‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 520 sur 568 · FILS · texte numérisé non relu

FILS

* FILIATION s. f. [-si-on] Suite continue de eénéralwas, dans une même famille; ligne directe qui descend des aïeux aux enfants, ou qui remonte des enfants aux aïeux : il pré- Und être d'une, ancienne maison, mais sa filiation n'est point prouvée. — Defîré de génération des père et mère aux enfants : la filiation U'Ajitime se prouve par acte authentique, et à défaut d'acte, par la possession d'état; la filiation illéijiliine ne peut être établie, quant au père, que par une reconnaissance authentique émanée de lui. P\(! S'est dit en parlant d'une é{,'lise, d'une abbaye qui devait son origine à une autre : cette abbaye était de la filiation de Clairvaux. — S'est dit aussi de l'ailoptiun d'un corps par un autre : les académies de Soissons et de Mar.seilte étaient unies par filiation à l' Académie française. — Se dit encore en parlant dos choses qui naissent les unes des autres, qui se raltaclienl les unes aux autres: la fili'ition des idées, des mots.

FILICAJA (Vincenzo da) [n-li-ka-dja], poète lyri((ue lb)ieuliii, ne en )64"2, mort en 1707. Après la levée du siè^'e de Vienne par les Turcs en i683, il célébia le ti-ioniphe des armes chrétiennes dans des odes éléf-'antes. Il fut nommé sénateur [)ar le prand-duc de Toscane, pouveriiour de Volterra et ensuite de Pise. Son sonnet Vltalia est considéré comme Vun d'un plus beaux de la langue italienne. Sun fils publia ses ouvrages i^tocsie toscane, 2 vol., Venise, 1762).

FILICORNE ndj. (lat. filum. fili, fil ; franc. corne), lintoiu. Qui a les antennes grêles, en forme de lil.

* FILICULE s. f. (diminut. du lat. filix, fougère). Ifut. lispèce decapillaire dont les l'enilles sont semblatjles à celles de la fougère : la filleule est pectorale.

'FILIERES, f. Morceau d'acier percé d'un trou, ou de plusieurs trous iiiepaux, par lesquels on fait (lasser l'or, l'argent, le cuivre , etc., qu'on file : il faut faire passer cet or, cet argent par la filière. — Serrur. Arciueb. Horlog., etc. Morceau d'acier perce de plusieurs trous inégaux, taillés intérieurement en spirale, de manière que le bout de fer, de cuivre, etc., qu'on y fait passer en tournant, prend la forme d'une vis: la filière et les tarauds. — Passer par la filièue, subir une longue, une rude épreuve. Faihe passer quelqu'un par TOUTES LES FILIÈRES, lui susciter toutes sortes de chicanes, de diflicultés. — Une filièue de GENS, se dit d'un grand nombre de gens par les mains desquels passe une même allaire: il faudra que votre pétition passe par toute une filière de commis , d'employés. — Charpent. Pièce de bois qui sert aux couvertures des bâtiments, et sur laquelle portent les chevrons : la filière de ce toit est rompue, il faut en remettre une autre. — ** Hist. nat. Chacun des pores par lesquels les animaux lilours font sortir leurs fils : les fiUères d'un ver à soie.

•FILIFORME adj. Hist. nat. Délié comme un fil : les antennes de certains insectes sont filiformes.

* FILIGRANE s. m. (lat. filum, fil ;gramm. grain). Uuvrage d'orfèvrerie travaillé à jour, et fait en tonne de petits filets: chapelet de filiyrane. — Se dit au.ssi de lettres ou figures de cuivre que l'on Ine sur la forme à fabriquer le papier, et dont la marque parait en regardant à travers la feuille de pafiier. — Cette marque : les billets de banque ont des fiiiyranes.

FILIGRANE, ÉE adj. Tech. Se dit du papier qui porte les empreintes appelées filigranes

FILIGRANER v. a. Travailler en filigrane!

FILIGfiANEUR s. m. Ouvrier qui traïajlk en filigrane.

* FILIN s. m. Mar. Tout cordage qui n'est pas câble ou grelin : /t>.v hanhant, les écoute», les amarres, etc.. sont de fUin.

* FILIPENDULE adj. [ fi-li-pan-du-le] (lat. filum, fili, fil; pendulus, suspendu). Hist. nat. Qui est suspendu par un organe filiforme. —

s. f. Bot. Espèce de spirée qui croit dans les bois, et dont les racines ont les tubercules attachés comme par des fils.

* FILLE s. f. [Il mil] (lat. filia). Terme qui exprime la relation d'une personne du sexe féminin avec son père et sa mère, ou avec l'un des deux seulement : il vient de marier sa

fille. — pETrrE-FlLLK , ARRIÈRE -PETITE- FILLE , BKLLE-riLLE. (Voy. PeTITK-FILLE , ArRIÈBE-PK- TITE-FlLLE, BkLLK-KILLE.) — Poi'tiq. Les FILLES

DE Mémoire, les Muses. Les filles d'enfir, les Furies. — Celle qu'on regarde ou ([u'on aime comme sa (ille: elle a trouvé dans sa niéce uni fille tendre et soumise. — Ma fille, terme d'alléction, de tendresse, dont les (lersoiines d'un certain âge ou d'un caractère ïénérable, se servent quelquefois envers une personne du sexe, qui n'est point leur fille. — La Fille AiNÉK UKs ROIS DE Krance, titre que prenait l'univer.-iité de Paris. — En poésie et dans le Style élevé. Descendante, issue de telle ou telle race, native de tel ou tel pays . la fille des Césars; les filles de Lesbos. — La vérité

EST FILLE ou TEUPS, l'aDMIRAÏION EST SOUVENT

LA FILLE DE l'ignorance, etc., le temps [iroduit la vérité, radiuiialion naît souvent di' l'ignorance, etc. - iNom que l'on donne aux religieuses de certaines communautés : les filU s du Calvaire ; les filles de Sainl-Thonias, etc. — Pig. S'est dit, des églises, abbayes et prieurés qui étaient de la fondation et de la dépendance d'une autre église : as abbayes sont filles de CUeaux. — S'est dit, des corps qui étaient adoptés par un autre : l'académie de Soissons, celle de Marsedle, etc., se disaient filles de l'Académie française.— Enfant du sexe feniinin : il y a dans cette famille plus de filles que de garçons. — Se dit, par o|iposition à femme mariée: tf/Ze Mt encore fille, elle n'est pas mariée. — Filles d'uonneur, tilles dequalité qui sont auprès des reines, des grandes princesses : les filles d'honneur de la reine, ou simpl., les filles de la retne. — Fille de boutique, celle qui est employée dans une boutique, soit pour vendre, soit pour travailler. — Fille de chambre, fille ou feniiiie qui sert à la chambre auprès d'une dame. Cette dénomination a vieilli ; on dit maiiitenaijt, Fe.vime DE chambre. Fille de service, tille ou femme employée à ditrrrents services, dans une maison. — On dit quelquefois, absol. et fam. La FILLE, en parlant de la servante, surtout dans les hôtelleries et dans les auberges : donner quelque chose pour la fille, lorsqu'on paye sa dépense. — Fille de joie, fille publique, ou simpl., FILLE, noms que l'on donne aux prostituées. — Les filles repenties, ou simpl., LES Rkpentibs, se ilit de certaines maisons religieuses où des filles qui ont vécu dans le désordre, se retirent ou sont renfermées pour faire pénitence. - m. Fille d'ICvE, se dit d'une femme curieuse; allu.sion â la curiosité de la première femme. — Jargon. Jeu de rams.

i\oni que l'on donne aux cartes du talon. Un dit aussi Chien. — Fille de marbre, tille de mcKurs légères, insensible à tout et n'aimant que l'argent. Cette eijiression date de la pièce de Barrière et Thiboust (ISoli). — Bouteille de vin : viiler une fille.

•FILLETTE s. f. [Il mil.] (dimin. àa fille). Petite lille, jeune fille: ce n'est encore qu'une fillette. — Bonjour lunettes, adiku fillettes, lorsqu'on commence à vieillir, il faut renoncer à faire le galant. — v» Argot. Demi-buuteille de vin.

• FILLEOL, EULE s. [fî-ieul; // ml!.] (lat. /î- Uosus, jeune fiUj. ferme qui exprime la relation de celui ou celle qui ont été tenus sur les fonts de ba|)lême, par rapport au parrain et à la marraine qui les ont tenus.

FILLMORE (Millard), treizième président des Ktats-Lnis, né a Cayuga, état de iNcw-

York, le 7 janvier LSOi), mort à Ruflfalo, le 8 mars t87i. D'abordappienti dans un atelier de foulage, il ne fut que plus tard envovè aux écoles. Il se fit admettre au barreau en 1.Si3 et exerça la jurisprudence de 1830 à 1817. En 18S8, il fut élu au parlement par le parti anti-maçonnique et y resta jusqu'en 1831. Il fut réélu comme whig en 1836, en 1838 et en (840, mais en I84Î il refusa une nouvelle nomination. Il se déclara en faveur de l'abolition du commerce des esclaves entre les états, et de celle de l'esclavage dans le districlde Colombie. En 1848, il fut élu vice-président des Etats-Unis, et à la mort du président Taylor (9 juillet 18.Ï0) il le remplaça à la présidence. Adversaire, en principe, de l'esclavage des noirs, i) signa l'acte des esclaves fugitifs et le fit ap(diquer avec ri:.'ueur. Il s'opposa aux expéditions contre Cuba.

• FILOCHE s. f. Espèce de tissu, de filet : filochc de soie, de fil. — « Argot. Bourse: allu-ion aux anciennes bourses qui étaient faites en filet. — Filochka jkon, bourse vide.

•FILON s. m. 'Veine métallique ou fossile, souterraine ou à fleur de terre : rencontrer un filon en creusant.

' FILOSELLE s. f. [fi-lo-zè-le] (bas lat. filasellum). Espèce de grosse suie ou de fleuret :

bas de filoselle.

' FILOU s. m. (pr. philétés). Celui qui vole avec adresse : les gendarmes ont arrêté plusieurs filous. — Celui qui trompe au jeu : je n-: veux point jouer avec lui, c'est un filou, un vrai filou.

FILODTAGE s. m. Action de filouter; tromperie.

• FILOUTER v. a. Voler avec adresse : il m'a filnnlé ma bourse. Absol. // passe sa vie à filouter. — Tromper au jeu : ne jouez pas avec lui, il vous filoutera. — Fam. Filouter queu qu'un de tant, le tromper de tant.

• FILOUTERIE s. f. Action de filou : il n,

vit que de filouteries.

• FILS s. m. [fiss] (lat. fllius). Terme qui ex|irime la relation d une personne du sexe masculin avec son père et sa mère, ou avec l'un des deux seulement : fils légitime, adoptif, naturel. — Un tel et fils, négociants, se dit pour désigner une maison de commerce tenue par un père et son fils conjointement. — Fils de famille, celui qui vil sous l'autorité de son père et de sa mère, ou sous l'autorité d'un tuteur. — Dans l'Ecrit, sainte. Le fils dï l'homme, nom que l'on donne à Jésus-Christ. ^ Le fils de la maison, le fils du maître de la maison. — Fils de maItre, se disait autref. de celui qui, étant fils d'un maître dans quelque art, dans queli|ue métier, avait de certains droits, de certains jinvilèges par rapport à la mailrise : il fut préféré comme fils de maître. — Fils de maître, celui qui a les mêmes qualités, les mêmes talents que s^n l'ère, qui excellait en quelque chose : il est fort éloquent, il est fils de maître. — Il est fils, il est bien fils ds son PÈRE, se dit de celui qui ressemble beaucoup à son père, ou qui a les mêmes défauts, elc, que son père. — Il n'est

fils DB BUNNB MÈRE QUI NE VûDLUT AVOIR PAIT

CETTE ACTION, il n'y a point d'honnête homme qui ne voulût, etc. Il n est fils de bonne uerb QUI n'ait couru a ce spectacle, on a couru en foule à ce spectacle. - Il est le fils de ses ŒUVRES, se dit d'un homme qui ne doit qu'à son mérite la considération dont il jouit, le haut rang où il est élevé. — Pbtit-fils, ar-

RlÉRE-PETIT-FlLS, BKAU-FILS. (Voy. PeiIT-ULS,

Aurière-petit-fils, Beau-pils.) — Faire i.ï BEAU-FILS, alfecter du soin, de la recherche dans son ton, ses manières, ses vêlements. Un dit de même, C'e.st un beau-fils. — Celai qu'on regarde ou qu on aime comme son fils : l'orphelin qtt'it avilit protégé devint son /Ils et son ami. — Mon fils, terme d'amilié dont le»

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