FEST
ou nroins en s'élevant au-dessus de la flottaison : ce vaisseau a la fesse ronde, a la fesse plate.
' FESSEE s. f. Fam. Coaps de main ou de verges donnés sur les fesses : il a eu la fessée.
;FESSE-MATHIED s. m. Fam. et par mépris. Usurier, homme qui prête sur gage : des ladres et des fesse-mathieux.
' FESSER V. a. Fouetter, frapper sur les fesses avec des verges ou avec la main : fesser un enfant. — Fig. et pop. Fesser bien son vin, boire beaucoup sans en être incommodé. — w Fïsser Mathieu, prêter sur gages.
Quand un docteur d'abéc<dè Dedans sa chaise a clabaudé, 11 aime à donner sur la fesse; El comme l'aryent est son diea, Dés qu'il a fessé la jeunesse, L« pédant la fesier Mathieu.
CoLurrvT.
* FESSEDR, EUSE s. Fam. Celui, celle qui fouette, qui aime à fouetter.
* FESSIER s. m. Fesses de l'homme : un
gros fessier (très fam.).
* FESSIER, ÈRE adj. Anat. Qui appartient ou qui a rappurt aux fesses : veine fes>:ii':i-e.
— s. m. Muscle fessier : le grand fessier; le petit fessitr.
IXSSLER (Ignaz-Aurelius), auteur hongrois né en 1756, mort en 1839. Il était capucin, se fit ensuite prolestant, franc-maçon à Berlin, et, après (809, habita la Russie. Il a écrit une histoire de la Hongrie (10 vol. Leipzig, 18l2-'2.i) ; des ouvrages sur les langues orientales et sur la franc-maçonnerie, et une autobiographie.
* FESSD, DE adj. Fam. Qui a de grosses
fesses.
* FESTIN s. m. (lat. feslum, jour de fête). Banquet : festin de noces.
Cet avocat, dont les destins Font un juge des plus notables, Croit qti(! la loi des douze Tablei N'était que pour les grands /VififU.
FUKKTIBSI.
— Festin royal, festin qu'un roi donne en certaines occasions solennelles. — Il n'est FESTIN QUE DE GENS CHicHEs, ceux qui vivent avec une grande épargne, aiment à paraître magnifiques dans les occasions d'éclat. — Il
n'y avait que CELA POUR TOUT FESTIN, il n'y
avait que cela à manger. — Le Festin de Pierre, sous-titre d'une comédie de Molière. (Voy. Don Juan.)
FESTINA LENTE [fès-ti-na-lain-té]. Loc.
lat. qui sigiiitie : hâte-toi lentement. Ce précepte, attribué à l'empereur Auguste, est souvent cité soit en latin, soit en français :
Hàtes-vous lentement, et, sans perdre eourage. Cent fois sur U métier remettez votre ouvrage.
BOILIAD.
La Fontaine, dans sa fable le Lièvre et la Tortue, a dit :
u laisse la tortue
Aller son train de sénateur; Elle part, elle s'évertue.
Elle ne hâte avec lenteur
' FESTINER V. a. Faire festin : festiner ses amis. Ne s'emploie qu'en plaisantant. — A cette noce, on dansa, on se réjouit, on festina pendant quatre jours.
' FESTIVAL s. m. (lat. festivalis). Sorte de fête musicale : Us festivals sont d'origine allemande.
' FESTON s. m. (lat. /'estum, fête). Guirlande ou faisceau de petites branches d'arbres, garnies de leurs feuilles, et entremêlées de fleurs, de fruits, etc., qui sert ordinairement de décoration, et que l'on suspend alors par les extrémités, de manière que le milieu retombe : les rues étaient décorées de festons. — Ornement représentant des festons, que les arehileotes, les sculpteur», les peinlrei met-
FÊTB
teni dans leurs ouvrages, pour les orner, pour les embellir : corniche ornée de festons, de festons de /leurs. — Découpure en forme de festons : découper en festons les bords d'une collerette. — w Argot. Faire, pincer un feston, se dit d'une personne ivre qui marche en zigzag.
FESTONNAGE s. m. Action de festonner.
— Argot. Marche d'un ivjogne, qui décrit des zigzags.
* FESTONNER v. a. Dessiner, broder ou découper en festons : festonner les bords d'une draperie. — w v. n. Argot. Marcher en zigzag, lorsqu'on est ivre.
* FESTOYER v. a. [fèss-toua-ié]. Se conjugue comme Employer. Fam. Bien recevoir quelqu'un, le bien traiter, lui faire faire bonne chère : festoyer ses amis.
FESTDCA s. f. Bot. Nom scientique du genre fétuque.
FESTOCE, EE adj. Qui ressemble ou se rapporte à la fétuque. On dit aussi Festucacé.
— s. f. pi. Tribu de graminées ayant pour type le genre fétuque.
* FETE s. f. (lat. festum). Jour consacré particulièrement à des actes de religion; cérémonies religieuses par lesquelles on célèbre ce jour : les paiens célébraient la plupart de leurs fêtes par des sacrifices et des jeux. — Relig. cathol. Célébration du service divin, en commiimoration de quelque mystère, ou en l'honneur de quelque saint : les quatre grandes fêtes de l'année. — Fêtes légales. (Voy. Dimanche.) — Fête des morts, jour que l'Eglise consacre à la commémoration des morts. — Fêtes pétées, ou mieux, fêtes chômées, fêtes où il est défendu de travailler, qui sont d'obligation ; à la différence de celles qui se célèbrent seulement dans l'Eglise et en quelques lieux particuliers, ou par quelques communautés. Fêtes de palais, fêtes où les tribunaux sont fermés, quoiqu'il ne soit point fête chômée. — Fête carillonnée, se dit des grandes fêtes de l'Eglise catholique. — La fête d'une personne, le jour de la fête du saint dont cette personne porte le nom. — Payer SA FÊTE, faire un festin à ses amis le jour de sa fête. — La fêtk d'une compagnie, d'un corps DE métier, le jour delà fête du patron de cette compagnie, de ce corps. En parlant des anciens païens, la fête de la jeunesse, des marchands, des esclaves, etc., le jour où l'on faisait des cérémonies religieuses à l'intention de la jeunesse, des marchands, etc. — La fête patronale, la fête d'un lieu, d'un village, le jour de la fête du saint jous l'invocation duquel est l'église principale du lieu. — Deviner les fêtes quand elles sont venues, dire des choses que tout le monde sait, annoncer des nouvelles qui sont déjà publiques.
— Aux bonnes fêtes les bons coups, les méchants prennent quelquefois l'occasion des bonnes fêtes pour exécuter leurs mauvais desseins. — Il ne faut point chômer lbs fêtes AVANT qu'elles SOIENT VENUES, il ne faut point se réjouir ni s'affliger d'un événement avant qu'il soit arrivé. On dit encore, dans ce sens,
QUAND LA FÊTI SERA VENUE, NOUS LA CHÔMERONS; OU IL SERA ASSEZ A TEMPS DE CHÔMER LA FÊTt
QUAND ELLE SERA VENUE. — Se dit aussi des réjouissances publiques qui se font en certaines occasious extraordinaires; et, dans ce sens, s'emploie souvent au plur. : les fêtes du mariage de ce prince, les fêtes qui eurent lieu à l'occasion de son mariage. — Se dit également des réjouissances qui se font dans des assemblées particulières : c'est un homme que l'on se dispute, il n'y a point de bonne fête, ii n'y a pas de fête sans lui. — Il ne se vit jamais A TELLE FÊTE, A PAREILLE F*TE, SC dit d'UD
homme à qui il est arrivé quelque aventure extraordinaire et surprenante. — Les garçons DE LA FÊTK, se dit, chez le peuple, des jeunes garçoDS, parents on amis des ina-
FETH