MATÉRIELLE
* FORMELLEMENT adv. En termes exprès, précisément, claiiemenl :. la loi ledit formellement, le défend formellement. — Ane. Philos. Se disait par opposition à Matériellement.
' FORMER V. a. (\s.\..formari). Donner l'être cl la forme : Dieu a formé l'homme à son imaqc, il l'a formé du limon de la terre. — Produire, faire, opérer; composer, constituer: les vapeurs qui forment les tutagcs. — Se dit, particulièremenl, en parlant de la manière de faire, de composer les mots, ou de les modilier, de les varier : au participe présent on forme l'imparfait, en changeant anl en ais. — Fabriquer, figurer, façonner, donner une ci'itaine forme, une certaine figure : le potier forme des vases, et leur donne telle figure qu'il veut. — Former des nœuds, des liens, etc., s'engager dans quelque union. Dans le même sens, Former une liaison, etc. — Produire dans son esprit, concevoir dans son esprit : former un dessin, des vœux. — Proposer, exposer ce qu'on a conçu, le mettre en avant : former sa plainte, son opposition devant le juge.
— Organiser, instituer, établir : former une république, une monarchie. — Former un SIÈGE, commencer le siège d'une place, commencer à ouvrir la tranchée. — Former UNE ENTREPRISE, la Concevoir et travailler à l'exécuter. — Instruire, façonner par l'instruction; faire contracter à quelqu'un certaines habitudes convenables : la lecture des bons livres forme les mœurs; c'est l'expérience qui forme les hommes. On dit de même, former des soldats, des marins, etc. — Se dit, dans un sens analogue, en parlant du goût, du style, elc. : on forme son goût, on se forme le goût par l'étude des bons modèles. — Se former v. pr. S'emploie dans la plupart des sens qui viennent d'être indiqués. — Former soi : le poulet se forme dans l'œuf; on se forme aveo le temps, en voyantlemonde. — Etre formé : le futur des verbes français se forme ordinairement de l'infinitif; l'assemblée s'est formée en comité secret; le goût se forme par la lecture des bons auteurs. — Se dit, parliculièremenl, des choses dont la forme devient plus parfaite, plus prononcée : les traits de son visage commencent à se former. — Surtout dans la Théorie milit. Prendre une certaine disposition, un certain arrangement : troupe qui se forme sur la droite ou sur la gauche en bataille. Absol. Se dit de la disposition, de l'ordonnance habituelle d'une troupe : les régiments se formèrent devant les casernes.
FORMERET s. m. Archit. Arc-doubleau construit parallèlement à l'axe de la net : l'are- doubleau des arcades qui séparent les nefs est un formeret. — Adjectiv. Arc formeret .
FORMERIE, ch.-l. de eaul., arr. et à 38 lui. N.-O. de Beauvais (Oise); 1,340 hab.
FORMIATE s. m. Chim. Sel résultant de la comljinaison d'une base avec l'acide formique. Les formialcs sont tous solubles dans l'eau
FORM
FORN-
FORT
et peuvent être décomposés par la chaleur; sous l'action de l'acide sulfurique, ils dégagent de l'acide formique.
FORMICAIRE adj. (lat. formica, fourmi).
Entoiii. Qui ressemble ou se rapporte au genre fourmi. — s. m. pi. Tribu d'hyménoptères ayant pour type le genre fourmi, et comprenant les myrmicites, les ponérites et les formicites.
' FORMICA-LEO s. m. [-ka-lé-o] (lai. fourmilion}. Voy. FODRSII-LION.
* FORMICANT adj. m. {\at. formica, fourmi). Méd. i\e s'emploie que dans celte locution, Pouls formicant, pouls petit, faible et fréquent.
FORMICIDE adj. (lai. formica, fourmi ; gr. eidos, apparence). Enlom. Qui ressemble ou se rapporte au fienre fourmi. — s. m. pi. Nom sous lequel la Iribu des formicaires a été élevée au rang de famille par plusieurs entomologistes modernes. On dit aussi Formi-
CIENS.
FORMICIEN, ENNE adj. (lat. formica, fournii\ Vûy. FoRuiciDE.
FORMICITE adj. Enlom. Qui ressemble ou se rapporte au genre fourmi. — s. m. pi. Groupe de formicaires, comprenant le genre
•pohjerguc et le genre fourmi.
' FORMIDABLE adj. (lat. formidabilil) . Redoutable, qui e.^t à craindre, ou qui inspire une grande crainte : il s'est rendu formidable par la rapidité de ses conquêtes.
' FORMIER s. m. (rad. forme). Ouvrier qui fait el veuil des formes pour les chaussures.
FORMIGNY, comm. du cant. de Trévières, arr. et a 16 kil. N.-O. de Bayeux; 544- hab. Le Ib avril 1450, le connétable de Richemont y remporta sur les Anglais une victoire qui décida du sort de la Normandie. Un monument commémoratit' a été élevé sur le lieu où se livra cette bataille mémorable.
•FORMIQUE adj. (lat. formica, fourmi).
Chim. Se dit d'un acide qu'un extrait des fourmis, el d'un éther produit par cet acide. On prépare artificiellement l'acide formique en faisant dissoudre du sucre, de la fécule ou de l'acide tartrique dans de l'eau, en y ajoutant de l'acide sulfurique et en distillant le mélange sur le peroxyde de manganèse. Cet acide est incolore et transparent; gravité .spécifique l^llCS; sa composition est ropréîentée par la formule CH- 0^
FORMISTE s. m. Jargon. Peintre ou sculpteur qui donne tous ses soins à la forme.
FORMOSE (port. Ilha Formosa, belle île; malais, Pékan ou Fekando; chinois, Tai-wan, rade en terrasse); île de la mer de Chine, séparée de la province chinoise de Fokien par un canal large de IbOkil.; la longueur de l'île est de 3(i0 kil. Sa plus grande largeur est d'environ 120 kil.; 38,S03 kil. carr. ; de ^,000,000 à 3,000,000 d'hab. Une chaîne de montagnes occupe la partie £. Quelques-uns de ses sommets étant couverts de neiges éternelles, on peut évaluer leur hauteur à 3,b00 mètres au moins. Parmi ces montagnes on dislingue plusieurs volcans éteints; on y trouve du soufre, du uaphte, du sel, du charbon bitumineux et de l'or. La Chinfe a dû céder l'ile de Forraose au Japon, à la suite de la dernière guerre entre ces deux pays. Le gouverneur réside à Taiwang-foo, ville d'environ 100,000 hab. Tanshui el Kelung au N., et Takoo el Taiwang-foo sur la côte 0., sont des ports ouverts au commerce. Le pays montagneux à l'E. de Formose est habité par une lace guerrière, barbare, de couleur cuivrée, avec laquelle les occupants son t presque conslammenten hostilité. On ne suppose pas que leur nombre excède 20,000 individus. Les Chinois ne possédèrent pas de résidence à i'ormose avuutle xV^ siècle. En liiSî un na-
vire espagnol y fit naufrage et les survivants apportèrent en Europe quelques détails sur celle île. Depuis 1788 les colons chinois se sont souvent révoltés.
* FORMUER V. a. (lat. foras, dehors; franc muer). Vén. Faire passer la mue à un oiseau.
* FORMULAIRE s. m. Livre, recueil de formules : formulaire pharmaceiUique. — Tout ce qui contient quelque formule, quelque formalité à observer, quelque profession de foi : signer un formulaire de foi. — Absol. Bref émané de la cour de Rome au sujet du livre de Jansénius : signer, refuser le Formidaire.
' FORMULE s. f. (lat. formula; diminul. de forma, forme). Modèle qui contient les termes formels et exprès dans lesquels un acte authentique, solennel, religieux, etc., est ou doit être conçu : formule de serment. — Formule d'algèbre ou algébrique, ensemble de termes algébriques qui compose l'expression la plus générale d'un résultat de calcul. — Méd. Recette pharmaceutique, ordonnance de médecin, rédigées conformément aux règles et dans le langage de l'art : on use dans les formules de certains caractères, de certaines abréviations pour désigner les médicaments, leur dose, leur poids, etc. .— Chim. Abréviation convenue dont on se sert pour indiquer la composition atomique des corps. — Façon de s'exprimer dont on se sert habituellement dans les diverses relations de la vie : laissons de côté ces vaines formules, et parlons avec fra7ichise.
* FORMULER v. a. Méd. et Pharm. Rédiger une ordonnance de médecine selon les règles et avec les termes de l'art : cette ordonnance a été mal formulée. — En Jurispr., Formuler UN ACTE, u.N JUGEMENT, ctc, le rédiger en la forme accoutumée. — Algèbre. Donner la formule qui exprime le résultat général d'un calcul.
FORMYLE s. m. (conlracl. de formique et du gr. ulé, matière). Chim. Radical supposé do l'acide formique.
TORmARWAlha), (petite botclangère),modè]e el maîtresse supposée de Raphaël, fille d'un boulanger de Home. Les plus célèbres de ses prétendus portraits se trouvent dans les fresques d'Héliodore dans le Parnasse, dans l'Agonie de sainte Cécile, dans la Transfiguration el dans la toile appelée La Fornarina.
' FORNICATEUR, TRICE s. Celui, cl le qui commet le péché de fornication : l'Écriture dit que ni les fornicateurs ni les adultères n'entreront dans le royaume des deux.
* FORNICATION s. f. (lat. fornicatio; de fornix, chambre à l'usage des prostituées). Péché de la chair entre deux personnes qui ne sont ni mariées ni liées par aucun vœu : simple fornication. Ce mot et celui de Fornicateur ne se disent guère que dans le dogmatique, et en matière de religion. — Hist. « Dans l'ancien droit, lafornicationétait l'un desatlentals comprissous la dénomination générale de luxure. C'était le commerce criminel existant entre un homme el une femme libres. Les doux parties pouvaient être condamnées à l'amende ou à une aumône. Les autres faits de luxure étaient l'adultère, le rapt, le viol, l'inceste, les crimes contre nature et la polygamie. On appliquait habiUicllemenl à ces fails les dispositions du Code de Juslinien, et les juges ordonnaient la réclusion des Icmnies dans un monastère, le carcan, les galères, le bannissement, etc. Très Iréquemmenl la peine de mort était prononcée.» (Cu. Y.)
* FORNIQUER v. n. Commettre le péché de fornication. Peu usité.
FORNOUE, Fornovo, bourg d'Italie, à 22 kil. S.-O. de Panne, au pied des Apennins, sur la rive gauche du Tanaro. Victoire de i»,000 Français commandés par Cliailes VlU, sur
40,000 Italiens, Espagnols et Allemands, qui
voulaient leur fermer la retraite (6 juillet 149b).
* FORPAÎTRE ou Forpaiser v. n. (lat. foras, dehors ; franc, paître). Chasse. .Se dit des bêles qui vont chercher leur pâture dans des Ulux éloignés de leur séjour ordinaire.
'FORS prép. [for] (lat. foras, hors). Excepté, hormis, à la réserve de : « Tout est perdu, fors l'honneur », écrivait François I", après la bataille de Pavie. (Vieux.)
* FORSENANT adj. Chasse. Se dit d'un chien courant (jui a beaucoup d'ardeur.
FORSKAL (Peter), naturaliste suédois, ne en 1736. mort en Arabie, le M juillet I76.'î. Il fut attaché avec Karsten Niebuhr à l'expédition scientifique envoyée en Egypte el en Arabie par le roi de Danemark en 1761. Niebuhr a publié ses trois ouvrages posthumes sur la faune et la flore de l'Orient.
FORSTE, ville du Brandebourg (Prusse), dans une île de la Neisse, à 65 kil. S.-E. de Francfort-sur-l'Oder; 25,679 h. Manufactures considérables; six foires annuelles.
FORSTER (George), voyageur anglais, mort en 1792. 11 était au service de la compagnie des Indes, et, en 1782-'84, il fit un voyage par terre de l'Inde en Russie et de là en Angleterre. Il publia Skelehes of the Mylhology and Customs of the Hinduos et Journey from Bengal to England. 11 mourut pendant qu'il était en mission à la cour de Nagpore.
* FORT, ORTE adj. [for, for-te] (lat. fortis). Robuste, vigoureux : c'est un homme fort, et qui résiste au travail, à la fatigue. — Cet HOMME EST FORT COMME UN TuRc, il cst extrêmement robuste, vigoureux. — Grand et [luissant de corps, épais de taille : un fort mulet porte six cents pesant. Dans un sens analogue : avoir la jambe forte, la maiyi forte, etc. — En parlant des choses. Gros et épais de matière, capable de porter un poids ou de résister au choc : (/ faut une barre de ferre plus forte. — CoFFRE-FORT. (Voy. CoFFRE.) — Se dit pareillement des élotîes, des toiles, du cuir, etc. : damas fort et plein de soie. — Terre forte, terre grasse, tenace, et diflicile à labourer. Colle forte, sorte de colle plus tenace que la colle ordinaire. — En parlant des villes et des places de guerre. Qui est en état de résister aux attaques de l'ennemi : les dehors sont encore plus forts que le corps de la place. — Se dit des troupes que leur nombre el leurs ressources mettent à même d'attaquer el de se défendre avec avantage : l'ennemi était plus fort que nous. — En parlant des bois, des blés, etc. Toulîu, rangé près à près : la haie est trop forte pour qu'on y puisse passer. — Rude, diflicile, pénible : vous lui donnez là une forte tâche. — Ce cheval a la bouche foutk, est FORT en bouche, il u'obéil point au mors.
— Fam. Le plus fort en est fait, le plus difficile, le plus désagréable en est fait. — Fig. Qui est considérable dans son genre : c'est une forte maison, on y fait beaucoup de dépense. — Un ordinaire fort, une table servie tous les jours copieusement. Une forte entrée, une entrée copieuse; et, dans le même sens, Un plat fort, très fort. — Une forte lunette, une lunette qui a une longue portée.
— Voix forte, voix pleine et qui se fait bien entendre. — Fig. Impétueux, grand, violent, énergique dans sou genre : le coup de tonnerre fut si fort que les vitres en tremblèrent. Mus. : la mesure se divise en temps faibles et en temps forts; appuyer sur les temps forts. etc. — S'applique également aux choses morales : avoir une forte inclination, une fortepassion pour quelque chose. — Cela est plus fort QUE moi, se dit d'une passion, d'une répugnance, d'une habitude, etc., qu'on ne peut vaincre, surmonter. — Se dit, dans une acception analogue à celle qui précède, do certaines choses qui font une vive impression sur
FORT
le goftt ou sur l'odorat : le gingembre, le piment ont un goût très fort; cette eau de Cologne est bien forle, a une odeur bien forte. — Qui est excessiveinenl acre, désagréable au goût, à l'odorat ; beurre fort; avoir l'haleine forte.
— Eau-foiite; Gravkr a l'eau-foute. (Voy. Eau-forte ot Gravure.) — En parlant d'un liquide, d'une couleur, etc. Chargé : ce thé est bien fort; ces teintes sont un peu trop fortes. Puissant, tant au sens physitiue qu'au sens moral : un homme est bien fort quand il a pour lui la justice; quand on n'est pas plus fort, il faut céder.
La raison du plus ^ort est toujours la ntcilloure. La FoMTAirtK.
— Main-forte. (Voyez cette expression à son rang alphabétique, dans la lettre M). — Qui est bien fonde, qui est appuyé sur de bons principes : !"! des plus forts arguments pour prouver l'immortalité de l'dmc. — Par comparaison du plus au moins, A plus forte raison, avec d'autant plus de raison : si l'on est obligé de faire du bien aux étrangers, à plus forte raison doit-on en faire à sa famille. — Se dit également des expressions, du style, etc., lorsqu'ils joignent l'énergie à la justesse, et qu'ils sont capables de frapper, d'entraîner : style fort et concis. — Se dit aussi des expressions, des ternies, des propos durs et offensants : ce que vous dites là est un peu fort.
— Gela est fort, pahaIt fort; voila qui est fort, se dit d'une chose qui étonne désagréablement, qui parait exiraordinaire, ou "diflicile à croire. — Fig. Habile, expérimenté, capable : je ne joue pas contre vous, vous êtes beaucoup plus fort que moi. — C'est une tète forte, une forte tète, c'est un homme de beaucoup de jugement, de beaucoup do capacité. Tète forte, homme qui porte bien le vin, qui peut en boire beaucoup sans s'incommoder. — Avoir l'esprit fort, avoir de la vigueur, de la pénétration et de l'étendue d'esprit. — EspRrr FORT. (Voy. Esprit.) — Il est fort pour parler, pour pérorer, etc., se dit, par une sorte de dénigr.,de celui qui sait beaucoup moins agir que parler, etc. — Fig. Courageux, magnanime, ferme : c'est un homme qui a un caractère fort, qui a l'âme grande et forte. — Se faire fort, s'engager à quelque chose, se rendre caution, se rendre garant. Dans celte phrase, Fort s'emploie toujours sans nombre ni genre : elle se fait fort d'obtenir la signature de son mari. Dans le même sens. Se porter fort pour quelqu'un, répondre du consentement de quelqu'un. — Se met souvent avec la prép. en, ou avec la prép. de, suivie d'un subst. qui indique le genre de force, la cause, la qualité, les ressources, etc., qui rendent fort : cette armée est forte en infanterie, forte d'infanterie. — Etre FORT en GUEULE, parler beaucoup, avoirla répartie prompte et, rude. — »» Fort de café, fort DE CHICORÉE, FORT DE MOKA, excessif,peu Supportable. — C'est plus fort que de jouer au bodcaoN, se dit d'une chose extraordinaire et peu croyable.— *s.m.Substantiv.,surtouldans le style élevé. Celui qui alaforceou la puissance: ■protéger le faible contre le fort. — Les forts de LA HALLE, les portefaix qui font le service de la halle aux blés de Paris.— w Se dit aussi de tout portefaix qui fait le service d'une halle quelconque : fort de la halle au poisson. — .\bsol. Fort de la halle : fort au beurre. — ' Endroit le plus fort d'une chose : mettre une poutre sur son fort. — Endroit le plus épais et le plus toull'u d'un bois : s'enfoncer dans le fort du bois. — Chasse. Repaire, retraite de certains animaux qui se réfugient toujours dans lendroit le plus épais du bois : relancer une béte dans son fort. — Fig. et fam. Genre de mérite ou de savoir, qualité qui distingue une personne : tout le fort de cet homme est la mémoire. Dans un sens analogue : connaitre le fort et le faible d'une affaire; savoir le fort et le fin d'un art. — Faire fort sur une chose.
FORT
compter sur une chose, s'y appuyer : il fit fort sur une protection qui ne lui a jamais manqué.
— Du fort AU FAIBLE, LE FORT PORTANT LE
FAIBLE. (Voy. Faible.) — Temps où une chose est dans son plus haut point, dans son plus haut degré; se dit tant des choses physiques que des choses morales : dans le fort de l'hiver; un homme dans le fort de sa ]iassion, dans le fort de la colère, peut-il écouter la raison ? - Adverbial. Vigoureusement, d'une manière forte et vigoureuse : heurtez plus fort. — Extrêmement, beaucoup ; quand on le met devant un adj. ou devant un adv. marque le superlatif : cette entreprise lui tient fort au ccsur; cet ouvrage est fort estimé des savants.
' FORT s. m. Ouvrage de terre ou de maçonnerie, eu état de résister aux attaques de l'ennemi : il n'y a qu'un fort de terre qui défende l'entrée du pont.
FORTANCHEs. f. Argot. Fortune.
FORT-DE-FRANCE, autrefois Fort-Royal,
ville forte et maiiliiiie, ch.-l. delaMarliiiique, sur la côte occidentale de l'île, par M" :if)' 7'' lat. N. et 63° 24' U" long, 0.; 16,056 hab. Elle est bien b.ltie, avec des rues tirées au cordeau, et elle a augmenté d'importance depuis que son port est le point de relâche des paquebots transatlantiques français. Patrie de Joséphine Tascher de la Pagerie, dame Beauharnais et première femme de Napoléon l". La statue de cette impératrice se trouve au milieu de la Savane. Collège diocésain; école des arts et métiers; importantes fonderies, fabrique de liqururs des iles. Fondée en 1672, cette ville a été presque entièrement détruite par un tremblement de terre en 1839.
FORT DODGE, ville de l'Iowa (Etats-Unis), sur la rivière de Des-Moine.s, à loO kil. N.-lN.-O. de Des-.Moines; 4,871 hab.
FORT DONELSON et Fort Henry, nom de
deux fortifications du N.-E. de Tennessee, près des frontières du Kentucky, érigées par les confédérés en 1861, le premier sur la rivière du Cumberland et le dernier sur la rivière du Tennessee, à environ Ib kil. l'un de l'autre. En février 1862, une expédition combinée, navale et militaire, fut projetée contre eux. Le 16, Buckner se rendit sans condition au général Granl. Le nombre des prisonniers fut d'environ 13,000, avec 48 canons, des armes, des munitions et des vivres.
* FORTE adv. [for-té]. Mot emprunté de l'italien. Mus. Fort. Se met, dans une pièce de musique, aux endroits où le son doit être renforcé. — »* s. m. Passage qui doit être exécuté forte : vous n'indiquez pas assez les forte. — Signe indiquant ce passage : ces forte sont mal placés.
' FORTEMENT adv. D'une manière vigoureuse, feriiie. solide : cela tient fortement à la muraille. — Fig. Avec énergie, avec force, avec ardeur : il a insisté fortement sur ce point. — Des contours, des muscles, etc., forte.ment DESSINÉS, des contours, des muscles, etc., dont la forme ou la saillie est très prononcée. Dans un sens analogue, on parlant du visage, Des traits marqués fortement.
"FORTE-PIANO s. m. [for-té-] (ital. fortdoucement). Mus. Espèce de clavecin dont la construction est telle, qu'on peut renforcer ou adoucir le son à volonté. Le mot n'est plus guère en usage aujourd'hui. (Voy. Piano.)
* FORTERESSE s. f. Lieu fortiflé, destiné à recevoir une garnison et à défendre un pays : eette forteresse tient tout le pays en respect.
FORT-EDWARD, village de l'état de New- York, sur la rivière Hudson et le canal Champlain; à 75 kil. N. de Troy ; 3,490 hab. L'institut de Fort-Edward possède environ 450 élèves.
FORT -GAINES , ville de l'état de Géorgie
FORT
(Etats-Unis), sur la rivière Cliattahoochee, à 230 kil. d'Atlanta; 7;i8 hab.
FORTH, rivière sinueuse d'Ecosse, formée sur le penchant N.-E. du Ben-Lomond ; sur une partie de son cours elle est connue sous le nom d'Avendon ou Rivière Noire. Le Teith, l'Allan et le Devon sont ses plus larges tributaires. A Kincardine elle commence à s'élargir en un estuaire appelé le Frith de Forth, long de 7;'; kil. et large de 20 kil. Son cours total est d'environ 260 kil., dont 120 sont navigables pour les navires de 100 tonnes. (V. S. >
FORT-HOWARD, ville du Wisconsin (Elats.' Unis), sur la nve ouest delà rivière Fox, près de son embouchure et en face do la ville do Green-Bay; 3,610 hab.
'FORTIFIANT, ANTE adj. Qui augmente
les force.*. Se dit des remèdes et des aliments : le vin est nn remède et un aliment fortifiant. — s. m. Substance fortifiante : prendre des fortifiants.
' FORTIFICATION s. f. Ouvrage de terre ou de maçonnerie qui rend une place forte : la fortification de cette ville est excellente. — Art de fortifier : cet ingénieur entend bien la fortification. Se dit plus ordinairement au pluriel : se connaître, s'entendre aux fart'tfications. — Action même de fortifier : on travaille à la fortification de cette place. — »* Argot. Bande de billard ; allusion à l'analogie de forme. — Etre protégé par les fortifications, être collé contre une bande. — Encycl. La fortification est l'art do préparer une position de telle sorte que la troupe qui l'occupe puisse résister à une attaque. Les moyens dont on se sert pour cet objet peuvent être naturels ou artificiels, selon que les obstacles sont des rivières et des bois ou des constructions faites de main d'homme. Les obstacles artificiels dont on se sert se divisent en deux classes : les fortifications permanentes et les fortifications passagères. — L For-tificATioNs permanentes. EIlcs sout essentiellement défensives et s'emploient quand il s'agit de soustraire à l'action de l'ennemi une localité dont les richesses ou l'emplacemenl géographique et topographique rendent la conservation constamment utile. Leur but n'a jamais changé depuis l'origine des sociétés. Leur histoire, comme celle de l'homme, peut se partager en trois périodes : la période ancienne, la période du moyen âge, et la période moderne. 1° Fortifications primitives et anciennes. La plus ancienne forme de fortification est, croit-on, la palissade, qui, jusqu'à la fin du xviii" siècle, fut employée par les Turcs (valnnha) et dont on se sert encore aujourd'hui dans la péninsule indo-chinoise. Elle consiste en un double ou un triple rang de pièces de bois, rondes ou triangulaires aiguisées par un bout et longues de 3 m. à 3 m. 50; ces pièces sont plantées verticalement en terre, la pointe en haut, à 7 ou 8 centim. d'intervalle, et sont assujetties par un liteau. On les place ordinairement au fond des fossés à l'abri du canon et quelquefois sur la berme ; elles prennent alors le nom de Fraises. Darius, pendant son expédition contre les Scythes, Cortès à Tabasco au Mexique, et le cap. Cook en Nouvelle-Zélande, eurent tous à vaincre des obstacles en palissade. On substitua à ce? retranchements primitifs des murs en maçonnerie. Depuis le temps de Ninive et de Babylone jusqu'à la fin du moyen âge, ces murs furent les seuls modes de fortification en usage chez toutes les nations civilisée^'. Les moyens de défense étaient alors les tours, les parapets et les fossés, f Fortifications dn. moyen âge. Elles consistèrent principalement en châteaux forts placés dans les position? les plus inaccessibles et qui étaient pourvus de tout ce qu'il fallait pour opposer une résistance passive et obstinée; ces châteaux étaient entourés de fossés larges et prolonds sur les-
FORT
quels était jeté un pont-levis, qui donnait seul accès à l'entrée principale. Celle-ci était flanquée de deux tours et, de plus, close par des portes massives. Le passa.ire sinueux qui conduisait dans l'intérieur du château était défendu par une lourde grille nommée herse, qu'on pouvait faire glisser, à un moment donné, pour arrêter une attaque soudaine. Au centre du cliâleau et généralement sur une éminence ou sur un talus nommé motte, se trouvait une haute tour appelée donjon, qui servait de beffroi; elle comniiiniquail souvent avec l'extérieur au moyen d'un passage souterrain par lequel on pouvait fuir ou recevoir des secours. La seule invention utile de cette longue période est celle des mâchicoulis. 30 Fortifications modernes. Elles datent de l'invention de la poudre à canon (xiV siècle) et de son application dans les sièges. On peut diviser l'art de la fortification moderne en quatre périodes, savoir : 1° xiv=,xv« etxvi' siècles; 20 xvi» et xvn" siècles; 3» xvn= et xvni'' siècles; 4° du xvin^ siècle à nos jours. La première de ces p- iodes est célèbre par
PLAN u'i N BASTION ET OB SKS DEPBÎTDAnCEe
AAAA. enceinte ou corps de la place furmé de deux demib:»slion^; B. B. réunis par une courtine î C, C. (-. C. fossés principaux ou fossés d'enceinte; D. D, D, D, bastion ou deniifnnc ichcniin couvert) ; E. E, place d'armes rentrante ; F, place d'armes saillante; G, demi-lune ; H. H. fossés de la demi-lune; J. réduit de demi-lune; K, K. traverses de la demi-lune; L. L, fossé du réduit de la demi-lune: M, M, réduit de place d'armes ; N, N, fossés du réduit : 0, tenaille; P. caponnière : X, X, côté extérieur ; a, a, traverses du chemin couvert ; F, A, capitale.
l'invention et le perfectionnement du système bastionné. La plupart des ingénieurs occupera la construction de ces ouvrages étant italiens, on donne plus généralement à leur art le nom de système italien. Pendant la seconde période, ce système fut modifié et perfectionné en Hollande pendant la guerre que cette contrée soutint pour défendre son indépendance contre l'Lspagne. A la troisième période, ce fut au tour des Français d'apporter des perfectionnements. C'est pendant la quatrième et dernière période que l'on commença à soulever des objections contre le système bastionné et qu'on proposa de lui en substituer un autre. La nouvelle méthode est appelée système polygonal, et, comme plusieurs nouvelles forlilications allemandes ont été construites d'après cette méthode, on l'appelle souvent système allemand. Quel que soit le système employé, le but est le même, c'est-à-dire qu'on fortifie la place de telle sorte que, pour s'en emparer, l'ennemi est forcé de ï'.issirger ou de la bloquer. Le mode le plus simple pour fortifier une position, c'est de l'entourer d'un rempart surmonté d'un parapet et d'envelopper le tout d'un fossé. Lorsque la place fortifiée ne doit contenir que ses défenseurs, c'est-à-dire sa garnison, on l'appelle fort. Lorsqu'elle entoure une ville, ou qu'elle contient d'autres personnes que celles qui sont destinées à la défendre, elle prend le nom de forteresse. Dans le langage iirililairc, le /ort
FORT
n'est qu'une espèce particulière de fortification, soit permanente, soit passagère, soit isolée, soit liée à d'autres ouvrages, tandis que la forteresse est un ensemble de fortiHcations permanentes ayant en général une étendue considérable. Quoique les lignes, qui enveloppent la place pour la fortifier, présentent une grande diversité de figures, on peut cependant les dislribuer en quatre catégories, ce sont : le système circulaire, le système polygonal, le système à tenailles et le système bastionné. Le système circulaire consiste en un ouvrage dont le plan est circulaire ou courbe. Le système polygonal est celui dans lequel le plan est un polygone avec seulement des angles saillants ou avec des angles rentrants très faibles. Quant au système à tenailles, ceil celui dans lequel le plan consiste en une ligne à tenailles, les angles rentrants ayant de 90° à 100» et les angles saillants étant inférieurs à 60\ Dans le système bastionné, le bastion consiste en deux faces faisant ensemble un angle de 60° au moins et commandant les travaux extérieurs et le terrain en avant des fortifications; les deux flancs qui servent à la défense des espaces situés entre les bastions s'appellent courtines. Les bastions sont destinés à mettre, autant que possible, chaque point du pied du rempart à portée des canons de la place. Le système bastionné fut employé dès les premiers' temps de l'usage militaire de la poudre à canon. Les modifications qu'il a subies donnèrent naissance aux différentes écoles : italienne, hollandaise, française, espagnole, allemande et suédoise. L'école italienne était caractérisée par de très petits bastions unis par de longues courtines; l'école hollandaise, par de larges fossés remplis d'eau, par des remparts bas, sans nmrs de revêtement et par de nombreux ouvrages extérieurs; l'école française, par la combinaison de ce qu'il y a de meilleur dans les écoles italienne et hollandaise. Elle a conservé le profil de l'une et y a ajouté les ouvrages extérieurs de l'autre. C'est à l'école française que nous devons les règles et les principes du système bastionné. La fortification scientifique et systématique date de Vauban, dont les ouvrages sont parfaits si on les compare à ceux de ses prédécesseurs. Les avantages que le système polygonal ou allemand présente sur le systônie bastionné sont les suivants : 1° l'espace intérieur enclos par des longueurs égales d'enceinte est plus grand que dans le système bastionné; 2° les faces de l'ouvrage sont d'autant moins exposées aux fejx de ricochet que les angles saillants sont plus obtus; 3" le feu des faces a une meilleure portée pour la défense à distance ; 4" moins de points d'une étendue donnée exigent d'être fortifiés, ce qui permet d'employer plus d'artillerie sur les faces et sur la courtine; 5'^ les assiégeants sont forcés de donner plus de développement à leurs tranchées pour le mêirie nombre de points d'attaque. — II. Fortifications PASSAGÈRES. Elles sont de deux sortes : celles dont on se sert pour la défense d'une position, et celles qu'on met en usage pour attaquer une position ou une place. Elles peuvent être classées en ouvrages défensifs et en ouvrages offensifs. Le terme générique retranchements est appliqué à tous les ouvrages de campagne; toute position fortifiée par ces ouvrages se nomme position retranchée. Les principes généraux de la fortification permanente sont applicables à ces défenses. Le parapet diffère de l'ouvrage permanent, en ce qu'il repose sur la surface naturelle du sol, au lieu d'être sur un rempart. Le fossé qui entoure l'ouvrage fournit les terres du parapet; il doit être à la fois profond et large (de 2 à 4 m. au moins) pour opposer un obstacle considérable aux assaillants. (Les ouvrages peuvent être classés en trois genres : 1° ceux qui sont destinés seulement à balayer le terrain en avant de leui
FORT
front ; 2o ceux qui, ayant la même destination. ont, en outre, à se défendre sur les lianes; 3" ceux qui sont arrangés de façon à pouvoir résister de tous côtés. On les divise quelquefois en deux catégories seulement ; ouvrages ouverts et ouvrages fermés à la gorge. Un ouvrage consistant en une simple ligne droite ou en deu;; faces ouvertes à la partie postérieure, appelée gorge, est un modèle du premier genre. On l'appelle redan, lorsqu'il est établi en face d'un défilé, à la tête d'un pont, ou devant un avant-poste, parce que l'attaque doit se faire seulement de front. Un redan ■> avec flancs, nommé lunette, est le type du second genre et on l'emploie toujours seul. Un ouvrage de forme polygonale sans angles rentrants dans un plan carré ou rectangulaire, et pouvant diriger des feux dans toutes les directions, porte le nom de redoute. Cette sorte de fortification présente le défaut d'avoir des fossés sans défense et un secteur privé de feux à chaque angle; aussi, quoique le système bastionné ait été quelquefois employé, le temps considérable qu'il faut pour le construire a empêché de l'adopter généralement. Lorsque ces différents ouvrages sont réunis les uns aux autres ou placés sur un front donné, mais avec des intervalles, ils forment soit une ligne continue, soit une ligne avec des intervalles. — Voy. Mititary Engineering, par le prof D.-H. Mahan (l863-'67); Geschichle der beslàndigen Befestigung,\)OiT le gén. A. von Zastrow (1854) : traduction de la Barre Duparc (Paris, 1836); Traité de l'attaque et de la défense des places par Vauban (la Haye, 1737-'42, t vol. in-4°); Fortification perpendiculaire, par de Montalembert (Paris, 1786, in-4i>); De la défense des places, par Carnot (Paris, 1810), et Cours élémentaire de fortifi'-ation, par Imbert (Paris, 183'>. in-4°, 2"^ éd.)
* FORTIFIER V. a. (lat. fortis, fort ; fieri, être fait), llendre fort, donner plus de force : te bon vin fortifie rcsiomac. — Se dit souvent au sens moral : le temps fortifie l'amitié. — Fon- TiFiE.n quelqu'un dans une iiÉsoLUTioN, l'y faire persister, l'y aff'errair. — Peint. Fortifier une FIGURE, les membres d'une FIGURE, IcuT donner plus de grosseur. Fortifier les teintes, les rendre plus vigoureuses. Fortifier les ombres ET les touches, Ics rendre plus brunes et plus obscures. — Faire des ouvrages pour mettre une ville, une place, un poste, etc., en état de résister à l'ennemi : fortifier une ville, vn camp. — Se fortifier v. pr. Tant au propre qu'au figuré. Devenir fort, plus fort : ce convalescent commence à se fortifier un peu; l'esprit se fortifie par l'étude. — Se fortifier dans UN POSTE, s'y retrancher, y faire des dispositions qui mettent en état de tenir contre l'ennemi.
* FORTIN s. m. (dimin. de fort). Petit fort : on accompagna le grand fort de deux forlins.
•FORTIORI (A) [a-for-si-o-ri] (lat. a, do; fortior, plus fort). Log. A plus forte raison : si je dois obliger mon cousin, à fortiori dois -je secourir mon frère. — Haison.ner, conclure a FOiiTiORi, après un rapport du moins au pins qui établit plus fortement ce qu'on veut prouver.
FORTISSIMO adv. (mot ital.). .Mus. Très fort. Se met, dans les morceaux de miisii[ue, aux endroits où le son doit être très renforcé.
— s. m. Passage qui doit être exécuté fortissimo :ces fortissimo ne sont pas assez nuancés.
— Signe représentant ces passages : les fortissimo s'indiquent par le signe F. F.
* FORTITRER v. n. (lat. fortis, fort; facere faire). Chasse. Se dit des cerfs el d'niilrcs liètcs qui évitent de passer dans les lieux où il y a des relais ou des chiens frais amenés pour les courre : le cerf a fortitré deux fois.
FORT MADISON, villedel'lo-na sur le Missis-
FORT
FORT
FOSS
sipi a hab.
30 kil. S.-O. de lîiiiliiigLon; 7,001
• PORTRAIT, AITE adj. (lai. foras, dehors; tractui. |i:iil. p.iï-é de (m/itTfi, tirer). Manège. Se dil d'un ciieval outré de fatigue.
• PORTRAITURE s. f. Manège. Fatigue outrée d'un cheval.
PORT-ROYAL, ancien nom de Foiit-de- FuANci:. (Voy. ce mot.)
FORT-SAINT-DAVID, ville de llnde, sur la côtede Corornandcl, à .'ikil. iN. de Cuddalore. .^uti'el'ois très fortiliée, mais aujourd'hui en ruine. Les Français s'en emparèrent fl7o8) et drtruisirent ses fortifications.
PORT-SCOTT, ville du Kansas sur le Mar-
iiiiloii, à i:;o kil. s. de Kansas City; -11,046 hall.
FORT-SMITH, ville de l'Arkansas, sur l'Arkansu-, près de la frontière du territoire indien ; 11,311 hab.
* FORTUIT, ITE adj. (lat. foHulUis). Qui arrive par hasai'd, d'une manière imprévue : 071 71 est jioi/it U'iui des cas fortuits.
' FORTUITEMENT adv. Par cas fortuit, par hasard : ji: l'ut rcnvoiitrr forhiilimiut.
FORTUN AT CV^enantius - Honorius -Clementianus-Fortunatus) évêque de Poitiers, l'un lies nieilleuis poètes latins de son temps, né près de Trévise en .t30, mort en 609. Ses œuvres (Cologne, 1600; Mayencc, 1017) contiennent de curieux détails sur les sociétés franque et gallo-romaine au vi" siècle.
FORTUNATESENEX![for-tu-na-té-sé-nèkss]
Loc. lai. qui siifuilii^ : heureux vieillard! E\clanlalionadre^séeà Tityre(Virgile, Egloquc I) par .Mélibée, qui, exilé, lelicite ce vieillard do pouvoir rester dans son patrimoine. Les allusions à ces deux mots latins sont assez t'réiiucntes.
PORTUNATUS, titre d'une collection de contes populaires, publiée pour la première fois à Augsbourg en lo09. Ces contes enseignent que la richesse n'est pas suffisante pour assurer le bonheur, et ils le démontrent en citant la ruine postérieure de Fortunatus et de ses fils, qui possédaient un talisman à l'aide duquel ils pouvaient contenter tous leurs désirs.
* FORTUNE s. f. (lat. fortima). Hasard, chaïK-e : il court fortune d'être im jour très n'c/i'j— OouaiR LA FORTUNK DU PUT, s'exposer à faire mauvaise chère, en allant diiier dans une maison où l'on n'est point attendu. — BoNisEFOiiïUNE, chance heureuse, heureux hasard. UoNNE FORTUNE, en termes de Galanterie, se dit des faveurs d'une femme : hom/ne a bo7iiies fortunes. — Tenter fortune, s'engager dans une entreprise dont le succès dépend en grande partie du hasard, d'événements qu'on ne peut régler ni prévoir. — Chercher fortune, être ou se mettre en quête des occasions qui peuvent procurer ce que l'on désire comme le bien-être, les richesses, etc. : ilest allé chercher f'orluneauxLides. — Bonheur: il est en f'ortu7ie, il garpie tout ce qu'il veut. — Malheur, péril, danger, risque : Dieu vous l'rcscrve de mal et de f'ortU7ie. C'est en ce sens qu'il est employé dans cette phrase de Pratique : a ses risques, périls et fortune. — Fahie