FONG
quelque établissement : la fondation de cette ville date de telle Époque. — Fonds légué pour des œuvres de piété, ou pour quelque autre usape louable : il a laissé une somme pour la fondation d'un hôpital, d'un prix dans une acadi'mie.
FOND-DU-LAG, ville des Etais-Unis (Wisconsiii), à la pointe S. du lac Winnebago ; 95 kil. de Milwaukee , 12,Ui4 hab.
• FONDÉ, ÉEpart. passé de Fonder. — Fig. Edifice fondé sua le sable, édifice qui ne parait pas devoir durer longtemps. Se dit, plus lig. encore, d'un système spécieux, mais qui n'a rien de solide, d'un projet dont rien ne garantit l'exécution, etc. — Etre fondé a
CROIRE, A DIRE, A FAIRE, etc, QUELQUE CHOSE,
avoir de justes raisons, de justes motifs de croire, de dire, etc., quelque chose. — Adjectiv. Juste, légitime, raisonnable : sa demande me paraît fondée, est fondée. — s. m. Fondé de procuration, de pouvoirs, personne qui a reçu de quelqu'un une procuration, une autorisation pour agir dans une afïaire en son lieu et place.
'FONDEMENTS, m. Archit. Maçonnerie qui sert de base à un édifice, à une construction, et qui se fait dans la terre jusqu'au rez-dechaussée : fondement sur le roc. S'emploie surtout au pluriel : asseoir, jeter, poser les fondements d'un édifice. — Au plur. Creux, fossé que l'on fait pour commencer à bâtir : fouiller, creuser les fondements d'un édifice. — Les FONDEMENTS d'une MONTAGNE, la terre où les rocs qui sont au-dessous de sa base, et qui la soutiennent. Abusiv. dans un sens analogue. Les fondements de la terre, de l'univers, etc. : la terre, l'univers trembla sur ses vieux fondements. — Jeter, poser, établir les fondements d'un empire, d'un royaume, etc., en faire le premier établissement, le former, le consUluev.Romulusa jeté les fondementsde l'empire romain. Dans un sens analogue. Jeter les fondements d'une religion, d'une doctrine, etc.
— Fig. Ce qui sert de base, de principal soulien, de principal appui : la justice, les lois, la fidélité des peuples, sont les plus sàrs fondements des trônes, des monarchies; il n'y a point de fondement à faire sur son amitié, sur sa parole. Cette dernière phrase a vieilli; on dit plus ordinairement : Il n'y a pas de fond a FAIRE... — Cause, motif, sujet : c'est un bi'uit sans fondement. — Anus, ouverture par oti sortent les gros excréments : avoir mal au fondement.
' FONDER V. a. (lat. fundare). Mettre les premières pierres, les premiers matériaux pour la construction d'un bâliment, d'un édifice : fonder une maison sur le roc, sur pilotis, sur le sable. — Fonder une ville, être le premier à la bâtir. — Fig. Etablir le premier quelque chose, créer, instituer : Louis XIII fonda l'Académie française. — Se dit quelquefois des choses, mais seulement au figuré : cet ouvrage fonda la réputation de tel écrivain. — Donner un fonds suffisant pour l'établissement et l'entretien de quelque chose de louable, d'utile : fonder un hôpital, un collège.
— Fonder la cuisine, pourvoir à ce qui regarde la subsistance, la nourriture. — Fig. Appujer de raisons, de motifs, de preuves; établir sur des principes, sur des faits ou sur des données : voilà sur quoi il fonde son opinion, ses prétentions, sa démarche. — Fonder quelqu'un de procuration, lui donner sa procuration. — Se fonder v. pr. S'emploie dans le sens figuré qui jirécède : toute son espérance se fonde en vous; se fonder sur un article de loi, sur une maxime, sur un principe. — «.■« Etre assis sur des fondements.
• FONDERIE s. f. Lieu où l'on fond et où l'on purifie le métal tiré d'une raine : on a placé la fonderie en tel endroit. — Lieu où Ion fabrique certains objets avec du métal fondu : fonderie de canaris. — Lieu où les cirieis
fondent la cire. — Art de fondre les métaux : il entend bien In fonderie.
' FONDEUR s. m. Ouvrier en l'art de fondre les métaux. Se dit principalement de ceux qui fondent les canons, les cloches, les statues de bronze, etc. : fondeur sur métaux. On dit aussi, fondeur en caractères d'imprimerie, ou simpl., fondeur en caractères. — Prov. Etre
ÉTONNÉ, être penaud COMME UN FONDEUR DE
CLOCHES, être fort surpris de voir manquer une chose que l'on croyait infaillible, ou de voir arriver un malheur auquel on ne s'attendait pas.
FONDI, Fwidi, ville de la prov. de Caserte (Italiej;.7,731 hab. Elle fut deux l'ois pillée par les Turcs au xvi« siècle.
FONDIS s. m. [fon-di]. Eboulementde terre qui se produit dans une carrière, ou sous un édifice.
* FONDOIR s. m. Lieu où les bouchers fondent leurs graisses et leurs suifs.
• FONDRE V. a. (lat. fundere). Liquéfier ou rendre fluide par le moyen du feu, de la chaleur, une substance plus ou moins solide, telle qu'un métal, du verre, de la cire, du suif, etc. : fondre un lingot, des galons; le soleil a fondu la neige. — Fondre les métaux, fabriquer, mouler certains objets avec des métaux que l'on fond à cet effet. — Jeter en moule : fondre un canon, une cloche, une statue, un vase, des chandeliers, etc. On dit de même : fondre des caractères d'imprimerie; fondre des balles, etc. — Dissoudre : remède propre à fondre les calculs de la vessie. — Méd. Fondre les humeurs, les rentire plus fluides. Fondre une obstruction, la détruire, la faire disparaître. — Fig. Unir et combiner une chose avec une autre; faire que deux ou plusieurs choses, auparavant distinctes, ne forment plus qu'un tout : Tycho-Brahé voulut fondre ensemble le système de Ptolémée et celui de Copernic. — Peint. Se dit des couleurs, des teintes conliguës, lorsqu'on les joint et qu'on les mêle, de manière que le passage de l'une à l'autre soit ménagé : fondre une couleur, une teinte avec une autre, dans une autre. — v. n. Absol. Se liquéfier par l'effet de la chaleur ou autrement, se dissoudre : le sucre fond dans l'eau. — Fondre a vue d'œil, se dit d'une personne ou d'un animal dont la force et l'embonpoint diminuent rapidement. — Fondre en pleurs, en larmes, répandre beaucoup de larmes, pleurer excessivement. On dit, dans le même sens. Fondre en eau. — Par exag. et fain. Fondre en suedr, suer abondamment par l'efl'et d'une chaleur excessive. Dans le même sens, avec le pr. pers. : Se fondre en SUEUR. — Fig. Diminuer rapidement, se réduire à rien : toute cette grande fortune fondit en quelques années. S'emploie dans le même sens avec le pr. pers. : cette année se fondit en quelques marches. — Il est fondu, se dit de quelqu'un ou de quelque chose qui a disparu tout à coup, sans que l'on sache ce qu'il est devenu. Dans le même sens, avec le pr.pers. : Ils'estfondu.Iln'estpas fondu, se dit pour exprimer que l'on ne conçoit pas qu'un objet ait disparu de manière qu'il soit impossible de le retrouver. Dans ce sens, avec le pr. pers. Il : n'a pu se fondre. — S'abîmer, s'écrouler -.il y a des villes qui ont fondu tout d'un coup. — Tomber impétueusement, s'abattre, se lancer avec violence de haut en bas : le ciel est tout couvert de nuages, et l'ornije est près de fondre; un milan qui fond sur sa proie. — Assaillir, attaquer impétueusement et tout à coup : la cavalerie fondit sur l'aile gauche des ennemis. — Se dit aussi des choses, dans un sens analogue à celui qui précède : les maux qui fondirent sur nous. — ^v Argot de théâtie. Faire fondre une trappe, baisser une trappe. — * Se fondre v. pr. Etre fondu, devenir fluide : le beurre se fond aisément. — Le ciel se fond en eau, il tombe une phiie abon-
dante. — Surtout en Peint. Se mêler, s'unir, se lier : ces deux teintes se fondent bien ensemble. — Se mêler, se confondre : ces diverses hordes se fondirent en un seul peuple.
' FONDRIÈRE s. f. Terrain marécageux sous lequel les eaux croupissent faute d'écoulement, où l'on enfonce et l'on s'embourbe, et d'où l'on a beaucoup de peine à se tirer : ce pays est plein de fondrières. — Ouverture à la superficie de la terre, faite par des ravines d'eau, ou par quelque autre accident : combler une fondrière. — »v Argot. Poche.
FONDRILLES s. f. pi. [// mil.] Ce qui se dépose au fond d'un liquide : les fondrilles du bouillon.
* FONDS s. m. [fon] (lat. fundus). Sol d'une terre, d'un champ, d'un héritage : il ne faut pas bâtir sur le fonds d'autrui.
Travaillez, prenez de la peine; C'est le fonds qui manque le moins.
La Fontâikb.
— Absol. BiEN-FONDs (Voy. Bien-fonds). — Fonds dotal, immeuble constitué en dot à la femme. — Le fonds et le très-fonds, sorte de pléonasme qui signifie, le fonds et tout ce qui en dépend. On écrit aussi. Tréfonds. — Savoir le fonds et le très-fonds d'une affaire. (Voy. Tréfonds.) — Somme plus ou moins considérable destinée à quelque usage : fonds destinés à l'amortissement de la dette publique.
— Fain., au plur. Avoir, pécule en argent: ses fonds commencent à baisser. — Fonds publics, ou simpl., fonds, fonds destinés à servir les intérêts des rentes ou des actions créées par les caisses publiques; et, plus ordinairement, prix de ces renies, de ces actions. — Etre en fonds pour faire quelque chose, être en état de le faire. — Bien, capital quelconque, par opposition au revenu, aux intérêts qu'il produit : il mange non seulement le revenu, mais aussi le fonds. — Placer, mettre son argent a fonds perdus, a fonds perdu, placer son argent en viager, c'est-à-dire, à condition d'en recevoir sa vie durant un intérêt convenu, en abandonnant le capital. Dans un sens analogue : Donner une maison, vendre un BIEN A FONDS PERDU. — Etablissement industriel ou commercial, avec ce qui en dépend, comme marchandises, ustensiles, etc. : ce marchand a vendu son fonds, et s'est retiré du négoce. — Fig. Ce qu'une personne a d'esprit, de capacité, de savoir, de vertu, de probité, etc. : cela prouve un grand fonds de savoir, un grand fonds d'érudition. — Fig. Science, matière, sujet, par rapporta ce qu'ils peuvent fournir de ressources ou offrir de résultats : c'est un fonds très riche, et qu'on n'a point encore exploité.
' FONDU s. m. Voy. Fondue.
* FONDU, UE part, passé de Fondre. — CuEVAL FONDU, sortc de jeu où plusieurs enfants sautent l'un après l'autre sur le dos d'un d'entre eux qui se tient courbé.
* FONDUE s. f. Cuis. Mets qui se fait avec du fi'omage fondu au feu. Ce mot s'emploie qurlqucfols au masc. et s'écrit alors, Fondu.
FONFRÉDE (Jean-Baptiste Boyer-), conventionnel girondin, né a Bordeaux en j7C6, guillotiné le 31 oct. 1793. Il dénonça les massacres de Septembre,votalamort de Louis XVI et se fit remarquer par la véhémence de ses discours contre les Montagnards.
* FONGIBLE adj. Hat. fungi, s'acquitter). Juiispr. Se dit des cnoses qui peuvent être remplacées par d'autres de même nature, comme sont toutes celles qui se consomment par l'usage, et qui se règlent par nombre, poids ou mesure : le blé, le vin, l'huile, etc., sont des choses fongibles; une chose peut devenir foiHjible d'après la convention des parties.
FONGICOLE adj.(lat. fungus, champignon; colère, habiter). Oui habite dans le tissu des ch.'impif.'nons.
FONT
FONGIFORME adj. (lai. fawius, champignon ; /on?!», forme). Hist. nat. Qui a la forme d'un champignon.
• FONGOSITÉ .'!. f. Chir. Petite tumeur fongueuse.
• FONGUEUX, EUSE adj. [fon-gheù] (lai. fun- (;î(.s-, chanipipnoii). Chir. Qui est de la nature du fongus. Se dit des chairs mollasses, des excroissances baveuses qui s'élèvent en forme de champignon sur les parties ulcérées, et des parties mêmes où viennent ces chairs : ulcèri fongueux.
• F0N6US s. m. [-guss] (lat. fungtis, champignon). Chir. Excroissance charnue, molle, spongieuse, qui a la forme d'un champignon, et qui s'élève sur la peau ou sur quelque autre membrane, sur une plaie, sur un ulcère : fongus de nature cancéreuse. — v». Nom que plusieurs savanis ont donné aux champignons.
FONSANCHES, station thermale de l'arr. du Vigan (Gard). Sources sulfurées-sodiques.
Temp. 2o°. Gastralgie, enléralgie, angines, bronchites chroniques, catarrhes, maladies nerveuses, chlorose, maladies de la peau. Etabli-ssement avec 16 baignoires et une douche.
FONSECA (Éléonora Pimentel, marquise de), [fônn-siVka], martyre italienne, née à Naples en 17o8, morte le 20 juillet 1799. Elle était dune famille illustre, possédait une beauté remarquable et une instruction supérieure. Femme du marquis Fonseca et dame d'hooneur de la reine Caroline, elle encourut le ressentiment de celle-ci en critiquant ses relations avec Acton. Elle soutint éloquemmenl la domination française en 1798, et, lors de la restauration des Bourbons, fut exécutée sur les sollicitations de la reine.
• FONTAINE s. f. (lat. fons, fontis). Eau vive qui sort de terre : faire une fontaine dans un jardin ou dans une place publique. Dans un sens analogue, fontaine de vin, de lait, etc. — Fontaine de Jouvence, fontaine fabuleuse, qu'on suppose avoir la vertu de rajeunir. Fig. Il a été a la fontaine de Jouvence, ou 11 a bu de l'eau de la fontaine de Jouvence, se dit en parlant d'un homme qui paraît rajeuni. — Il ne faut pas dire : fontaine, je ne boirai JAMAIS DE TON EAU, il ne faut jamais assurer qu'on n'aura pas besoin de telle personne ou de telle chose. — Par ext. Tout le corps d'architecture qui sert pour l'écoulement, pour le jeu des eaux d'une fontaine : la fontaine des Innocents. — Vaisseau de cuivre, de grès, ou de quelque autre matière, dans laquelle on garde de l'eau, pour les usages doraesti.iues, etc. : les fontaines de cuivre sont dangereuses. — Phys. Machine d'où l'on fait jaillir un liquide par la pression et la force élastique de l'air, telle que la Fontaine de compression, la Fontaine de Héron, etc. — Robinet et canal de cuivre, d'étain, etc., par où coule l'eau d'une fontaine, ou le vin d'un tonneau, ou quelque autre liqueur que ce soit : tourner la fontaine. — Fontaine de la tête. (Voy. Fontanelle.)— »v Pâtiss. Trou que l'on fait au milieu d'un tas de farine que l'on veut délayer et pétrir, pour y verser l'eau nécessaire a ce travail. — Fontaines lumineuses. (V. S.)
FONTAINE, (Pierre-François-Léonard), célèbre architecte, né à Pontoise en 1762, mort à Paris en 1 8o3. Il fut architecte de Napoléon, de Louis XVllI, de Charles X et de Louis-Philippe. Associé à son ami Percier, il restaura les Tuileries, acheva la cour du Louvre, éleva l'arc de triomphe du Carrousel, la chapelle expiatoire et termina le Palais-Royal. 11 a laissé plusieurs ouvrages.
FONTAINE (Jean de La). Voy. La Fontaine. FONTAINE, ch.-l. de cant.. à 13 kil. de Belfort (Territoire de Belfort). 363 hab.
FONTAINEBLEAU, Fons Bellmjueus, fons
FONT
Bleatidi, ch.-l. d'arr. a lo kil. S. de Melun (Seine-et-Marne), et à 60 kil. S.-E. de Paris; par 48° 24' 23" lat. N. et 0° 21' 52" long. E.; 14,078 hab. Magnifiques casernes, manufactures de porcelaine et de faïence, grand commerce des délicieux raisins de ses environs. Son château, fondé par liobert le Pieux dans la dernière partie du x" .siècle, fut rebâti par Louis VII au xii° siècle, embelli par différents rois et entièrement restauré par François 1»',
FONT
CbàWuu de Fontainebleau.
qui employa à ce travail des artistes tels que Léonard de Vinci, Benvenuto Cellini, Andréa del Sarlo, le Primatice, le Rosso, Nicolo deU'Abbate, etc. Henri IV et ses successeurs l'embellirent; Napoléon y dépensa des sommes énormes, et Louis-Philippe le répara somptueusement; il présente une réunion de palais, et possède une bibliothèque et des œuvres d'art d'une valeur inestimable. Philippe IV, Henri III et Louis XIII y sont nés; Chiisline de Suède y résida, ainsi que le pape Pie VII (1812-'13). La célèbre forêt qui l'entoure mesure 16,438 hectares ; elle abonde en gibier, renferme de magnifiques paysages, est ornée de statues, de temples, de lacs, de cascades et de fontaines. Le château de Fontainebleau a été témoin d'un grand nombre d'actes politiques d'une haute importance : révocation de l'édit de Nantes; alliance entre la France et la Suède (24 sept. 1661); paix entre la France, le Danemark, etc. (2 sept. 1679); armistice entre la France et l'Angleterre (19 août 1712); alliance entre la France et l'Espagne (2o oct. 1743); préliminaires de paix entre la France, l'Espagne, l'Angleterre et le Portugal (3 nov. 1762); alliance entre la France et la Hollande (8 nov. 1785); traité entre Napoléon et l'Espagne (27 oct. 1807); décret pour la destruction des marchandises anglaises (29 oct. 1 81 0) ; concordat entre Napoléon et le pape Pie Vil (25 janv. 1813); abdication de Napoléon (4 avril 1814); adieux de Napoléon à sa vieille garde, dans la cour du Cheval-Blanc (20 avril 1814).
FONTAINE -FRANÇAISE, ch.-l. de cant., arr.eta3Skil.de Dijon (Côte-d'Or); 94t hab. Victoire deHcnrilV sur le ducde Mayenne (5 juin 1595).
FONTAINE-LE-DUN, ch.-l. de cant., arr. et à 2'» kil. N.-E. d'Yvetot (Seine-Inférieure), près de la source du Dun ; 446 hab.
* FONTAINIERs. m. Voy. Fontenier.
FONTANA [fonn-tâ'-na], nom de plusieurs artistes italiens des xvi' et xvii" siècles. Parmi eux on cite Prospère (loi 2-"97), professeur des Carraches, l'un des peintres les plus féconds de l'école polonaise. Sa fille Lavinia (1552- 1614) a presque égalé le Guide dans quelquesuns de ses portraits. Domenico fut célèbre comme architecte (1543-1607); il finit la coupole de la basilique de Saint-Pierre et dessina
le plan de la bibliothèque du Vatican. Un autre architecte, Carlo (1634-171 4), fut employé successivement par sept papes.
FONTANA (Félix), physicien et anatomiste, né en 17 30 à Pomarole(Tyrol), mort à Florence en 1805. Sa célèbre collection anatomique en cire se trouve à Florence.
FONTANALIESs. f. pi. Antiq. rom. Fêtes que l'on célébrait à Rome en l'honneur des nymphes. On trempait des guirlandes de fleurs dans les fontaines pour en couronner les enfants.
• FONTANELLE s. f.
Anal. Endroit au haut de la tête où aboutissent les sutures : la fontanelle est tendre et molle chez tes enfants.
FONTANES (Louis,
mvrquis de), écrivain né à Niort en 1757, mort en 1821. Il traduisit en vers VEssay on Man de Pope, rédigea secrètement la pétition des Lyonnais contre Collot d'Herbois(1793), s'enfuit ensuite en Angleterre, où il devint l'intime de Chateaubriand. Il rentra en 1799, fut noniiné en 1802 membre du Corps législatif, (dont il devint président en 1804), grand maître de l'Université en 1808, sénateur en 1810 et pair de France en 1815. Sa diction élégante l'avait fait appeler le dernier descendant de Racine. Sainte-Beuve a édité ses ouvrages, avec une biographie (2 vol., 1837).
* FONTANGE s. f. (de la duchesse de Foyitanges). Nœud de rubans que les femmes portaient autrefois sur leur coitt'ure.
FONTANGES, (Marie-Angélique deScoraille DE RoussiLLE, duchessc de), maîtresse de Louis XIV, née en 1601, morte en 1681. Elle était fille d'honneur de la reine douairière, quand sa beauté remarquable fascina le roi; mais elle perdit cette beauté et la faveur du roi, A la suite de couches, et se retira à l'abbaye de Port-Royal. Louis l'avait faite duchesse et lui avait servi une pension mensuelle de 300,000 francs. Ses extravagances furent sans bornes. Elle avait, en troisannées, coûté onze millions de livres à la France.
FONTANON (Antoine), jurisconsulte, né en Auvergne an xvi" siècle. A publié les Edicts et Ordonnances réduits en leur vray ordre (Paris, 1580, 4 vol. in-fol.)
FONTARABIE (esp. FuenUyrrabia [fouènn-tèrrà'-bi-a], lai. Fons rapidus , œso), ville maritime de Guipuzcoa (Espagne), sur la frontière française, à l'embouchure de la Bidassoa; 3,000 hab. Autrefois très forte et considérée comme l'une des clefs de l'Espagne, elle rési.sta aux Français en 1638, mais tomba entre leurs mains en 1521, en 1719 eten 1794.
* FONTE s. f. Action de fimdre, de liquéfier, de résoudre en liquide; action de ce qui fond, de ce qui se liquéfie : la fonte des neiges fait déborder les rivières. — Fonte de galons, action de brûler des galons pour en retirer l'or et l'argent qu'ils contiennent. — Action ou art de mouler certains objets qu'on fait avec du bronze ou avecquelqueautre métal fondu: la fonte d'une statue, d'un vase, etc. — Fer fondu : marmite de fonte. On dit dans le môme sens, Fer dt fonte. Composition de métaux dont le cuivre fait la principale partie : mortier de fonte. — Typogr. Ensemble de toutes les lettre.'* et de tous les signes composant un caractère complet de telle ou telle grosseur : fonte de
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petit-romain, de cicéro, etc., ou de neuf, de onze, etc. (Voy. Police.) — Peint. Ce tableau EST d'une belle fontk, les passages des teintes y sont bien liés, bien fondus.
•FONTE s. f. Sellerie. Chacun des deux fourreaux de gros cuir que l'on attache à l'arçon d'une selle, pour y mettre des pistolets.
FONTENAILLES, village près de Courson (Yonne), arr. et à 22 kil. S.-O. d'Auxerre; 197 hab. C'est sur le territoire de cette commune que, d'après plusieurs historiens, se livra la sanglante bataille où Charles le Chauve et Louis le Germanique vainquirent leur frère Lothaire (Sojuin 841).
FONTENAY-AUX ROSES, comm. de l'arr. et à 1 kil. N. 0. de Sceaux (Seine), sur une colhne rapide et au milieu de charmantes campagnes, encadrées entre les bois d'Aulnay, de Bagneux, de Sceaux, du Plessis-Piquet et de Verrières. Ce village doit son nom à la culture des rosiers, qui y atteignait un très grand développement et qui est aujourd'hui remplacée par celle des fraisiers ; 3,343 hab. Nombreuses et jolies villas. Maison d'éducation, annexe du collège Sainte- Barbe.
FONTENAY-EN-PUISAYE. Voy. Fontenoyen-Puisaye
FONTEN AY-LE-COMTE ou Fontenay-Vendée, Fonteuay- le -Peuple pendant la Révolution, ch.-l. d'arr., sur la rivière Vendée, à 50 kil. de la Roche-sur-Yon (Vendée); 10,096 h. Statue du général Belliard. Ruines d'un château des comtes de Poitou; église Noire-Dame. Celte ville fut le chef-lieu du dép. de la Vendée jusqu'en 1804. Victoire des Vendéens, le 24 mai 1793; grand commerce de vin, de toile, de bois de construction, etc.
FONTENELLE (Bernard le Bovier de), écrivain,néàRouenlel 1 février IG57, mort ent787. 11 était neveu de Corneille. Sa tragédie Aspar et ses autres œuvres de jeunesse n'obtinrent aucun succès, mais son histoire de r.Académie des sciences (il devint secrétaire perpétuel de cette société en 1699), el^ ses éloges des académiciens sont des chefs-d'œuvre de clarté et d'élégance. Il a laissé, en outre, les Dialogues des morts; Entreliens sur la pluralité des mondes ; Poésies nouvelles, etc.
* FONTENIER ou Fontainier s. m. Celui qui est chargé de conduii'e et de l'aire aller les fontaines, de les entretenir, do les faire jouer : maître fontenier. — Celui qui fait, qui vend des fontaines de grès, de cuivre, etc., pour les usages domestiques.
FONTENOY, village de Hainaul (Belgique), surri'.;scaul, à 8kil. S.-E. de Tournay; SOU hab. Le l\ mai 1745, le maréchal de Saxe y remporta, en présence de Louis XV et du Dauphin, une victoire mémorable, avec 51, 000 hommes, contre 50,000 Anglais, Allemands et Autrichiens, commandés par le duc de Gum berland. Cette bataille eut pour résultat la prompte reddition de Touinay et la conquête de Gand, de Bruges, d'Ostende cl de Dendermonde.
FONTENOY ou Fontenay-en-Puisaye, village près de Toucy îVonuej, an-, et à 30 kil. d'Auxerre. Plusieurs historiens font de celte comm. le théâtre de la bataille (2o juin 841), où Lothaire fut vaincu par ses frères, Charles le Chauve et Louis le uermaii;(iiii\ l'n obélisque y fut érigé (1860) en cunniienioration de cette bataille.
FONTESTORBES, fontaine intermittente qui forme un large torrent et qui sort d'une caverne située pr^s de Bélesta (Ariègej. Kn été et en automne, elle cesse de couler deux fois en vingt-quatre heures.
FONTEVRAOLT, Pons Ëbraldi, bourg du dép. de Maine-et-Loire, arr. el à 16 kil. S.-E. de Saamur; 2,853 h. Doit son origine et sa célébrité i une ancienne abbaye de bénédictins qui fut fondée en 109a par Robert d'Arbrissel