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et qui devint l'une des plus riches de France. Tombeaux d'Eléonore de Guyenne, d'Elisabeth d'Angoulème, etc. Tour d'Evraull : belle église du xii' siècle. Ce qui reste de l'abbaye a été transformé en maison centrale (1804). Une colonie agricole pour les jeunes détenus y est annexée.
FONTEVRAULT (Ordre de), ordre monastique de l'Eglise catholique romaine, fondé vers 1100 par Robert d'Aibrissel, qui abandonna, avec trois autres cénobites, l'abbaye de la Roe qu'il avait fondée, et se retira dans la vallée déserte de Fontevrault sur la Vienne, près du confluent de cette rivière avec la Loire. Il y fonda, outre le lieu de sépulture des Plantagenets, quatre établissements séparés : l'un pour des nonnes, un autre pour les lépreux, un troisième pour les filles perdues et un monastère d'hommes. Les moines reçurent la règle de Saint-Benoit avec des modifications. Le nouvel ordre se répandit bientôt dans toute l'Europe et, à la mort du fondateur en 1117, il comptait 3,000 moines et nonnes. L'ordre était gouverné par une femme, la mère abbesse, qui était toujours de sang royal, et les membres qui le composaient appartenaient principalement aux classes supérieures. On fit plusieurs efforts infructueux pour secouer le joug féminin. Une nouvelle constitution, combinée desrègles de Saint-Benoit et de Saint-Augustin, fut adopté en 1507. L'ordre fut supprimé pendant la Révolution el la plu|iarl des bâtiments de Fontevrault furent détruits ; ceux qui restent servent de prison centrale pouri.OOOhomme et jeunes garçons.
FONTEVRISTE s. Celui, celle qui appartenait à l'ordre de Fontevrault.
* FONTICULE s. m. (diminul. du lat. fons, fonlia, fontaine). Anal. Syn. peu usilé de Cautëhe.
FONTINAL, ALE adj. (lat. fontinalis). Se dit des animaux el des végétaux qui habitent les eaux ou le bord des fontaines. (V. S.)
* FONTS s. m. pi. [fon] (lat. fons, fontaine). Bassin, grand vaisseau de pierre, de maibre ou de bronze, où l'on conserve l'eau dont on se sert pour baptiser : bénir les fonts, les fonts baptismaux. — Tenir un enfant sur les fonts, en être le parrain ou la marraine. — w\ Argot. Se mettre sur les fonts de baptême, s'être engagé dans une afl'aire dont on voudrait se retirer.
FOOTE (Samuel) [fou'-te], dramatuge anglais, né en 17iO, mort en 1777. En 1744, il lit ses débuts dans le rôle d'Othello, mais il obtint d'abord peu de succès. En 1747, il ouvrit le théâtre de Haymarkel avec les Diveisions of thc Morning, écrites par lui, el dont il était le principal acteur. La pièce eut un succès sans précédent. Une pièce semblalile ayant pour titre : The Auction of Pictures, ne fût pas moins applaudie et l'auteur fut surnommé l'Aristophane anglais. Il a écrit environ 25 pièces dont les plus populaires sont : The Minor, dans laquelle les mélhodislessont ridiculisés ; The Englishman returned from Paris, The Banhrupt, contre les journaux ; Thf Orators, the Lame Lover, The Liar el The May or de Garratt. Il dissipa trois grandes fortunes dont il avait hérité.
FOPPENS (Jean-François), érudit, né à BruJtelles en 1689, mort en 1761 ; fut professeur de théologie à Loiivain; a laissé une Jiibliolheca Belyica (Bruxelles, 1739, 2 vol. iu-4°) ; une Uistoria episcopatùs Antuerpiensis (1717, in-4°), une Hisloria episcopatiis Sylvxducensis (1721, in-4°), elc.
* FOR s. m. (lat. forum, lieu où l'on rendait la justice). Juridiction, tribunal de justice. .\'e s'emploie guère que dans les locutions suivantes. — Von extérieur, autorité de la justice humaine qui s'exerce sur les personnes I