‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 551 sur 568 · FORA · texte numérisé non relu

FORA

et sur les biens. Plus particulièrement. Juridiction temporelle de l'Eglise, appelée aussi for ecclésiastique. — For i.ntérieur, autorité que l'Eglise exerce sur les âmes et sur les choses purement spirituelles; fig. Jugement de la propre conscience, appelé aussi for de la conscience : cet homme est absous dans le for extérieur, qui ne l'est pas dans le for intérieur, dans le for de la conscience.

* FORAGE s. m. Action de forer; résultat de cette action : le forage d'un puits artésien. — »» .\rgot. Vol au forage, vol particulier aux chineurs, qui consiste à creuser des bijoux, sans en altérer l'enveloppe extérieure, el à remplacer par du plomb ou du cuivre la quantité d'or qui a été enlevée. On dit aussi Vol a la graisse. — Encycl. Le forage est l'action de tournera l'intérieur des cylindres ou de perforer des trous à travers des matières solides. Les cylindres d'un petit diamètre sont percés sur un tour dans une position horizontale. Les grands cylindres pour machine à vapeur se percent avec une machine verticale. La machine à percer se place habituellement dans l'angle de l'usine en'.re deux murs solides. Elle consiste, principalement, en un arbre moteur placé en dessous des planchers qui soutiennent la barre verticale de forage (laquelle porte une rouehorizoutalecoupanle), et eu une armure fortement unie sur laquelle se trouvent quatre élévateurs mobiles, avec crampons, pour maintenir le cylindre dans une position verticale. La barre à forer est guidée par deux boites ajustables, l'inférieure faisant partie de l'armure. La roue coupante descend lentement le long de la machine à forer. Des ciseaux tranchants sont placés de façon à obtenir la profondeur de la taille que l'on veut avoir. Les canons de fusils et d'autres petites armes à feu, étant forgés creux, sont forés d'après ce principe. Le canon est vissé à un chariot qui se meut dans des rainures de fer, et est amené vers le foret par une corde qui passe au-dessus de poulies et qui porte un poids à son extrémité. — On se sert de divers instruments pour lé forage des substances solides : vilebrequin pour la pierre et les métaux; poinçons, vrilles et tarières pour le bois et autrc.^ matières tendres.

Fig. 7. Fig. 8 Fig. 9. Flg- 10. Fig. 11. Fig. 12.

Les diverses espèces dont on se sert pour le forage du bois sont les suivants : le foret pour point de centre (lig. I), fil de fer cylindrique

FORB

à bord traiichanl; il assemble la matière auloiu' au trou. Le foret pour matrice (fig. 2), barre carrro finissant en pointe. Un grand nombre d'instruments sont en flûte, c'est-àdire, qu'ils ont la forme d'un demi-tube; tels sont la gouge (fig. 3), la mèche en cuillère (dg. 4) cl SCS variétés. La tarière (fig. 5). La vrille (fig. 6), terminée en llijte et en tire-bouchon. La mèche anglaise à pointe fixe (fig. 7), instrument d'invention anglaise, consiste en une pointe centrale, en une pointe coupante et en un large ciseau incliné. Les instruments en forme de lire-bouchon sont la tarière américaine évidée (fig. 8), faite d'une barre demi-circulaire se développant spiralement autour d'un cylindre; la vrille torse (fig. 9) faite d'une lige conique, autour de laquelle est coupée une rai nu respira le demi-circulaire; la tarière à vis (fig. 10 et II), formée d'une bande plate d'acier, mise en forme de vrille quand l'acier est roui;e, et la tarière américaine serpentine (fig. 12). Tous les instruments en hélice sont d'invention américaine et étaient à peine connus il y a 30 ou 40 ans. — Dans le forage de rochers pour la mine, le foret commun à mains et la barre à mine sont les plus employés; mais les forets qui fonctionne/il par l'air com|)ri m é, avec la vapeur comme puissance originelle, rendent de grands services dans beaucoup de cas. Ces forets sont de deux espèces : le foret à percussion et le foret rotateur.

* FORAGE s. m. Coût. Droit seigneurial qui se levait sur le vin.

•FORAIN, AINE adj. (bas lat. foraneus; du lat. foras, dehors). Qui est de dehors, qui n'est pas du lieu : on pevt, sans commandement préalable, faire saisir les effets de son débiteur forain. — Propriétaire forain, ou simpl., forain, propriétaire qui n'a pas son domicile dans le lieu où ses biens sont situés, et où il est porté au rôle des contributions. — Mau- CBAND FORAIN, ou simpl. FORAIN, marchand qui parcourt avec ses marchandises les villes, les campagnes, les foires, les marchés. — Chemin vORAiN, chemin qui se trouve à l'entrée d'une ville, et dont la largeur doit être suffisante pour le passage de deux voitures. — Mar. Rade FORAINE, rade mal fermée, ceinte en partie de terres plus ou moins élevées, el où les bâtiments ne sont pas en sûreté contre les grands vents du large. — Traite foraine, droit d'impôt et de péage qu'on levait autref. sur les marchandises qui entraient dans le royaume, ou qui en sortaient.

' FORAMINÉ, ÉE adj. (lat. forumen, trou). Didact. Qui est percé de petits trous. Se dit de qurlipies coquillages.

FORAMINIFÉRE adj. (lai. foramen, trou; /■«'o, je porte). Zool. Qui présente des perforations.— s. m. pi. Ordre de protozoaires microscopiques de la classe des rhizopodes, ayant le pouvoir d'émettre et de rétracter, à travers les nombreux pores de leur écaille calcaire, des prolongations temporaires filiformes, de la substance gélatineuse dont leur corps est formé; par ces procédés, ils se meuvent et se fournissent de nourriture. Ils sont tous marins et distribués inégalement à la surface du globe. Leur formation date des premiers temps de la création des animaux, elle plus ancien fossile connu, ïéozoon, est un foraminitère.

FORBACH [for-bak], ville, autref. ch.-l. de canl. de la Moselle, appartenant à l'Alsace- Lorraine (Allemagne) depuis 1871, à 21 kil, N.-O. de Sarreguemines; 8,100 hab. Vastes mines de charbon dans sonvoisinage. Fameuse et sanglante bataille dans laquelle lesFrançais commandés par le général Frossard, furent écrasés le 6 août 1870, par les Allemands commandés par Sleinmetz et le prince Frédéric Charles. C'est la bataille à laquelle les Allemande donnent le nom de Spichereu. > 19S

FORÇ

* FORBAN s. m. (lat. foras, dehors; bannum, ban). Corsaire qui exerce la piraterie sans commission d'aucun prince, et qui attaque également ami et ennemi : les forbanssoiit traités comme voleurs. — ■ Fig. Un forban littéraire, celui qui s'ap[)roprieavecauilace des ouvrages de littérature qui ne lui appartiennent point.

FOREES (EdwardJ, naturaliste anglais, né en I.Si:;, mort en I8;i4. Il avait déjà attiré l'attention par ses ouvrages sur la zoologie, quand il fut nommé en 1841 naturaliste à bord du Beacon, navire d'exploration, ayant pour destination les côtes de l'Asie Mineure, afin d'y recevoir les marbres de .Xanllie. Ses recherches pendant 18 mois établirent qu'il existe des zones de vie des animaux marins. En 18.Ï2, il fut élu président do la société f;éologique, et eu 18')3, il fut nommé professeur d'histoire naturelle à l'université d'Edimbourg. 11 a publié de nombreux ouvraj-'es sur la botanique, la zoologie, la géologie, des essais liltèraires, ainsi que des traités, des voyages scientifiques, etc.; plusieurs de ses travaux ont clé imblics après sa mort. Ses recherches sur la répartition de la vie ont été éditées sous différentes formes et offrent un grand intérêt.

FORBES (James -David), physicien écossais, né en 1 fSU'J, mort en 1808. 11 fit de nombreuses excursions clans les Alpes et visita les montagnes d'Ecosse et de Norvège. Il a publié, Travels throuijh tke Alps of Savoy (1843), JVorway and ils Glavitivs (18.^3) et Tour of Mont Blanc and Monte Rosa{\Hoo), et, en outre, plus de 100 brochures scientifiques. Parmi ses découvertes est celle de la polarisation de la chaleur rayonnante. Il prétend aussi avoir découvert la structure réelle des glaciers; le premier, il essaya d'expliquer les principaux phénomènes de la formation de la glace, ce qui occasionna des controverses avec le professeur Tyndall et avec plusieurs autres.

FORBIN (Claude, chevalier, puis comte de), chef d'escadre, né à Gardanes, prèsd'Âix, en lObO, mort on 1733. Après avoir eu une enfance orageuse, il entra dans la marine et se distingua par son esprit batailleur; ses fredaines firent du bruit, et il fut condamné à mort pour avoir tué en duel un de ses collègues. Sa famille obtint sa grâce : mais, pour l'éloigner, on l'adjoignit à une ambassade que Louis XIV envoyait a Siani (l68o). Nommé amiral de Siam, il ne put s'accorder avec le premier ministre de ce pays et revint, après une absence de deux années. On l'associa à Jean-Bart avec lequel il fut fait prisonnier par les Anglais. Ils s'échappèrent ensemble de leur prison (1689); mais leurs caractères ne purent sympathiser et ils se séparèrent. Forbin combattit ensuite dans l'Adriatique, pendant la guerre de la succession d'Espagne; il donna la chasse aux corsaires barbaresques(1703-'7). Ses intéressants Mémoires (1730, Amsterdam, 2 vol. in-12) ont ete rédigés sur ses notes par Reboulelet le P. Lecomte.

FORCADE (Eugène), publiciste, né àMarseille en ISiO, mort eu 1869. Il fonda en 1837, à Marseille, le Sémaphore, dont il fut le rédacteur en chef jusqu'en 1840; plus tard, il dirigea la rédaction politique de la Revue des Deux- Mondes. Il a laissé des essais historiques.

* FORÇAGE s. m. Monnayage. Excédent que peut avoir une pièce au-dessus du poids prescrit par les ordonnances.

FORCALQUIER, Forum Neronis, Forum calcarium, ch.-l. d'arr. à 50 kil. S.-O. de Digne (Basses- Alpes), sur une colline près de la Laye, par 43° 57' 34" lat. N. et 3° 26' 41" lat. E.; 5:30 m. d'altitude a la grande tour; 3,018 hab. Ruines du château des comtes de Forcalquier.

•FORÇAT s. ra. (rad. /orcti). Homme con-

FORC

damné aux travaux forcés: il y a tant de forçats dansée barjne. — Forçat libéré, forçat qui a été remis en liberté après avoir subi sa peine. — Se dit aussi de ceux qui, chez certains peuples, sontemployés, comme esclaves, au service des galères ou à d'autres travaux pénibles: on délivrera les /"oj'çais. — Travailler comme un forçat, travailler excessivement.

• FORGE s. f. (rad. fort). Vigueur, faculté naturelle d'agir vigoureusement. Se dit pro- [iremont en parlant de l'homme el des animaux : ces lutteurs ont autant de force l'un que l'autre.

Patience et longueur de temps, Font plus que force ni que rage.

Ll FONTAINB.

- Comme l'exercice de cette faculté résulte ordinairement du concours de plusieurs forces différentes, on la désigne souvent par le pluriel : vouloir faire plus que les forces ne permettent. — A forces égales, a force égale,

A ÉGALITÉ DE FORCE, DE FORCES, IcS foTCeS étant

supposées égales de part el d'autre. — La FORCE DE l'âge, l'âge où un être organisé est dans toute sa force. Se dit surtout en parlant de l'homme. — ■ La force du tempérament, vigueur de tempérament qui rend capable de surmonter les grandes fatigues, de résister à de violentes maladies. — Fam. N'avoir ni force ni vertu, être d'une complixion délicate; ou n'être bon à rien, n'être capable de rien. — Tours de force, exercices qui exigent une souplesse, une vigueur extraordinaires des membres et que parviennent à faire les gens de certaines professions, tels que les acrobates, les saltimbanques, etc. — ■fouR DE FORCE, action qui exige beaucoup de force : en portant ce fardeau jusque-là, vous avez fait un tour de force. Se dit également au sens moral : une si loncjue improvisation est un tour de force. — Fig. En parlant de l'esprit, de l'imafiination, du génie, etc. Aptitude à réfléchir, à concevoir, à produire ; l'esprit humain n'a pas assez de force pour pénétrer tous les secrets de la nature. — Dans un sens analogue. La force de la mémoire, la ténacité de la mémoire. — Habileté, talent, expérience qu'on a dans un art, dans un exercice, etc.; en général, ressources dont on peut disposer; facultés, bien, crédit, pouvoir, etc., dont on jouit : cette jeune personne est d'une grande force sur le piano ; s'opposer de toutes ses forces àl'adoption d'une mesure dangereuse. S'emploie iron., comme dans cette phrase : tous écrivains de même force. — Etre de force A, être assez fort pour. Par ext. Etre assez habile pour. — Iron. Il est de force a faire cette sottise, il est capable de la faire. — Puissance d'un peuple, d'un Etat, de tout ce qui contribue à le rendre ou à le maintenir puissant : la force de cet Etat consiste non seulement dans le nombre de ses habitants, mais encore dans leur industrie. — La force d'une armée, ce qui la rend considérable, redoutable. La force d'un régiment, d'un bataillon, etc.. le nombre effectif des soldats qui le composent. — Etre en force, être en état de se défendre et d'attaquer. On dit de même. Venir, se présenter en force. — La force d'une place, ses moyens de défense, ses fortifications, sa garnison, etc. — Auplur. Troupes d'un Etat, d'un souverain, etc. '.-toutes ses forces ne sont pas encore rassemblées. — Violence, contrainte, ou pouvoir de contraindre : régner par la force. — Force armée, tout corps de troupes, en tant qu'il peut être requis pour faire exécuter la loi ou les mesures des agents de l'autorité, lorsqu'il y a résistance de la part des citoyens : ce rassemblement ayant fait résistance, on dut recourir à la force armée. — Force majeure, force à laquelle on ne peut résister, événement qu'on ne peut empêcher, et dont on n'est pas responsable. Cette locution est pi'iueip:ileinent usiti'e en Jurispr. — Force est demeurée a la loi, les magistrat»

plus ou moins gi ' vement : la fore Impulsion qu'an jeté : la force d'u, On dit de même

chargés de l'exécution de la loi ont eu l'avantage sur ceux qui voulaient l'enfreindre. — Il est bien force, force m'est, force lui est, etc., s'emploient pour marquer la nécessité absolue et indispensable de faire quelque chose. — Maison de force, maison où Ton enferme les gens de mauvaises mœurs qu'on veut corriger. D'une manière générale. Prison. — Fig. Fermeté d'âme, de caractère, etc.; courage qui fait braver les obstacles ou supporter le malheur, les maux, les tourments : elle a une force de caractère qui étonne, une grande force de caractère ; la force est une des vertus cardinales. — N'avoir pas la force de FAIRE UNE chose, ne pouvoir pas sc déterminer à la faire. — En parlant des choses. Solidité, pouvoir de résister ; la force de ce drap vient de ce qu'il est extrêmement serré. — Charpent. Jambes de force, se dit de deux grosses pièces de bois qui, étant posées sur les extrémités de .a poutre du dernier étage d'un bâtiment, vont se joindre dans le poinçon pour former le comble. — Propriété qu'ont certaines choses d'imprimé;' 'v d'autres une impulsion de les mettre en moumachine à vapeur. —i corps poussé, lancé, le, d'un boulet de canon, ^wce d'un coup. — Impétuosité : le sang, l'éau jaillissait avec force. — La force du pouls, le plus ou le moins de vitesse et d'élévation du pouls. Le cœcr bat AVEC FORCE, se dit quand les pulsations en sont rapides et violentes. — Mar. Faire force de RAMES, ramer de toute sa force, ou faire ramer les gens d'une barque, d'un bateau, etc., de toute leur force. Faire force de voiles, se servir de toutes les voiles, afin de prendre plus de vent et d'aller plus vite ; fig. et fam., faire tous ses efforts pour réussir en quelque affaire. —Energie, activité, intensité d'action; s'emploie tant au propre qu'au figuré : ce vinni'ire a beaucoup de force; son amour sembla renaître avec plus de force. — La force de la SÈVE, l'abondance et la vigueur de la sève. — Energie du style, des expressions, etc. : vei-s pleins de force et d'éclat. — Valeur d'un raisonnement, d'une preuve, d'une raison, etc. : toutes ces présomptions n'ont pas la force d'une preuve. — Autorité, influence d'une chose : certaines coutumes ont encore, en France, force de loi. — La force de la vérité, le pouvoir que la vérité a sur l'esprit des hommes. — La FORCE DU SANG, Se dit dcs mouvements secrets de la nature entre les personnes les plus proches. — En général, surtout dans le langace didact. Toute cause ou puissance à laquelle on attribue la propriété de produire ou de déterminer certair,s effets, certains iilnhiomènes : les diverses forces répandues dans ta nature. — Métaphys. Les forces, les substances ii sont causes. — Mécan. Force mouvante

FORC

Beaucoup, en grande quantité; se met toujours immédiatement avant le substantif : il a force argent, force pierreries, force amis. Cet emploi est familier.

Force gfiis font du bruit en France.

La Foutainb.

qu

ou motrice, force qui produit un mouvement actuel. Force morte, celle qui, étant développée ou employée, peut produire un tel mouvement, mais'don^l'effet est actuellement neutralisé. Autref. Force vive, par opposition à force morte, action de forces combinées avec leur vitesse, comme dans le choc. Auj. Produit de la force motrice par le carré de la vitesse du point matériel auquel elle est appliquée. — Fig. Les forces vives de la nation, la partie la plus vigoureuse et la plus saine de la nation. — Force d'inertie, résistance qu'oppose un mobile à ce qui doit le mettre en mouvement quand il est au repos. — Fig. Force d'inertie, résistance passive, qui consiste principalement à ne pas obéir. — Peint, et Sculp. Caractère ressenti dans les formes. Eu parlant du coloris. Emploi des couleurs les plus vigoureuses, distribuées avec intelligence. — S'applique aussi à l'effet total d'un tableau, et signifie que les ombres les plus vigoureuses sont opposées aux lumières les plus brillantes, ce qui donne de la saillie et du mouvement aux objets. — Adverbial.

A force de loc. préposit. Peut avoir pour

complément un substantif, ou un verbe à l'infinitif. A force de soins, de peines, de sol-

HCITATION.S, d'empressements, d'iMPORTUNITÉS,

etc., par beaucoup de soins, de prières, de sollicitations, d'importunités, etc. A force de

PRIER, DE PRESSER, d'aGIR ; A FORCE DE PLEURER,

DE CRIER, etc., en priant, en pressant, en agissant beaucoup ; en pleurant, en criant beaucoup, etc. — A FORCE DE BRAS, se dit en parlant de travaux, de transports pour lesquels on n'emploie que la seule force des bras. — A FORCE DE RAMES, BU faisant force de rames. — A toute force loc. adv. Par toutes sortes de moyens : il veut, à toutes forces, venir à bout de son entreprise. — A tout prendre, absolument parlant ; on pourrait, à toute force, lui accorder ce qu'il demande. — A force, loc. adv. et fam. Beaucoup, extrêmement : travailler à force. — De force loc. adv. Sert à marquer diverses sortes d'eff'orls ou de violences, selon les différentes choses dont on parle. Faire entrer de force une chose dans UNE AUTRE, l'y faire entrer en frappant ou en poussant fortement. Prendre une fille de FORCE, la violer. Prendre une ville de force, l'emporter d'assaut. Il lui fit signer cet acte DE force, il le lui fit signer par contrainte. — De gré ou de force, volontairement ou par contrainte. — Par force, à force ouverte, de vive force loc. adv. En employant la force, la violence, par une violence manifeste : on le fit entrer par force dans la prison; ils résolurent d'attaquer cette ville à force ouverte, de laprendre de vioe force, après avoir inutilement essayé d'y entrer par surprise. — Typoi.'r. Force de corps, distance totale qu'occupe la tio-e de la lettre dans le sens vertical de l'œil. (Voy. Corps. )—Encïcl. Quand plusieurs forces agissent sur un corps, elles prennent le nom de composantes; le résultat de leur action est la résultante. — On distingue deux sortes de mouvements : 1° le mouvement uniforme qui existe lorsqu'un corps parcourt des espaces égaux dans des temps égaux ; 2° lemouvcment varié, lorsque le corps parcourt dans des temps égaux des espaces qui augmentent ou diminuent de la même quantité ou de quantités différentes. — On nomme travail mécanique l'action simple d'une force sur une résistance qui lui est directement opposée et qu'elle détruit continuellement en faisant parcourir un certain chemin au point d'application de cette résistance et dans sa propre direction. Le travail mécanique d'un moteur est donc le produit de la pression et de la vitesse. L'unité du travail mécanique est le kilogrammétre (force qui élève un kilogramme à un mètre de hauteur). A cette unité, qui est commune à l'effet de toutes les machines, on ajoute, dans les formules, le temps nécessaire pour élever un kilogramme à un mètre (ordinairement une seconde ou deux secondes). — On appelle cheval-vapeur l'unité de force au moyen de laquelle on connaît la puissance d'une machine. C'est la force nécessaire pour élever d'un mouvement continu un poids de 7o kilogr. à un mètre de hauteur, en une seconde. — L'inertie est la force résistante qui tend à maintenir un corps au repos ou en mouvement, jusqu'à ce qu'une cause quelconque vienne le tirer de cet état. — La force vive est le résultat de l'action d'une force motrice qui imprime à un corps une certaine vitesse; numériquement, elle est le produitde la masse du corps par le carré de la vitesse — Un corps qui tourne

FORC

tend à le tirer vers l'axe ; 2° la force centrifuge, qui tend, au contraire, à l'éloigner du centre. Ces deux forces sont égales et directement opposées. — Force des m.wériaux. On nomme ainsi la résistance qu'opposent les matériaux de construction au changement de forme ou à la fracture. La résistance des matériaux aux forces extérieures qui tendent à détruire leur cohésion est classée, suivant ses formes, comme il suit :

y Gompressive j résistance à la séparation T Tensive ; résistance au broiement.

i Ployante ; résistance à la brisure transversale.

Coupante; résistance a la section transversale, tionnelle; résistance au tortillemcnl la torsion.

LONGlTUDinALE

TnANSVEnSiLK

(vers Toi'liu OU

— Machines à éprouver la force des matériaux. La foivi' ilrs matériaux est déterminée au

Machine de Riehié.

moyen de machines. L'une d'elles, destinée a déterminer la résistance longitudinale, a été construiteparMM. Riohlé, de Philadelphie; elle consiste en un balancier, délicatement mis en équilibre sur des lames en forme de couteau. A l'une de ses extrémités, ce balancier soutient un plateau de balance sur lequel sont placés des poids de 1,000 ou de 2,000 kilog.

FORGE (La) ancienne prison célèbre, située rue du roi de Sicile, n» 2, à Paris, et démolie en 1850.

* FORCÉ, ÉE part, passé de Forcer. — Adjectiv. Qui manque de naturel, qui est contraint, affecté : il n'a rien de gauche ni de forcé. — S'emploie de même en parlant des ouvrages d'esprit, et se dit de ce qui s'éloigne du naturel, de la vérité, et de ce qui est mal amené, tiré de trop loin, etc. : il y a, dans cette pièce de théâtre, des situations forcées. — Se dit pareillement des figures d'un tableau, quand leur attitude est gênée sans nécessite ; du coloris, quand il est outré ; et de l'ell'et, quand l'artifice dont le peintre peut se servir pour l'augmenter, est grossièrement employé.

FORCELLINI (Egidio) [for-tchèl-li'-ni ], lexicographe italien, né en 1688, morten 1708. Avec Facciolato de l'université de Padoue prépara un dictionnaire universel de la langue latine; cet ouvrage, qui fut presque entièremont composé par lui, fut publié après sa mort en 1771 .

* FORCEMENT s. m. Action de lorcer. — Adm. Forcement de recette, exercice du droit, qui appartient à l'administration, de faire payer par ses commis les impôts, qu'ils ont négligé de percevoir.

* FORCÉMENT adv. Par force, par cnntraint(! .- il a fait celte démarche forcément. — Fig. Par une conséquence rigoureuse : ce fait reconnu, on doit forcément en conclure...

•FORCENÉ, ÉE adj. Furieux et hors de sens; forcené de rage, de coière.— SubsUmtiv

hbreraent àulouî^d'un axe" est" soumis à"deux 1 Persoi'inc forcenée': il se débattait comme un forces contraires : 1» la force centripète, qui | forcené.

FORÉ

* FORCEPS s. m. [-sèps] {\al. tenaille). Chir. Inslriitiicut en forme de grande et large lenetle, dont on se sert dans les accouchements laborieux, pour l'extraction de l'enfant: les branches d'un forceps.

* FORCER V. a. Briser, rompre, ouvrir quelque chose avec violence : forcer une porte. — FoBCEU UNK CLEF, UNE SERRURE, fausscF, tordre quelque chose à une clef, aux ressorts d'une serrure, de manière qu'ils ne peuvent plus jouer. — Prendre par force : forcer une barricade. Dans un sens analogue : forcer un passage; forcer tous tes obstacles, etc. Forcer des

TROUPES DANS LEUR CAMP, DANS LEURS RETRAN- CHEMENTS, forcer leur camp, leurs retranchements. — Fig. Forcer LA porte de quelqu'un, entrer chez quelqu'un, quoique sa porte soit défendue. Forcer la consigne, ne pas s'y conformer, l'enfreindre avec violence. — Forcer une fille, une femme, la prendre de force, la violer. — Chasse, Forcer une bète, la prendre avec des chiens de chasse, après l'avoir courue et réduite aux abois. — Contraindre, obliger ù quelque chose, violenter ; se dit tant au propre qu'au figuré : forcer quelqu'un à faire, de faire quelque cîtose. — Forcer le consentement, le vote, etc., DE quelqu'un, obliger quelqu'un à donner son consentement, etc.

— Forcer la main a quelqu'un, le contraindre i faire quoique chose. Avoir la main forcée. faire queli|ue chose nialgré soi, par contrainte. — Forcer le s'ens d'un mot, faire dire à un mot ce qu'il ne dit pas naturellement. Forcer le sens d'un passage, le dénaturer. — Forcer les respects, l'admiration, etc., les obtenir de ceux mêmes qui ne sont pas disposés à les accorder. — Forcer nature, vouloir iaire plus qu'on ne peut. — Forcer son talent, l'outrer, le violenter pour en tirer plus qu'il ne peut produire.

Ne forçons point notre talent :

Nous ne ferions rien uvec grâce.

Là Fontaine.

— Forcer sa voix, faire des efl'ortsde voix. Se dit surtout d'un chanteur. — Forcer un cheval, le pousser trop, le faire trop courir, l'outrer. — Forcer le pas, la marche, presser le pas, se mettre à marcher le plus vite que l'on peut. — Coinptab. Forcer une recette, [lorter en recette plus qu'on n'a reçu. — Mar. Forcer de voiles, de rames, faire force de voiles, de rames. Dans ces phrases. Forcer est neutre. — Se forcer v. pr. Faire quelque chose avec trop de force et de véhémence : ne vous forcez point, vous vous ferez mal. — Se contraindre, faire eli'ort sur soi-même: je ne me décide pas à cette démarche sans me forcer un peu.

' FORCES s. f. pi. Espèce de grands ciseaux (lui servent a tondreles draps elles animaux, a couper des élolfes, à les tailler, à couper des feuilles de laiton, de fer-blanc, etc.

FORCIR V. n. Pop. Prendre de l'embonpoint; grandir.

* FORCLORE V. a. (lat. foras, dehors ; fr. clore). Prat. Exclure de faire quelque acte, quelque production en justice, parce que le temps prélix en est passé. INe s'emploie guère qu'à l'inlinitif et au participe : il s'est laissé jurelorc; il a été forclos.

' FORCLUSION s. f. [-zi-on]. Prat. Exclusion de l'aire une production en justice, faute de l'avoiv faite dans le temps : les délais sont expirés, ta forclusion est acquise.

FORDHAM [ford'-hamm], ancien village de la ville de West Farins, compris maintenant dans le douzième quartier de la ville de New- York ; 2, fiiO hab. Collège de Saint-John, dirigé par les jésuites, ouvert en 1841.

' FORÉ, ÉE part, passé de Forer. — Clef FORÉE, clef dont la tige est percée, pour recevoir une broche fixée dans le trou de la serrure.

FORÉ

* tORERv.a. Techn. Percer: forer unpuits

artésien .

FOREIGN-OFFICE s. m. Ministère d'Angleterre ijui correspond à notre ministère des affaires étrangères.

* FORESTIER, 1ÈRE adj. (vieux fr. forest). Qui concerne les forêts : Code forestier. — Arbres FORESTIERS, arbres dont se composent les grandes forêts; par opposition aux arbres qui forment les bois. — Cantons forestiers. les trois premiers cantons qui formèrent la confédération suisse; savoir : Schwylz, Uri, Unterwalden. — Villes forestières, se dit de quatre villes d'Allemagne qui sont sur le Rhin au-dessus de Bâle, dans le voisinage de la forêt Noire ; savoir : Rheinfeld , Waldshut, Seckingen et Lauffenbourg. — Ecole forestière , (Voy. Forêt.) — Qui a quelque charge, quelque fonction dans les forêts: garde forestier. — s. m. Agent forestier. — Les forestiers de Flandre, les anciens gouverneurs de Flandre, avant qu'il y eût des comtes.

* FORET s. m. Tech. Instrument de fer ou d'acier dont on se sert pour faire des trous dans le métal, dans le bois, etc.: foret deserrurier, de menuisier. — Petit foret avec lequel on perce un tonneau: mettre le foret dans un tonneau.

* FORÊT s. f. (lat. foris ou foras, dehors). Grande étendue de terrain planté de bois; assemblage d'arbres qui occupent, qui couvrent cette étendue : celle forêt couvre une grande étendue de pays; abattre, couper une forêt. Forêts vierges, vastes forêts qui n'ont jamais été exploitées, aménagées et qui se trouvent le plus souvent dans les pays inhabités. —Eaux ET forêts, se dit des forêts, des rivières, des étangs, etc., en tant qu'ils sont l'objet d'une surveillance exercée au nom du gouvernement: l'administration des eaux et forêts, ou absol. les eaux et forêts. — Eaux et forêts, se disait spécialement autrefois d'une juridiction qui connaissait de la chasse, de la pêche, des bois et des rivières, tant au civil qu'au criminel ; grand maître des eaux et forêts. — 'Vous ÉTIEZ LA dans UNE FORÊT, VOUS étlez eutouré de malhonnêtes gens, de fripons. C'est une FORÊT, c'est un lieu peu sûr. — Une forêt de MATS, DE LANCES, etc, Se disent en parlant d'un grand nombre de vaisseaux réunis, d'une troupe nombreuse de soldats armés de lances, etc. — Législ. " Les terrains plantés en bois sont soumis à des lois particulières. Ceux qui appartiennent même par indivis, soit à l'Etat, soit à des communes ou à des établissements publics, doivent, en principe, être régis par l'administration des forêts, laquelle est aujourd'hui rattachée au ministère de l'agriculture. Cette administration comprend, pour la France continentale, 33 conservations forestières ; à la tête de chacune d'elles est un conservateur, lequel a sous ses ordres diverses classes d'agents : inspecteurs des forêts, sous-inspectews, gardes généraux ; et aussi des brigadiers et des gardes forestiers qui sont des préposés et ont la qualité d'officiers de police judiciaire. Le Code forestier et l'ordonnance réglementaire du 1" août 1827 contiennent la plupart des dispositions relatives aux bois qui sont soumis au régime forestier; on y trouve les prescriptions concernant le bornage, l'aménagement, l'exploitation, la police et la conservation de ces bois, celles concernant les divers droits d'usage ou servitudes, la poursuite des délits et contravenlions, etc. Les agents et préposés forestiers constatent ces délits et contraventions; ils fout eux-mêmes lescilations et significations, et ils sont entendus à l'audience pour développer leurs conclusions. Leurs procès-verbaux font foi jusqu'à inscription de faux s'ils sontsignéspar deux agents ou préposés, ou même lorsqu'ils sont signés par un seul, dans

FORE

le cas où la condamnation ne doit pas excéder 100 fr. Lesjuges ne peuvent, en matière forestière, admettre ni excuses ni circonstances atténuantes. Sous l'ancien régime, les maîtres des eaux et forêts, chargés de la surveillance et de la vente des bois du domaine royal, et aussi de la police de la pêche, exerçaient une juridiction exclusive sur les délits forestiers; ils avaient même le droit de punir tout crime ou délit non forestier commis dans les bois. On pouvait appelerde leurs décisions devant la juridiction supérieure du grandtnaitre des eaux et forêts. Cette hante juridiction se nommait la table de marbre. L'école forestière de Nancy a pour but de former les agents de l'administration des forêts. Les candidats à celte école doivent être âgés de 19 à 22 ans. L'admission a lieu au concours et la pension annuelle est de 1,-500fr., outre le trousseau. Les élèves sont logés à l'école; mais ils prennent leurs repas au dehors. La durée des études est de deux ans. Il existe aussi des écoles destinées à développer l'instruction spéciale despréposés forestiers ;elles sont établies à 'Villers-Cotterets, Epinal, Toulouse et Grenoble. Depuis 18'78, un corps d'inspecteurs généraux des forêts a été institué, avec la mission de surveiller spécialement les services financiers de l'administration forestière. Cette administration est chargée du reboisement et de la conservation des terrains en montagne (L. 4 avril 1882). Les bois appartenant à des particuliers ne sont plus assujettis au contrôle qu'avait établi sur eux l'ordonnance des eaux et forêts de 16(19, ni au droit de martelage qui est encore réservé à la marine de l'Etat sur les bois soumis au régime forestier; mais aucun bois ne peut être défriché avant l'accomplissement de certaines formalités que nous avons lait connaître au mot DÉFR1CHE.MENT. «CV. S.) (Ch. Y. I

FORÊT NOIRE (La), ail. Schwarzwald, chaîne de montagnes boisées, située au S.-O. de l'Allemagne, et qui traverse le grand-duché de Bade et le royaume de Wurtemberg. La Forêt Noire commence aux environs de Bâle et se termine à Pforzheim et à Durlach. Elle borne à l'E. le bassin du Khin, et s'étend, à l'O., jusqu'aux Vosges. Sa longueur est de l.^Okil.; sa largeur varie entre 30 et '60 kil. Ses points culminants sont le Belchen (1,416 m.) et le Feldberg (1,494 m.). Dans ses parties les plus élevées, on ne trouve ordinairement aucune végétation, mais sur ses parties moyennes et inférieures, elle est couverte d'épaisses forêts de sapins. Ses pentes sont abruptes du côté du Rhin, et très douces sur l'autre versant. Les habitants s'occupent principalement de la fabrication de jouets en bois.

FOREY (Êlie-Frédéric) [fo-rè], général français, né à Paris en 1804, mort en 1872. 11 servit en Algérie de 1830 à 1844, et fut nommé général de brigade en 1848, et général de division en 18b2, en récompense de la manière dont il fusilla et canonna les adversaires du coup d'Etat. En 1854, il commanda pendant quelque temps devant Sébastopol, infligea dos pertes considérables aux Autrichiens à Monlebello et à Solferino (18.ï9), servit au Mexique sous les ordres de Bazaine (1862), réunit ensuite entre ses mains les pouvoirs civils et militaires, confisqua les propriétés des patriotes mexicains, obUgea Puebla do se rendre le 17 mai 18C3 et entra dans la ville de Mexico le 10 juin. Nommé maréchal de France, il fut bientôt rappelé en raison de sa conduite dictatoriale.

FOREZ (Le), Forensis pagus, ancien pays du Lyonnais, ch.-l. Peurs, puis Montbrison;v.pr.: Saint-Etienne, Néronde, Saint-Rambert, Chazelles, Saint-Galmier, Roanne, 11 tut réuni à la couronne lors de la confiscation des biens du connétable de Bourbon (1530). U est aujourd'hui réparti entre les dép. de la Loire, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme.

FORF

* FORF AIRE V. n. (lat. foras, dehors; faire). Faire quelque chose contre le devoir. Ne se dit guère qu'en termes de Jurispr. et en parlant de la prévarication d'un magistrat : si un jtige vient à forfaire. — Forfaire a son honneur, se dit d'une fille ou d'une femme qui se laisse corrompre. — Dr. féod. Forfaire un FIEF, le rendre confiscable de droit au profit du seigneur féodal, par quelque outrage, quelque trahison, etc. Dans celte phrase, forfaire est actif.

* FORFAIT s. m. (franc, fort et fait). Crime énorme commis avec audace : il a été imni de ses forfaits.

* FORFAIT s. m. Traité, marché par lequel une des parties s'oblige à faire ou à fournir quelque chose pour un certain prix, à perte ou à gain : traiter à forfait pour des travaux, pour le chauffage, pour l'éclairage d'un étahlissement public. — Vendre, acheter a forfait, vendre, acheter plusieurs choses en masse, et sans estimation préalable du prix particulier de chacune.

FORFAIT (Pierre-Alexandre-Laurent), ministre de la marine, né à Rouen en 17o2, mort d'une attaque d'apoplexie, le 8 nov. 1807. Il fut d'abord ingénieur maritime, puis membre de l'Assemblée législative, fit la connaissance de Bonaparte à Venise, où il était allé chercher, pour les envoyer à Paris, les quatre chevaux de Saint-Marc; devint ministre de la marine, depuis le 24 nov. 1799, jusqu'au lendemain de Ja signature des préliminaires du traité d'Amiens. Le premier consul l'accusa violemment de concussion.

* FORFAITURE s. f. Jurispr. Prévarication :

on ne peut ikilituer un magistrat qun pour forfaiture. — Dr. féod. Délit qui entraînait la confiscation du fief par le seigneur ; saisir, confisquer un fief pour 'forfaiture. — Législ. « Le Code pénal donne le nom de forfaiture à tout crime commis par un fonctionnaire public dans l'exercice de ses fonctions. Le même code a qualifié de forfaiture certains actes commis par des fonctionnaires; tels sont la poursuite ou l'arrestation exercée illégalement contre un ministre, un député, un sénateur ou un conseiller d'Etat, par un magistrat ou un officier de police; la coalition de fonctionnaires publies; l'empiéiement des autorités administratives ou judiciaires dans l'exercice des pouvoirs qui ne leur sont pas dévolus, etc. Toute forlaiture pour laquelle la loi ne prononce pas de peine plus sévère est punie de la dégradation civique (C. pén. 166 à 168, 183). La poursuite et l'instruction contre les magistrats prévenus de forfaiture donnent lieu à une procédure particulière (C. inst. crim. 484 et s.)» (Ch. Y.)

* FORFANTERIE s. f. (ital. furfanteria). Hâblerie, charlatanerie : on a dévoilé toutes ses forfanteries. — Fanfaronnade ou fanfaronnerie : c'est un homme bien déplaisant avec ses forfanteries.

FORFAR, ville d'Ecosse, capitale du Forfarshire, à 20 kil. S.-E. de Dundee; 1 1,040hab. .Manuf. de toiles. On y fabrique aussi pour l'exportation les souliers appelés brogues.

FORFARSHIRE [for'-far-cheur] ou Angus, comté oriental del'Hcosse sur la mer du .Nord; 2,3U6 kil. carr. ; 237,000 hab. Il est entrecoupé par des montagnes qui enveloppent la vallée de Strathmore, célèbre par sa beauté et sa fertilité. Les rivières principales sont : la Tay, le Nord-Esk, le Sud-Esket l'isla. L'agriculture y est très avancée. Manufactures de toiles grossières d'Ecosse. Villes principales : Forlar (capitale), Uuudee, Montrose, Arbroath ei Bnchin.

FORFICULE s. f. (lat. forficula, petit ciseau, dimiiiut. de /'/.'/tx, citiauxj. Lnloni. L'un des uums du percc-orcille.

FORG

* FORGE s. f. (vieux franc, farge, du laf.Arbrica, fabrique). Lieu où l'on fond le fer quand il est tiré de la mine, et où on le met en barre: un maître de forges. — Fourneau où certains artisans chauffent le métal qu'ils emploient, et l'enclume où ils le battent : la forge d'un orfèvre. — Atelier d'un maréchal ferrant : mener un cheval à la forge. — Forge df. campagne, forge portative et outils qui servent aux maréchaux ferrants, dans les armées en marche. — Cet ouvrage est encore tout chaud DE la forge, il sort des mains de l'auteur, il a été achevé tout récemment. — Encycl. On appelle forge, l'usine dans laquelle le fer ou l'acier sont amollis par la cbaleiir et travaillés avec des marteaux. Ce nom s'applique aussi aux travaux par lesquels les oxydes natifs de fer sont réduits, sans fusion, à l'état métallique et forgés alors en loupes ou en barres. Les forges diU'èrent des fonderies et des hauts tourneaux en ce que leurs produits sont des articles de fer forgé, tandis que ceux de ces derniers sont des fontes. Les forges exigent donc l'emploi de marteaux et de fourneaux capables de chauû'er, sans les fondre, les masses de fer. Les fourneaux des petites forges, comme celles des forgerons, reçoivent généralement l'air au moyen d'un soufflet mù à la main par un levier; mais dans les grands fourneaux, l'air est fourni par des machines souffiantes mues à la vapeur. — Les indigènes de l'Inde, du Burmah, de Bornéo, de Madagascar et de quelques parties de l'Afrique obtiennent le fer malléable directement de son minerai, à l'aide de forges primitives. Le minerai, grossièrement pulvérisé, est mélangé avec du charbon de terre et ensuite chautfé ; mais comme il ne se produit pas de fusion, la masse est martelée et réduite en loupe. C'est de celte manière que les forges corse et catalane, la forge allemande, le fourneau Osmund et le stùckofen ou haut fourneau allemand produisent le fer; tous emploient un courant d'air pour augmenter la chaleur; le terme haut fourneau est réservé pour les appareils dans lesquels, au moyen de l'augmentation de chaleur, le fer réduit est ensuite carburé, fondu et séparé, sous forme de lingots de fonte de ses impuretés ou scories. Le fourneau corse est le plus primitif et le moins employé; il consume plus de 400 kilog. de charbon pour produire 50 kilog. de fer. La forge catalane, en usage dans la France méridionale aussi bien qu'en Catalogne, se compose d'un foyer rectangulaire d'environ 1 m. 50 sur 1 m., construit principalement en plaques de fer très épaisses et muni d'une tuyère, qui y amène l'air.

* FORGÉ, É£ part, passé de Forger. — Mot forgé, mot inventé, nouvellement fabriqué. Se prend ordinairement en mauvaise pari.

FORGEAGE s. m. Action de forger.

* FORGEABLE adj. Qui peut se forger, qui peut se travailler à la forge : la fonte n'est pas forgeable.

' FORGER v. a. Donner une forme au fer, ou à quelque autre métal, par le moyen du feu et du marteau : forger des assiettes d'argent, des cuillers, des fourcliettes. Absol. : apprendre à forger. — Forger a fuoid, travailler un métal avec le marteau, sur une enclume, sur un tas, etc., sans le faire chauffer. Forger A CHAUD, se dit lorsqu'on veut parler de la manière ordinaire de forger. — Manège. Ce CHEVAL forge, SB dit d'un cheval qui en marchant touche les fers des pieds de devant avec les fers des pieds de derrière. — Kig. et fam. Inventer, controuver: i/ a forgé une fable qu'il voulait )ions donner comme une vérilé. — »'v Se forger v. pr. Etre forgé : ce fer se forge aisément. — ' Se forger des chimères, simag-iaer des choses sans fondement. Se forger uics Monstres pour les combattre, se former des dinicullés, soit de bonne foi et par crainte

FORL

ou par faiblesse d'esprit, soit à dessein et pour faire paraître son esprit en les surmontant.

'FORGERON s. m. Ouvrier qui travaille le fer au marteau, après l'avoir fait chauffer à la forge. Se dit principalement de ceux qui font les gros ouvrages de fer, comme barres, ancres, chaînes, instruments aratoires, etc. — En forgeant on devient forgeron, à force de s'exercer à quelque chose, on y devient habile.

FORGES-LES-BAINS ou Forges-sur-Briis,

station minérale de l'arr. et ;\ iikil. S.-E. de Rambouillet(Seine-et-Oise), sur une montagne. Trois sources carbonatées sodiqucs froides. Scrofules, chlorose, anémie. Installations balnéaires. 1,088 hab.

FORGES-LES-EAUX , station minérale et ch.-l. de cant., arr. et àl7 kil. S.-E. deNeufchâtel (Seine-Inférieure); 1,849 hab. — Trois sources ferrugineuses bicarbonatées froides (la Cardinale, la Royale et la Reinetle). Chlorose, anémie causée par les héraorrhagies passives, certaines dyspepsies, diarrhées séreuses par inertie de l'intestin. Etablissementavec bains, douches etappareils d'hydrothérapie. Buvettes. Les eaux de Forges ont été recommandées contre la stérilité; Louis XIV vint au monde peu de temps après un voyage que sa mère fit à cette ville d'eau.

FORGET -ME-NOT s. m. [for-ghètt-mi-nott] (angl. ne m'oubliez pas). Nom anglais du myosotis.

* FORGEUR s. m. Techn. Celui qui est employé aux travaux de la forge : fergeur d'épées, de couteaux, de ciseaux, de lancettes, etc. — Fig. et fam. Celui qui invente, qui controuve quelque fausseté : c'est un forgeur de contes, un forgeur de nouvelles, un forgeur de calomnies.

FORHU s. m. [for-u] (lat. foris, dehors; et franc, huer). Véner. Sonner pour rappeler les chiens.

•FORHUIR ou Forhuer v. n. Chasse. S'emploie dans ces phrases, Forhuir du cor, du cornet, du hucheï, sonner du cor, etc., pour rappeler les chiens.

*FORJETER V. n. (lat. foras, dehors; fr. yeJe?'). .\rchit. Se jeter en dehors, sortir de l'alignement ou de l'aplomb : ce mur forjellc. — l'v V. a. Archit. Construire des saillies en dehors de l'alignement général d'un édifice.

FORLAN, ANE s. et adj. Du Frioul; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.

* FORLANCER v. a. {lai. foras, dehors; fr. lancer). Chasse. Faire sortir une bête de son gîte.

FOR-L'ÉVÊQUE, Forum episcopi, lieu où l'évêque de Paris eut sa cour de justice, rue Saint- Germain -lAiixerrois, jusqu'en 1674; For-l'Evêque fut ensuite une prison, où l'on renferma les détenus pour dettes et les comédiens délinquants ; on le démolit en 1780.

FORLI, I. province d'Italie, autref. comprise dans les Etats du pape, bornée par l'Adriatique; 1,862 kil. carr.; 300,000 hab. Les principales productions sont : le vin, les grains, le lin, le chanvre, la garance, le safran, l'anisjles abeilles et la soie; le soufre y est abondant.— II {a.nc. Forum Licii), capitale de cette province, à 50 kil. S.-E. de Rimini ; 43,768 hab. C'est une belle ville entourée de murailles et située dans une plaine fertile, au pied des Apennins, entre les rivières Ronco et Montone. Manufactures de soie, de rubans, d'étoffes imperméables, d'articles de laine, de cire, de nilre et de soufre raffiné. On dit que la ville a été fondée 207 ans av. J.-C. par le consul Livius Saliiiator. Au moyen âge, elle forma une république.

FORLI (Melozzo da), peintre italien, né

FORM

en 14o8, mort vers 1492. Il fut le pretTiicr à employer les raccourcis dans les peintures de ciels voûtés.

•FORLIGNERv. n.(lat. /■oiw, dehors; fr.

ligne). Dt'-générer de la vertu de ses ancêtres, taire quelque action indigne de la vertu de ses aïfius : il n'a pas suivi tes (races de ses pères, il a forligné. ^Vieux.) — Fam. et par plaisanterie. .Se dit d'une fille qui forfait à son honneur : elle a forligné.

• FORLÛNGER v. n. (lat. foras, dehors; longus, lointain). Chasse. Se dit proprement dos bêles qui, étant chassées, s'éloignent du pays où elles font leur séjour ordinaire. — Se dit également du cerf, quand il a bien de l'avance sur les chiens.

* FORMALISER (Se) v. pr. S'offenser, se piquer, trouver a redire : elle s'est formalisée de la liberté qu'il aprise.

* FORMALISME s. m. Attachement excessif aux formes, aux formalités: on n'avait à lui reprocher que son formalisme.

' FORMALISTE atij. Qui s'attache scrupuleusement aux formes, aux formalités : les Romains étaient extrêmement formalistes. — Façonnier, vétilleux dans les moindres choses qui regardent les devoirs de la vie civile : on ne petit vivre avec lui, il est trop formaliste. — Substantiv. Personne formaliste. S'emploie surtout dans le premier sens : c'est un formaliste sévère.

* FORMALITÉ s. f. (v. fr. formai, pour /'orme/).Formule prescrite ou consacrée; manière formelle, expresse, ordinaire de procéder, de laire certains actes civils, judiciaires, administratifs, religieux : cette formalité est requise, elle est de rigueur, à peine de nullité. — Cérémonie, acte d'une civilité recherchée: il attachait une grande importance aux moindres formalités de l'étiquette. Ce sens est ordinairement familier.

• FORMARIAGE s. m. Dr. féod. Mariage entre deux personnes de condition serve, appartenant à deux seigneuries différentes, ou entre une personne de condition serve et une personne de condition franche. — Droit de for- MARiAGE, droit payé au seigneur, pour obtenir son cunsenlement à un mariage de ce genre.

■ FORMAT s. m. [for-ma] Imprim. et libr. Dimension d'un volume en hauteur et en largeur, déterminée par le nombre des feuillets qui composent la feuille. La feuille produit un nombre de pages double du chiffre que lui donne son nom. Ainsi, le format in-pkino ou feuille atlantique (formai oii la feuille n'est pas pliée en feuillets) a 2 pages; dans le format Hi-/'t)ito, la feuille est pliée en deux, ce qui donne 4 pages; le format in-quarto a quatre feuillets ou 8 pages; le format i)i-octavo, huit feuillets ou 16 pages; l'in-douze, 24 pages ; Vin-scize, 32 ; Vin- dix-huit, 36 ; i'in-vingtquàtre, 48; i'in-trente-deux, 64; l'in-trente -six, 72; Vin-quarante-huit, 96; i'in-soixantequatrc, 112; \'in-soixante-douze, 144; l'in-centvingt-huit, 2b6.

• FORMATEUR, TRICE s. Celui, celle qui forme. No s'emploie guère que dans le style élevé : on a appelé Dieu le parfait architecte et l'absolu formateur de tout ce qui est. — Adjecliv. Intelligence formatrice.

FORMATIF, IVE adj. Qui sert à former.

■■ FORMATION s. f. Action par laquelle une chose se forme, est produite : la formation de ce terrainparait due à des éruptions volcaniques. — Théorie milit. Mouvement par lequel une troupe prend une certaine disposition : les principes de la formation en bataille.— Géo\.Ei\serabie des couches ou portions de terrains, de glles quelconques de substances minérales qui paraissent avoir été formés à la même époque et ensemble : les terrains des environs de Paris sont de formation gypscuse. — Action

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