‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 53 sur 568 · CHOS · texte numérisé non relu

CHOS

membranes minces et particulièrement de, l'une des enveloppes de l'œil située entre la sclérotique et la rétine. En arrière, elle livre passage au nerf optique; intérieurement elle est tapi.ssée par l'humeur noire qui donne au fond de l'œil sa couleur foncée et qui manque chez les albinos. — Plexus cnoRoïDEs, deux corps membrano-vasculaires qui fornienl la pie-mère dans les ventricules latéraux du cerveau. Ils sont unis intérieurement par la membrane très mince appelée toile choroidienne. — s. f. Membrane choroïde.

CHOROÏDIEN, lENNE adj. Qui a rapport à la membrane choroïde ou au plexus choroïde.

— Toile choroïdienne, membrane qui est tendue au-dessus du ventricule moyen du cerveau. — • Veines choroïdien.nes, celles qui parcourent la toile ehoro'i lienne. — Enduit chono'iDiEN, liquide noirâtre dont est imprégnée la membrane choru'ide.

CHOROÏDITE s. f. Pathol. Inflammation de

la membrane choro'ide.

CHORON (Alexandre Etienne), musicien, né à Caen en 1772, mort en 1834. II fut, pendant plusieurs années, attaché à l'Ecole polytechnique de Paris, puis directeur do l'Opéra, de 181.") à 1810, et fonda en 1SI7, à Paris, une école spéciale de chant pour les enlants. Il inventa un système de notation pour écrire instantanément les airs qu'il entendait ou composait et publia plusieurs ouvrages, parmi lesquels des Principes d'accompagnement des écoles d'Italie (1804. in-fol.)

CHORTOLOGIE s. f. [kor-] (gr. chortos, herbe ; logos, discours). Bot. Partie de la botanique qui traite de la composition des herbiers.

• CHORUS [ko-russ]. Mot emprunté au latin, qui n'est usité que dans cette phrase : faire chorus, en parlant de plusieurs personnes (|ui chantent à table, et qui répètent en chœur et à l'unisson ce qu'une"d'elles vient de chanter.

— Fig. et fam. Faire chorus, donner son assentiment aune opinion, à des éloges, etc.: il se répandit en éloges sur votre conduite, et tout le monde fit chorus.

• CHOSE s. f. [chô-ze] (lat. causa). Ce qui est. Se dit indifféremment de tout ; sa signification se détermine par la matière dont on traite: Dieu a créé toutes choses ; il y a tnille jolies choses dans cet ouvrage ; l'état des choses.

— Est quelquefois opposé à personne : cela se dit également des personnes et des choses. — S'oppose de même à nom, mot, etc. : le nom épouvante plus que la chose. — Ouvrage, style FORT DE choses, plein de faits, d'idées ; et dans le sens contraire: Ouvrage, style, vide de choses. — Peu de choses, voy. Peu. — La CHOSE PUBLIQUE, l'Etat. — Prov. A chose faite, conseil pris, il n'est plus temps de demander conseil, quand la chose sur laquelle on devait délibérer est faite. — Aller au fond des CHOSES, ne pas s'arrêter à un examen superficiel. — Fara. Bien, possession: soigner sa chose. — Jurispr. Tout ce qui est distinct des personnes et des actions, et qui peut être de quelque usage à l'homme : les personnes, les choses et les actions. — Chose jugée, point de contestation qui a été décidé par les tribunaux : le respect dû à la chose jugée. — Jugement PASSÉ EN force de CHOSES, décision qui ne peut plus être réformée par aucune voie légale, attendu que la partie condamnée ne s'est pas pourvue dans le délai fixé. — Quelque chose, s'emploie souvent comme un seul mot ; alors il est toujours masculin : s'il vous manque quelque cliosc, je vous le donnerai. Quand l'adjectif suivant n'est pas précédé d'un relatif, il doit l'être de la préposition de: quelque chose de fâcheux. — Autre chose, employé dans un sens vague, est également masculin : avez-vorts autre chose de curieux à rue dire? — »v Pop. Chose, siachin, personne dont, on ne se rappelle pas le nom ou que Ton ne

CHOU

veut pas nommer: dis donc, chose. — Avoir LA CHOSE, avoii- la délicatesse de : il a eu la chose de veiiir me voir. — Tout chose, tout penaud, tout embarrassé. — Avoir quelque CHOSE pour quelqu'un, scntir de l'alfection pour quelqu'un.

CHOSROÉS [koss-ro-èss] ou Kosrou, nom de deux rois de Perse. — 1. Surnommé le Juste et Nochirvan (noble esprit; ; régna de 331 à 579 après J.-C. Ayant glorieusement terminé la dernière guerre de son père Cabades (Kobad) avec Justinien, il rétablit l'ordre dans son royaume, dont il étendit les limites jusqu'à l'iiidus et rOxus, et acquit une grande renommée militaire par ses guerres avec les Grecs. 11 envahit et pilla la Syrie en 540 ; fut tenu en échec par Bélisaire et ne fut victorieux que lorsque ce général fut rappelé et dépouillé de son commandement. Il porta la guerre dans les régions de la mer Noire et fit la paix en 562. 11 fut heureux contre Justin ; mais Tibère leva une puissante armée et, en 578, le vieux Chosroès fut complètement battu à Mélilène. Il mourut peu après et fut remplacé par son fils, Hormisdas IV. Son règne est considéré comme l'âge d'or de la Perse au moven âge. 11 encouragea les sciences, la littérature et l'industrie; rendit rigoureusement la justice et se fit admirer par sa sagesse. — II. Surnommé Parviz, petit-lils du précédent, remplaça son père Hormisdas, qui fut déposé en 590. Le trône lui fut assuré par le secours de l'empereur grec Maurice, auquel il rendit les princi|jales villes de la Mésopotamie. Après l'assassinat de son allié (602), il prit les armes contre l'empire grec et, pendant une longue guerre, s'empara de la Palesline, de l'Egypte, de l'Asie Mineure. Il atteignit alors le zénilh de. sa gloire et de sa splendeur. La pompe merveilleuse de sa résidence, Dastagerd, à l'Ë. du Tigre, a été chantée par les poètes. Mais l'empereur Héraclius réconquit les provinces perdues par l'empire grec (()22-'7) et battit a iNinive Chosroès, qui s'enfuit et fut tué par ordre de son fils.

CHOTAGNE, ancien petit pays du Bugey, dont le lieu principal était Huflieux-en-Cholagne, canl. de Champagne (Ain).

CHOTT s. m. Mot arabe servant à désigner rex]i..nsiou d'un cours d'eau, un lac.

* CHOU s. m. (lat. caulis). Genre de crucifères comprenant des plantes alimentaires, dont il existe un grand nombre d'espèces, et qu'on met ordinairement dans le pot : choux blancs, choux rouges. — Chou-fleur, chou dont les rameaux et les fleurs naissantes forment une masse blanche et tendre, qui sert d'aliment: manyer des choux-fleurs. — Choubave, chou dont la tige s'épaissit, et forme une sorte de pomme que l'on mange : des chouxraves. — Chod-navet, chou dont la racine est ronde et charnue comme celle du navet. — Chou-vache, chou pyramidal dont les feuilles sont employées à la nourriture des bestiaux : des choux-vaches. — Chou-palmiste, voy. Palmiste. — Prov. et fig. Il est allé planter ses CHOUX, se dit d'un homme qui se retire à la campagne, après avoir vécu dans le monde, après avoir exercé des emplois. On l'a envoyé planter ses choux, on lui a ôté sa place, son emploi ; il n'a plus qu'a vivre dans la retraite.

— Chou pour chou, Aubervilliers vaut bien Paris, chaque chose est recominandable sous quelque rapport. On dit quelquefois Cuou pouS chou, lorsqu'on veut indiquer une parfaite égalité entre deux personnes, entre deux choses : chou pour chou, cet homme-là vaut bien l'autre. - Faire ses choux gras de quelque chose, en faire ses délices, en faire son profit.

— Aller tout au travers des choux, a travers CHOUX, agir élourdiment, inconsidérément, sans aucun égard. — Il en fait comme DES caoux DE SON JARDIN, il dispo.sc de cela eonime s'il eu était le maître, le possesseur.

CHOU

— Faites- en des choux, dés raves, faites-en ce que vous voudrez. — Il a été trouvé sous un CHOU, se dit d'un homme dont la naissance est inconnue — Prov. Cela ne vaut pas un trognon de chou, cela ne vaut rien. — Prov. et fig. Mén.^geu, sauver la cuèvre et le chou, user d'adresse pour se conduire entre deux partis, entre deux adversaires, de manière à ne blesser ni l'un ni l'autre : il s'est inis dtois l'-embarras pour avoir voulu ménager la chéorc et le chou.— Prov. Il s'y entend comme a ramer DES CHOUX, se dit d'un homme qui veut faire une chose à laquelle il n'entend rien. — Fam. Mon chou, mon chou-chou, mots do tendresse (ju'on n'emploie guère qu'en parlant aux enfants. — Par ext. Certaines plantes ou parties de plantes qui ont plus ou moins de ressemblance avec le chou : chou de chien, ou mercuriale sauvage; chou de mer, on soldanelle ; chou de cocotier; chou-palmiste, etc. — Chasse. Chou, chou-la! se dit pour exciter un chien à quêter ; et, Chou-pille, pour exciter le chien à se jeter sur le gibier. — Substantiv. Choupille, se dit d'un chien qui ne quête que sous le fusil. — Jeu de quilles. Faire chou blanc, ne rien abattre. Cette manière de parler s'emploie aussi en conversation, il signifie ne point réussir , échouer complètement dans unr afl'aire. — Bi>.te comme chou, très bête, en parlant des personnes ; très facile, en parlant des choses. — Encycl. Le chou [brassica olcracea, Linn.) est une plante cultivée en Allemagne et en France de temps immémorial. Il a produit d'innombrables variétés : 1° chou cabus ou pommé {brassica olcracea capitpta, Linn.), dont les feuilles, se recouvrant les unes les autres, forment une grosse tête

CHOU

variété très élevée sur tige, qui donne a l'automne, à l'aisselle des feuilles, de petites pommes frisées, tendres, recherchées par les cuisiniers. — S" Choux verts ou 7ion pommés {brassica olcracea viridis}, ordinairement cultivés pour la nourriture du liélail : ils résistent bien aux froids. Les priiuipalcs sous-variétés sont : le grand chou frisé du Nord, le grand frisé rouge, le frisé nain, le chou cavalier, le grand chou à vache. — 4" Choux-raves, à tiges charnues ; sous-variétés : blanc, violet, hàtif. — 5° Choux-navets, à racines charnues. — 6° Choux-fleurs {brassica oleracea botrytis), dont on connaît les sous-variétés : chou-fleur dur commun, à tête grosse et bien garnie, qui devient verdâtre en cuisant ; le' chou-fleur

Chou potager. — Feuille et fleun.

arrondie ; on distingue le cœur-de-bœuf, petit, gros, de bonne qualité; le chou de Saint-Denis, à grosse pomme aplatie ; le chou île Vaugirard, tardif; le chou quintal ou gros cabus d'Allemagne, k lipç courte et à pomme

Chou-navet,

énorme ; le chou pommé rouge, très répandu dans le Nord, bon en salade. — 2" Chou de Milan ou chou de Savoie , ou chou pommé frisé (brassica oleracea bullata), à tête moins grosse , moins serrée et plus leiidr(\ On distingue : le milan ordinaire, le gros milan, le milan court ou nain et le chou de llruxetles,

Chou-ûeur.

tendre, moins large et moins serré; les chouxlleurs de Malte, de Chypre, d'Angleterre, sousvariétés très estimées; le brocoli, que l'on classe ordinairement à part. — On rapporte aux choux le petrai ou choït chinois (brassica chincnsis), qui ne pomme pas et dont les feuilles se mangent comme la laitue et les épinards; elle crambé ou chou marin (cj-ambe maritima). dont les jeunes pousses blanchies se mangent comme des asperges. — Les choux se sèment ordinairement au printemps, sur couches ou sur du terreau; on les repique quand ils ont poussé quelques feuilles; ils demandent un sol frais, peu consistant et bien fumé ; il taut les arroser souvent. La culture des choux-fleurs demande des soins particuliers. — Le chou est attaqué par plusieurs-, sortes de chenilles, parmi lesquelles on distingue la piéride, d'un vert bleuâtre, rayée de jaune, et la noctuelle, d'un gris jaunâtre, marbrée de brun et ornée de cinq raies longitudinales. — Chou s. m. Pâtisserie faite avec de la pâte à choux, partagée en morceaux de la grosseur d'un œuf et garnie de morceaux d'amandes ou de pistaches, ou glacée de gros sucre ; quand les choux sont cuits à four doux, on introduit dans l'intérieur des confitures, de la frangipane ou de la crème fouettée. — Pâte a choux, pâte faite avec delà farine que l'on met lentement, en remuant, dans do l'eau bouillante, dans laquelle on a fait fondre du beurre et un peu de sucre et de sel. On y ajoute un peu de zeste de citron râpé, et l'on y incorpore des œufs.

' CHOUAN s. m. Nom que l'on donna, pendant la Révolution, à des bandes qui, dans l'ouest de la France, faisaient la guerre de partisans contre la République. Le num de c/iounîis fut d'abord donné aux insurgés de la Bretagne et du bas Maine qui prirent les armes contre les autorités nationales en 1791 ; et on rétendit ensuite à tous les révoltés de l'Ouest. Ce nom tire son origine des quatre frères Cottereau, qui portaient le surnom de Chouan (chat-hiiant en bas brelonl, sobriquet autrefois appliqué à leur grand-père, à cause de sa tacituniilé. Les bandes armées des chouans furent appelées la chouannerie ; elles se montèrent en peu de temps à 1110,000 hommes, distribués en cinq corps qui se suhdivisaienl en une infinité de petites troupes agissant contre les républicains. Jean Cottereau,

CHOU

plus connu sous le nom de Jean Chouan, fut leur premier chef; apvès sa mort, en ■1794, Geor;.'es Cadoudal devinl leur général le plus populaire. La chouannerie se déhanda gra-

. duellement après 1793. — Par dénigr. On donne encore aux légilimistes le nom de

|r chouans : c'est un chouan.

CHOUANNER v. n. Faire la guerre de chouans.

* CHOUANNERIE s. f. Insurrection, guerre des chouans. — Par ext. Parti royaliste.

* CHOUCAS s. m. [chou-ka]. Espèce de petite corneille on de corbeau. Le choucas ou petite coriiC'lli' des clochers {torcus iitonciiula, Linn.) est à peu près de la taille d'un pigeon, d'un noir gris loncé, cendré autour du cou et sous

Choucas (Corvus mnncdula].

le ventre ; il vit en troupes et se nourrit de graines, de fruits, de vers, de larves et d'insectes; il niche dans les clochers et les ruines; la femelle pond cinq ou six œufs verdâtres. marqués de taches brunes. Le choucas s'ap- |irivoise et apprend à parler; il faut s'en délier, car il est voleur.

CHOUCHEMENT s. m. Cri de la cliouette

• CHOUCROUTE s. f. fall. saucrkraut ; de sauer, aigre ; kraut, chou;. Sorte de mets fait de choux hachés, et légèrement acidulés par un commencement de fermentation : on mange , beaucoup de choucroute en Allemagne et en Suisse : bœuf, saucisse à la choucroute. — »* Pop. TtTf. DE CHOUCROUTE, Allemand.

CHOUCROUTER v. n. Manger de la choucroute.

CHOUCROUTEUR, EUSE s. Mangeur, mangeuse de ch(]ucruule.

CHOUDIEU (Pierre), conventionnel montagnaril, né <i Angers, mort en 1S40. Il vota la mort du roi et fut arrêté pendant la réaction thermidorienne et amnistié le 4 brumaire. L'attentat royaliste de la machine infernale donna ci Bonaparte l'occasion de se débarrasser de ce patriote, qui n'eut que le temps de s'enfuir et séjourna à l'étranger jusqu'à la révolution de 1830.

CHOUE s. 'f. [chou] (anc. haut ail. chouch, chouette), .\ncien nom de la chouette.

•CHOUETTE s. f. [chou-è-te] (diminuL de chouc). Ornith. Grand genre d'oiseaux qui comprend, dans la méthode de Cuvier, la t'amille entière des oiseaux deproie yioclurncs. — Sous-genre type de ce grand geni'e, comprenant des oiseaux de nuit qui tiennent du hibou et du chat-huant : le cri de la chouette. — Prov. Larron comme une chouette. — Jeux de piquet, de trictrac, de billard, etc. Faire LA CHOUETTE, jouer seul contre deux ou plusieurs personnes. — Fig. et fam. Il est leur CHOUETTE, il est en butte à leurs mépris et à leurs railleries. — Encycl. Le genre des chouettes a été partagé en huit sous-genres : 1° Hibou; 'i" Chouette proprement dite (ulula), à bec et oreilles comme le liibou, mais pas

CHRA •

d'aigrettes ; se trouve dans le nord des deux continents ; renferme plusieurs espèces : grande chouette grise de Lnponic (strix Laponica, Cm.), longue de 60 centimètres, mélangée de gris et de brun dessus; blanchâtre, à taches longitudinales, cris brun en dessous; du nord de la Suède ; chouette grise du Canada (strix nebulosa, Gni.), un peu plus petite. On donne souvent, chez nous, le nom de chouettes aux dili'érents oiseaux du grand genre chouette ; 3" Effraie; 4° Chat-huant; .'i°DLX; 6° Chouette A aigrette, sorte de duc dont les aigrettes sont écartées et se relèvent diflicilement ; 7" Chevêche ; 8» Scops.

CHOUETTE adj. Argot. Beau : une chouette femme. — Excellent : faire une noce un peu

chouette.

CHOUETTEMENT adv. Parfaitement.

CHOUFLIK ou Chouflique s. m. Argot. Savetier. On dit aussi CnoL mak.

CHOUFLIQUER v. a. Travailler comme un

savetier.

CHOUMAK ou Choumaque s. m. (ail. Schumacher ; angl. shoc makcr, cordonnier). .Argot. Savetier. On dit aujourd'hui Chouflik.

CHOUMLA, ville très forte de la Bulgarie, sur le versant septentrional du Balkan. à 300 kil. N.-O. de Constanlinople ; 23,000 hab. Commerce de grains, do vin, d'étoffes de soie, de cuivre, de savon et de chandelles. Les Russes l'assiégèrent en 1774, en 1810 et en lS"i8 ; pendant la dernière guerre, elle fut le point de concentration de la grande armée ottomane.

' CHOUQUET s. m. (diminut. du vieux franc. choque, sourhe). .Mar. Gros billot de bois servantà joindre un mal inférieur au mât supérieur qui en forme le prolongement. Il est percé de deux trous : l'un, qui est carré, s'emboîte dans la tête du bas mât: l'autre, qui est rond, donne passage au mât supérieur : le bas mât est uni au mât de hune par un chouqtict. Les marins disent quelquefois, par abrév., Chouq.

CHOURGNAC, commune du cant. de Hautefort (Dordogne); 228 hab. .Mines de fer.

CHOURIN s. m. (corrupt. de surin). Argot. Couteau.

CHOURINER v. a. Argot. Frapper à coups de chourin ou couteau.

CHOURINEUR s. m. Tueur de chevaux, dans l'ancien argot. — Aujourd'hui, assassin. — Le choiirineur des Mysléics de Paris (E. Sue) a été pendant longtemps un type populaire.

CHOUSAN, Chusan ou Cuowsan (semblable à un bateau), groupes d'îles, situées près de la côte de 'a Chine, vers 30° lat. N. et 120o long. E. La plus grande de ces îles nommée Chousan mesure 7-3 kil. de circonférence; environ 2.30,000 hab. Capitale, Tinghai. Production de riz, de blé, de patates, de châtaignes, de noix, de tabac, de thé, de soie et de colon. Chousan est le point intermédiaire entre le Japon et les ports chinois de Ningpo, de Hangehaou et de Changbaï.

• CHOYER v. a. [choua-ié] (ital. soia, flatte- I rie). Se conjugue comme /îrïip/oyer. Conserver i avec soin. Il se dit principalement en parlant [ des personnes que l'on soigne avec tendresse, avec affection, et des choses précieuses qui peuvent se casser ou se gâter : cette mère choie trop ses enfants ; Vous avez de belles porcelaines, il faut bien les chnycr. — Fig. Choyer quelqu'un, avoir pour lui de grands égards, i chercher à lui plaire par toute sorte de préve- ' nances : ce riche cieillard est choyé par ses neveux. — Se choyer v. pr. Se soigner, se conserver avec soin, en parlant des personnes seulement : cet homme aime trop à se choyer. CHRAMNE [kra-mne], fils de Clotaire b'; se révolta contre son père, qui le fit briiler vif

CHRli

avec toute sa famille, dans une cabane où jl

s'était réfugié (.360\

CHRÉMATISTIQUE adj. [kré-] (gr. chrématistikos; de chnhna, richesse). Qui a rapport à la production des richesses. — s. f. Partie de l'économie sociale qui s'occupe du numéraire.

i CHRÉMATOLOGIE s. f. [kré-j (gr. chréma, richesse; logos, discours). Traité des richesses.

CHRÉMATONOMIE s. f. [kré-] (gr. chréma chréinatos, richesse; nomos, loi). Lois naturelles de la production cl de la répartition

des richesses.

* CHREME s. m. [krô-me] (gr. chrisma, onction). Huilé sacrée, mêlée de baume, et servant aux onctions qu'on fait dans l'administration de quelques sacrements, et dans quelques autres cérémonies de l'Eglise : le saint ehréme. — Prov. Cela ferait renier chrême et daptême, se dit d'une chose capable de pousser la patience à bout.

•CHRÉMEAU s. m. [kré-]. Sorte de petit bonnet de toile Une, qn'onmct sur la tête de l'enfant, après l'onction du saint chrême.

CHRESTIENDE TROYES, poète et romancier du xii= siècle, né à Troyes; auteur de romans lie chevalerie extrêmement intéressants : Le Chevalier à la charetlc, épisode de Laucelot du Lac; Le chevalier au Lion, Perecvul le Gallois, Li contes del roi Guillaume d'Angleterre.

' CHRESTOMATHIE s. f. [krèss-lo-ma-ti.] (gr. chréstos, bon ; mathein, enseigner). Nom donné à certains recueils et autres écrits publiés sur divers objets d'instruction. Choix de morceaux tirés d'auteurs réputés classiques, dans une langue morte ou étrangère: chrcstomathie grecque.

• CHRÉTIEN, lENNE adj. [kré-ti-ain] (lat. Christian us; de christus. le Christ). Qui est baptisé et qui fait pro.'ession de la foi de Jéscs-Christ : le peuple chrétien. — Le Roi Très Chrétien, Sa Majesté Très Chrétienne, le roi de France. — Qui appartient aux chrétiens, qui est particulier aux chrétiens : la religion chrétienne. — Fig. et fam. Cela n'est pas CHRÉTIEN, cela n'est pas conforme à la morale, â la justice. — Bon-chrétien, sorte de grosse poire : bon-chrétien d'été ; bon-chrétien d'hiver. — « Pop. Etendu d'eau : ce vin est bon chrétien, il a été baptisé. ■ — " Snbstantiv. : les chrétiens ont fait des croisades contre les infidèles. — Chrétiens (chiHstians), nom que se donne une secte qui se forma aux Etats-Unis au commencement du xix" siècle. Les ehrislians n'ont d'autre croyance que la Bible; ils ont établi une certaine liberté dans la police de leur église. — Chrétiens de saint Jean, Disciples de saint Jean, iNazahéens, Mendéens ou Sabéens, désignations confusément appliquées à une secte religieuse, qui n'existe plus aujourd'hui qu'en Perse et dans le voisinage de la ville turque de Bassorah. Les auteurs sont divisés quant à leur origine. Néandre pense qu'ils sont les successeurs de ceux des disciples de saint Jean qui, après la mort de celui-ci, devinrent hostiles au christianisme et adoptèrent peu à peu certains éléments d'une ancienne théosophie orientale. Pour eux, Jésus n'est qu'un imposteur, et ils ont mis Jëan-Baptiste à sa place. Ils considèrent le baptême comme seul moyen de salut, prohibent les prières pour les morts, tolèrent la polygamie, même parmi les prêtres, ont cinq livres sacrés et tiennent une fête qui' ressemble aux agapes des premiers chrétiens. Au milieu du xviie siècle, où il fut, pour la première fois, question de ces singuliers chrétiens, on supposa qu'il v en avait 20,00ti ou 3II.0U0 familles. — Chrétiens de saint Thomas, branche de l'ancienne Eglise syro-persane, établie sur la côte de .Malabar. Les chrétiens de saint Thomas se considèrent

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