Son frère utérin, Charles III, lui succéda,
FERDINAND VII, roi d'Espagne, né le 13 octobre 17S4, moit le 29 septembre 1833. 11 élail le lils aine de Charles IV ; de bonne heure il éprouva une grande aversion contre Godoy, le favori de ses parents. Deux factions existaient à la cour d'Espagne, celle de Godoy, soutenu par la reine qui gouvernait entièrement son mari, et celle de l'héritier présomptif, soutenu par la plus grande partie do la nation. Le prince envoya une lettre à Napoléon, en lui proposant de se mettre sous sa protection et de se marier dans sa famille. Liie sédition éclata en mars 1808, le palais d'Aranjuez fut pris d'assaut et le favori eût été assassiné, sans l'intervention du prince. Le jour suivant, le roi abdiqua, mais, deux jours après, il revint sur sa décision. Son fils lit son entrée à Madrid comme roi, le 24 mars. La péninsule était déjà envahie par les troupes françaises et. Murât marcha bientôtsur la capitale. Ferdinand esiiérait se concilier Napoléon par sa soumission; il vint à Bayonne pour le rencontrer; là il se trouva prisonnier et fut forcé de rendre le titre royal à son père, qui déjà, le 5 mai, avait cédé tous ses droits à Napoléon. L'empereur plaça son frère Joseph sur le trône vacant, et Ferdinand fut immédiatement transféré au château de Valençay, où il resta près de six ans. Par le traité du M déc. 1813, Napoléon lui remit la couronne espagnole et, au printenipssuivant, Ferdinand retourna en Espagne. Il abolit la constilution et gouverna avec une tyrannie implacable. En '1S20, une insurrection, à la lète de laquelle se trouvait l'armée, l'obligea à restaurer la constitution de 18 12. Néanmoins, sa duplicité amena bientôt dos émeutes et la guerre civile. Les libéraux ouconslitutionalistes triomphèrent à la lin, mais ils furent renversés par la Saiuto-.\lliance. En 1823, une armée française d'intervention, commandée par le duo d'Angoulème, rétal.ilit le despotisme, ([ui fut
FERG
suivi d'mi règne de terreur daivs toute l'Espagne. Penrlantco temps, les plus importantes colonies d'.\niériquc étaient devenues indépendantes. Le roi, qui était sans enfants, prit pour quatrième femme Marie-Christine de Naples, qui lui donna deux tilles, el qui obtint de lui un décret abrogeant la loi salique, ce qui donna lieu à des mouvements insurrectionnels [larmi les partisans de Don (jarlos, frère du roi, et occasionna, après la mort de celui-ci, une guerre civile contre son héritière l.sabelle II, '
IV, Toscane.
FERDINAND III, grand duc de Toscane et archiduc d'Autriche, né en 1769, mort en 1824. 11 fut mis en possession de la Toscane en 1790, quand son père devint empereur d'Allemagne sous le nom deLéopold II; il fut renversé par le traité de Lunéville en tSOI et restauré en 1814, après avoir été, dans cet intervalle, électeur de Salzbourg (1803) et de Wurzbourg (1805).
FÈRE (La), place forte de 3'= classe et ch.-l. de canl., arr. et à 2.j kil. N.-O. de Laon (Aisne), près du continent de la Serre et de l'Oise; 5,011 hab. Ecole d'artillerie fondée en 1719 et occupant les bâtiments de l'ancien château; vaste arsenal. Fabriques d'huile, do savon; tanneries importantes, brasseries. Patrie de Charles de liourbon, du prince de Condé et des généraux d'Uturbie. Eglise du xV siècle; tombeau de Jeanne de Luxembourg. Ville prise en 153(J par les Espagnols, en l.ïQo par Henri IV et on 1814 parles alliés; elle résista aux Prussiens en 181B. Vers la fin du mois d'octobre 1870, les Allemands parurent devant La Fére et en commencèrent l'investissement. Le bombardement commença le 2.t; les Allemands se servirent des obusiers pris à Soissons; presque toutes les maisons furent atleintos. La ville capitula le 27, après 30 heures de bombardement. Les Allemands y trouvèrent 70 canons el 2,000 hommes qui furent emmenés en captivité.
FÈRE-CHAMPENOISE (La), ch.-l. de cant., arr. et :i7 kil. d'Epernay iMarne) ; 2,093 hab.
FÉRE-EN-ÏARDENOIS, ch.-l. de cant., arr.
et à 23 kil. N.-N. -E.de Château-Thierry (Aisne), sur lOurcq; 2,391 hab. Autrefois ch.-l. du pays de Tardenois ; a conservé les resles d'un château fort bâti au xiii° siècle par Robert, comte de Dreux (mon. hist.) et terminé dans les xvi= et xvii" siècles.
FERENTINO [fé-ran-ti'-no], (anc. ferentinum], ville tfltalie, à 60 kil. S.-E. de Rome; 10,474 hab. Elle est entourée de murailles cyctopéennes, et elle est célèbre pour son magnifique panorama des mon tagnesvolsques, pour ses sources minérales et ses antiquités.
* FERET s. m. Miner. Sorte d'hématite qui est une vraie mine de fer : le féret se trouve principalcinenl en Espagne.
FÉRÉTRIEN adj. m. (lat. feretrius; de ferire, frapper). Surnom donné à Jupiter par Romulus. Un temple avait été élevé, à Rome, sur le mont Capitolin, en l'honneur de Jupiter Férétrien ; l'on y déposait les dépouilles opimes.
FERGUSON (Adam), philosophe écossais, né en 1724, mort en 1816. Il étudia la théologie el, en 1743, accompagna comme chapelain un régiment de montagnards en Flandre. 11 fui professeur de philosophie naturelle à l'université d'Edimbourg, en 17.'J9-'04, et de philosophie morale en l764-'84.En I77S, il fut secrétaire de la commission do la paix, envoyée en Amérique. Ses principaux ouvrages sont : Hlstory of the Progress and Terminalioii of the Roman Republie ; Essay on the History of Civil Society; Institules of Moral Philosophy, et Prineiples of Moral and Political Science. Il appartient, par sa méthode générale, à l'école de Bacon.
FERM
FERGUSON (Jamesi, astronome écossais, né en 1710, mort on 1776. Il était le fils d'un journalier, et pendant qu'il gardait les mouton, il lit un grand nombrcde modèles de machines et apprit lui-même le dessin et les élémenls do l'astronomie. Plus tard, il étudia la peinture, la médecine et l'astronomie à Edimbours-. En 1743, il s'établit à Londres, où il attira l'attention par une publication de tables astronomiques. Ses travaux les plus importants sont : Astronomy explained on sir Isaac Newton's prineiples ; Lectures on.Mechanirs ; An Easy Introduction lo astronomy; An Introduction to Electricity ; et Art of Drawing in Perspective.
•FÉRIAL, ALE, AUX adj. Qui regarde la fério, ijui est de férié : office férial.
' FERIE s. f. (lat. feria). Terme dont l'Fglise se sert pour désigner les différents jours dr la semaine. Le lundi est appelé la seconde férié, le mardi la troisième férié, el ensuite jusqu'à vendredi, qui s'appelle la sixième férié : faire l'office de la férié, el par ellipse, faire de la férié. On ne dit point, la première féric, ni la septième férié : on se sert des mots ordinaires de dimanche et de samedi. — Antiq. rom. Se disait des jours pendant lesquels il y avait cessation de travail prescrite par la religion : les fériés différaient des jours de fêtes, en ce que les fêtes se célébraient principalement par des sacrifices ou des jeux ; au lieu que le repos suffisait pour constituer les fériés. — Autrof. Jour de foire, parce que les foires se tenaient pendant les fériés ou les fêtes.
* FÉRIÉ adj. m. (lat. ferius, de fête). Se dit des jours où il y a cessation de travail prescrite par la religion : le jour de Noël est un jour férié.— Féricr v. a. cesser le travail.
' FÉRIR V. a. (lat. ferire). Frapper. Vieux mot qui n'est plus usité que dans cette phrase : S.\ns coup férir, sans se battre, sans en venir atix mains. Fig. et fam., sans éprouver de résistance.
FERISHTAH (Mohammed-Kasim), [fé-richtâ], historien persan, né vers 1500. mort probablement vers 161 1. Il vécut dans les cours royales de Deccan et de Bijapoor. Son histoire de l'Inde (1606), est une de celles qui ont le plus d'autorité parmi les histoires orientales; elle fut traduite en anglais, à Londres, en 1829, sous le titre de : The History of the Rise and Progress of the Mohammedan Power in India, etc.
FERJEUX ou Fargeau (Saint), en lat. Ferraliu'i, martyrisé en 211, avec son père saint Ferréol. Fêle le 16 juin.
FERKA s. f. Réunion de plusieurs douars. Au pi. -.desferkat. (Voy. Douar.)
FERLAMPIER s. m. (corrupt. de frère-lam-
pier). Argot. Pauvre diable , misérable. — Terme de mépris employé par les voleurs pour désigner un acolyte de bas élage. Le frère-lampier était, dans les communautés et dans les églises, un homme de basse condition, qui était chargé de l'entretien des lampes.
FERLAGE s. m. Mar. Action de ferler.
FERLAND (Jean-Eaptiste-Antoine), historien canadien, ne en ISO-'i, mort en 1864.11 fut ordonné prêtre en 1828, et devint professeur d'histoire à l'université de Laval à Québec. Il publia : Notes on the first Rcgisler nf Québec ; Journal of a Voyage on the Coùst of Gaspésie; Labrador, et, Course of canadian History.
' FERLER v. a. .Mar. Plier entièrement une voile, la serrer et l'attacher en paquet tout le long de sa vergue.
FERLINGANTE s. f. Argot. Verre, faïence; objet fragile.
'FERMAGES, m. Prix convenu pour une ferme : payer les fermages. — Législ. Le fer-
FERM
mage est la location de la terre, faite moyennant un prix convenu, stipulée en unesuiiinie de monnaie déterminée et payable à époques fixes. Le fermier a plusieurs devoirs envers le propriétaire. Il doit garnir le bien qu'il afferme des bestiaux et des ustensiles nécessaires à l'exploitation ; s'il ne remplit pas cette obligation, le bailleur peut l'y forcerel, en cas de refus du locataire, il est en droit de demander la résiliation du bail. Le payement est assuré par les fruits de l'immeuble et par le mobilier du fermier. Le preneur doitse conformer à ce que sou bail lui prescrit pour le mode d'assolement et de culture, pour l'époque des coupes, pour l'irrigatiun des prés. S'il a reçu des terres assolées, il ne peut les dessoler, à moins de substituer à l'assolement un mode de culture plus avantageux. 11 ne peut ni chanfier la nature des récoltes, ni doubler les saisons. Il doit labourer aux époques lixées, fumer, ensemencer les terres, entretenir b.'S fossés, les arbres fruitiers en bon état, écheniller ces derniers en temps convenable, remplacer ceux, dont il aurait, par son fait, causé la mort ou arrêté la pousse. Il lui est interdit d'abandonner la culture des terres, de les laisser en jachère, etc. En général, le fermier doit conserver les foins et fourrages, les pailles et les engrais ; il lui est cependant permis, quand ses terres sont fumées et ses bestiaux nourris, de vendre ce qui lui reste de ces dilïérenls produits. Li^ fermage se paye comme le stipule le bail, généralementenargent ayant cours, quelquefois partie en nature, partie en espèces selon les conventions; dans ce dernier cas, le fermier ne pourrait payer le tout en argent, quand bien même ce qui était livrable en nature aurait été évalué. Le fermage, s'il n'y arien de contraire dans le contrat ni dans les usages locaux, est exigible à la fin de chaque année de jouissance, soit chez le fermier, soit chez le bailleur. Au prix du fermage , s'ajoutent quelquefois certaines charges imposées en faveur du propriétaire, comme des charrois pour la réparation des bâtiments, etc. ; ces charges sont établies par le bail, ou parl'usage des lieux. Le fermier est tenu de faire les l'éparations locatives, d'après les usages locaux. Il doit aussi, sous peine de dommages-intérêts, avertir le propriétaire des usurpations commises sur le fonds afl'ermé. Cet avertissement est donné par signification d'huissier, ou par tout autre moyen qui permette au preneur de justifier que l'avertissement légal a été fait.CVoy. B.\il.)
FERMAIL s. m. Blas. Boucle garnie de ses ardillons: de gueules à trois fcrmaiix d'argent.
FERMANAGH [fer-mann'-a], comté du centre de l'Irlande, province de l'Ulster; 1,691 kil. carr. ; 92,000 hab. Il se trouve presque entièrement dans le bassin du Lough Erne. Ses parties S. et N. sont montagneuses. Les productions sont principalement agricoles. Le bois de construction est abondant. Capitale : Ennisliillen.
* FERMANT, ANTEadj. Qui se ferme. N'est guère usité que dans ces locutions : Meublk FEBUANï, meuble qui se ferme à clef; A jouit FERM.tNT, quand le jour finit; et A poiites feumantes, quand on ferme les portes d'une place de guerre.
FERMAT I. (Pierre dej, mathématicien, né à Beaumont-de-Romagnes, prés de Montauban, en 1601, mort en 16C3. Il était conseiller au parlement de Paris. Il exposa ses théories mathématiques dans De Maxitnis et Mimmis (publié de nouveau avec ses mélanges scientifiques en 1679J. Descartes combattit ses opinions concernant le calcul des probabilités, dont il est regardé comme l'inventeur principal par d'Aleinberl et par plusieurs autres. Laplace dit que cette invention est due à Fermat aussi bien qu'à Pascal. — II (Samuel de),
FERM
jurisconsulte et poète, fils du précédent, né à Toulouse en 1632, mort en 1090. Il essava de recueillir les écrits de son père, mais lie put en retrouver qu'une faible partie ; aussi les Varia opéra mathematica qu'il publia en 1079 (Toulouse, in-f'ol.) laissent-ils à désirer.
' FERME adj. (lat. firmus). Qui est compacte et sofide; se dit par opposition à Mou : poisson qui a la chair ferme. — Terre ferme, le continent, ettout ce qui tient au continent, sans être environné d'eau; à la différence des iles. Partie des Etats de Venise qui est située sur le continent de l'Italie, par opposition à "Venise et aux iles. — Qui tient fixemenl: /(( durée du froid a rendu la glace très ferme.
— Qui se tient fixement sans chanceler, sans reculer, sans s'ébranler : être ferme sur ses pieds. — Etre ferme sur ses éthiehs, défendre ses sentiments, persister dans ses résolutions avec fermeté, sans se laisser ébranler. — De PIED FERME, saus bouger d'un lieu. Attendre l'enne.mi de pied ferme, l'attendre dans la résolution de le bien recevoir s'il se présente. Combattre de pied ferme, soutenir les attaques de l'ennemi sans reculer, sans s'éliran- 1er. — Dans les Manœuvres milit. Conversion DE pied ferme, celle dont le pivot est fixe. — Attendre quelqu'un de pied ferme, attendre quelqu'un dans la résolution de lui résister, témoigner qu'on ne le craint pas. — Viiioureux, fort : avoir lamain ferme, les reins fermes, le jarret ferme , le poignet ferme. — A la Paume, Avoir le coup ferme, pousser vigoureusement la balle. — Avoir l.\ main ferme, avoir la main sûre : cet enfant, lorsqu'il écrit, n'apasla main ferme. — Tracer d'une main ferme le tableau d'une époque, le portrait
d'u.N PERSONNAGE HISTORIQUE, CtC, raCOUter CCS
événements, faire ce portrait, etc., dans un style clair, énergique et rapide. — Avoir le
JUGEMENT FERME, l'eSPRIT FERME, LA TÊTE FKRME,
avoir l'esprit droit et solide. — Arts, surtout Arts du dessin et Mus. Se dit d'une manière d'exécuter vigoureuse et hardie : le faire de ce peintre est très ferme; ce dessinateur a une touche des plus ferme; ce musicien a un jeu ferme. — Style ferme, style qui a de la concision et de la force. — Fig. En parlant de la contenance, do la voix, du ton, du rej.aril. etc. Assuré: il a la parole ferme. — Fig., auscns moral, constant, invariable, inébranlable: c'est un homme ferme dans ses résolutions, ou absol., c'est un homme ferme. — Qui ne se laisse point abattre par l'adversité, qui ne ]ieut être intimidé, ni ébranlé : demeurer ferme dans le péril. — Bourse. Achat ou vente FERME, achat ou vente d'effets publics payables a un terme fixe, lequel étant arrivé, on ne peut se dispenser de livrer ou de prendre les effets quel qu'en soit le cours. Dans un sens analogue, Marchiî ferme. — Adverbial. Fortement, d'une manière ferme : cela tient ferme dansla muraille. — Fam. Soutenir, nier une CHOSE FORT ET FERME, la Soutenir, la nier avec beaucoup d'assurance. — Tenir ferme, résister courageusement, vigoureusement. Se dit au propre et au figuré : il tint ferme contre l'ennemi, contre les assauts du la critique. Autref. dans le même sens. Faire ferme. — Absol. Se dit quelquefois lorsqu'on veut exciter, encourager : allons, ferme, mes amis.
' FERME s. f. Convention par laquelle le propriétaire d'un héritage, d'une terre, d'une rente, d'un droit, abandonne la jouissance de son héritage, de sa terre, de ses droits à quelqu'un, pour un certain temps et moyennant un certain prix : donner ses terres à ferme.
— Autref. Convention de ce genre par laquelle le roi déléguait à des particuliers le droit de percevoir certains revenus publics: la ferme générale des gabelles, des aides, etc.
— Administration qui était chargée de percevoir les revenus publics donnés à ferme : »i obtint wi emploi dans la ferme générale, dans les fermes. — Archit, Assemblage de pièces
FERM
de bois qu'on place de distance en distance, pour porter le faite et les chevrons d'un comble : la distance d'une ferme ù l'autre est généralement de trois mètres au moins, et de ■quatre mètres au phis. — Théâtre. Toule décoration montée sur un châssis qui se détache en avant de la toile de fond, telle qu'une colonnade, une obélisque, un arbre, etc. — Chose donnée à ferme ; dans ce sens, se dit des métairies et des autres héritages ruraux : ce domaine comprend cinq ou six fermes. — Éii Matière féod. Ne se disait jamais des terres nobles. — Habilaliun du fermier, bâtimenls d'exploitation d'une ferre donnée à ferme ■ la cour d'une ferme.— Fermes- écoles. Fermes modèles. Ces diverses inslitutions son! étaldics dans (juelques pays seulement. En IS4S, l'Angleterre, la Belgique et la Hollande n'en possédaient aucune. La Belgique commença à créer ses écoles d'agriculture un an plus tard. En France, l'enseignement af;ricole date de 1822, il fut inauguré à Rovile (.\Ieurthe) par Mathieu de Dombasie, au moyen de souscriptions volontaires. Les ressources de l'association étant épuisées, le gouvernement dut, en 1S31, venir en aide à cette ferme exemplaire, qui fut malgré cela, ruinée en f«42. La ferme de Griijnon (voy. Ecole) fut fondée en f827, dans un domaine donné par le roi. (juoique les souscriptions fussent nomfireuses.Tatfairo périclita bientôt et l'Etal fut obligé pendant douze ans de fournir à cet établissement une subvention annuelle de 60,000 fr. La ferme de Grand-Jouan date de 1830. Elle devint en 1842, Institut agricole; six ans plus tard, elle faillit succomber et ne dut son saluf qu'à un décret qui la nomma école régionale. Il y avait en France à cette époque (Ï848), vingtcinq fermes-écoles; deux ans plus lard, soixante-dix étaient établies, mais il est à remarquer qu'aucune ne fut créée dans les départements où la culture est particulièreniout fiorissanle. Les plus importantes fermesécoles étrangères sont enAnglrterre, celle do Cirencester; en Allemagne, celle do Mœglin, etc.
''FERMÉ, ÉE part, passé de Fermer. Fig. Les yeux fermés, se dit, au sens moral, loi-sque, par confiance en quelqu'un, ou par déférence, on fait ce qu'il désire, sans vouloir rien examiner après lui. —Ferme-circuit. (V. S.)
•FERMEMENT adv. D'une manière ferme, avec force, avec vigueur : appuyer fermement, — Avec assurance, conslammenl, invariablcmenl : persister fermement dans sa résolution, dans son opinion.
* FERMENT s. m. [fèr-man] (lat. fermcnticm; de f'ersere, bouillonner). Levain, substance qui a la propriété d'exciter uneferincnlation dans le corps auquel on la mêle : la levure de bière est un bon ferment. — Fig. Ce qui fait naître ou entretient sourdement les haines, l'esprit de discorde, de rébellion, etc. : un ferment de sédition. — Fermentable. (V. S.)
FERMENTANT, ANTE adj. Qui fermente :
bière fciinentantc.
FERMENTATIF, IVE adj. Didact. Qui a la vertu de |irodiiiie la ionnenUxlwn : la levure est une siibslam-e fermentative.
•FERMENTATION s. f. [fèr-man-ta-si-on] DidacL. Mouvement interne qui se manifeste dans un liquide, dans un corps quelconque, et qui en agite et décompose les parties : la fermentation augmente le volmne des corps. Les médecins humoristes disaient dans le même sens, lu ferinenlation des humeurs. — Fig. Chaleur et agitation des esprits : Icsesprils étaient dans la pjlus grande fermentation. — Encycl. La fermentation est la conversion d'une substance organique en un ou plusieurs nouveaux composés, sous l'influence d'un corps appelé ferment. Les espècesde fermentation généraleiiiciit reconnues sont les .•-uivantes, quoique quclqiies-unessoienlprobabk'inent des parties
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des progrès dos autres : 1, saccharine; 2, alcoolique on vineuse :3, acéliqiie; 4, larLiquc; 5, butyrique; 6, muqueuse ou visqueuse; 7, fermentation putride. Dans la fermentation saceliarine, un cor-ps appelé diaslasequi se développe pendant la germination des graines, cause la transformation de la fécule en dexti'ine et de celle-ci en suci'eon pincnse, ce dernierchani;e ni on tétant représente |iai l'équation suivante : C" 11'" 0^ (dexirinc) 4- H' 0 (eau) = C 11- 0" (iilncose). L'action d'acides étendus, aidés par la chaleur, a aussi le pouvoir do convertir la fécule en dexlrino el on glucose. (Voy. Dkxthine.) — La l'ermentation alcoolique ou vineuse a lieu quand une décoction de moiit est placée pendant un certain temps à l'air, il une température variant de 4" à .S0° C. ; après quelque temps les bulles de gaz d'acide carbonique s'élèvent de la masse; el, à l'examen, on trouve que des portions de sucre et do gluten ont disparu et sont remplacées par de l'alcool, des acides lactique, acétique et sucriiiiqiie, el un peu de glycérine, dans de^ proportions variables, (pii dépendent de la teinpéraUiro et de la quantité de saccharilicalion qui a eu lieu dans le nioùt. On V trouve aussi plus ou moins de siilistances visqueuses contenant des cellules el des germes de levure el autres organismes microscopiques, ainsi que de la mannile. Si, toutefois, au lieu de permettre à la décoction de moût de fermenter spontanément, on la tient à une températurfi de 70" à Tji" C.,. jusqu'à ce que la plus grande partie de la dextriuo ail été convertie en glucose, el alors si on la filtre el si on la refroidit à 21° ou 28° avec une rapidité suflisaiite fiour empêcher le commencomoiil de fermentation prématurée, et, si, une quantité de levure de bière, tenue dans un lieu chaud, jusqu'à ce qu'elle commence à se décom|ioser est remuée dans la masse, une ferinentation est provoquée prompteinent el presque tout le glucose est transformé en alcool el en acide carlionique; l'équation est alors la suivante : C" H'- U' (glucose) = 2 C- II" 0 (alcool) + 2 CO'- (acide carbonique). Le sucre do canne, C" 11-- 0", ne se transforme pas direclementen alcool et en acide carbonique, mais il est d'abord converti en elucosc par l'assimilation d'un équivalent di'eau ; d'où : C'^ H-^ 0" (sucre de canne) + IP 0 (eau)= 2 C H'^ 0« (glucose). 11 se transforme alors en alcool cl en acide carbonique coniine on l'a montré ci-dessus. Le miuU du raisin ou le jus des fruits quand ils sont lioiiillis et suspendus dans une vessie au niilieu du moût en ferinentation, ne fermenteront point. On dit aussi que si on pouvait empêcher les cellules de la levure de se nietlre en contact avec le liquide fermentescible, la fermentation n'aurait pas lieu, quoique les contenus solubles des cellules puissent passer à travers la membrane. (Voy. Lkvure.) — La fermentation acétique était pUitùl considérée par Liebig comme un procédé d'érémacausie, ou oxydation lente par laquelle l'oxygène est substitué à l'hydrogène; mais commele procédé est facilité parles ferments, particulièrement parle 7)ii/fode?')na (ict'i/, il est généralement regardé comme une espèce de fermentation. On suppo.se que la réaction renferme deux périodes: d'abord lat'ormation de l'aldéhyde par l'abstraction de deux équivalents d'hydrogène, l'eau étant formée en même temps; el ensuite l'addition d'un équivalent d'oxygène. — La fermentation lactique s'opère quand on laisse le lait reposer pendant un certain temps. La transformation est excessivement simple, elle consiste seulement à diviser les molécules du sucre de lait en un arrangement moins compliqué, C'-H-*Û" devenant 2 C 11" 0', ou acide lactique. Vers la lin de la fermentation lactique, l'acide butyrique fail son apparition, accompagné par l'évolution de l'hydrogène et de l'acide carbonique,
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chaux sont employés. La l'ermentation visqueuse ou muqueuse a lieu quand les jus de racine de bellerave et de carotte sont laissés dans un lieu chaud pondant quelques jours. L'acide carbonique el l'hydrogène s'échappent, comme dans le cas de fermentation butyrique, el il y a formation de mannile, de gomme et d'acide lactique. — La fermenlalion putride a lieu «(uand les corps contenant des composés nitrogéneux se décomposent s|iontanémeiil dans une (piantité limilee d'air. l>orsi|ue la substance décomposante est exposée librement à l'air (-1 qu'il n'y a pas trop d'humidité, l'érémacausie ou combustion lente a lieu (voy. Luémacau-sie) ; mais si l'air n'a pas uniibre accès, comme cela a lieu quand un corps en décomposition est plongé dans l'eau, une réaction plus complexe s'établit; il se dégage des gaz délétères, parmi lesquels on remarque l'Iiydrogène sulfuré, qui répand une odeur d'oeufs pourris. L'hydrogène phosphore , l'hydrogène carburé , l'ammoniaque, les gaz libres d'azote et d'hydrogène, et les acides acéti(pio, lactique, butyrique el valériqoe, de même que plusieurs autres composés nuisibles, dont la rialuro n'est jias parfaitement déterminée, se foiiiient également. Pasteur considère la putréfaction comme une espèce particulière de fermentation causée par des organismes animaux du genre ^iirio, et il tient que chaque espèce particulière de putréfaction est causée par une espèce particulière d'animalcules. 11 y a maintenant une tendance àconsidérer toutes les espèces de fermentation comme étant ilues au développement d'organismes vivants, soit animaux soit végétaux, dépendant principalement de la nature et de la condition du liquide en fermentation. Le défenseur le plus proéminent de celte théorie est Pasteur, qui, de plus, soutient que la fermentation alcoolique peut s'accomplir sans la présence de l'oxygène atmosphérique et dans une atmosphère entièrement composée d'acide carbonique. En conformité de cette idée. Pasteur inventa un appareil de brassage, par lequel l'air atmosphérique est exclu pendant la fermentation. Le grand avantage de cet appareil, selon lui, est que les germes d'autres ferments qui produisent les acides lactique, acétique et butyrique, sont exclus et que la levure de bière ou ferment alcoolique réel est le seul qui puisse agir. M. Frémy tient que certaines expériences qu'il a faites conlrouvenl la théorie physiologique de Pasteur. Il aflirme qu'il y a un grand nombre de ferments qui ne sont ni organisés ni vivants el qui sont susceptibles de produire diverses espèces de fermentations, dépendant des conditions dans lesquelles la matière fermentescible est placée. Liebig compare l'action d'un ferment à celle de la chaleur. L'acide acétique est séparé par la chaleur en acide carbonique et en acétone, de même que le sucre esl divisé par la levure en acide carbonique et en alcool, de même que la salicine est décomposée par la levure en saligenine et en acide salicylique. L'emulsine agit sur l'amygdaline de la même manière, ses effets sont reconnaissables en quelques minutes par les nouveaux produits. — La fermentation est relardée ou arrêtée par l'action de diverses substances. Une accumulation d'environ 4 5 p. tOO d'alcool suflil pour l'arrêter. La fermentation lactique est aussi arrêtée quand une certaine quantité d'acide lactique s'accumule. L'acide sulfurique , même en petite quantité, a un cllet remarquable en arrêtant la fermentation, particulièrement la fermentation acétique. Les fabricants de cidre et de vin emploient particulièrement le sulphito de calcium.
* FERMENTER v. n. Didacl. Etre en fermentai ion : /(( lalle f'rrmi.ntc. Dans le langage des médecins humoristes,
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particulièrement quand le sucre de lait et la ' rnenfeni. — Fig., surtout au
les humeurs fermoral. Etre dans
l'agitation, être en grand mouvement : toutes les passions eiui fermentent dans ta société. — Se dit des passions dangereuses qui naissent et s'entretiennent secrètement : l'esprit de rébellion fermentait sourdement.
FERMENTESCIBLE adj. [fcr-man-tes-si-ble].
Qui est !.u-ceptible de fermenter.
' FERMER V. a. (lat. firmare, fortifier). Clore ce (|ui esl ouvert, en boucher l'entrée ou l'ouverture avec une porte, un couvercle, une trappe, etc. : fermer une armoire, xm secrétaire, une malle; fermer une boutique. Absol., dans le sens de celle dernière phrase : les marchands ferment les jours de fête, etc. — Fig. Cesser en un lieu les exercices, les travaux, etc., qui s'y l'uni, habiliiellemenl : on ferme les théâtres pendant plusieurs jours de la semaine sainte. — Fi.rmeul'n buiieac, y faire cesser le travail des employés à une certaine heure; ou cesser momentanément de le tenir ouvert aux personnes qui y ont affaire. — Fermeu boutique, cesser de travailler ou de vendre en boutique, quitter le commerce. — Se dit également, au propre, en parlant de l'entrée, de l'ouverture même que l'on bouche, el en parlant des objets qui servent à la clôture : fermer la fenêtre, les persicnnes; fermer la porte à la clef, au verrou. Dans un sens analogue, fermer un robinet. — Fkumeu un t.- HOiR, le faire rentrer dans le meuble où il est emboîté. — Fermer la porte sur gi'rr.QU'uN, SUR SOI, fermer la porte après que quelqu'un esl entré ou sorti, en entrant ou eu sortant. Fermer la porte .\ quelqu'un, l'empêcher d'entrer. — Fermer la porte au mez de quelqu'un, a quelqu'un, pousser rudemeuUa porte contre lui au moment où il se présente pour entrer. — Fermer sa porte a quelqu'un, ne plus vouloir raduiettre chez soi : toutes les portes lui sont fermées, il n'est reçu nulle part. On dit absol., Fernar sa porte, ne plus recevoir do visites. — Fermer la porte aux mauvaises PENSÉES, AUX MAUVAIS CONSEILS, los éloigner, les rejeter. Fermer la poute aux abus, aux DÉSORDRES, otc, eiiipêchcr les abus, etc., de naître, ou de se renouveler. — La porte des