‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 538 sur 568 · FLOS · texte numérisé non relu

FLOS

l'ii mars 18G0, le peuple vota, l'annexion k la Sardaisrne.Ellefiit la capilale dcrilalic depuis le 1 1 décembre 186i jusqu'en juillet 1871. époque où le gouvernement se transporta à Komc.

FLORENCE (Concile de}, seizième concile cénér.il de l'IiL'lise, d'après les théologiens ca'huliq'ies romains. 11 fut convoqué par le pape Kugène IV, et eut pour objet la réunion des Eglises d'Orient et d'Ocrideiit. Le concile s'assembla à Ferrare le tOjanvier 1438, mais la peste le força de se transférer l'année suivante à Florence.

•FLORENCE, ÉE adj. Blas. Se dit d'une

pièce leriiniiée en fleur de lis.

FLORENSAC, ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil. N.-E. de Béziers (Hérault), sur la rive gauche de l'Hérault : 3,.ii> hab.

FLORENT (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et à 21 kj. S.-O. do Bastia (Corse), au fond d'un vaste golfe; 680 hab. Vieilles murailles d enceinte; donjon. Saint-Fiorent résista aux Anglais en 1794.

FLORENT-LE-VIEIL ^Saint-). ch.-l. decant., arr. et à 39 kil. iS.-O. de Cholet (.Maine-et- Loire), sur un coteau de la rive gauche de la Loire; 2,096 hab. Eglise abbatiale renfermant un monument élevé à Bonchamp par David (d'Angers).

FLORENTIN, INE s. et adj. De Florence; qui a rapport a cette ville ou à ses habitants : école florcnline.

FLORENTIN (Saint-), ch.-l, de cant., arr. et à 30 kil. N'.-E. d'Au.\erre (Yonne), sur l'Armançon et sur le canal de Bourgogne; 2,721 hab.

• FLORES [llo-rèss] (lat. fleurs). M'est usité, en français, que dans cette phrase familière, F.\)RE FLonÈs, briller, faire une dépense d'éclat : se dit ordinairement de ceu.x qui n'ont pas de quoi la soutenir longtemps. — F.iinr. FLOUES, obtenir des succès, se faire une réputation.

FLORES, la plus orientale des Açores, par 39° -lo lat.N. et 33» U' long. 0., 10,oOO hab. environ. Villes principales : Lages et Santa- Cruz.

FLORES, Floris, Endé ou Mangarai, île de l'archipel Indien, au .N.-U. de Tiiiiur, longue d'environ 3O0 kii., large de 70 kil. Le détroit de Flores la sépare à l'E. de Salor et d'Adamar. De même que toutes les îles du même groupe, Flores est de formation volcanique. Elle a plusieurs cratères en activité, dont l'un s'élève à plus de 2,300 mélres de haut. Les principaux articles de commerce sont le sapan, les bois de teinture, le coton, le benjoin, l'ambre gris, les esclaves et les approvisionnements pour les navires. Villes principales : Endé, Mangarai, Pota, poste cominercial hollandais, et Larontuka, élablis;euient portugais. Quoique réellement indépendants, les commerçants indigènes (Bughis) naviguent généraleineiit sous le pavillun portugais.

FLORIAN (Jean-Pierre Claris de), célèbre fabuliste et romancier, né au château de Florian, dans les Cévennes, en Hoï, mort le 13 sept. 179i. Son grand-oncle, Voltaire, fut son premier maître, à Ferney; et le duc de Penthievre devint ensuite son protecteur, à Paris, l-'loriaii obtint une compagnie au.t dragons de Penthievre, mais il ne tarda pas à quitter le service militaire pour se consacrer au culte des lettres. Il excella comme dramaturge ; mais il acquit bien pi us de célébri té avic son roman de GalaUc, d'après la (infa^ee de Carvaiitès, et avec le roman de Numn fompillus, dans le stjlb du Télémw/uc de Fénelou et la pastorale d'Estelle. Ses fables sont à peine iuléiieures à celles de La Fontaine. Pendant la terreur, il se léfugia à Sceaux, où il lut arrjié. Pendant sou emprisonnement, il teri..i;ia son poème intitulé Ephraim, et écrivit

Guillaume Tell, roman. Sa traduction de Don\ Quichotte est une œuvre posthume. Florian mourut peu de temps après avoir été rendu à la liberté. Les principales éditions de ses œuvres complètes sont celles de Didot (I7S4 et suiv. 24 vol. in-lS, ou 11 vol. in-8°); de Briand (l823-'24, 13 vol. in-8°); et de Jauffrel (1837, 12 vol. in-S»),

FLORIAN (Saint), martyr allemand, né vers 190. U était capitaine dans l'armée romaine et fut noyé dans l'Ens à cause de son adhésion au christianisme en 230. Ses ornements furent envoyés à Rome et, en 1183, en Pologne, dont il devint le patron. On célèbre sa fêle le 4 août; on invoque souvent sa protection contre lesincendies.

FLORIDA KEYS, série d'îles de formation coraillcuse. s'élendant sous la forme d'un croissant, a 330 kil. S.-O .de la côte méridionale de la Floride; .t,-'),ï3 hab. Cayo-Largo (Longue Clé) est la plus grande de ces îles et Kev-West la plus importante.

FLORIDE. Floridu, état le plus méridional de rUiiioii américaine, entre 24° 30' et 31° lat. M., et entre 82° et 89° long. 0. ; borné par les étals d'.'^labama et de Géorgie, par l'océan Atlantique et le solfe du Mexique; 151,980 kil. carr.; 391,422 hab. L'état est divisé en 39 comtés. Cap. 'l'alahassee; v. princ. Key-West, Pensacola, Appalachicola, Saint- .Mark, Cedar-Key, Taiiipa, Fernaiidina, etc. — La plus grande partie de la Floride forme une longue presqu'île qui s'avance entre l'Atlantique et le golfe du Mexique. L'Etat est arrosé par le Perdido, l'Escambia, le Choctawhatchee, l'Appalachicola, le Suwanee, le Wilhlacoochee, le Tampa, le Pesé et le Saiiit- John's. Son principal lac est l'Okeechobee. Territoire généralement uni et très fertile, produisant en abondance les plantes des pays tropicaux. Climat que l'on considère comme l'un des plus agréables du monde. — La législature se compose d'un sénat (24 membres élus pour 4 ans) et d'une assemblée (.^3 représentants élub- pour 4 ans). Le gouverneur et son lieutenant gouverneur sont également élus pour 4 ans; tou^ le^ juges sont nommés

Sceau de l'tH:ii de Floride.

par le gouverneur. Les citoyens âgés de 21 ans sont électeurs ; pour être citoyen, il suffit d'êlre né dans la Floride ou d'y habiter depuis un an. Dette, 6 millions de fr.; rcceltes, 2 millions; dépenses un million et demi. — 100 bibliothèques publiques; 180 bibliothèques privées. Pi incipalesdenominatious religieuses : baptistes, méthodistes, épiscopaliens, presbytériens et catholiques. Le nom de Floride était donné jadis à la presqu'île de Floride et aux pays compris entre elle et le Mississipi. Le premier explorateur du territoire actuel de la Eloride fut Ponce de Léon, qui débarqua près de Saint-Augustin en 1.)I2. Eu i'626, un lils de iNarvaez obtint deCharles- Quiiit la concession de toutes les terres depuis le cap Floride jusqu'à Hio Panuco. En 1528 il débarqua avec une nombreuse armée

à Appalachee, mais il rencontra une formidable résistance de la part des Indiens, et périt dans un naufras-e sur la côte près de Paniico. En l,ï39, Ferniiidode Solo explora la Floride. Vers le milieu du xvi° siècl!^ des protestants français y chrrchèrent un refuse. En 1116"), ils furent attaqués par les Es|ia'-'iiols, qui en pendirent un grand nombre aux arbres. (Jette barbarie fut bientôt punie par de Gourgues (Voy. Gouhgl'ks.) Les Es|iagnols établirent un fort à Saint-.\ugustin en I. ')(>■'); j ils en eurent la possession jusqu'en loSG, I époque à laquelle il leur fut enlevé par sir Francis Drake. Deux ans auparavant, les capitaines anglais Barlow et Amidas avaient |)ris nominalement possession de la portion nord de la côte et des pays voisins. En i682, La Salle visita la Floride de l'ouest ou Loui^iaiu'. En 1696, Pensacola fut colonisée par les .Esnagnols. En 1763, la province entière de la Floride fut cédée à la Grande-Bretagne , en échange de Cuba prise récemment' par les Anglais. Bientôt après les Anglais divisèrent le terriloire en deux provinces, ayant four limite la rivière Appalachicola. Par le traité de 1783, la Floride fut rendue à ri'Jspagiie et la plus grande partie de ses habitants aliandonnèrent le pays et s'établirent aux Eiats- Unis. Quand la Louisiane fut cédée aux Etats-Unis par la France en 1803 , il fut déclaré qu'elle était vendue avec la même étendue qu'elle avait au lernps des E-pagnols et telle qu'elle avait été cédée par ceux-ci à la France. Les termes de cettecession donnèrent lieu à une réclamation de la part des Etats- Unis pour le territoire à l'ouest de la rivière Perdido. En 1819, l'Espagne abandonna la province entière aux Etats-Unis, et les Américains en prirent possession en juillet liS21. En 183.T, une guerre implacable éclata entre les Indiens et les colons : elle est connue sous le nom de la guerre Séminole; elle eut pour résultat, en 1842, la soumission des Indiens dont la plus grande partie tut transportée à l'ouest du Mississipi. La Floride fut admise dans l'Union le 3 mars ISi.'i. Une ordonnance de sécession fut passée le 10 janvier 1861, par une convention qui s'était assemblée le 3. Fernandina, Jacksonville et Saint-Augustin furent reprises par les forces fédérales au commencement del>s62. Apres la guerre, le président Johnson (16 juillet I86.i) nomma '\Villiam Marvin gouverneur provisoiie. Une convention d'Etat, assemblée à Tallahassee les i-'i et 28 octobre, abrogea- l'ordonnance de sécession. Une couvent. on se réunit le '20 janvier 1868; elle prépara une constitution qui fut ratiliée en mai par le peuple.

•FLORIFÈRE adj. (lat. flos, floris, fleur; /■fro. je |iorlei. Bot. Qui porte des fleurs, qui est terminé par une fleur.

• FLORIN s. m. Pièce de monnaie : les premiers florins ont été battus à Florence au ^i" siècle ; ils étaient marqués d'une fleur. — Monnaie de compte, qui est de diverse valeur, suivant les dill'érents pays où elle a cours.

FLORIS (Frans), peintre flamand, dont le vrai nom élait de Vriendt, né vers I.Ï20, mort en Lj70. U établit une école à Anvers, produisit beaucoup de tableaux et mena une vie extrêmement dissipée. Sun chef-d'œuvre, la Chute des Anges rebelles, est au Louvre.

* FLORISSANT, ANTE adj. Qui est dans un état brillant, p|■o^pel•e ; qui est en honneur, en Cl édit, en vogue : Empire, Etat florissant, (Voy. Fleurir. )

FLORULE s. f. Petite fleur.

FLORUS (Lucius-Annœus), historien romain sous les enipereui s II ajan et Ailrieii. Il ecri\il un épitome de l'hisloiie lomaine depuis sou origine jusqu'à la fermeture du temple de Janus par Auguste.

FLOSCULE s. f. (Idt. flosnnlus, pelile fleuri.

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