‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 532 sur 568 · FLAV · texte numérisé non relu

FLAV

FLKC

FLEG

et insinuantes.— Qui témoigne l'approbation, la louange, la faveur : un murmure flatteur s'éleva dans l'assemblée. — Agréable : il a toujours quelque chose île flatteur à vous dire.

— Caressant : le chien est un animal flatteur.

— Substaiitiv. Adulateur, celui qui cherche à séduire, à se faire bien venir par de fausses louantes, ou par de basses complaisances : les ))liis dangereux ennemis des princes sont les flatteurs.

Détestables flatteurs, présent le plus funeste Que puisse faire aux rois la colère céleste.

RiciNK, Phèdre.

Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir. La FoNTiiM.

Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l'écoute.

La Fontaiiïb.

— Fam. Vous êtes un flatteur, une flatteuse, se dit pour repousser doucement des éloges qui tiennent de la Uatterie et que la modeslie ne permet pas d'accepter. On dit de même : Taisez-vous, flatteur, flatteuse.

' FLATTEUSEMENT adv . D'une manière

tlatleuse. Pou u^ilé.

• FLATUEUX, EUSE adj. (lat. flatus, soufûe). Palliol. Venteux, qui cause des vents. Ne ^e dit guère que de certains aliments : légume.'! flutiieux.

FLATULENCE ^. f. Syuom. de Flatuosité.

FLATULENT, ENTE adj. Qui est produit par la présence de {,'az dans les intestins : affection flatulente. — Qui est rempli de tlatuosités.

• FLATUOSITÉ s. f. (rad. flatueux). Pathoi. Collpclion de gaz développés dans l'estomac et dans les intestins, et qui sont ordinairement symplomatiques de l'indigeslion, le la constipalion. de la gastrite, de la fièvre typhoïde, etc.. mais qui peuvent aussi être causés par une mauvaise digestion ou se manifester sous l'inlliience de certains aliments. La ûaluosilé est caractérisée par des renvois et par des vents parfois accompagnés de coliques. On prévient la fonnatiuii de ces gaz en s'abstenanl d'aliments llatueux (farineux, choux, raves, navets, pois, haricots, etc.); et on les combat, quand ils se sont formés, en ayant recours aux infusions de mélisse, de menthe ou d'anis (bues froides), à la magné.-ie calcinée , à l'eau de Vichy et au charboii de Helloc. — S'emploie surtout au pluriel : on dit que les fruits causent des /latuosités.

FLAUBERT (Gustave), écrivain, né à Rouen en 1S2I, mort en mai 1880. Après avoir fait un voyage en Egypte et dans l'Asie .Mineure (ISi9-'bl), il donna, à l'âge de 36 ans, son premier roman, Madame Bovary , qui fut (l'abord publié dans la Revue de Paris et qui parut ensuite en "i vol. in-18 (1857). Cet ouvrage le posa, du premier coup, à. la tête de l'école naturaliste. Jamais l'expression des passions charnelles n'avait été poussée aussi loin : l'auteur fut poursuivi comme ayant publié une oeuvre immorale; mais les .juges l'acquittèrent. A la suite d'un voyage à Tunis (l8o8), il donna Sdkmm'jo (186-2, in-8°), roman dans lequel il cherchait à faire revivre le passé de la grande ville de Carthage. Ses autres ouvrages sont : l'Education sentirhentale; Histoire d'un jeune homme {IH6':!) 6i la Tentation de saint Antoine (1874).

FLAVI, officier français qui fit fermer sur Jeanne d'Arc les portes de Compiègne. Par ordre de son épouse, il fut étranglé dans son château de Beiabre.

FLAVIGNY, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. E.

de Seniur (Côle-d'Or); 1,045 hab.

FLAVIGNY (Valérien), orientaliste, né à Villers-en-Frayères, près de Laon, mort en 1674. Il était professeur d'hébreu au collège de France, pendant le règne de François l"^^ 11 fut accusé d'impiété, injurié, soupçonné de mauvaise^ mœurs pour une faute bizarre qui

s'était glissée dans ses observations critiques contre la Bible polyglotte de Le Jay. Flavigny avait cité ces paroles de saint. Matthieu : Irabcm in oculo titb non vides? Or, il arriva que la première lettre du mot oculo tomba au commencement de l'impression, ce qui laissait le mot culo. L'auteur jura sur les saintes Ecritures qu'il était innocent d'une faute aussi impie. Il ne se remit jamais de cette mésaventure typographique, et trente ans après, au lit de mort, il était encore courroucé contre son imprimeur.

FLAVIUS, illustre famille plébéienne de Rome, H laquelle appartinrent Vespasien, Titus et Donntien.

* FLÉAU s. m. (lat. flagdlum). Instrument qui est composé de deux bâtons d'inégale longueur, attachés l'un au bout de l'autre avec des courroies, et qui sert abattre le blé : se servir d'un fléau comme d'une arme. — Grande calamité qui afiligo le genre humain, et que l'on attribue souvent a quelque vue secrète de la Providence : la peste, la famine, la guerre, etc., sont de terribles fléaux. — Ceux par qui l'on croit que la Divinité châtie les peuples : Attila est appelé le fléau de Dieu. — Par e.vt.Toutce qui est nuisible, funeste, redoutable : Hélène devint le fli'au des Grecs et des Trayons; la calomnie est le fléau des gens de bien. — Par exag. Personne qui fait éprouver de grandes importunités, une sorte de persécution, etc. : cet homme est un vrai fléau, je ne puis me délivrer de ses sollicitations. Dans ce sens, est ordinairement familier. — Verge de fer aux extrémités de laquelle sont suspendus les deux bassins d'une balance. — Barre de fer qu'on met derrière les portes cochères, et qu'on tourne à demi pour ouvrir les deux battants. — vv Arme de main qui consiste en un bâton court à l'extrémité duquel est fixée une chaîne ou une courroie, terminée par une balle de plomb ou de fer quelquefois garnie de piquants.

* FLECHE s. f. Trait qu'on lance avec un arc ou une arbalète : Apollon perça de ses flèches le serpent Python. — Cet oii.if.t a la

FORME d'un feu DE FLÈCUE, EST TAILLÉ EN FER DE

FLÈCHE, se dit de ce qui ressemble à un triangle échancré à sa base, parce que le fer des flèches a ordinairement cette forme. — Prov. et fig. Faire flècue de tout bois, mettre tout en œuvre pour se tirer 4'alfaire, pour venir à bout do ce qu'on a entrepris. Ne savoir plus de quel bois faire flèche, ne savoir plus a quel moyen recourir; ou Etre dans une grande nécessité, ne savoir plus comment subsister. Tout bois n'est pas bon a faire flèch::, il faut savoir distinguer et choisir les personnes et les moyens qu'on veut employer. — Fig. et fam. C'est la flèche du Parthe, se dit d'un trait piquant que quelqu'un décoche à la fin d'une conversation, d'une discussion, en quittant une société ; allusion aux Parthes qui tiraient leurs flèches en fuyant. — Chosi; faite en forme de flèche : rideaux soutenui par une flèche. — Signe représentant une flèche, dont on se sert dans les cartes géographiques, dans les plans, etc., pour indiquf.r le côté du nord ou la direction d'un courant d'eau. — Âstron. Constellation de l'hémisphère boréal, qui est ordinairement représentée par la. ligure d'une flèche, dans les cartes astronomiques. — Géom. La flïche d'un arc, la portion de ligne droite qui, menée perpendiculairement au milieu de la corde, est terminée à l'arc. — Longue pièce de bois cambrée qui joint le train de derrière d'un carrosse avec celui de devant : carrosse qui porte sur la flèche. — Partie d'un clocher qui surmonte la tour ou la cage, et qui est en pointe, ei) pyramide : flèche de pierre. On dit aussi, mais plus rarement, Aiguille. — Fortif. Petit ouvrage composé de deux côtés, qu'on élève vis-à-vis les angles saillants ou rentrants du chemin couvert, à l'extrémité de son sln-

cis. On dit aussi, Bon.nettk. — Trictrac. Chacune des languettes pointues, de deux couleurs, qui sont au fond du trictrac, et sur lesquelles on fait les cases. On dit aussi, inuis plus rarement, Lame. — Charcut. Flèche de lard, ce qu'on a levé de l'un des côtés d'un cochon, depuis l'épaule jusqu'à la cuisse. — Bot. Flèche d'eau. (Voy. Sagittaire.)

FLÈCHE s. m. Argot. Pièce de cinq centimes.

FLÈCHE ;La) Voy. La FLècnE.

FLÉCHIER (Espritl, prédicateur, né à Pernes (Comtal-Venaissin), en 1632, mort en 1710. Il commença de prêcher à Paris en 1661 : il décrivit dans un poème latin le tournoi donné par Louis XIV, en l(i6'2, et devint successivement abbé de Saint-Séverin, lecteur du Dauphin, évêque de Lavaur (1685), et évèque de Nimes (1687). 11 montra une indulgence relative envers les protestants persécutés. Ses oraisons funèbres sont célèbres; on cite particulièrement celle de Turenne. Ses ouvrages réunis (8 vol., 1782) comprennent la vie de Théodose le Grand et celle du cardinal Ximeiiès.

FLÉCHIÈRE s. f. Archit. Espèce de feuille de plante aquatique en fer de flèche, qui entre dans l'ornementation de l'architecture romano-byzantine.

* FLÉCHIR V. a. (lat. flectere). Ployer, courber : fléchir le genou, les genoux. — Fléchir LES GENOUX DEVANT LES IDOLES, adorer Ics idoles. On dit aussi dans ce sens, Fléchir le genou

DEVANT BaAL. — - Fig. FlÉCHIR LE GENOU, LES

GENOUX DEVANT QUELQU'UN, s'abaisscF, s'humllier devant lui.— Fig. Emouvoir à compassion, toucher de pitié, attendrir, adoucir : cela est capable de fléchir les cœurs les plus durs, tes plus barbares. — v. n. Etre ployé, devenir courbe : ce bois rompra plutôt que de fléchir.

— F'ig. Fléchir sous lk joug, s'y soumettre.

— Fig. Se soumettre, s'abaisser : tout doit fléchir sous les lois de la destinée. — Cesser de persister dans des sentiments de dureté on de fermeté : quoi qu'on fasse, je ne fléchirai pas.

— Céder, ne plus résister, ne plus combattre avec la même vigueur : l'aile droite de l'armée commençait à flrehir.

' FLÉCHISSEMENT s. m. Action de fléchir : le fléchissement des genoux. — Etat d'un corps qui tléchit : le fléchissement d'une poutre, d'un mût, etc.

• FLÉCHISSEUR adj. m. Anat. Se d.t des muscles destinés à faire fléchir ceriaines parties : les muscles fléchisseurs du bras. — Substanliv. Muscle fléchisseur : les fléchisseurs sont o/iposés aux extenseurs.

" FLEGMASIE s. f. [flè-gma-zi]. Voy. Phleg-

UASIE.

■FLEGMATIQUE adj. [flè-gma-ti-ke] (rad.

flegme]. Méd. Lymphatique, piluiteux ; qui abonde en flegme, en pituite : c'est xtn homme extrêmement flegmatique, d'un tempérament flegmatique. Dans ce sens, on écrit aussi, Phlegmatique. — Se dit, dans le langage ordinaire, d'une personne dont le caractère est froid, qui s'émeut difficilement : c'est un homme très flegmatique. — Substantiv. Personne flegmatique : e'est un flegmatique.

FLEGMATIQUEME.NT adj. D'une manière flegmatique.

" FLEGME s. m. [flè-gme] (gr. phlegma, pituite). Méd. Sérosité; humeur aqueuse, laquelle fait partie constituante du sang, du lait, etc. Dans ce sens, on écrit aussi, Pulegme.

— Pituite, matières aqueuses, épaisses et filantes, qu'on jette en crachant, en vomissant, etc. Dans ce sens, j'emploie plus ordinairement au pluriel : il a jeté beaucoup de flegmes, des flegmes sangitinolents. — Ane. Chim. Partie aque^ise, insipide et inodore que la distillation dégage des corps. — Distillerie.

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