‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 534 sur 568 · FLEU · texte numérisé non relu

FLEU

et par de petits grains à la ligne saillante de " ,e. Sa ' ' I plie

FLKU

I de pied-de-chat, de pas-d'âne et de coqueli-

1.1 tête. Sa l'hairest moins bonne que celle i col^ dont ou fait une tisane pectorale. - Sr.do i.i plio franche. On l'appelle aussi picaud j mer, jeter, répanuke des fleurs sur la tombe

ou flélon \i)tcuronectes flesns).

FLÉTAN s. m. (rad. flet). Genre de poissons plats, voisin des pleuronectes. L'espèce commune, le grand flétan [hippoglossus vidgaris Cuv.), se trouve dans toutes les mers septentrionales. Il mesure de un à deux mètres de

Grand flétan (Hippoglossus \iilgaris).

long el pèse de 100 à 500 livres. Sa chair est dure et sèche, ses nageoires sont considérées comme la partie la plus délicate. Les Groënlandais et les autres peuples septentrionaux consomment de grandes ([uantilésde ces poissons, séchés, salés ou fumés.

FLETCHER (John). Voy. Beauuont et Flet-

CHEA.

* FLÉTRIR v. a. (lat. flaccesccre, devenir flasque). Faner entièrement, ternir, ôter la couleur, la vivacité, la fraîcheur : /e Deîîi de bise, le hdle flétrit les fleurs; le temps, l'âge flétrit le teint, flétrit la beauté. — Flétrir les lauriers d'un héros, d'un conquérant, d'un POETE, etc., ternir la gloire qu'il s'était acquise.— Dans un sens analogue. Flétrir l'innocence, LA RÉPUTATION, LA MÉMOIRE, LA GLOIRE

DE quelqu'un. — Fig., au sens moral. Se dit, de ce qui altère ou diminue la pureté, le mérite, l'agrément, etc., de certaines choses : les chagrins ont flétri sa jeunesse. — Abattre, ôter l'énergie, la vigueur, le courage : le malheur flétrit l'âme. — Ma.i. crim. .Marquer une personne dun fer chaud, en punition d'un crime : il )ut eondamné à être flétri par lamain du bourreau, à être flétri. — Dilfaraer, déshonorer, dégrader, ou traiter comme infâme: flétrir la réputation, la mémoire, la gloire de quelqu'un. — Se flétrir v pr. Etre flétri. S'emploie dans la plupart des sens qui vieuiieiit à'vlvà indiques: les couleurs se flélnsicni au grand air;

La beauté voit périr ses traits.

Les roses du teiat se /l'-trissent.

BtinMS. L'Automne.

• FLÉTRISSANT, ANTE adj. Qui flétrit, qui déshonoiv: imputations flétrissantes.

' FLÉTRISSURE s. f. Altéralion qui arrive à la fraîcheur el a la vivacité des fleurs et des couleurs, ou a la beauté et à la délica.'.esse du teint, de la peau : le temps n'a pas causé la moindre flétrissure à la beauté de son teint. — Mat. crim. Marque d'un fer chaud, imprimé par ordre de justice sur l'épaule d'un criminel : en France, la peine de la flétrissure est abolie. — Fig. Tache a la répulalion, à l'honneur : c'est une flétrissure à un homme que d'avoir fui daiis le combat.

' FLEUR s. m. (lai. flos, floris). Production des végétaux, ordinairenient colurée, et quelquefois odorante, qui précède le fruit, et qui porle les organes de la reproduction -.une fleur qui manque de calice, de corolle, d étaminc ou de jyistil, est incomplète; il n'y a point de fleurs apparentes dans les fougères, )ii dans les champignons.

Sur un tapis de fleurs, dans ce lieu solitaire.

CnATKALBruA>D, Pocsiei diverses.

— Langage des fleurs, langage symbolique dans lequel les fleurs, soit isolées, soit assemblées suivant un certain choix, servent à exprimer une pensée, un scntimenl secret. — Pharm. Li.s quatre fleurs, les Heurs demauve,

DE quelqu'un, donner des louanges à sa mémoire.— Le SERPENT EST CACHÉ SOUS LES FLEURS,

se dit en parlant de choses dangereuses dont les apparences sont séduisantes. Dans un sens analogue, Couvrir de fleurs, cacher sous

DES FLEURS LE BORD DU PRÉCIPICE, UN PIEGE, ctc.

— La fleur de la virginité, lavirj;inité même. On dit quelquefois, absol. et un peu librement, Flkur : ellt a perdu sa fleur.— Par ext. Piaule à fleurs que l'on cultive pour l'agrément: avoir des pots de fleurs sur sa fenêtre. — A ce dernier sens dans les dénominations vulgaires de diverses plantes remarquables par la couleur ou la forme de leurs Heurs. Fleur de la passion (grenadille). Fleur de jalousie (amarante tricolore). Fleur de tous les mois (souci des jardins). Fleur de coucou (primevère a fleurs jaunes) Fleur du soleil (espèce de ciste), etc.

— Fig. Représentation de fleurs, el même de fruits, de feuilles, etc. : on a gravé une fleur sur cecachet. — Etoffe a fleurs, èlolfe où ily a des'flgures de fleurs, etc., lissues ou brochées avec l'élofl'e. — Fleurs artificielles, se dit de certains ouvrages qui imitent des fleurs ou des plantes à tleurs, el qui servent a faire des bouquets, à orner les coiflures de femme, à décorer les appartements, etc. — Fleur de lis. (Voy. Lis.)— Fig., en parianl de Certaines choses. Temps cù elles sont dans toute leur beauté, dans leur plus grand éclat.

comme les arbres el les plantes lorqu ilssont en fleur : trente ans, c'est In fleur de l'âge pour un homme; la fleur de la beauté n'a qu'un temps. — Poéliq. el dans le style élevé. Personne jeune, aimable, belle, ou même jeune enfant : ce sont de tendres fleurs qu'il faut préserver du souffle iinpmr des vices. — Fig. Surtout en parlant des ouvrages d'esprit. Ornement, embellissement : ii a essagé de répandre quelques fleurs sur ce sujet aride.— Fleurs de rhétorique, ornenienls, embellissements du discours. Se prend souvent en mauvaise pari, lorsqu'on veut parler d'undiscour^ où les ornements sunl placés sansguût, prodigués sans mesure, etc. : il nous a fait beaucoup de fleurs de rhétorique, et n'a rien dit sur la question qu'il deoait traiter. — Fig. LéL'ère blancheur qui parait sur la peau de certains fruits, tels que les prunes, les raisins, etc., lorsqu'ils n'ont point ein'ore été maniés: on servit quantité de fruits qui avaient encore toute leur fleur.- L.\ fleur du teint, cet éclat, celle fraîcheur de leinl que donnent la jeunesse et la santé. -• Fig. Lustre, éclat, etc., de certaines choses qui durent peu: la bi . ité n'a qu'une fleur. Se dit de même au sens moral : cette fleur d'innocence qin donne tant de charme au jeune âge. — Première vue, premier usage d'une chose nouvelle : voilà une étoffe qu'on n'a encore montrée à personne, vous en aurez la fleur. — Fig. Elite, choix, ce qu'il y a de meilleur, d'excellent: ces braves sont la fleur du régiment, de l'armée. — Fleur, flne fleur de la chevalerie, s'est dit, dans les romans de chevalerie, de l'élite des chevaliers ou d'un chevalier accompli. — Fam. C'est fine fleur de chevalerie, se dit en pailanldun homme qui a beaucoup de valeur et de probilé. Dans un sensanalogue. C'est la fleur de la galanterie, se dit en parlant d'un homme galant auprès des femmes, ou des attentions délicates et des petits soins qu'on emploie pour leur plaire. — Fig. el fam. La fleur despois, se dil, en plaisantant, d'unhomnie ala mode, éli'gant, agréable. — Fleur de farine, partie la plus flne, la plus belle de la larme. — Au plur. Règles des femmes : une femme qui a ses fleurs. Ce sens a vieilli. — Fleurs blanches. (Voy. F/ueurs.)— 'Ane. Chim. el quelquefois encore dans le langage médical. Substance solide ou volatile, proiluile par siiidimatioii ou décomposition : fleurs de soufre, de

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