FOIE
souvent celte religion même : il s'est fait mahométan, il a renié la foi de ses pères, sa foi, ou ahsol., la foi.
La foi doit y jeter ses racines profondes.
VoLTAiBB, Atzire, acte I, se. i.
— Fig. Planter la foi dans un pays, y introduire la religion chrétienne : saint Thomas a planté la foi dans les Indes. — N'avoir m foi NI LOI, être sans religion et sans morale.
Tout le monde disait de uioy Que je n'avais ni foj/ ni loy.
Tbéopiiilb, 1023.
— Foi DIVINE, celle qui est fondée sur la révélation. Foi humaine, celle qui est fondée' sur l'autorité des hommes. — Fam. Croire une CHOSE comme un article DE FOI, la CToirc fermement. Croire tout comme article de foi, être fort crédule. Ce n'est pas article de foi, se dit d'une chose qui ne mérite pas ou qui ne parait pas mériter de créance. — ProfessiuN de foi, déclaration publique de sa foi et des sentiments qu'on lient pour orthodoxes. Par ext. Toute déclaration de principes : faire sa profession de foi politique. Dans le premier sens, on dit également. Confession de foi. — Ma foi, par ma fol façons de parler familières, dont on se sert abusiv. lorsqu'on affirme, ou lorsqu'on reconnaît, lorsqu'on avoue quoique chose : ma foi, je n'en sais rien; par ma foi, le tour est plaisant. On dit dans le même sens, Jurer iîA foi. — Fidélité, exactitude à tenir sa parole, à remplir ses promesses, ses engagements; assurance donnée de garder sa parole, sa promesse, etc. : s'en remettre à la foi de quelqu'un. — Bonne foi, qualité ou conduite de celui qui agit, qui parle selon sa conscience, avec franchise, avec une intention droite : la bonne foi préside à tous nos actes; la bonne foi n'excuse pas toujours. Dans le sens contraire, Mauvaise foi : histoire altérée par l'ignorance ou la mauvaise foi. — Jurispr. Bonne foi, conviction où est une personne qu'elle agit, qu'elle contracte légalement, ou qu'elle acquiert, qu'elle possède légitimement. Dans le sens contraire. Mauvaise foi : c'est à celui qui allègue la mauvaise foi à la prouver.
— En bonne foi, de bonne foi, façons de parler familières, dont on se sert pour engager une personne à répondre, à s'exprimer franchement, ou à ne juger d'une chose que selon le bon sens, la conscience, etc. — Laisser quelqu'un sur sa bonne foi, sur sa FOI, le laisser maitre de sa conduite. On dit dans le même sens, Etre sur sa bonne foi, sua SA foi. — Foi conjugale, promesse de fidélité que le mari et la femme se font mutuellement en s'épousant. — La foi des traités,
DES engagements, DU SERMENT, DES SERMENTS,
etc., l'obligation que l'on contracte, l'assurance que l'on donne de quelque chose par les traités, etc. — Par ext. Sur la foi de, en se confiant, en croyant à : ne juger des choses que sur ta foi de ses sens. — Fig. Sur la foi DES TRAITÉS, sclou la confiance établie entre les honnêtes gens. — Prov. Foi de bohème, foi que les voleurs, les fripons, etc., se gardent entre eux. — Foi de gentilhomme, foi d'honniî'.te homme, etc., façons déparier dont on se sert pour mieux assurer ou attester quelque chose. — Croyance , confiance :
accorder une foi pleine et entière à quelqu'un, à quelque chose. — Témoignage, assurance, preuve : leur acte fait pleine foi de cette convention. — Jurispr. féod. Promesse et serment que le vassal fait d'être fidèle à son seigneur; et, dans ce sens, ne se sépare pas ordinairement du mot HOMMAGE : faute d'avoir rendu la foi et hommage, les foi et homm-igc. — Homme de foi, vassal qui doit, qui a rendu foi et hommage au seigneur dont il relève.
* FOIBLE et ses dérivés. Voy. Faible, etc.
* FOIE s. m. [fouâ]. Anat. Viscère d'un volume considérable, de couleur rougeàtre,.
convexe dans la partie supérieure et antérieure qui répond à la voûte des côtes et du