FLEU
•inf, d'dv^cnir, d'untirimnc ; flnirs dehvnjoin. On (iil de mî'nie au sinp.. Jleur de soufre. — FLEiins DU vin; iictits llocons de moisisis'.ire qui paraissent sur le vin, dans les lonneaiix ou dans les lioiileilles, lorsqu'il vient à scirâter. — A fleur de, loc. préposit. Presque au niveau do : les fondements de cet édifice sont déjà à fleur de terre. — Jeu de paume. La BALLK A PASSÉ A FLEUR DE CORDE, elle a légèrement effleuré la corde, en passant par-dessus, en sorle qu'il s'en est peu fallu que le coup ne fût perdu. — Cette affaire a passé A FLEiU! DE CORDE, il s'en est peu fallu qu'elle ne manquât. — Cette médaille est a fleur de COIN, elle est parfaitement conservée. — Bateau DE fleurs, grande jonque décorée avec Iiixe, que l'on trouve amarrée aux quais do chaque ville maritime de Chine et dans laquelle les riches parliciil ers vont entendre de la musique et se livrer à la débauche. — Fleurs argentines d'antimoine. (Voy. Oxyde d'antimoine).
• FLEURAISON s. f. Bot. Développement et épnnoiiiN^eiiiriil des tleurs; époque où les plantes tleiirissent, ou état des plantes en fleur : les fleurs de la seconde fleuruison sont ordinair ment moins grandes et moins belles que celles de la première. On dit aussi Floraison.
FLEURANCE, ch.-l. de cant., arr. et à 11 kil. S de Lectoure (Gers), sur la rive pauche du Gers ; 4,237 hab. Eglise du xiv siècle (mon. liist.].
• FLEURDELISÉ. ÉE part, passé de Fleur- DELisER. — Adjccliv. Blas. Se dit de ce qui est orné, semé de tleurs de lis : le bâton des niurécliaux de Frunee était alors fleurdelisé.
' FLEURDELISER v. a. Marquer d'une fleur de lis avec un fer chaud : ce volezir avait déjà été fleurdelisé. — »* Orner de fleurs de lis.
* FLEURÉ, ÉE adj. Blas. Se dit des pièces terminée- en lieurs, ou bordées de fleurs. On dil nW'-'i Flcureté el Fleuronné.
" FLEURER V. n. Répandre une odeur, exhaler une odeur : cela fleure bon. — Cela fleure COMME BAUME, ccla seul fort bon; et, flg. et fam., en matière d'intérêt, cela oli're des sûretés, cela parait devoir être avantageux, lucratif. Sa réputation fleure comme
BAUME, NE FLEURE PAS COMME BAUME, il a Une
excellente réputation, une mauvaise réputation.
* FLEURET s. m. [fleu-rè] (dirainut. de fleur). K>[ièoe de fil fait de la matière la plus grossière de la soie : le fond de cette étoffe es.' de fleuret. — Ruban qui est fait de ce même Iil : une aune de fleuret, — Comm. Fleuret de coton, de laine, de fil, colon, laine, fil de choix. — Epée à lame carrée, sans pointe et sans tranchant, qui est terminée |)ar une espèce de bouton garni de cuir, el dont on se sert à l'escrime : je lui ai fait s inlrr le fleuret. — Certain pas de dause : un feuret, un eoupé.
' FLEURETÉ adj. Voy. Fleuré.
• FLEURETTE s. f. Petite fleur : cueillir les fleuretles des prés. — Fis:. Propos galant, cajo'.eiie que l'on dit à une femme : conter des fleuretles. Ne s'emploie plus guère que dans ce dernier sens.
* FLEURI, lE part, passé de Fleurir. — La SAiso.N iLiauiiE, le printemps. — Pâques fleuries, dimanche des Rameaux, qui précède imniédiateiiienl celui de Pâques. — Adjectiv. el fig. Teint, visage fleuri, mine fleurie, teint, visage, etc., qui a de la fraîcheur el de l'éclat. — Discours, style tleuri. discours, style rempli d'oriiemenls. — Espiiit fleuri, esprit remarquable surtout par l'éclat el par ra,:;réiiienl. — Peint. Couleur fleurie, couleur dont les tons brillants semblent tenir de i'éclal des fleurs. — Archit. Désigne une
Fr.EU
époque de l'art où Icn ornements sont [irodigués à l'excès : le ijothiiiue fleuri. — Mus. Contre-point fleuri ou figuré, celui où les dill'érentes parties procèdent par des valeurs el des rhythmes différents.
FLEURIEU (Charles-Pierre Claret, comte de), niinislre do la marine et sénateur, né ;i Eyon en 1738, mort en 1810. Il entra dans la marine à l'âge de quatorze ans, servit pendant la guerre do Sept ans, et s'occupa ensuite d'hydrographie. Inventeur d'une montre marine, il fit, sur la frégate VIsis. un voyage de neuf mois sur l'Atlantique pour expérimenter la valeur de cet instrument. Lors de la guerre do l'indépendance américaine, il Iraça tous les plans des opérations navales, el, plus tard, rédigea les instructions pour le voyage de l'infortuné La Pérouse. Le 27 octobre 1790, do Fleurieu fut nommé ministre de la marine et des colonies, mais il donna sa démission le 17 mai 1791, parce qu'on lui avait f.ait signer, à son insu, les pièces nécessaires pour loucher le traitement d'emplois sup|irimés depuis plus de Irois mois. Pendant la Terreur, il suhit un emprisonnement de i[uaturze mois. En 1797, il siégea au Conseil des Cinq-Cents et après le 'I8l)rumairc fut appelé au Conseil d'Etat. Il fut ensuite successivement nommé grand officier de la Légion d'honneur, intendant général de la maison de l'empereur, sénateur, et gouverneur du palais des Tuileries (ISO-'i). On a de lui plusieurs ouvrages sur la géographie et l'hydrographie : Voyage pour éprouver en mer les horloges marines (I77i, 2 vol. in-4°); Voyage autour du monde (4 vol. in-i») ; le Neptune americo-cenlral , son meilleur ouvrage.
FLEURIOT DE LANGLE. Voy. Langle.
* FLEURIR V. n. (bit. florescere). Pousser des fleurs, être en fleur : les anémones fleurissent de bonne heure. — Fig. Sa barbe va bientôt fleurir, se dit d'un jeune homme dont la barbe est près de pousser. — Fig. Etre dans un étal de prospérité, de splendeur; être en crédit, en honneur, en réputuLion. Alors fait souvent /ior<ss((i< à l'imp. de l'ind.. el toujours florissayil au participe ou adjectif verbal, l'un et l'autre empruntés au verbe inusilé Florir : les sciences et les beaux-arts fleurissaient ou florissaient sous le régne de ce prince. On dit toujours florissait, lorsqu'on parle d'une personne ou d'une collection de personnes, comme d'un peuple, d'une ville, d'une république : Ronsard florissait en France à la fin du seizième siècle; Athènes florissait Sous Hriclès. — v. a. Fam. Parer d'une fleur, d'un bouquet, etc. : qui vous a fleuri de la sorte'l — Se fleurir v. pr. Fleurir soi : vous ne sortirez, point de mon jardin sans vous fleurir.
' FLEURISSANT, ANTE adj. Qui pousse des fleurs, qui est fleuri : les plaines fleurissantes. Au ligui é, on dil Florissant (Voyez ce mol).
* FLEURISTE s. m. Celui qui est curieux de fleurs, qui connaît, qui aime les fleurs, qui prend plaisir à les cultiver : il y a beaucoup de gens qui se piquent d'être fleuristes. — Fleuriste artificiel, celui qui fait ou qui vend des fleurs artificielles. Absol. au feiu. Fleuriste, ouvrière qui fait des fleurs artificielles. — Peintre qui s'adonne particuhèremenl à peindre des fleurs : ce peintre est un excellent fleuriste. Ce sens a vieilli : on dit maintenant. Peintre de fleurs. — Adjectiv. Marchand, marchande fleuriste, marchand, marchande de fleurs, de plantes à fleurs. Jardinier fleuriste, celui qui cultive des fleurs. Jardin fleuuiste, jardin principalement destiné à la culture des fleurs.
* FLEURON s. m. Espèce de représentation de fleur servant d'ornement : les fleurons d'une couronne. — Impr. Ornement que l'on met quelquefois à la lin des divisions d'un ouvrage ou sur le titre, et qui autrefois
pr.EU
représentait ordinairoment des fleurs : le sujet d'un fleuron doit être approprié à la matière du chapitre qu'il termine. — C'est un
DES plus beaux FLEURONS. LE PLUS BEAU FLEURON
DE SA COURONNE, so dit d'unc des principales prérogatives qu'ait un prince, d'un de ses plus grands revenus, d'une de ses meilleures provinces ; et, par oxl., de ce qu'une personne a de plus considérable, de plus avantageux. On dit de même : Ajouter un fleuron a sa couronne; il a perdu le plus beau, les plus
BEAUX FLEURONS DE SA COURONNE, ctc. — Bot.
Chacune des petites fleurs dont la réunion sur un seul réceptacle et dans un calicf^ commun, forme une fleur composée. 11 y a deux sortes de fleurons : le fleuron. proi>rcmcnt dit, qui a la forme d'un tube ou d'un cornet, découpé à son ouverture en quatre ou cinq divisions régulières; et le demi-fleuron ou fleuron en languette, qui est un peu tubulo k sa partie inférieure el qui s'épanouit ensuite d'un seul côté, de m.inière à former une languette plane : le chardon, l'artichaut, l'armoise, portent des fleurs à fleurons; les fleurs du pissenlit, de la chicorée, etc.. sont composées de demi-fleurons ; la fleur du tournesol, de la pâquerette, a des fleurons au centre et des demi-fleurons à la circonférence. — Typogr. Gravure, vignette, ornement que l'on met quelquefois à la fin des divisions d'un ouvrage ou sur le titre, et qui autrefois représentait ordinairement des fleurs.
•FLEURONNÉ, ÉE adj. Paléogr. et Blas.
Orné de lleui s, de fleurons : lettres fleuronnées. (Vov. Flei.'re.)— - Bot. Se dit des plantes dont toules les fleurs sont des fleurons.
FLEURUS [fleu-russ], ville du Hainaut (Belgique), près de \i Sambre, à 12 kil. ,\.-E de Charleroi; 5,40li habit. Elle a été le théâtre de ([uatre batailles, livrées respectivement : le 59 août 1622 entre les Espagnols et l'armée de l'Union protestante, sans lésultat décisif; le l'^"' juillet 1690, entre les Français sous les oidres du maréchal de Luxembourg et les Allemands sous le prince de Waldeck, qui fut battu; le 26 juin I79i, quand Jourdan défit le prince de Cobourg; et le 16 juin 181;;, (.inpclée la bataille de Ligny) dans laquelle Bliicher fut vaincu par Napoléon.
FLEURY (André-Hercule, cardinal de), bomiiii-' il'Etal. ne â Ludève, en lO.'i.l, mort en nii. H fut d'abord aumônierde la reine, et ensuite aumônier de Louis XIV qui le fit évoque de Fréjus en 1698. Sous la régence, il fut nommé tuteur de Louis XV. Après la mort du régenlen I72:i, il devint tout-puissant dans le conseil privé, el supplanta (1726) le duc de Bourbon qui, à ses sollicitations, avait été nommé premier ministre, et il fut fait cardinal. Il a>sura une prospérité intérieure relative ■k la France; mais il négligea de soutenir l'armée el la marine à l'exlérieur, et, quoiqu'il se fût opposé à la guerre de la succession d'.\iitriclie, il fut rendu responsable des désastres qui en résultèrent.
FLEURY (Claude), abbé, auteur, né à Paris en 1040, mort en 172.3. Il devint prêtre après avoir exercé la juri-iprudence pendant neuf mois; fut précepteur des fils du prince de Conti el publia d'excellents traités pour leur usage. Il assista ensuite (1689-1705) Fénélon dans l'éducation du fils du Dauphin. Ses œuvres comprennent une Histoire ecclésiastique (jusqu'au xvi" siècle), une Histoire des lois françaises et un Catéchisme historique.
FLEURY- SUR- ANDELLE, ch.-l. de cant., arr. et à H kil. N. des Andelys (Eure); 1,484 hab.
* FLEUVE s. m. (lat. fliivius; de fluere, couler), (jiviiulc rivière qui porte ses eaux el conserve son nom jusqu'à la mer : traeerser, passer un fleuve à gué. — En poésie. Rivière quelconque. — Fig. et poétiq. Le fleuve de
FLIB
descendre pcùsihle-
LA VIE, le cours de la vie vient le fleuve de la vie.
Sans esprit il est fort habile.
Son domicile est cliez autrui.
De la sorte il a d;ins la \ille Quinze ou seize maison^ à lui; D:in^ l'une, il a tdblc servie.
Dans l'autre, des gens, son loyer.
Et traverse ainsi san> payer.
Le /It'itve de la vie.
ScniDB, MÉLBs»iLL«etSii»T-GEOR08S. L'EcaHé, 1825.
— Mvlhol. Divinilé qui préside aux fleuves, et qii'on représente ordinairenient sous la ' - ' • — ^ — roseaux,
figure d'un vieillard couché sur des appuvé sur une urne, la têle ceinte d'une couronne de joncs, et quelquefois le front armé de cornes : les attributs d'un fleuve.
* FLEXIBILITÉ s. f. Qualité de ce qui est tlexible. Se dit au propre et au figuré : la flexibilité de l'osier; la flea;ibilité de la voix.
* FLEXIBLE adj. [flè-ksi-ble] (lat. flexibilis). Souple, qui plie aisément : î7 n'y a rien de plus jlixibk que l'osier. — Fii:. Voix flexible, voix souple et aisée, qui passe facilement d'un ton a un autre. — i'ig- Qui cède aisément aux impressions qu'on veut lui donner: caractére flexible. — Esprit flexible, esprit qui passe avec facilité d'un sujet, d'un travail a un autre.
■ FLEXMjNs. f. [tlé-ksi-on] (lat. flexio). État de ce qui est fléclii : la flexion d'un ressort. d'une poutre, etc. — Anat. Action des muscles fléchisseurs, mouvement opéré par les muscles fléi;hisseurs dans les parties du corps qui s6 pViiiul : la flexion est opposée à l'extension.
' FLEXUEUX, EUSE adj. Bot. Qui est fléchi, .■ourbe plusieurs fois dans sa longueur : tige flexueus''.
* FLEXUOSITÉ s. f. Bot. Etat de ce qui est flexueux : cette plante est remarquable par la flexuosilé de ses Ihjes.
FLIBOTs. m. (angl. fly, mouche; toa<, barque). -Mar. Petit navire excessivement léger, à deux mâts, dont les varangues sont plates, la carène renflée et l'arrière élevé et arrondi. Le flibot jauge moins de cent tonneaux. 11 servait autretois à l'aire la course, mais aujourd'hui il est employé à la pêche au hareng et à la contrebande.
FLIBUSTES, f. Piraterie. —Association des flibustiers.
FLIBUSTER v. a. Pop. Piller, voler.
FLIBUSTERIE s. f. Action de Uibuster.
* FLIBUSTIER s. m. [fli-bu-stié] (étymologie douteuse. Peutvenir de fl'ibot, navire rapide ; et ce mot lui-même aurait pour origine flij boat oa tly 6ou<, bateau qui navigue- sur la rivière Vly, parce que les pirates hollandais nommés(/ucîia;de TTier se réunirent d'abord à l'embouchure de cette rivière. — Peut venir également de l'angl. free, ïihre; booter, pillard). Pirate appartenant à l'association des Frères de la Côte, qui mit l'empire espagnol d'Amérique à deux doigts de sa perle. Dès le xvi" siècle, des marins français entrèrent en relations commerciales avec les sauvages de l'Amérique; mais les Espagnols, qui prétendaient exploiter sans aucune concurrence, les immenses richesses du nouveau monde, immolèrent impitoyablement tous les étrangers qu'ils saisirent dans leurs domaines Des Normands, des Saintongeais cl des Gascons, établis dans la partie occidentale de Saint-Domingue, s'y livraient néanmoins à la chasse des bœuls sauvages, dont ils boucanaient la chair; ils résistèrent aux attaques des Espagnols, se forlilièrent dans l'île de la Tortue et formèrent le noyau de l'association des Frères de la Cote, qui comprit trois catégories de sociétaires : les Iwbdants, qui ne s'occupaient que de cultiver le sol: les boucaniers, qui étaient chargés de rupi>rovisionnemen'. àe la société et se livraient à la chasse; Ibi flibustiers, oui formuiciil l'élément niili-