‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 537 sur 568 · FLOU · texte numérisé non relu

FLOU

tantif, pour désigner les refrains, lescoupleU do vaiidevilleen .ç-énéral : les joyeux fljnjlnns.

FLOPPÉE s. f. Argot. Foule. - Grand noinhii^ de coups.

FL0RAC(F/0A'n7!(i(n(m), ch.l.d'arr.jà^o'Uil. S.-E. de Mcniie (Lozère), au p.niilliient du Tarnon et du Minonte, à la hnse du rocher de Rochefort, par 44" d9' 29" lat.N. et 1° 15' 21" Ion,?. E.. à 628 m. d'altitude; l,9i7 haï). Teintureries, tanneries; toiles et draps. Ancien ehâteau qui sert de prison. Ancienne maisiu) de iempliers.

* FLORAISON s. f. (lat. /Zo.s, fioris, fleur). Voy. Fi.iriiAi'-uN.

* FLORAL, ALE, AUX adj. (lat. flornlis; de /Î..S. jUnis, tleuil lîot. (Jui aiipartieiit à lalleur. ou qui l'accompagne : on appelle nectaires certiiins appeimires floraux. — Antiq. Jeux FLORAUX, jeux qu'on célébrait à Rome, dans le mois d'avril, en l'honneur de Flore, déesse des Heurs. Sutistantiv., dans le même sens, au plur. fém. Les florales. — Fig. Jeux FLORAUX, assemblée qui se tient chaque année à Toulouse, pour la distribution de divers prix représentant des fleurs d'or et d'argent (violelle, églantine, souci), et qu'on donne à ceux qui ont, le mieux réussi en certains genres de poésies, ou dans un discours d'éloquence. — Académie des Jeux floraux, corps littéraire qui tient cette assemblée et qui décerne ce.s prix. La fondation des.)eux Ooraux date de 1323; ces jeux lurent restaurés par Clémence Isauie, en 14S4, et érigés un académie par Louis .VIV en 1693.

' FLORE s. f. (nom de la déesse des fleurs). Bol. Knsenible des plantes qui croissent naturellement dans un pays, dans un lieu déterminé : Jlore française. — Cale.ndrier de Flore, liste des divers végétaux disposés suivant l'ordre de leur floraison. — Horloge de Flore, liste de quelques plantes disposées suivant l'heure où les fleurs s'ouvrent et celles où elles se referment.

FLORE, déesse romaine des fleurs et du pruiteuqis. Ses fêles étaient annuellement célébrées pendant les trois derniers jours d'avril. Son nom grec était Chloris. (Voy. ce nom.) On la représentait sous les Irails d'une jeune liUe souriante, légèrement vêtue, couronnée de fleurs et tenant de la main gauche une corne d'abondance, d'où retombaient des fleurs et des fruits. — iNom d'une petite planète découverte en 1847 et qui elléctue sa révolution en 1 I9t) jours.

'FLORÉAL s. m. Huitième mois du calendrier républicain, s'étendanl, suivant les années, du 20 avril au 20 mai ou du 21 avril au 21 mai.

* FLORENCE s. m. Petit tafl'etas léger qu'on tirait anciiMinement de Florence.

FLORENCE (lat. Floreiitia Tuseorum ; iUL Firense). l. Province de l'Italie centrale (Toscane), 5,873 kil. carr.; 900,000 bab. La principale chaîne centrale des Apennins la traverse dans sa partie E. Sa principale rivière est l'Arno. L'agriculture y est florissante et le vin, produit dans le voisiiiat;e de la ville de Florence, est le meilleur de Toscane. — IL Capitale de celle province à 230 kil. iN.-N.-O. de Rome; 191,391 bab. Elle repose dans une magnilique vallée, entourée par les Apennins. Ses murailles d'enceinte ont été démolies en 1873 et l'extension des faubourgs a augmenté l'étendue de la ville. L'Arno, qui la divise en deux parties, y est traversé par quatre pouls de pierre, dont le plus remarquable est le ponte di Santa Trinila, orné de statues. Le ponte Vecchio est garni de chaque côte par des magasins d'orfèvrerie et de bijouterie. Les parties les plus neuves de la ville sont belles, imposantes et dallées. Les églises de Florence, au nombre de 172, sont presque loules vastes et antiques. Le Duorno, ou cathédrale n'est surpasse en

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grandeur que par Saint-Pierre de Rome. A l'extérieur, cette église est entièrement couverte do marbre rouge, de marbnî blanc et de marbre noir, disposé en panneaux cl orné de ligures. Son dôme, construit par Brunellesehi, est le plus grand du inonde; il a servi de modèle pour la construction du dôme de Saint-Pierre. Celle église est pleine de statues et de peintures, parmi lesquelles se trouve un groupe non lerminé de Michel-Ange repré-

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de Haiihael. avec la date M.D. V.,Cette même collection renferme des bas-reliefs, des statues, des sarcophages, des bronzes, des bijoux, de la poterieetd'autres restes de l'antiquité. Le musée d'histoire naturelle est riche en collections paléontologiqui^s, analomiques, zoologiques et minôialugiqucs et renferme les télescopes constiuits par Calilée. Les jardins bc)laniques sont remarquables par le nombre et la rareté de leurs espèces do plantes. Un nouvel

sentant le Christ au tombeau, et un portrait de Dante exécuté en 14fi:i. Près de la cathédrale se trouve le Campanile ou beft'roi dessiné par Giotlo. (Voy. Campanile.) Charles V avait l'habitude de dire qu'on devrait la conserver dans une caisse de verre. En face de la cathédrale est le baptistère, dont les trois portails en bronze, ouvrage d'Andréa Pisano cl de Ghiberti, sont considérés par Michel-Ange comme dignes de servir de portes au paradis. La chapelle Médicis et le mausolée de la famille de ce nom ont coûté, dit-on, 435 millions de fr. L'église de SantaCroce contient les tombeaux de Michel-Am;e, de Machiavel, de Galilée et de plusieurs autres hommes illustres. Florence abonde en palais, d'un style arcbiteclural lourd et massif, bâtis aux époques de troubles pkiLût comme ouvrages de défense que comme édiOces de luxe. Dans la galerie (lu palais "Veccbio sont exposés les portraits d'un grand nombre de célèbres Florentins. La galerie Pilti renferme plusieurs des meilleurs ouvrages de .\licbel-Ange, de Titien, de Salvalor Rosa, d'Andréa del Sarto, de .Murillo, de Hubens, et plusieurs Iodes de Raphaël. La galerie de lUflizi, reliée avec celle de Pilli par un passage traversant le pont de Vecchio, est une des plus variées de l'Europe. Parmi les slalucs, on admire la fameuse Vénus de .Médicis et le Faune dansant. La bibliothèque nationale, formée en 1804 par la reunion de la bibliothèque Magliabecchiane avec celle de la Palatine, renferme plus de de 200,000 vol. impnniésot 14,000 manuscrits; la bibliothèque iMarucellienae a 60,000 vol., la Riccardienne 30,000, el la Laurentienne 9,000 manuscrits. Florence possède beaucoup d'institutions littéraires, dont la principale est l'académie royale florentine; elle a des écoles d'agriculture et des beau.x-arls, un collège médical, un musée de l'art italien, des iiiaïuifaclures cl 10 ihédlres, Les jardins de Boboii sont ornés de fontaines sculptées remplies de poisaons dorés, et de bosquets ornés de statues. Le musée Egyplo-Elrusque, dans un vieux couxenl, est orné de fresques de Raphaël. En 1820, on y découvrit sous la crasie et sous une couche de blanc de chaux, la fresque du Ucrnier Souper, porlanlla signature

observatoire a été ouvert en 1871. Les inslitulions charitables sont noi:;breiises. Le commerce de Florence consiste principalement en produits agricoles : l'huile, le vin, la soie écrue; el en produits manufaclurés. Le climat est doux etsalubre. La ville est exempte de maladies spécifiques et épidémiques. Ses environs ressemblent à de maguiliques jardiuset le panorama qui l'enloure est superbe. Le climat, le bon marché des aliments, les galeries, la politesse du peuple y attirent un grand nombre d'étrangers. Pendant qu'elle était le siège du gouvernement italien (1865-71), Florence possédait une population de plus de 200,000 âmes el était une des capitales les plus gaies de l'Europe. — Florence était appelée par les Romains Florentia: on suppose qu'elle a été fondée par Sylla, vers 80 av. J.-C. Au vi° siècle elle fut détruite par Tûlila, roi des Ostrogolbs, et rebâtie par Cbarlemagne au vju" siècle. Elle devint f^raduellement indépendante, sous le gouvernement d'un sénat et de quatre ou six consuls, et en lïU7, le principal pouvoir exécutif fut remis entre les mains d'un seul magistrat a[ipelé podestat. En 1215, les Florentins commencèrent à prendie part à la guerre civile entre les Guelfes et les Gibelins. Plus tard, les citoyens batiireiit les nobles et élablirenl un gouvernement démocratique. En 1282, la république adopta un nouveau système de gouvernement qui dura pondant plusieurs siècles. Malgré une longue série de guerres civiles entre les Blanchi et les iNéri (blancs el noirs), la ville devint riche et puissante, la capitale bnancière de l'Europe; ses marchands faisaient un commerce immense. En 1342, un aventurier, Gaultier de Brienne, devint maitre de Florence par un coup d'Etal; mais, après une année de cruel despotisme, il fut déposé. La république fut restaurée et resta florissante jusqu'au xv° siècle, époque à laquelle la famille des Médicis obtint une influence prépondérante qui eut pour résultat le renversement des institutions républicaines au xvi' siècle. (Voy. Médicis et Toscane.) En 1849, Florence devint pour peu de temps le siège d'un gouvernement |uuvisoire. Elle fut le théâtre d'une révoluLiou le 27 avril 1859, el

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