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FIN

personnes d'an certain âge ou d'un caractère Ténérable, se servent quelquefois envers un jeune homme ou un homme, qui n'est point leur fils. — Les fils de Mars, les guerriers. Les FILS DK LA VICTOIRE, les guerriers que la victoire favorise. Les fils d'Apollon, les poètes. Les fils de l'earuonie, les musiciens, et même les poètes, etc.

Sommeil, fiU de la nuit et frère de la mort.

T. Gàutih. Poésies divertis.

— Le fils aIné de l'Eglise, qualification donnée autref. au roi de France. — Un fils de France, ie disait autref. des fils du roi de France. — En poésie et dans le style élevé. Descendant, issu de telle ou telle race, né en tel ou tel pays : les fils de saint Louis; les fils de l'Helvétie. — Mylh. Les fils de la terre, les géants. — Fig. Un fils de la terre, un homaie né dans une basse condition et qui est arrivé à une haute fortune. — Le luxe est fils de la vanité, les vices sont les fils de l'oisiveté, etc., la vanité produit le luxe, l'oisiveté fait naître les vices, etc. — Enfant mâle, garçon : de ce mariage naquirent trois fibs et deux filles.

FILTRAGE s. m. Action de faire passer un

liquide a travers un filtre.

* FILTRANT, ANTE adj. Qui sert à filtrer. Ne s'emploie guère que dans celte locution, Fontaine filtrante.

' FILTRATION s. f. Passage d'un liquide à travers un corps destiné a l'eelaircir, à le purifier ; fittration de l'eau par le sable, par des pierres poreuses. — Se dit, en général, du passage d'un liquide à travers un corps poreux : l'eau s'étend assez loin par la seule filtralion. — Chim. et Pharm. Opération qui consiste à faire passer un liquide contenant des matières étrangères, à travers un corps propre à les retenir : la fiUration de ces sucs est très longue à faire. — Autref. Physiol. Action par laquelle la bile, la sueur, l'urine et les autres humeurs se séparent du sang : la filtration des humeurs.

' FILTRE s. m. (bas lat. feltrum, feutre), Papier, étoffe, linge, pierre, sable, charbon, éponge, etc., au travers de quoi on passe une liqueur qu on veut clarilier : on a fait passer cette liqueur par le filtre. — Physiol. S'est dit autref. des organes du corps qui séparaient quelque humeur de la masse du sang. — Le filtre est l'appareil servant a séparer des fluides les subslaiices étrangères qui se trouvent mécaniquement mêlées avec eux. Les lits de sable et de gravier sont des filtres naturels au travers desquels les eaux de pluie s'inliltrent; au printemps elles s'échappent par le tlanc des montagnes. Les lillies arliliciels sont construits d'après le même principe. Ceux | qu'employenl les chimistes et lespharma-' cieus soûl généralement lails avec du papier, j mais on se sert souvent aussi de feulre, détotie, de coton tisse ou non tissé, de charbon de bois, de sable, d asbesle et d'autres matériaux semblables. Les Japonais se servent de la pierre poreuse du grès, creusée en forme d œuf et placée aumnieudun châssis au-dessus d'un récipient dans lequel l'eau tomûe a mesure qu'elle s'inlillre a travers la pierre. Les Egyptiens ont adopte la même méLhoue pour ciaiifier l'eau du .Nil. Des filtres cousliuils aur une grande échelle sont babiluellemenl mis eu rapport avec les réservoirs qui alimentent les villes; mais, dans quelques grandes cites, on ne se sert d'aucun appareil à lillrer, l'eau passant d un compartiment dans un aulre el la séparation des lédimenls soperaul par precipilalion.

• FILTRE s. m. Breuvage. Voy. Puiltrb.

• FlLTRtiR V. a. Passer un liquide par le filtre . liilrer de l'hypocras dans une ctiausse. — Pnysiol. S'est dit autref. de» organes qui élaiioreul les numeuis : ie$ organes qui filtrent les

humeurs. — T. n. Se dit soit d'un liquide qui passe par un filtre, soil d'un liquide qui pénètre à travers les pores, les inlerslires d'un corps quelconque : l'eau filtre aii travers des terres, au travers de la muraille. — Se filtrer v. pr. Etre filtré : l'eau se filtre daris une fontaine, dans le charbon.

' FILURE s. f. Qualité de ce qui est filé : en connaît le drap à la filure.

• FIN s. f. [fain] (lat finis). Terme, ce qui termine, ce qui achève; extrémité d'une chose, partie où elle se termine. Est opposé à Commencement : tout prend fin en ce monde; il n'y a que Dieu qui n'ait ni commencement ni fin. — Mettre fin a une chose, la terminer, la faire cesser. Mettre une entreprise a fin, la terminer avec succès. — Mettre une chose a bonne fin, la terminer heureusement. — Comm. el Banq. Fin courant, fin du mois qui courl. Fin prochain, celle du mois prochain. — La fin couronne l'œovre, ce n'est pas assez de bien commencer, il faut bien finir. — Se dit aussi en parlant de quelqu'un, qui ayant bien ou mal commencé, finit encore mieux ou plus mal ; il a vécu en bon chrétien, et il est mort saintement : la fin couronne l'œuvre. On dit aussi : Finis coronat opus. — Faire une fin, se fixer à un étal. Se dit surtout de l'état du mariage.

— N'avoir ni fin, ni cksse, ne point finir, ne point cesser el aussi s'opiniâtrer à une chose : il n'eut ni fin, ni cesse qu'il n'eût obtenu ce tju'il demandait. — Kn fin de compte, finalement. — A LA fin des fins, en fin finale, enfin. — Mort : ii avait le pressentiment de sa fin prochaine. — Chasse. Le cerf est sur ses FINS, le cerf est bien las et près de se rendre.

— Ce qu'on se propose pour but, ce pourquoi on agit : aller, tendre à ses fins.

Eo toute chose, il faut considérer la /in.

Li FoHTAiNB, Le Benard et le Bouc.

— A CES FINS, A cette FIN, afin de remplir l'objet qu'on se propose. — A toute fin, en tout cas. — Faire une chose a bonne fin, a MAUVAISE fin, à boune, a mauvaise intention.--

ProV. (JUl VEUT LA FIN, VEUT LES MOYENS. — i.

TELLE FIN QUE DE RAISON, Se dit, en style d'affaires, pour exprimer qu'on fait une chosi dans la pensée qu'elle pourra être utile, sans, dire précisément a quoi elle servira : faisons' un proces-verbat de l'état des lieux, à telle fin que de raison. — Fam. A tout évènemeul : je porterai ma plainte au propriétaire, à telle fin quede raison. — Procéd. Fin de non-reckvoir, exception qui consiste a soutenir que la partie adverse n'est pas recevable dans sa demande: aUéyuer, opposer la fin de non-recevoir; il a étedebouié par fin ae non-recevotr. Fin de non- PROCÉDER, exception dilatoire, déclinaloire, etc. — Mat. crim.. Fins civiles, demandes présentées par la partie civile elqui ne tendent qu'à une condamnation pécuniaire. — But auquel un être tend par sa nature : la science découvre dans la structure des animaux les fins que s'est proposées la nature en Us formant. Se dit aussi des choses : cette nation connaît la vraie fin delà politique. — Theol. Les quatre fins dk l'homme ; la mort, le jugemenl, le paradis ellenler. —A la fin, loc. adv Enfin : a la fin il est convenu de tout.

• FIN, INE adj. [fain] (lat. finitus, acnevé). Qui est délié el menu en son genre. Se dit par opposition a Gros, ou a Grossier : écriture extrêmement fine. — Plume fine, plume à écrire dont la pointe ou le bec est lin. Dans un sens analogue. Pinceau fin, crayon fin. — Heures fines, certaines petites plantes qui seulenl bou, comme le thym, la marjolaine, etc. — Fines uerbës, herbes menues qui se mettent sur la saïade, ou qui s'eiiiploieul dans les ragoûts, comme l'estrdgon, la pimpreuelle, etc. — Avoir la taille fine, avoir la taille déliée et bien faite. Dans un sens analogue. Avoir la jambe fine. — Fin contre

FIN N'KST pas bon a FAlRIt BOUBLURlt, Nï VAUT

RIEN POUR doubldrb, il ne faut pas entreprendre dft tromper aussi rusé que soi, ou si on le lente, on n'y réussit pas. Dans celte phrase. Fin est pris substantivement. — Qui a de l'élégance et de la délicatesse : les traiti de la femme sont en général plus fins que ceux de l'homme. Cette dernière phrase, et ses analogues, s'emploient surtout en termes de Peinture et de Gravure. — Pinceau fin, burin FIN, manière de peindre, de graver, etc., qui a de la légèreté, de la délicatesse el de la grâce. On dit aussi, Touche fine, -r- Passage PIN, dégradation insensible et adroitement niénagéed'unton, d'une couleur à une aulre.

— Recherché, qui n'est pas commun, qui est excellent en son genre ; cet homme n'a que du vin fin. — Or, argent fin, argent très épuré. — Fig., dans les romans de chevalerie. Fine fleur de chevalerie, se dit de l'élite des chevaliers, et quelquefois d'un chevalier accompli. — Fig. el fam. C'est une fine lame, c'est un habile tireur d'épée. — C'est un« fine lame, se dit d'une femme habile et rusée. — Mar. Fin voilier, se dit d'un bâlimeut qui marche bien et qui porte bien la voile.

— Le fin fond, l'endroit le plus profond, le plus reculé. Fam. En fin fond de forêt, dans l'endroit d'une forêt qui est le plus écarté. — Le fin mot, le mot, les paroles par lesquelles une personne fait entièrement connaître ses vues, son intention. Le sens caché, le motif secret. — Partie fine, partie de plaisir où l'on met quelque mystère. — Se dit encore par opposition à faux, en parlant d'ouvrages de broderie, de dentelle d'or el d'argent, ou de pierreries, de perles, etc. : portrait orné de perles fines. — Se dit aussi des sens, lorsqu'ils perçoivent exactement jusqu'aux moindres impressions . il a le goût si fin, qu'il distingue non seulement le cru des vins, mais encore l'année de leur récolte. — Avoir l'oreille fine, se connaître parfaitement en musique, el remarquer jusqu'aux moindres fautes de ceux qui chantent, ou qui jouent des instruments. Entendre facilement les moindres paroles. — Avoir le nez fin, avoir de la sagacité, prévoir les choses de loin. — Un fin gourmet, se dit de celui qui sait bien apprécier les vins, lesli-

'. queurs, etc. — Fig. S'applique aussi, à la subtilité, à la sagacité de l'esprit, du goût, du jugement, etc. : avoir un tour d'esprit agréable et fin. — Se dit, dans un sens analogue, des choses faites pour être appréciées par le goût et par la pénétration d'esprit: ils n'ont pas senti tout ce qu'il y a de fin dans cette réponse. — En parlant des personnes. Habile, avisé, rusé : c'est un fin matois. Se dit aussi de certains animaux : le renard est un animal très fin. — Qui est fait avec adresse, avec ruse ; sa conduite a été fine dans cette circonstance. — Plus fin que lui n'est pas bète, se dit d'un homme fort adroit et fort rusé. On dit aussi. Bien fin qui l'attrapera. On dit encore, fig. el fam., dans le môme sens: c'est un fin renard ; c'est une fine bête; c'est i une fine mouche. Pop. C'est un fin merle. — I Des yeui fins, regard fin, une physionomie I FINE, etc., des yeux, un regard, une physionomie qui annoncent de l'esprit. — Subslantiv. Personne fine, avisée. — Fam. Faire le FIN d'une chose, en FAIRE LE FIN, ne vouloir point découvrir ce qu'on en sait, ce qu'on en pense. Jouer au fin, au plus fin, employer l'adresse el la ruse pour venir à bout de ses desseins. — Absol. Faire le fin, se piquer d'adresse, de ruse, de finesse. — Un gros fin. se dit, par dérision, d'un homme simple qui veut laire le fin. — s. m. Or, argent qui se trouve dans un alliage , surtout lorsqu'on parle de monnaies : tirer tout le fin qui est contenu dans un alliage. Grain, bouton de fin, se dit en parlant de l'or ou de l'argent obtenu par la coupelle. — Fig. el fam. Le fin d'une cuosE, d'une affaire, le point décisif et principal; ce qu'il y a dans une affaire de mystérieux, de taché, l'iaim le fim do pim, tirer

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