II. [xBBRT. Le Jugement de Paris, chant
— Chandelle de cire ou de suif qu'on allume pour éclairer l'intérieur des maisons; par ext., chandelier: allumez les flambeaux; flambeau de vermeil doré. — Poétiq. et lig. Le
FLAMBEAU UU JOUR, DU MONDE, le SOlell. Le FLAM- BF.au, le pale FLAMBEAU DE LA NUIT, LES NUITS,
la lune. Les flambeaux de la nuit, les céles- TESFLAMBEAUX, les éloiles, les astres en général.— Poétiq. et fig.. Allumer le flambea-U, LES flambeaux de l'hymen, Se marier.
Etquand l'hyoïen pour nous allume son /lambeau^ Con:vEiLL8. //or/ice, acte II. se. T.
— Poétiq. et fig. Allumer le flamblat dk la guerre, d;; la discorde, causer, faire naître la guerre, la discorde.— Le fl.mibeau de ma vie, DE MES JOURS EST l'iiÈs DE s'ÉiEiNDHE, je sens que je suis près de mourir, etc. — Fig., dans le style élevé. Lumières de la raison, du génie, de la science, etc. : le flambeau de l'expérience, de la vérité, de la science, de l'histoire, etc.
FLAMBÉE s. f. Feu clair de bourrée.
•FLAMBER v. n. Jeter de la tlanime : ce bois ne flambe point. — v. a. Passer par le feu ou par-dessus le feu : flamber les /tardes qui ciennent des lieux itesliférés ou suspects. — r.ijis. Flamber u.\ cmi in, un cochon de lait, DES ALOujkiii-s, etc., les exposer a la llamnie
FLAM
pour brfllcr les restes de plumes ou de pnilc. Fa.Ti- luiiiber sur un chapon, sur un cochun de lait, sur des alouettes, etc., quelques gouttes de lard fondu, qu'on allume et qu'on fait flamber. — Flamber un canon, faire brûler de la poudre dans une pièce d'artillerie, avant de la charger, pour en faire la première épreuve. Flamber un fusil, df.s pistolets, y brûler une amorce par précaution, quand il y a longtemps qu'on ne s'en est servi. — »* V. n. Argot. Briller.
•FLAMBERGEs. f. (franc, flanc; ail. bergen, couvrir; qui couvre le flanc). Grande et forte épée qui fut en usage au moyen âge et dans les premiers siècles des temps modernes. Ne se dit qu'en plaisantant, et ne s'emploie guère que dans celte phrase. Mettre flamberck au VENT, mettre l'épee à la main, tirer son épée du fourreau.- »i Par ext. Sabre de cavalerie.
FLAMBOROUGH HEAD fflamm-bo-ro-héd], promontoire ae la côte du Yorkshire (Anslelerrel, par 54° 7' lat. N., 2° 27" long. 6. 11 est formé par une chaîne de falaises crayeuses escarpées et, dans quelques endroits, perpendiculaires ; quelques-unes ont 140 mètres de haut. Sur le sommet se trouve un phare, les ruines d'une ancienne tour et un retranchement danois. Le village de Flamborough se trouve vers le milieu de ce promontoire.
* FLAMBOYANT, ANTE adj. [flan-boua-ian].
Qui flamboie, qui brille beaucoup ; les éclairs rendaient le ciel tout flamboyant. — Fig. Peint. (Contours flamboyants, contours coulants, balancés et souples, que l'on peut comparer a l'effet de fa flamme. — Fig. Archil. Lii gothique flamboyant, le second âge de f 'architecture ogivale, qui emploie des ornements enroulés en forme de flamme.
* FLAMBOYER v. n. [Uan-boua-ié] (augmentât, de flauiber). Jeter une ffaiiime brillante, ou bnfler comme une flamme liés vive. Se dit surtout de l'éclat des armes ou des pierreries : ces diamants semblent flamboyer.
FLAMEL (Nicolas), célèbre alchimiste français, né a Ponloise vers 1330, mort en Iil8. 11 était copiste et libraire. Devenu riche, il dola plusieurs institutions char tables et religieuses. On suppor-a qu'il avait découvert la pierre philosoplîale. Ln traite en verssur I alchimie, publie probablement par tjohorry sous le nom de Flamel (l.Sbl), lui fut attribué. « Aucun des manuscrits qu'il copia pendant les heures que lui laissait l'alchimie, ne nous est parvenu. Les seuls manuscrits qui sont signés Flamel sont d'un Jehan Flaniel, copiste aux gages du duc de Beriy, qui n'a aucun rapport de parenté ni même de temps avec le mari de Pélrenel. La mystérieuse existence de Flamel, le doute conservé sur l'élal qu il exerçait, sur les trésors qu'il sut amasser, n'ont pas encore été éclaircis. .Nous en .sommes à nous demander si Gabriel Naude luimême n'élail pas dupe d'une erreur quand il a écrit que Flamel était écrivain. »
(P. Lacroix).
* FLAMINE s. m. (de fUimininm, voile, couleur lie leuj. Prêlre, chez ie.^ Homains, ainsi nommé d'un voile couleur de feu qu'il avait droit déporter comme une marque de sa dignité : il n'y eut d'abord que trois flammes, celui de Jupiter, celui de Mars, et celui de liomulus; sous les empereurs, on créa 'tenuuveaux flamines pour les princes qu'on avait mis au rang des dieux. — Le collège des flamines fut inslilué par iNuiua; chacun des prêtres qui le composèrent dans la suite fut attaché au service d'une divinité particulière. Les trois [iremiers, les diatis, martialis et quirinalis, coii- .sacrés a Jupiter, à .Mars et à Koinulus déilié, furent nommés dans la suite majores et |iiis dans une classe chojsie de l'ordre des patriciens; tandis que les douze derniers, minores élaieiit élus parmi les plébéiens.
FUWINGANT. ANTE adj. (fle flnming'.- . .•>nr. fornir ilii mol flamand). Qui parle llaiiiaud : pays fluniimiant.
FLAMINIENNE (Voie) (lat. via flaminia).
principale route de l'ancienne Rome conduisant aux provinces du .Nord, construilnen 220 av. J.-C. par C. Flaminius, qui remplissait les fonctions de censeur. Elle s'étendait jusqu'à Ariminuni, aujoui-iriiui Rimini, sur \'.Kdriatique. Elle mesurait environ 310 kil. et se réunissait a la vnie Emilienne.
FLAMINIUS (Titus Quintius), général romain, né vers 230 av. .I.-C. mort vers IT.'i. Il fut élu consul en 108. En 197, il délil Philipi,,; de Macédoine à Cynoscephale (Thessalie) et, en 196, il proclama aux Jeux Isthmiens l'indépendance des Etals qui avaient été conquis par les Macédoniens. En 193.11 soumit le tvran de Sparte Nabis, et rétablit la paix et la prospérité en Grèce; au printemps suivant il obtint à liome un triomphe de trois jours.
FLAMINIUS (Caius), général romain, mort en 217 av. J.-C. Il fui tribun du peuple en 232, consul en 223 et 217 et censeur en 22,i. Pendant son premier consulat, il remporta une victoire sur les liisiibriens après avoir été battu par les Gaulois et rappelé par le sénat. Pendanlqu'il remplissait les fonclionsde censeur, il fit construire le cirque Flaminius et la voie Flaminienne. Pendant son second consulat. il fut tué lors de la bataille livrée à Annibal. près du lac Trasymène.
• FLAMME s. f. [fla-me; l'Académie conserve l'ancienne prononciation flà-me] (lat. Jlamma). Partie la plus lumineuse et la plus subtile du feu, celle qui s'élève au-dessus de la matière qui brûle • la flamme tend toujours à s'élever. — Les flammes éternelles, de l'enfer, les tourments des damnés. Les flammes DU PURGATOIRE, les soutfrauces de ceux qui sont dans le purgatoire. — Porter le fer et
LA FLAMME DANS UN PAYS. (Voy. FeR.) — Fig.
et fam. Jeter feu et flamme. Etre tout feu,
TOUT FLAMME. (Voy. FeU.) — FlaMMES DU BEN- GALE, sorte d'arlilice qui brûle sans bruit, et qui donne une lumière très vive. — Fig. et poétiq. Passion de l'amour.
Qu'un gi-aud cœur soit t^pt-is d'une amoureuse fianvne^ C'est l'ouvrage des sens, non le l'alble de làtne. Chébillok, Catitiiia, acte 1, se. i.
— Mar. Banderolle longue et étroite qui va en diminuant en pointe jusqu'à son extréniitr, et qu'on attache aux mâts ou aux vergues de.s navires ; la flamme aux couleurs nationales ne peut être arborée que sur les vaisseaux de l'Etat: elle est le signe du commandement ; il y a d-s flammes de diverses couleurs, qui servent à faire des sigr.ajtx. — Art vélér. Instrument d'acier dont on se sert pour saigner les chevaux ; donner un coup de flamme a un cheval. — Archil. Ornement en forme de flamme ipii termine des vases, des candélabres. — Phys. On donne le nom de flamme à ra[i[iariUon lumineuse causée par la combu.^lion de gaz ou vapeurs. Quand un liquide ou un solide est brûlé de manière à produire une flamme, il est d'abord converti en gaz ou vapeur. Ou observe facilement la structure de la flamme d'une bougie, d'une chandelle ou d'une lanifie a huile munie d une mèche épaisse, tlaiis la flamme de la chandelle, du.it la section est représentée par notre gravure, le cône intérieur central noir a, entourant la mèche et s'élevant fieu au-dessus d'elle, est principalement composé de gaz hydiugénes car- I .,;i|. Il Jaurès clairs et pesants, formés ^ — ^-\î 1 par l'action de la chaletir sur le gras en fusion, d'azote uhleiiu de l'air, de vapeurs aqueuses cl aussi d'oxyde carbonique et de gaz acide carbonique. Dans la zone bleue b, a la base de la flamme, le gaz de la partie
Flamme d'une ebandellc,
FLAN
inf^'Hetire du cône a csl complèlemonl brûlé par l'oxvf-'ène i|ui est ici moins rare que dans les aulrcs parties de la llanime. La llaniine, dans cette zuno, a le même caractèi-e que celle qui se formé ;j l'intérieur d'un clialumeau La portion de la Uamme qui fournit la principale partie de la lumière est appelée cùne lumineux et est rcprésenléft en c. La combustion se complète dans le cône extérieur d, appelé manteau, par l'union du carbone et des restes des l'az non consumés, avec l'oxygène atmosphérique. Ce cône est beaucoup moins lumineux que le précédent.
■ FLAMMECHE s. f. [fla-tnè-che]. Petite parcelle d'une malièro combustible qui s'élève en l'air toute enllammée : (7 ne faut (ju'iiiu: jielile llatiuiiéche itour causer un grand cmbrasemcn(.
FLAMMER v. a. Brûler les lilanients qui dépassent les lisières d'un tissu.
FLAMMÉUM s. m. [Ilaram-mé-omm] (lai.
vniU couleur de feu). Antiq. Vuile couleur de feu qu.; l'on mettait sur la tète des jeunes lilles, le jour de leurs noces.
FLAMSTEED (John), [ilamm'-slîd], astronome anglais, né en l()46, morl en 1719. En 167.i, il publia Tlif true and apparent places of the Ptanels ; Newton se servit de cet ouvrage pour ses l'riiicipia. L'année suivante, parut son Ejiheineris; en 1G7,t, il entra dans les ordres. Bientôt a|irès, Charles II fonda l'observaloire de Greenwicli dont Flamsteed fut nommé directeur avec un maigre salaire payé irrégulièrement. A l'aide d'instruments insuflisants, il composa son grand ouvrage, Uislonii r.œkslis, publication qui fit époque dans l'histoire de l'astronomie moderne. Ses écrits parliculieis, découverts en 1832 et publiés en i83'i, jettent une vive lumière sur ses controverses avec Mowton et Halieg; la conduite de ceux-ci a son égard ne semble ni juste ni généreuse. L'Hisloria cœkstis brilunnica de t'.amsteid, renferme ses observations sur le passage des étoiles et des planètes audessus du méridien. Son catalogue des étoiles ueful complèlemeal publié qu'après sa morl.
* FLAN s. ni. (bas lat. Jludo, fladunis). Monnayage. Fièce de métal qu'on a taillée et préparée pour en l'aire une pièce de monnaie, un jeton, une médaille : flan d'argent, d'or, de cuivre. — »» 'l'ypogr. Sorte de carton formé de plusieurs feuilles de papier enduites de colle de pâte et de blanc d'Espagne.,; '» oy. Cliciage.)
* FLAN s. m. (bas lat. /!<t(io, fladonis). Pâtiss. Sorte de tarte laite avec de la crème, etc. — V» .\rgol. Du FLAN ! exclamation qui marque un refus énergique.
* FLANC s. m. [tlan] (ail. flanke). Côté de l'hoinme ou des animaux, partie qui est depuis le défaut des côtes jusqu'aux hanches : le lion se bal les jlancs aeec sa queue. — Par
Lli l'LANC DltùlT, PAU LE FLANC GAUCHF, termes
de conimandemeiil militaire dont on se sert p>iur ordonner aux soldats d'une troupe de se tourner chacun à droite ou a gauche. On dit de même, Kaire par le flanc droit, pau lk FLANC oAUCiiF. ; et, dans un sens analogue MAiiCHE DE FLANC. — Fig. et fam. Etre sur le FLANC, être alite. — Se batire lfs flancs pour UL'KLUUE CHOSE, faire beaucoup d'etlorts pour y réussir. Se dil principalement des euorts <iui n'ont point de succès. — Ventre, ou partie du ventre qui est comprise entre les aeux lianes ■ inlerrûijer le jlanc des victimes.
Sdis-tii bien qu"d l'iiiat.iiil que Sun /laiic mit .^u jour Ce triste tit dernier l'ruit d'un umitiLuroux :iinuur. YoLTAioB, Zaire^
Conime il disait ces mois.
Du bout de l'hunzuii ;iecoui-t ;i\ec furie Le plus lellilile des eiilalits
tjuu ie Nord eût pox'tu jusque-la dans ses flanct. La FuMAi.NK.
— "ar anal. Côte de diverses choses : le
FLAN
flanc d'un vaisseau; le flanc, les flancs d'une mniilai/ne. Forlif. : le jlanc d'un bastion: flanc bas; flanc rasant. Art milit. : couvrir le flanc d'un bataillon; attaquer, prendre tes ennemis en flanc. — Fig. et lam. Prêter le flanc, donner prise sur soi : prêter le flanc à la critique, au ridicule, etc.
FLANCHARD, ARDE s. Argot. Joueur, joueuse
de carti^s.
FLANCHE s. m. ou f. Argot. Ruse, plaisanterie, peur. — Grande FLANCHE,jeu de la roulelte, du trente et quarante.
FLANCHER v. n. Argot. Plaisanter. — Avoir peur, reculer. — Jouer aux caries.
FLANCHEUR.EUSE s. Argot.Joueur.joueuse de caries. — Personne qui a peur, qui faiblit.
FLANÇOIS s. m. Armur. iNom que l'on donna, aux xv et xvi" siècles à la partie de l'armure du cheval qui protégeait les flancs de cet animal.
* FLANCONADE s. f. Escr. Botte de quarte forcée qu'on pnite dans le liane de son adversaire ; H reçut une terrible flanconade.
FLANDRE, (Uam. Vlaenderen), partie des Pays-Bas, divisée aujourd'liui entre la BeliMque, la Hollande et la France. Son nom parait pour la première fois au vn° siècle. En S4.i, la Flandre lut comprise dans le royaume de France, plus tard, elle devint un conilé sous le gouvernement deBaMwin Bras-de-Fer et appartint à ses siieccs-eurs jusqu'en I I 19. Le comte fut ensuite gouverné par Charles 1, Bon; par Guillaume iditon de .Normandie; par Thierry, qui établit la dynastie alsacienne laquelle régna jusqu'en iZUt), et par le comte Guy de Dampierre el ses descendants jusqu'en i;tS4, époque à laquelle il fut annexé à la Bourgogne jiar Philippe le Hardi. Marie, lille de Charles le Téméraire, apporta la Flandre à la maison d'Autriche, par son mariage avec l'aicbiduc .Maximilien. A l'abdication de Charles V, la Flandre devint une des dépendances de l'Espagne, qui en perdit une -I l'ie, lorsque sa section la plus septentrionale Uu annexée a la Zelaiide el que sa partie méridiona.e fut conquise par Louis XIV, qui lui donna le nom de Flandre française. En 1317, la paix d'Llieeht transféra la Flandre espagnole a [A ulriche. Elle fut occupeepar les Français de I7^i"2 a 1SI4. Elle entra ensuite dans le royaume de Hollande et fut divisée en deux proiinces : Flandie orientale et Flandre occidentale, qui appartiennent a la Belgique depuis 1831. Penaanl plusieurs siècles, les villes llamandes l'ormèrenl autant de communes républicaines, accordant tout au plus a leurs comtes une souveraineté nominale. La Flandre a toujours été renommée pour son agriculture, son industrie el son commerce ; eue est la partie la plus riche de la Belgique. Jacob von Arlevelde, brasseur de Gand, chassa le comte Louis I en 1337, força sea compatriotes à reconnailre Edouard 111 d'Angleterre comme roi de France el maintint pendant un certain temps l'équilibre entre les deux grandes nations rivales. — Langue ET LITTÉRATURE. Le Ylaeiiisek ou Luytsch, dialecte leulonique, est la langue nationale des Flamands ou Vlaraingen, qui habitent, au nombre d'environ -.',.')OU,0i)O, les provinces belles des Flandres orientale et occidentale, d'A^nvers, du Limbourg, du Brabaiit septentrional, de iNéerlande et dans quelques parties du département français du .Nord; il est répandu dans les provinces wallonnes (gal.o
I oinaine) de Belgique ; mais le français y es ,■ tilé dans presquiî toutes les grandes villes
II employé dans les documents oiticiels. Le Uamand est allié au dialecte des Frisons et des HoilaïKl.iis, dont il forme une branche moins ancieiiiiC. Il est plus palatal et plus nasal que le hollandais, qui est plus guttural.
FLAN
La différence entre le flamand et le hollandais consiste principalement dans l'orthographe des mots contenant en hollandais des doubles voyelles, au, il ou ij, ou. uu, et qui, en Uamand, retiennent la forme plus ancienne, ae, y, oe, ue. — Le plus ancien manuscrit Uamand, Reinaert de Vos {Reynard le lieiiard) (xii" siècle), est attribué à un prêtre nommé Willem van Utenhoven. Parmi les autres ouvrages anciens, on remarque, Minneloep (cours d'amour), par Dire Potier (1230); le iîum6»/6t7 (bible en rimes); \e Sfjiegel historical (miroir historique), de Jacob Maerlanl (vers 128,')); Sainl-domaire, le premier drame religieux, par H. Bal (1444); plusieurs autres, par C. Everaet (U9(j); ['Historié von Belqis, par Marc van Vaernewyck (I.t14); et la Ruche de l'Eglise catholique, par Philippe van Marnix (lo69). Hooft, Vondel et Cats sont les trois noms les plus célèbres du xyii» siècle. qui forme l'âge d'or de la littérature tlamande. Au xvin" siècle, nous avons la Comparaison des langages gothiques et bas hollandais, par Ten Kate(i710); Gmmsc/wp, poème par Liévin de .Mever (172i); et le magniUque poème Roosje (Petite Rose), parBellamy ( I772i, traduit dans presque toutes les langues européennes. Danslapremièie partie du xix'siècle, Feilh, l'imitateur de Gœthe et l'apôtre de l'école moderne de la littérature flamande, Willems, d'Hulster el Ledeganck sont dignes de mention. L'écrivain le plus populaire de nos jours est Hendrik Conscience, dont les romans ont été traduits en anglais, en français et en allemand. Parmi ceux qui ont travaille à l'amélioration du langage se trouvent Blommaert. Van der Voorde, Delecouri, de Laet, Dedecker, Van Ryswyck, Rense, Van Duyse, F. Blieck, Serrure, l'abbé David, Bormans, Snellaert et Lebrocquy. — Pour la littérature Uamande moderne, voy. Ida von Duringsleld, Von der sclirtde bis zur .\Iaas [3 vol., IStii). — Flandre orientale (Oost Vlaenderen), province de Belgique, bornée au N. par la lloliande et à l'E. par le Scheldt (Escaut) ; 2,999 kil. carr. ; 863,000 hab. Elle forme une vasti- plaine, arrosée par l'Escaut et par ses tributaires qui sont reunis par des canaux. Cb.-l., Gand ; villes principales : Oudenarde, Dendermon.le, Eecloo, Alusl et Saint-Nicolas. — Flandre occidentale West Vlaenderen), province de Belgique, bornée par la France, la Hollande et la mer du iNord; 3,234 kil. carr.; 696,651 hab. Elle est généralement plaie et arrosée par la Lys el l'Escaut. Ch.-l., Bruges; villes principales : Osteiide. Furne, Ypres, Courtrai et Uixiiiude. — Flandre française, prov. septentrionale de l'ancienne France; ch.-i. Lille. Elle était partagée en 3 quartiers : 1° quartier déterre franche {v. princ. Dunkerque, (Jravelines, Hondschuotej; 2° quartier de Cassel (v. princ. Cassel, Hazebroueli. ; 3° quartier d.' Lille ^châtellenies de Lille, d'Orchies ; bailliage de Douai). Cette partie des Flandres fut annexée a la France par Louis .XIV en lûG"; elle lorme aujourd'hui une grande partie du dép. du Nord.
FLANDRIN, INE s. et adj. De Flandre; qui a rapport a celle province ou à ses habitants.
' FLANDRIN s. ra. Fam. Sobriquet que l'on donne aux hommes élancés, qui n'ont pas une contenance ferme :c'esf un grand flandrin. FLANDRIN. I. (Jean-Hippolyte), célèbre peinde l'Ecole irancaise, ne a Lyon eu 1809, mort en 1864. Il étudia sous Ingres a Paris et à Rome, et, pendant une résidence de cinq années dans celle dernière ville (après avoir reçu le grand prix), il produisit, Dante dans le cercle des Enoieux et S. Clair guérissant des aoeugles. .\ son retour à Paris, il donna Le Christ bénissant lespetHs enfants. Ses portraits et ses fresques monumentales sont considérés comme des chefs-d'œuvre. .Après 1841, il fui employé a la décoration d'édilices pu-
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