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blics, exécutant quantité d'excellents travaux sur fresques et sur verres de couleur. — II (Auguste), son frère, né à Lyon en 180i, mort en 1842, était professeur de l'école des arts de Lyon ; il obtint une médaille pour sou Savomn'oln préchant à San Miniato, Florence.
•FLANELLE s. f. (vieux franc, flaine; du lat. De/amen, cequivoile).Eloffelégèreet douce de laine' peignée ou cardée : la flanelle proprement dite sert surtout à faire des vêtements destinés à être portés sur la peau ; sa propriété hygiénique la plus remarquable est d"absorderinmiédiatenient iatranspiratiou et de maintenir à la surface du corps une température toujours à peu près égale. On la fabrique en Angleterre, en Allemagne, et à Reims seulement en France. Les flanelles tartans servent à faire des doublures, des robes de chambre, des jupons, etc;
'FLÂNER V. n. Se promener en musant, perdre sou temps à des bagatelles.
'FLÂNERIE s. f. Action de llàner; promenade sans but.
* FLÂNEUR, EUSE s. Celui, celle qui nâne. Ce mol et les deux précédents sont familiers. — 11 faut se garder de confondre le flâneur, le musard et le désœuvré, trois types bien distincts, dont nous allons montrer la diUérence do caractères. Le flâneur est un observateur, un homme intelligent, qu'arrête ou intéresse tout ce qui charme les yeux, lesoreilles ou l'esprit; qui fait, de tout ce qu'il voit, un sujet d étude. Le muMi'd est celui qui s'attarde a mille niaiseries, qui n'est jamais prêt, qui manque le train, qui u'amve pas a l'heure et qui serait bien eu peine de dire où il a perdu son temps. Quant au désœuvré, c'est i'indillérent qui regarde sans voir, et écoute sans entendre, qui ne s'occupe a rien m de rien, qui n'est pas à ce qu'on lui dit.
FLÂNOCHER ou Flânoter v. n. (dimin. de /îdTïiT . Jargou. l'iâuer un peu, par moments.
FLÀNOCHEUR, EUSE s. Jargon. Personne qui tlùiie un peu, par moments.
' FLANQUANT, ANTE adj. Fortif. Qui llanque. — A.ngle, bastion flanquant, celui d'où l'on découvre le pied de queique autre partie des fortilications d'une place, de manière qu'on peut en défendre les approches.
'FLANQUE, EE part, passé de Flanquer.
— Blas. be dit des pals, arbres, et autres figures qui eu ont d autres a leur côté.
' FLANQUEMENT s. m. Archit. milit. Action de flanquer; résultat de cette action.
' FLAKQUER v. a. Archit. milit. Se dit de la partie u'uue fortilication qui en vuit une autre, et qui lui sert de deteiise : des bastions qui flanquent la courtine. — Construire, élever )a partie d'une foitilication qui doit en tlanqiier une autre : on a flanqué cette muraille de deux tours. — Archit. civ. Sedil des ouvrages ou des ornements qui sont aux extrémités d'une façade : des pilastres flanquent les encuijnures de celte façade. — Se dit encore d'objets placés en flanc, à côté de quelque chose : trois ou quatre plats flanquaient cet énorme pâté. — Art milit. Se placer sur le liane d'un régiment, d'une division, d'un corps d'armée pour le protéger : uti balnillou de chasseurs flanquait la colonne. — Pop. Lancer, jeter brusquement : flanquer une assiette par iaflgure. — Pop. FLANyutBUN coup du poing, un SOUFFLET, appliquer un coup de poing, un soulllet. — Se flanquer v. pr. Tomber : se flanquer par terre. — Se jeter : se flanquer contre une muraille. — Se fla.nquer dans la uouE, s'y laisser tomber, ou y marcher étourdiment.
FLAKQUEDR s. m. Art. milit. Se dit des soldats cl des corps de troupes employés pour éclairer une armée sur le tlajic ou destinés à l'appuyer et à la protéger.
* FLAQUE s. f. (ane. hoUand. v/a/ie, nappe d'eau, marais salant). Petite mare d'eau qui croupit : il y a des flaques d'eau dans ce ckemin.
' FLAQUÉE s. f. Fam. Certaine quantité d'eau ou d'autre liqueur qu'on jette avec impétuosité contre quelqu'un ou contre quelque chose : on lui a jeté une flaquée d'eau par le visage.
* FLAQUER v. a. Jeter avec impétuosité de l'eau ou une autre liqueur contre quelqu'un, contre quelque chose : il lui a flaque un verre d'eau au visage. Fam. et peu usité.
* FLASQUE adj. (lat. flaccidus). Mou. qui est sans force, sans vigueur : le grand chaud rend le vo7-ps flasque ; les grands chevaux sont ordinairement flasques. — Se dit aussi des parties du corps qui ont perdu leur fermeté : chair flasque. — Fig. Se dit du style, des ouvrages d'esprit où il n'y a point de force, de verve : poésie flasque et sans couleur.
' FLASQUE s. m. Artill. Chacune des deux pièces principales d'un atfût : un des flasques de cet affût est cassé. — v» Mar. Pièce de bois servant à assurer un mât. — s. f. Poire à poudre.
FLASQUER v. n. Argot. Faire ses nécessités.
— FAiHii i-LASQUEB, iniporluuer, ennuyer.
FLATBUSH fflatt-bouch], ville de l'état de New-York, Etats-Unis; b,UUO hab. C'est jirès de Flalbush que se livra la bataille de Long Island (août 1776).
FLATIR V. a. Monnayage. Battre les flancs des muonaies sur l'enclume.
FLATEUR s. m. Monnayage. Ouvrier employé à flatii' les monnaies.
FLATOlR s. m. Monnayage. Marteau qui sert à fldtir les monnaies.
* FLÀTRER V. a. Ne se dit qu'en parlant des chiens mordus de quelque animal enrage, auxquels on applique sur lefrunt un fer chaud en forme de clef, pour les garantir, dit-on, de la rage : flâtrer un chien.
' FLATTÉ, ÉE part, passé de Fl.itter. — Portrait flatté, portrait où la personne est peinte en beau. Se dit aussi iiguiément : dans sa harangue, il a fait de son ami un portrad un peu flatté.
' FLATTER v. a. (lat. flattus, souffle léger). Louer excessivement dans le dessein déplaire, de séduire : ceux qui flatlcid les princes les corrompent ; les hommes aiment ordinairement ceux qui les llattent. — Peint. Flatter une pEiisOiNNE, la peindre, la représenter plus belle ou moins laide qu'elle n'est. Dans un sens analogue, Ce miroir flatte. — Dans un sens plus général, Louer quelqu'un, en l'aire de vive voix ou par écrit un portrait flatté, en dire plus de bien qu'elle ne mérite : vous nous l'avez représenlé comme un homme de beaucoup) d'esprit, ne l'avez-vous point flatté?
— Kxcuser par une complaisance répréhensible : il est trop homme de bien pour flatter le vive. — Tromper en déguisant la vérité, ou par faiblesse, ou par une mauvaise crainte de déplaire : vous me flattez; on ne flatte ordinairement que trop. — Fig. Traiter avec trop de douceur et trop de ménagement ce qui a besoin d'être traité d'une autre manière : on ne guérit pioint les grands maux en les flattant. — Flatter une plaie, n'y appliquer que des remèdes trop doux : c'est entretenir une pkiie que de la flatter. — Caresser : flatter un cheval de la main, avec la main.
S'il en faut faire autant afin que l'on me flatte, CeU u'est pas bien malaisé.
La FonTAilfB.
— Par ext. Fl.^tter de l'œil, caresser du regard. — Flatter la corde d'un insthu.micnt DE musique, la toucher doucement, avec délicatesse. — Flatter lk ué, jeter doucement les
dés, en jouant, dans l'espoir de n'amener qu'un [letit nombre de points. — Adoucir le sentiment d'une peine par des pensées consolantes : flatter la peine, les ennuis de quelqu'un. — Flatter quelqu'un de quelque chose, lui faire espérer quelque chose, l'amuser de l'espérance de quelque chose. — Délecter, charmer, tant au sens physique qu'au sens moral : la musique flatte l'oreille. — Causer un vif plaisir, une grande satisfaction : une telle préférence me flatte et m'honore. Dans un sens analogue : flatter l'orgueil, la vanité, l'amour-propre, l'ambition, les désirs, les espérances, etc. — Flatter les passions, les caprices, les GOUTS, etc., de quelqu'un, complaire aux passions, aux caprices, aux goûls, etc., de quelqu'un, leur donner son approbation, ses louanges : cet orateur flattait les passions do la multitude. — Se flatter v. pr. Avoir ou vouloir donner une trop haute idée de soi-même, de son habileté, de ses ressources, etc. : il est ridtctde de se flatter. — S'entretenir dans l'espérance, s'amuser de l'espérance de quelque chose : elle s'était flattée de réussir. — Se persuader : il se flatte que vous approuverez sa conduite.
' FLATTERIE s. f. Louange fausse ou exagérée, donnée dans le dessein de se rendre agréable : il parvint à le séduire par ses flatteries.
FLATTERS, colonel et explorateur français, assassine dans le Sahara, près du puits lI'.\ssiou, le 16 février ISSl. Après avoir fait une première expédition dans l'intérieur du grand Désert, le colonel FlatLers ne craignit pas do s'enfoncer une deuxième fois dans le Sahara central, afin d'y compléter l'exploration de raiicieiine roule du commerce transsaharien, entre l'Algérie et la Tunisie au nord, et les contrées de la ISigritie peuplées par la race llaousa au Sud. Les débuis de la mission furent assez heureux. Une lettre datée de Hassi-.Mcsseguem. Ie4janvier ISSl, disaitque les explorateurs devaient se rendre dans le Hoggar pour y étudier un bas-fond salé, ancien marché de sel. I>e 30 janvier, Flalters traversa la Sebka d'Amadghor et se dirigea sur Assion. Par une lettre datée de la plaine d'Egiiéré (29 janvier ISSI), il annonça qu'il avait traité avec plusieurs tribus de Touaregs pour l'autorisalion de passer sur leur territoire. La mission semblait donc destinée à obtenir d'heureux résullaU, lorsque le 16 février, le colonel Flalters fut, avec le capitaine Masson et le docteur Guyard, attiré dans une embuscade cl massacré ainsi que ses compagnons. Le sous-oflicier Dennery et MM. Ueniif^er et Roche subirent presque aussitôt le luêmesort. Le reste de la mission, sous les ordres du capilaine Dianous et de l'iiiiiénieur Sanlin,pul se sauver et se dirigea sur War^là. Dans la nuilduQ au 10 mars, mourant de faim et de soif, les fugitifs mangèrent des dattes empoisonnées que les Touaregs leur olfrireut. Ceux qui ne succombèreiil pas continuèrent leur marche et quatre d'entre eux purent, le -JS, arriver à Waiglà, où I autorité militaire leur envoya immédiatement des secours. L'indigène Amar-ben-Haoua, soldat au 1"' régiment de tirailleurs algériens, qui avait été laissé à moitié mort sur le théâtre du premier massacre, ne dut la vie qu'aux généreux secours d'un membre de la tribu de ll'oughas. Conduit péniblement par son protecteur dans cette tribu, il y séjourna pendant plus d'un mois et tut amené a Ghadainès par une caravane. Un monument, destiné a perpétuer le souvenir de cette mission, a été érig:é dans le pare Montsouns, à Pans (1882); M. Singeryen e,^t l'aichitecte.
* FLATTEUR, EUSE adj. Qui flatte, qui loue avec exagération : je ne veux point d'amis flalleurs. — U\Ro:a. flatteur, miroir où l'on se voit plus beau qu'on n'est. — Avoir les manières FLAiiKUSBS, avoir les manières douces