FÉTU
FEU
ries, qui s« parent pour danser el ïaire les honneurs de la ttle. — Il n't pas dk bomnk Ttrt »ANS LENDEMAIN, 86 dit lorsque, après s'être diverti un jour, on propose de se di- Terlir encore le jour suivant. — Il n'est pas TOUS lks jours fête, on ne se réjouit pas tous les jours, on ne fait pas tous les jours bonne chère ; on n'a pas tous les jours le même bonheur, le même avantage. — Troi'blkr la fête, troubler la joie, les plaisirs d'une réunion publique ou partlLulièro. Suhslantiv. et lam. Un trouble-fêtk. (Voy. ce mot à la letlre T.)
— Faire fête d'dne chose a quelqu'un, la Ini faire espérer. Se faire une fête de qokl- OCE CHOSE, s'en promettre beaucoup d'amusement, de plaisir, de joie. — Faire fête a quelqu'un, lui faire un accueil empressé.
Dêe qu'il loil l'oiseau de Vénus, U le croil en «on pot, el déj» lui fait fil: Li Poirriiin,
— Se faire de fête, s'entremettre de quelque affaire, et vouloir s'y rendre nécessaire, sans y avoir été appelé. — »* Argot. Fête du boudin, fête de Noël, ainsi nommée parce que l'on réveillonne le plus souvent avec d« la charrutHrie el surtout avec du boudin. — Fêtes fixes, celles qui sont indiquées pour certains jours du mois; ce sont : la Circoncision (I"' janv.), VEpipkiinie (6 janv.), la Purification de la Vierije (2 févr.), l Annonciuticn (Ï.S mars), la Visitation {i juillet), l'As.somption (1 i août), la N'Uivité |8 sept.), la Tous- Saint {[" nov.), la Conception (8 déc.) et Noël (Î.S déc.|. — Fêtes mobiles, celles qui avancent ou reculent selon la date du jour de Pâques; ce sont : Pd'/ues (le dimanche qui suit la pleine lune après 1 équinoie du printemps), la Septuagéfime, la Sexayésime et la Qxtinquagésime (!)•, 8' et 7" diniaiichfs avant Pâques), la Quadragéiime. Rfminiscere.Oruli, Lxtare (l^.ï" 3' et 4' dimanches de carême), la Passion (5« dimanche de carême), les Rameaux (dimanche avant Pâques), U Quasimodo (dimanche après Pâques), l'A.scension et la Pentecôte (40* et ïO' jours après Pâques), la Trinité (dimanche après la PentecÔlel, la Fête-Dieu (jeudi après la Trinité), \'Avent (les quatre semaines avant Noël). Depuis 180'i, on ne fête en France que quatre fêtes qui ne tombent pas un dimanche : Noël, \' Ascension, V Assomption et la Toussaint.
• FÊTÉ, ÉE part, passé de Fêter. -— Fig. Se dit d'une personne qui est bien reçue partout, a laquelle on tait beaucoup d'accueil : c'est un homme bien fêté.
' FÊTE DIEU s. f. Fêle que l'on célèbre en l'honneur du Saint-Sacrement. C'est pourquoi on ra(>pelle aussi Fête du Saint-Sacre,ment. Cette solenniLé religieuse fut instituée par Urbain IV, en 1624. Elle se célébra d'abord le jeudi qui suit l'octave de la Penlecôte; depuis le Concordat de 1801, on la célèbre le dimanche suivant.
• FÊTER V. a. Chômer, célébrer une fête : on fête aujourd'hui tel saint. — Fêter quelqu'un, célébrer la fêlu de quelqu'un, ou lui donner une fête, des fêtes. Accueillir quelqu'un avec empressement. T.'est un saint QU ON NE fête point, c'est Un homme qui n'a ni crédit ni autorité. C'est i^n sai.nt qu'on nk fête plus, se dit en parlant d'un homme qui a perdu ->a place et sou crédit.
FÊTEDR, EOSE s. Celui, celle qui souhaite une lêle, qui célèbre un anniversaire.
• FETFA s. m. Chez les musulmans. Sen- \ence «ans appel que rend le mufti sur un i en-cul
fut obligé de céder la Géorgie aux Russes en 1 tout d*ns l'hémisphère boréal. Ce sont dei
1813. En 1826, prenant avantage de la mort du czar Alexandre, il s'elîorça de la reconquérir, mais il fut battu, et, en 18-28, il fut forcé d'abandonner la plus grande partie de la Perse arménienne à la Russie, et de faire de l'Aras les frontières de son royaume. Il composa des vers, et laissa une collection d'odes et de chants.
' FÉTICHE s. m. (porlug. festisso, charme). Nom qu'on donne aux objets du culte superstitieux des nègres : dans la Niyrilie, chaque tribu, chaque famille, chaque personne se choisit un fétiche, c'est-à-dire une divinité tutélaire, parmi les arbres, les pierres, les animatix, etc. — Adjectiv. : les dieux fétiches. — Kncycl. Les fétiches naturels sont des rochers, des pics de hautes montagnes, un arbre, des forêts entières et des animaux, tels que les serpents, les chèvres, les moutons, etc. Les fétiches artificiels sont publics el conservés par les prêtres, ou pn'ut's et alors on peut les acheter et les vendre. Les rois et les princes en font de grandes collections et chaque famille en possède au moins un.
' FE'l'iCHlSME s. m. Culte des fétiches : ce pmipu er est encore aux superstitions du fétichisme. — V* Fig. Adoration aveugle, vénération outrée : le fétichisme dupasse.
FÉTICHISTE adj. Qui pratique le fétichisme; qui a rafiport a ce culte : peuple fétichiste; rulte fétichiste. — Substantiv. Adorateur des fétiches.
(lomt de doctrine ou sur une question de droit difficile à résoudre. — i* On dit aussi Fetva.
FETH ALI, Fatteh Ali, Fatch Ali, ou Fath' Ali. shah de Perse, afipelé avant son avènenieni Rilia Khan, né vers 17(12, mort en 1834. En 1797, il succéda à son oncle, Aga Mohammed, foodateor de la dyna-tir du Kadjar. Il
•FÉTIDE adj. (lat. fœtidus). Qui a une odeur forte et très désagréable : émanations fétides. On dit aussi odeur fétide.
FÉTIDIER s. m. Genre de myrtacées dont
une espèce, le félidier de Mauritanie {fœtidia Mauritanica) appelé bois puant, à cause de l'odeur désagréable de son bois, est un arbre qui prospèie à la Réunion. Son bois rougeâlre et veiné s'emploie dans l'ébénislerie.
* FÉTIDITÉ s. f. Qualité de ce qui est fétide, puant : fétidité insupportable.
FÉTIS (François-Joseph), compositeur belge, ne en 1784, mort en 1871. En 1818, il devint professeur au Conservatoire de Paris, et, en 1827, fonda la Revue musicale, qu'il publia jusqu'en 1835. En 1833, le roi de Belgique le nomma maître de chapelle et directeur du conservatoire royal de Bruxelles. Il composa des opéras : la Vieille est celui qui obtint le plus desuccès. Il composa également de la musique sacrée. Ses principaux ouvrages sont : la Biographie universelle des musiciens, la Biblingrapliie générale de la musique (8 vol., 1833-44), el un Traité complet de l'harmonie (18o3).
* FÉTOYER. 'Voy. Festoyer.
* FtuTD s. m. (lat. festuca). Brin de paille :
ramasser un fétu. — Je n'en donnkrais pas un KiTU, cela Niî vaut PAS UN FÉTU, se dil d'une chose dont on ne fait nul cas. — Tirer au COURT fétu, tirer au sort avec plusieurs fétus, dont U y en a un plus court que les autres. (leLte piiiase a i^eilli : on dit aujourd'hui, Tirer A la courte paille. — Un cogne-fktu, un homme qui se fatigue beaucou[> à ne rien faire. On dit de même. Il ressemble a Cognefétu, IL SE TUE ET NE FAIT RIEN. — FliTU-EN-CUL,
oiseau de la grosseur d'un pigeon, dont la queue a deux longues plumes étroites. On lui donne plus communément le nom de Paille-
EN-CUL ou EN-gUKUE, et Celui d'OlSEAU DES
TROPIQUES, parce qu'il ne se trouve qu'entre les deux tropiques . le fétu-en-cul vole fort lom des terres et très haut.
FÉTUQUE s. f. (lat. festuca, fétu). Bot. Genre de graminées, type des festucées, dont les principales espèces forment, en quelque sorte, la base des prairies naturelles. Les fétuques habitent les re;jio.'' Nmpérées, sur-
herbes à feuilles linéaires, à fleurs en panicule ou en grappe. La fétuque des brebis {festuca avina), gazonnante, à tiges grêle», à feuilles enroulées el rudes au toucher, réussit dans les leirains secs, siliceux ou calcaires; elle donne un fourrage médiocre. La fétuque élevée (festuca elatior) et la fUuque des prés {festuca pratensis) réussissent dans les terrains frais cl riches el dans les sols humides.
FÉTUS s m. Voy. Fœtus.
FETVA s. m. Voy. Fktfa.
* FEU s. m. (lat. focus, foyer). Fluide impondérable, formé de lumière el de chaleur, qui chaulîe, brûle, calcine, amollit, rougit, etc., les corps exposés à son action ; les anciens regardaient le feu comme un des quatre éléments. Quelqiiel'oisau plur. : des feux souterrains.— Fei' CENTRAL, foyer de chaleur qu'on suppose exister au centre de la terre. — Les feux DE L ÉTÉ, les chaleurs excessives de l'été. On dil de même. Les feux du soleil, de la canicule, etc. — C'est LE FEU et l'eau, se dil de deux choses tout à fait cimtraires, de deux personnes qui ont de l'aversion l'une pour I autre, ou qui sont d'opinions, de caractères fort opposés. — Faire feu, se dit d'un corps qui, en choquant contre un autre, produit du feu, des étincelles : les pieds des chevaux font souvent feu sur le pavé. — Faire feu des quatre pieds, emiiloyer tous ses ellorts pour réussir en quelque atl'aire. — Le feu lui sort par les YEUX, ses yeux sont élincelanls de colère. — N'y voir que du feu, être tellement ébloui, qu'on n'y voit rien. Ne rien comprendre à quelque chose. — Se dit particulièrement du teu considéré comme agent de destruction : on a mis le feu à cette maison. — Mettre lb FEU a un canon, mettre le teu à l'amorce d'un canon chargé. — On y court cuume au feu, se dit des spectacles, et, en général, de tout ce qui attire un grand concours de monde. — Le feu est a telle marchandise, on la recherche avec empressement. — Mettre un pays A FEU ET A SANG, exercer, dans ce pays, toutes les cruautés, toutes les inhuinanilés de la guerre. — Il se jetterait dans lk feu pour LUI, il ferait tout pour lui prouver son allécliou, son dévouement. — Mettre le feu aux poudres, exciter la haine, la discorde, la sédition, par ses discours, par ses i,onseils. Mettre LE feu aux étoupes. (Vuy. ËTouPE.) Dans un sens analogue. Le feu prend aux poudres, AUX ÉTOUPES. — Prendre, feu, s'émouvoir, s'entlaninier, s'irriter. — Jeter feu et flamme, se livrer à de grands cnipurtements de colère. — Jeter son feu, tout son feu, faire et dire tout ce qu'inspire la colère, de manière qu'on est plus tôt apaisé. — Jeter son feu, laire d'abord preuve de talent, de génie, et ne pas réaliser ensuite les espérances qu'on avait données de soi. Dans un sens analogue. Cet auteur a jeté son feu, tout son feu dans le premier acte de sa tragédie, dans le pre- MIER VOLUME DE SON OUVRAGE. — Le FEU SK MET DANS SES AFFAIRES, EST DANS SES AFFAIRES,
se dit en parlant d'un homme dont les affaires sont dérangées, el qui est poursuivi par ses créanciers. — Armes a feu, mousquets, lusils, pistolets, etc. Coup de feu, blessure que fait le coup d'une arme à feu. — Bouche A FEU, terme générique par lequel on désigne les canons, les mortiers, les pierriers, etc. — Absol. Se dit des coups que Ion tire avec des armes a feu avec de rartillerie ■■ il s'exiio.se au feu des ennemis. — Mar. : faire feu des deux bords; feu de tribord, de bdbnrd. — Llliptiq, Feu 1 se dit dans les commandemenls militaires, pour ordonner aux soldats de tirer. — Accoutumer un cheval au feu, l'accoutumer à entendre tirer des coups de lusil, de canon, etc., sans en être ell'rayé. — Aller au feu, aller a un combat où l'on se sert d'armes à feti. Voir le feu, assister, prendre part a un cuaihat de ce genre. — Aller au fbc cohhi
FEU
4L\ Noci, aller, marcher gaiement au combat. — Eteindre ls ped ou les feui de l'ennemi, démonler ses canons, les eiii(jêi',lier de tirer en leur opposant une aftillene supérieure par le noailjre uu par l'iuibilelé. — Etre, se
TROUVER KNTRE DEUX FEUX, se dit d'uil COrpS
de tioupes eiiveloppé pnr l'ennemi et qui reçoit des coups de fusil des deux côtés. — Fi::. Être extiosé à deux embarras, à deux dangers également menaçants. — Faire long FEU, se dit d'une arme à feu dont le coup esl lent à partir. — Faire long feu, se dit d'une affaire (jui traîne en long-iieur.— Un feu roulant DE SAiLLiiis, d'épigrammes, ctc, plusieurs saillies, plusieurs épij.'raniines dites, lancées coup sur coup. — Feu que l'on fait avec du bois uu autres matières combm-libles; malièresqui brillent: U /ru sacré i^iti brûlait dnus le ItunpU de Vesta. — Cuuvre-feu, Garde-feu. (Voyez ces mots composés, à leur ranf; al|iliabétique.)— Mettre le feu au four, commencer à chaullér le four. — Montrer une cquse au' FEU, lu présenter au feu pour la faire sécber, ou pour la faire chaullér légèrement. — Passer UNE chose par le PEU, la passer au travers de la tlamine. — Cuis Donner le feu trop cuaud, TROP ARDENT A LA VIANDE, la faite rôtir à trop grand feu. — Coup de feu, être dans le coup DK feu. (Voy. Coup.) — Coup de feu, défaut causé par le feu a la porcelaine. — Prendre l'air du feu, un air de feu, et pnp., une poignée DE feu, se chauffer à la hàle et comme en passant. — Le supplice du feu, ou simpl. et absol., le feu, supplice qui consiste à brûler le condamné. — Epreuvedu feu, épreuve judiciaire, employée au moyen âge et qui consislait à faire manier à l'accusé un morcaau de fer rougi au feu ; si, au bout d'un ce>'tain temps, il restait sur sa main des traces de brûlure, il était déclaré coupable. L'épreuve du feu consislait aussi quelquefois à passer à travers un bûcher ardent. — Par exag. et par allusion aux anciennes épreuves judiciaires. J'en mettrais la main, ma main au FEU, j'assure que la chose est ainsi, j'en répondrais à mes risques et périls. Dans le sens conlraire. Je n'en mettrais pas ma main au feu.
— Le feu de l'eniëh. les tourments des damnés. Le feu du purgatoire, les peines que soutirent les âmes qui sont dans le purgatoire.— Un feu d enfer, faire griller quelque
CHOSE, LE METTRE AU FEU d'eNFER. FaIRE UN FEU
d'enfer. (Voy. Enfer.) — Couleur de feu, rouge vif et éclatant. — Tacue de feu, ou absul., FEU, se dit de certaines taches roussàlres qui se trouvent sur la tête ou sur le corps des chevaux, des chiens et d'autres animaux. — Feux de joie, teux qu'on allume dans les rues, dans les places publiques, en siguede réjouissance. Feu DELA Saint-Jean, feu de joie qu'on allume le jour de la Samt-Jean. — Feu d'artifice. (Voy. Artifice.) — Lance a feu. Pot a FEU. (Voy. Lance, Pot.) — Feu grégeois. (Voy. Grégeois.) — Faire feu qui dure, ménager son bien, ne pas faire trop de dépense. Se dit, dans un sens analogue, en parlant de la santé.
Buvez, mangLZ, doi-mcz, et faisons feu qui dure. Jean Rlcinx.
— C'est un feu de paille, ce n'est qu'un feu de paille, se dit d'une passion qui commence avec ardeur, avec véhémence, et qui est de peu de durée. Se dit aussi des troubles passagers : La sédition n'était qu'un feu de jjutlle.
— Il n'y a point de fumée sans feu, de feu UNS FUMÉE. (Voy. Fumée.) — Fig. Jouer avec le tsu, s'exposer imprudemment à un péril. — Faire grande chère et beau feu, faire une très grande dépense. — Faire mourir quelqu'un a petit feu, le faire languir en prolongeant des peines d'esprit, des inquiétudes, des chagrins qu'on pourrait lui épargner ou lui abréger. — Jeter de l'huile dans le feu, SUE le FEU, exciter une [lassiundéjà très vive, très violente; aigrir des esprits qui ne sont déjà que trop aigris. On dit également, dans le dernier ssxts, Axiisï» ls iku. — Mettre le
FEU
FEU 80DS LE VEMTasA QUELQU'UN, l'excitef Vivement à faire ce qu'on désire qu'il fasse. — Il court comme s'il avait le feu au dfjirièrb. se dit de celui qui, par peur, s'enfuit très vite.
— Le feu sacré, se dit, par allusion au feu que les anciens entretenaient dans quelquesuns de leurs temples, de certains sentiments nobles et passionnés qui se conserTent et se communiquent. Ce poète est animé du feu sacré, il a du génie. — Corps en ignitlon ou caustique que l'on applique sur quelque partie du corps de l'honime ou des animaux : employer le fer et le feu pour quelque opération.
— Chir. liouTON de feu, instrument de fer en forme de bouton, qui sert à cautériser, après qu'on l'a fait rougir au feu. Feu potentiel, se dit de toute substance caustique qui a, comme le feu, la propriété de produire une escarre sur les parties où on l'apfilique. — Employer LE fer et le fku. (Voy. Fer.) — Cheminée : il n'y a qu'un feu dans'cel appartement. — Garniiure DE FEU, OU sim[)|., feu, grille de métal avec la pelle, les pincettes, les chenets, etc.
— Le coin du FEU. Ne uouger du coin du feu,
DU COIN DE SON FEU. N'aIMER QUE LE COIN DE SON
FEU. Allez lui dire cela ao coin de son feu OU allez lui dire cela, et vous chauffer AIi coin de son feu. (Voy. Coin.) — Les plaisirs d i COIN du feu, les plaisirs de la vie retirée - Il n'a jamais quitté le coin de son feu, se di de celui qui n'a point voyagé. — Feu qu'on enlielient ordinairement dans une cheminée ou diiiis un poêle :ila presque toujours dix fcu.c dans sa maison. — Par ext. Ménage, fan-ille logée dans une maison : il y a cent feux dans ce village. — N'avoir ni feu ni lieu, être vagabond, sans demeure assurée ; être extrêmement pauvre. — Simple lueur des flambeaux, des torches, des fanaux, etc. : il est déf endu de chafscr, de pécher au feu.— Poétiq. Les feux du firmament, de la nuit, les astres. Les feux du jour; dk l'aurore, etc., l'éclat du jour, de l'aurore, etc. — Palais. Bougies qui, aux audiences des criées, sont allumées pour déterminer la durée du temps pendant lequel on peut enchérir : aucune adjudication ne }>cut être faite qu'après l'extinction de trois feux. — Théâtre. Ce qu'un acteur reçoit en sus de ses appointements fixes, chaque fois qu'il joue : cet acteur a tant pour ses feux. — Météore eii- Uanimé; éclair : on vit des feux briller dans l'air. — Feu Saint-Elme. (Voy. Elme.) — Feu follet. Feo grisou. (Voy. Fo'.let et Grisou.) — Cette passion, ce goût si vif cessera bientôt, CE n'est qu'un feu follet. — Fig. Brillant, éclat de certaines choses : ce diamant jette beaucoup de feu. — Inflammation, vive chaleur; étal de ce qui esl extrêmement échauti'é, animé : il était si fort en colère, qu'il avait les yeux tout en feu, que le feu lui montait au visage. — Ce
VIN, CETTE EAU-DE-VIE, etc., A DU FEU, A TROP
DE FEU, ce vin, cette eau-de-vie a beaucoup de chaleur, a trop de chaleur. - Le feu du rasoir, sensation brûlante que l'on éprouve à la face, quand on vient de se raser. — Feu volage, sorte d'éruption qui vient au visage, et particulièrement aux lèvres, surtout chez les enfants. — Feu Saint-Antoink, nom que l'on a donné à une espèce d'erésipèle ou de charbon pestilentiel.— Fig. Ardeur, violence, véhémence, en parlant des sentiments, des passions, des grands mouvements de l'âme, etc. : quand le premier feu, quand le feu de sa coléi-e sera passé.
— Etre de fxu, tout de feu pour quelque CHOSE, en être fort engoué. — Liltêr. et B.-Arts. Le feu de la composition, espèce d'entraînement, d application ardente avec laquelle on se livre a la composition d'un ouvrage, dans les moments d'In^plratlon. Dans un sens analogue. Dans le feu de l action. — Fig. Se dit poétiq., en parlant de la passion de l'amour ; nourrir dans son âme des feux criminels
A quelque point qu'on &ime,
Quand le feu diminue, U s'éteint de lui-màme. Couoiua.
FEUI
— Fig. ViTacité d'action, de mouvemeul, de
geste, d'esprit, d'imagination, de style, etc. : ce peintre, ce poète a beaucoup de feu dans Fimagination. Dans un sens analogue : c'est un e*prit tout de feu , une dme de feu, etc. — Inspiration : il a été saisi d'un beau feu. — Fig. Se dit encore, en parlant de la guerre, des séditions, des troubles civils, des mouvements populaires, etc. : allumer le feu de la discorde.
Le sanp des martyrs nous ÏDOnde,
La vÎL-iIIe Europe eat toute en feu.
Qui donc pourra sau er le monde?
L'homme I l'homme est plus graud que Dieu I
— IV Jargon de théâtre. Faire feu, marquer la fin de chaque phrase par un vigoureux coup de talon sur les planches. Allusion au coup de sabot d'un cheval, dont le fer fait souvent jaillir des étincelles. — Mettre le feu A LA cheminée, se mettre le gosier en feu en mangeant des mets trop épicés ou en buvant des liqueurs trop fortes. —Ne pas s embrouiller dans les peux DEFILE, ne pas perdre son sangfroid. — Ne pas s'y embêter, être indépendant, c'est-à-dire faire feu à volonté.
FED (Terre de) Voy. Terre.
• FED, EDE adj. Défunt: feu rmn pire. — Le feu pape, le feu roi, la feue bkine, etc., le pape dernier mort.leroi dernier mort, la reine deriiieremurte,etc. — Cetadjectif nepreiid pas la terminaison féminine et n'a pas de pluriel lorsqu'il est placé avant l'article ou avant l'adjectif possessif; ainsi l'on doit dire : feula reine, et non feue la reine.
FEUGHERES (Sophie de), baronne, aventurière anglaise, née vers 17!lu, morte en 1841. Fille d'un pêcheur du nom de Clarke, elle se donna, à la suite de diverses aventures galantes, le nom de M"' veuve Dawes, et figura sur les planches d un théâtre. Vers I8I7, elle devint la maîtresse du dernier prince de Condé, qui la combla de richesses. Il lui légua 2,OLtO,OOU de francs, et, subissant son influence, lit un testament en faveur de son tilleul, le duc d'Aumale. Le i'i août '.H'Mt, il se disjiosait à modifier le testament lorsqu'on le trouva pendu dans sa chambre. La famille de Condé lit poursuivre la baronne, sous l'inculpation d assassinat; mais on ne put rien prouver contre elle. Le baron de Feuchères, qu'elle avait trompé en se faisant passer pour la fille du prince, et qu'elle avait épousé en 1818, avait obtenu sa séparation en \ii2i, après un procès scandaleux, dans lequel il tint surtout à sauver son honneur en montrant sa bonne fo-. U donna aux hôpitaux de Paris la totalité de ce qui lui revint de la fortune de sa femme.
• FEODATAIRE s. (lat. feodum, fief). Vassal; celui ou celle qui possède un lief, et qui doit foi ei hommage au seigneur suzerain : U comte de Flandre était feudataire de la couronne.
' FEUDISTE s. m. Homme versé dans la matière des liefs : savant feudiste. — Adjectiv. Un docteur feudiste.
FEUILLADE. I. (François, vicomte d'AubdssoN. duc de la), maréchal de France, né en Gascogne vers 1625, mort en lliyi. Pauvre cadet de Gascogne, il vint jeune à Paris, fut iiomnié d'emblée capitaine et obtint un rapide avaacement dû a son courage et aussi à sa manière originale de flagorner le roi. Il fut nommé maréchal de France et gouverneur du Uauphiné en 1674. Trois ans plus tard, Louis XIV le chargea d'évacuer adroitement Messine que l'on voulait abandonner, et il s'acquitta de cette tâche en habile diplomate plutôt qu'eu soldat. Adulateur du roi-soleil, il acheta l'hôtel de Senneterre qu'il fit abattre pour former la place des Victoires, au milieu de laquelle, il érigea une statue pédestre de Louis XIV, en bronze dure. Le piédestal portait cette inscription : \'iro immortati. La Feuillade l'ayant fai( entourer d'un grillage aux quatre coins do-
FEDI
FEUI
FEUI
quel setrouTaient des lanternes, un plaisant y •nspendil l'inscription suivante :
La Peuilladé. tandit. je crois que tu nous berné* De mettre le toleil entré quatre lanternes.
— n. (Louis d'Aobdsson, comte de la), maréchal de France, fils du précédent, né en 1673, mort en HiS. Courtisan, mais mauvais général, il fit une campagne infructueuse en Piémont. En 1716, il fut créé pair de France et, en <724, maréchal de France.
* FEUILLAGE s. m. coll. Toutes les feuilles d'un ou de plusieurs arbres : se retirer, se mettre à couvert sous un feuillage, sous lefeuilii.ige.
Kncor, si TOUS naissiez i l'abri du feuiUaçt Dent Je couTre le voisinage.
La Foimma.
— Branches d'arbres couvertes de feuilles; amas de feuilles vertes détachées de l'arbre : arc de triomphe fait de feuillage. — Représentations capricieuses de feuillage, soit en sculpture, soit en ouvrage de tapisserie, etc. : bordure ornée de feuillages; damas à grands feuillages.
FETJILLAGISTE s. Ouvrier, ouvrière qui fait le feuillage dans les ûeurs artificielles.
* FEUILLAISON s. f. Bot. Renouvellement annuel des feuilles, produit par le développementdes bourgeons : l'époque de la feuillaison.
* FEUILLANT, ANTINE s. Religieux, religieuse de l'étroite observance de Saint-Bernard : l'abbaye chef d'ordre dirs feuillants était au village de Peuillans, en Languedoc. — Les feuillants formaient une branche de l'ordre des Cisterciens, fondée en France en 1577 par Jean de la Barrière, abbé du monastère de Feuillans. Dans le principe, sa discipline fut très sévère. Les feuillants se signalèrent pendant les guerres civiles de la Ligue. Leur ordre exista jusqu'en 1790. — Club des Feuillants, fraction des constituants modérés qui se séparèrent des jacobins en 1790, et qui tinrent d'abord leurs séances au Palais-Royal. Ce local étant devenu trop étroit, ils s'installèrent au couvent des Feuillants Bailly, La Fayette étaient les principaux orateurs des Feuillants. Leurs opinions valurent à leur réunion le surnom de club monarchique. Cette société disparut après le 10 août 1792.
* FEUILLANTINE s. f. Sorte de pâtisserie (euillelée.
* FEOILLARD s. m. Branches de châtaignier ou de saule, fendues en deux, dont les tonneliers font des cercles : paquet de feuillard. — Fkuillard de fer, bandes de fer, étroites et minces, qui servent au même usage. — w Réunion ae branches d'arbres garnies deleurs feuilles.
'FEUILLE s. f. (lat. folium). Partie du végétal qui naît des tiges et des rameaux, quelquefois de la racine, qui est communément verte, mince et plane, mais qui, dans beaucoup de plantes, olfre une grande variété de formes et de couleurs : la queue ou le pétiole i'une feuille; limbe d'une feuille. — Feuille r.oMPOsÉE, celle qui est formée de plusieurs folioles altachéesà UL' pétiole commun. Feuille SIMPLE, celle qui est d'une seule pièce, soit entière, soit découpée sur ses bords: les feuilles du marronnier sont composées, et celles du chêne sont simples. — La chute des feuilles, la saison où les feuilles tombent. — Il s'en ira AVEC les feuilles, Se dit d'un malade qui ne parait pas pouvoir survivre au prochain automne. — Qoi A PEUR DES feuilles n'aILLE POINT
AD BOIS, qui craint le péril ne doit pas aller où il y en a. On dit aussi, N'aille au bois qui
A PEUR DES feuilles. — TREMBLER COMUE LA
FKUiLLE, avoir grand'peur. — Vin ou bois de DEUX, DE trois FEUILLES, etc, vîii, bois de deux, de trois ans, etc. — Se dit aussi des pièces qui formciii la corolle de certaines fleurs : une feuille de rose. Les botanistes disent tou-
jours, PftTALE. — Ornement qui imite des feuilles d'arbres ou de plantes : broderies en feuilles d'olivier. — Archit. Feuilles d'acanthe, ouvrages de sculpture qui font l'ornement du chapiteau corinthien. — Par ext. Morceau de papier d'une certaine grandeur, fait ou taillé carrément, et qui se plie ordinairement en deux feuillets : une main de papier doit avoir vingt-cinq feuilles. Dans un sens analogue, feuille de parchemin, de vélin, etc. — Feuille d'impression, qui se plie en plus ou moins de feuillets, suivant le format du volume où elle doit entrer: feuille d'épreuve; plier une feuille en in-octavo, en in-douze; cet ouvrage est encore en feuilles, on le fera brocher. — Bonne feuille, feuille tirée après la mise en train et envoyée à l'auteur, non comme épreuve à corriger, mais pour lui indiquer que la feuille est tirée : l'auteur n'a pas encore reçu ses bonnes feuilles.
— Feuille volante, feuille imprimée ou écrite qui est seule et détachée. — Feuille de route, écrit qui indique les logements d'une troupe en voyage, et le chemin qu'elle doit tenir. Ecrit semblable délivré à un militaire qui voyage isolément. — Se dit de certains cahiers volants sur lesquels on écrit tous les jours ce qui regarde le courant ou des affaires publiques ou de l'économie particulière : la feuille d'audience doit énoncer les noms et qualités des juges qui siègent à chaque audience. — Feuille de présence, celle que doivent signer les membres d'une société ou les employés d'une administration, pour constater leur présence. — Feuille des bénéfices, liste des bénéfices vacants à la nomination du roi. Dans un sens analogue. Feuille des pensions. — Journal, feuille imprimée qui paraît tous les jours ou à des temps réglés: cette feuille a cessé de paraître. — Chose large, plate, et plus ou moins mince: partager une pièce de bois d'acajou en feuilles, avec la scie à refendre.
— Joaillerie. Petite lame de métal qu'on met sous les pierres précieuses pour leur donner plus d'éclat. — Partie qui se détache de certains corps en lames très minces, comme l'ardoise, le talc et les pierres feuilletées : le talc se lève, se détache par feuilles. — Chim. Parlie morte qui se détache d'un »s, d'un tendon, d'un cartilage, etc., en petites écailles. — Se dit en outre des châssis d'un paravent qui se plient l'un sur l'autre : paravent de trois, de six feuilles. — »%■ Jargon. Feuille de caon, journal sans vogue, sans importance. — Argot. Feuille de platane, de chou, mauvais cigare. — Feuille de chou, oreille large. Guêtre des fantassins. Surnom donné par les autres soldats aux marins, par allusion à leur grand col. — Voir la feuille a l'envers, se coucher sous un arbre. Se dit en parlant des amoureux qui vont se promener dans les bois.
— Encycl. Les parties d'une plante qui concourent à sa nutrition sont: la racine, la tige et la feuille; on les appelle organes de végétation. La fonction principale de la feuille est d'élaborer les matériaux imparfaits fournis par la racine et provenant de l'air, et de les transformer en substances qui nourrissent la plante et développent sa croissance. Ce travail d'élaboration ne peut s'accomplir qu'à la lumière du soleil; il est accompagné d'evaporation. La feuille est généralement dressée et placée sur la tige de façon à exposer la plus large surface à l'influence de la lumière et de l'atmosphère. Dans sa forme la plus complète, la feuille consiste en une portion élargie, la lame ou limbe, qui est attachée à la tige au moyen d'un pétiole; à la base de celui-ci, se trouvent deux appendices foliacés ou stipules. Les stipules sont caractéristiques de quelques familles de plantes et sont toujours représentées chez elles; mais d'autres familles en sont entièrement privées; les stipules ne peuvent donc pas être considérées comme essentielles à La feuille; il en est ainsi du pétiole qui est souvent absent, le limbe se trouvant attaché immédiatement à la tige; on dit alors qu'il est
sessile. La lame est regardée comme la ieulo partie essentielle de la feuille, et quo,i(]u'elle se présente sous une infinité de formes, la même structure générale se rencontre toujours. Dans toutes les feuilles ordinaires, deux structures distinctes sont visibles : le cadre ou squelette de fibres etune partie verte pulpeuse qui remplit leurs compartiments. Quand un faisceau principal de fibres s'étend de la hase au sommet de la feuille, on le nomme cdte du
Fig. 1. — Feuille simple entière à ncrv.mon pennée, a»e« le pétiole et les stipules.
milieu; les ramifications de celle-ci s'appellent veines et les plus petites subdivisions veinules; dans beaucoup de feuilles, les plus petites veinules s'anastomosent, et forment ainsi un réseau complet ; dans d'autres, les veines courent parallèlement et ne s'anastomosent pas. Comme règle générale, les feuilles à nervation pennée se trouvent dans les plantes dicotylédones, et les feuilles à nervures parallèles dans les plantes monocotylédones. La forme de la feuille dépend surtout de la disposition des veines; s'il y a une côte du milieu avec de plus petites ramifications de chaque côté, on
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— Feuille & nervures parallèles.
dit que la feuille est pennée, et elle est généralement plus longue que large, mais s'il y a plusieurs côies principales partant de la base de la feuille, on dit qu'elle est palmée et se: contours sont plus ou moins orhiculaires. I-a charpente de la feuille se compose de matière ligneuse et on la regarde comme uneexpansion du système ligneux de la tige, ou plutôt de l'écorce. La portion pulpeuse de la feuille, tissn cellulaireou parenchyme, consiste en plusieun couches de cellules contenant la chlorophyle; celles qui se trouvent a la surface supérieure sont allongées et serrées ensemble, tandis que les cellules de la partie inférieure sont d'une forme irrégulière et placées librement de fa- I çoD à laisser un air abondant circuler entra
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elles. La couleur verte plus foncée des surface» supérieures lic la plupart des feuilles est due au caractère plus compact du tissu cellulaire dans cette partie. On considère cette portion comme une expansion de la couche verte de l'écorce. Les deux surfaces de la feuille sont couvertes d'un épiderme consistant en cellules vides, à écorce épaisse si solide, que l'on peut souvent la séparer des autres parties de la feuille; lescellulesdel'épidermesont fréquemment très irrégulières; elles se composent généraiement d'une seule couche ; mais dans les
Fig. 3. — Stomates d'épiderme (grossis).
plantes qui ont à résister à de longues sécheresses,elles en possèdentplusieurs. L'épidernie étant imperméable, il n'y aurait pas de communication entre l'intérieur de la feuille et l'atmosphère, s'il n'existait pas une grande quantité de pores respiratoires ou stomates. Chacun de ces stomates est protégé par deux cellules courbées qui diffèrent de celles de l'épidernie en ce qu'elles renferment de la cbloroph)'le;ces cellules sont très sensibles à l'action de l'humidité, et parleur changementde forme, agrandissent ou diminuent l'ouverture. A travers ces pores, l'air a un accès direct aux
^'ig. 4. — Section Terticale d'une feuille (grossie)
„.paces situés entre lesceflules de la feuille, et, comme elles se trouvent surtout près de la surface inférieure, les stomates sont plus nombreux dans cette partie de la feuille. En examinant, au moyen d'un microscope d'une puissance modérée, une feuille coupée transversalement, on aperçoit, d'abord, une couche de cellules épidermiques vides ; ensuite des cellules allongées et serrées contenant la ehlorophyle; puis, des cellules semblables irrégulièrement placées, avec des intervalles pour le passage de l'air, et enfin, l'épidernie de la surface inférieure. — Les feuilles, quant à leur durée, diffèrent énormément; quelquesunes sootéphémèresettombent peu aprèsleur apparition; celles qui tombent à la fin de la saison sont annuelles et quand elles restent toute l'année, on les appelle persistantes, comme dans les arbres toujours verts. Dans
3uelques-unsdes arbres conifères, les feuilles e l'année précédente tombent aussitôt que celles de l'année présente se développent, tandis que, dans quelques sapins, elles restent 4 0 ou 12 ans sans disparaître.
' f EDILLÉ, É£ adj. Bot. âarni d« feuilles :
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tige feuillet. — Blas. Se dit des feuilles des plantes, lorsqu'elles sont d'un émail différent de celui de la plante : d'argent aux trois tulipes tigées de sinople, et feuillées de gueules.
— s. m. Peint. Partie d'un paysage qui représente le feuillage des arbres; manière de feuiller : le feuille de ce paysage est léger; ce peintre entend bien le feuille.
' FEDILLÉE s. f. Couvert formé de branches d'arbres garnies de feuilles : danser sous la feuillée.
' FEDILLE-MORTE adj. Se dit d'une couleur qui tire sur celle des feuilles sèches, et des choses qui ont cette couleur : couleur feuillemorte ; ruban feuille-morte. — s. m. Couleur feuille -morte : ma couleur favorite est le feuille-morte.
' FEUILLER V. n. Peint. Représenter les feuilles d'arbres, le feuillage : c'est un talent rare que celui de bien feuiller. — i* v. n. Se couvrir de feuilles : les arbres commencent à feuiller.
' FEUILLET s. m. Chaque partie d'unt.
feuille de papier quia été pliée ou coupée en deux, en quatre, en huit, etc. : un feuillet contient deux pages {recto et verso) ; dans le format in-quarto, la feuille a quatre feuillets, dans le format in-octavo huit, et ainsi de suite. — Se dit quelquefois des petites parties minces dont une chose est composée, et particulièrement, en Bot., des lames qui garnissent le dessous du chapeau des agarics. — Anat. comparée. Troisième estomac des animaux ruminants.
— Typogr. Réglette mince comme une interligne, dont on se sert, dans les ouvrages de petit format, pour mettre entre les pages et les additions. — Baume de feuillet. (Voy. Vert de Metz (Baume).
' FEUILLETAGE s. m. Art de préparer une pâte, de telle sorte qu'à la cuisson, elle se lève par feuilles minces. On obtient le feuilletage en étendant la pâte sur une table, en l'amincissant à l'aide du rouleau, en la repliant pour l'amincir de nouveau et en répétant cette opération un certain nombre de fois, afin d'obtenir un feuilletage à deux, à trois, à quatre, etc. tours de rouleau. — On nomme feuilletage la pâtisserie ainsi obtenue.
' FEUILLETE, ÉE part. pass. de Feuilleter.
— Pâte feuilletée, pâte qui a subi l'opération du feuilletage. — Substantiv. : du feuilleté. — k* Argot. Semeu-k feuilletée, semelle dont les feuillets sont disjoints.
* FEUILLETER v. a. Tourner les feuillets d'un livre, d'un manuscrit qu'on parcourt : je n'ai pas lu ce livre, je n'ai fait que le feuilleter. — Etudier, consulter des livres. : pour éclaitcir cette question, il a fallu feuilleter bien des livres. — Se dit, en parlant de la pâle, lorsqu'on la prépare de manière qu'elle se lève comme par feuillets.
* FEUILLETIS s. m. Endroit où l'ardoise est facile à diviser en feuillets. — Terme que les lapidaires emploient pour désigner le contour tranchant d'un diamant.
* FEUILLETON ». m. Partie de certains journaux, ordinairement imprimée en plus petits caractères au bas des pages, et contenant des articles de littérature, de critique, ou des romans : feuilleton du spectacle. — Feuilleton des pétitions, imprimé qui se distribue aux membres d'assemblée , et qui énonce sommairement l'objet des pétitions sur lesquelles il doit être fait un rapport. —
— w Reliure. Petit cahier composé de huit pages. — Jargon. Plaits ajoutés a la main sur la carte imprimée d'un restaurateur.
* FEUILLETONISTE s. m. Celui des rédacteurs d'un journal qui fait habituellement le feuilleton
* FEUILLETTE s. f. (diminut. du lat. phiala, vase). Mesure de capacité contenant envi-
FEVB
ron 4 35 litres: cette vigne a rendu tant de
feuillettes de vin.
FEUILLISTE s. m. Ouvrier qui peint les
feuilles des éventails.
* FEUILLU, UE adj. Qui a beaucoup de feuilles : tige bien feuillue.
• FEUILLURE s. f. Entaillure dans laquelle les fenêtres et les portes s'enfoncent un peu pour fermer juste : ta feuillure de ce volet n'est pas assez large, assez profonde.
FEULER V. n. Souffler et montrer les dents d'un air menaçant, en parlant du chat. — Par ext. Menacer en soufflant à la manière du chat.
FEUQUIÈRES (Isaac-Manassès de Paz, marquis de}, général, né à Saumur en 4-390, mort en 1640. A treize ans, il embrassa la carrière des armes et se signala (1628) à la prise de la Rochelle. En 4639, il entreprit avec des forces trop peu considérables le siège de Thionville; battu et pris par Piccolomini, il mourut quelques mois après de ses blessures. On a de lui : Lettres et négociations du marquis de Peuquières, ambassadeur d'Allemagne (Amsterdam [Paris] 1753. 3 vol. in-12).
• FEURRE s. m. jbas lat. soderum). Paille de toute sorte de blé : une gerbe de feurre. — Paille longue qui sert à empailler les chaises. On disait autref. Foerrs et Koaske. (Voy.
FoERRE.)
FEURS, Forum Segusianorum, ch.-l. de cant., arr. et à 23 kil. N.-E. de Montbrison (Loire); 3, SOU hab.
* FEUTRAGE s. m. Action par laquelle ou feutre le poil ou la laine.
* FEUTRE s. m. (bas lat. feltrum). Espèce d'étoffe non tissue, qui se fait en foulant le poil ou la laine dont elle est composée : tapis de feutre. — Absol. Chapeau de feutre. : il portait un feutre. — Bourre dont se servent les selliers pour rembourrer une selle. — Etoffe de laine sans couture sur laquelle on couche la feuille de papier au sortir du moule.
* FEUTRER V. a. Mettre en feutre du poil ou de la laine : feutrer le poil destiné à faire des chapeaux. — Sellerie.. Remplir de bourre : feutrer une selle. — Se feutrer v. pr. Etre feutré : c'est à force d'être foulée, que la laine se feutre.
• FEUTRIER s. m. Ouvrier qui fait, qui prépare le feutre.
• FÈVE s. f. (lat. faba ; celt. faff) . Bot. Genre de papilionacées, tribu des viciées, comprenant plusieurs espèces cultivées de la plus haute antiquité. La fève commune {faba vulgaris), originaire du plateau central de l'Asie, est haute d'environ 75 cent. Sa tige es! creuse, relevée de quatre angles saillants ; ses feuilles sont formées d'une ou deux paires de grandes folioles; ses fleurs sont blanches et marquées sur chaque aile d'une grande tache noire; ses gousses, grosses, renflées, laineuses intérieurement, renferment cinq ou six graines oblongues, un peu comprimées et que l'on nomme aussi fèves. Cette piaule a produit de noinoreuses variétés, parmi lesquelles on cultive principalement: la grosse fève de Windsor, à graines larges et presque rondes, peu productive ; la fève de marais, de forme allongée, la plus recherchée pour la culture potagère ; la fève julienne, hâtiv«, mais moins grosse que la précédente ; la fèvt naine hdtive, qui donne des gousses abondantes; la fève verte, originaire delà Chine, dont les fruits restent verts, même quand ils sont secs ; la fève à longue cosse, variété tardive, grande et productive ; la. fève violette; la fève powpre, variété d'agrément ; la fève de cheval. (Voy.FivgaoLi.) — On sème ordinairement les fèves à la fin du printemps; on enterre, à 5 cent, do profoodeur, 3 ou 4 grainei