‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 555 sur 568 · CONTRE FOHTU.NE, CONTRE MAUVAISE FORTUNE BON · texte numérisé non relu

CONTRE FOHTU.NE, CONTRE MAUVAISE FORTUNE BON

CŒUR, ne pas se laisser abattre par la contradiction, par les échecs, par les revers; s'armer de constance dans le malheur. Dans un sens analogue. Faire bonne contenance DEVANT l'ennemi. — FoRTUNE DE MER, incidents qui arrivent à ceux qui naviguent sur mer, comme de faire naufrage, de rencontrer des pirates, etc. — Tout ce qui arrive ou peut arriver de bien ou de mal a ((uelqu'un : s'attacher à la fortune de quelqu'un, suivre sa fortune. Se dit également des choses: 7ious

pouvons prédire quelle sera la fortune de ce livre, de cet ouvrage. S'emploie quelquef. au pluriel : cet homme, cette doctrine a eu des fortunes très diverses. — Kevehs de fortune, disgrâce, accident qui change une bonne situation en une mauvaise. Ketour de fortune, cliansementdofortune, vicissitude. — Bonne, heureuse fortune de quelqu'un, succès qu'il obtient : dés que sa fortune l'eut ahandon7ié.

— .avancement et établissement dans les biens, dans les emplois, dans les honneurs, &ic.. : vous êtes en bon chemin, poussez voti-e fortune; les fortunes subites S07it raremc7it du7-ables. — Les biens de la fortune, les richesses, les honneurs, les emplois, etc. : le sage ne recherche pas ardemment les biens de la fortune. — Homme de fortune, celui qui, d'un fort petit commencement, est parvenu a de grands biens. Soldat de fortune, homme de guerre qui, sans autre recommandation que son mérite, est parvenu des derniers rangs aux grades les plus élevés. Officier de fortune, soldat devenu officier par son seul mérite. - En parlant des choses, Faire fortune, obtenir du succès, être accueilli, goûté : cette doctri/ie a fait fortune dans le monde, a fait- fortu7ie.

— Chacun est artisan de sa fortune, généralement parlant, chacun peut se rendre heureux dans son état; notre bonheur dépend de notre conduite. — Etat, condition où l'on est : il s'est toujours te/iu da7is sa première fortune. — Biens, richesses, état d'opulence : ces pertes ont a7iéanti sa fortune.

vivre, n'est plus pour moi <iu'iine chiirge importune;

Me voilà seul dans l'iinivei-s.

J'ai perdu mes parents, mes amis les plus eheis.

— Comment! ils sont tous morts? — Non, ils ont fait

*■• [fortune.

— Divinité pa'icnne (|ui élait censée faire, à son gré, le bonheur et le malheur, les bons et les mauvais succès. Les Etrusques 1 appelaient Nurcia, les Grecs Tyché. Les Etrusques lui rendaient un culte à Volsinies, les Latins à Préneste et les Volsques à Antium. On la représentait avec divers attributs, une baguette, un gouvernail, une roue, une boule, une corne d'abondani.'o. — S'eiiqiloie, par allusion au sens qui précède, dans un grand nombre de phrases figurées : la fortune distribue inéijale/noit aes faveurs.

La fortune est toujours pour les audacieux.

Dbstoucues, L'Ambitieux, acte I.

— Les jeux, les coups, les caprices de la fortune, les grands changements qui arrivent aux hommes ou aux Etats, et qui les élèvent ou les abaissent. — Brusquer la fortune, tenter de réussir par des moyens prompts et hasardeux. — Attaculr un cloua Li roue de LA fortune, trouver moyen de fixer la fortune.

— Adorer, encenser la fortune, sacrifier a LA fortune, etc., s'attacher à ceux qui sont en faveur, en crédit.

- FORTUNÉ, ÉE adj. Heureux : amants fortunés. — Uui donne le bonheur, où l'on trouve le bonheur : U7iio7i fortunée. - Iles Fortunées, nom que les anciens donnaient aux lies que nous appelons maintenant les Canar'ies. (Voy. ce nom.)

FORTUNY (Mariano-José-Maria-Bernardo),

[for-tou'-ni], peintre espagnol, né a Keus (Catalogne), le 11 juin 183s, mort a Rome en nov. IS'T'i. Après avoir étudié à Barcelone, a Rome et dans les ateliers de Meissonier et de Gérôme, à Paris, il accompagna le général Prim dans sa campagne du Maroc (1859-'00). Peintre réaliste, il se rendit fameux dans toutes les branches de son art, par le brillant de son coloris, l'exactitude de son dessin et la fidélité avec laquelle il imitait la nature. Ses chefs-d'œuvre sont .- la lioce dans la Vicaria de Madrid, le serpe/it Tai7ier marocain, les Areaiiiens, les Académiciens. Il a achevé peu de tableaux; mais ses moindres esquisses se \endent au poids de l'or. Paris a donné son nom à l'une de ses rues.

FORT- VETU ou Porvètu s. m. (lat. fa-as, dehors ; i'es/((!^s, vêtul. Celui qui a des vêtements au-dessus de sa condition :

Je hais CCS fort-vétus qui, malgré tout, leur bicD, Sont UQ jour quelque chose, et le K-ndcmain rîeD. Rbgnard.

FORT-'WA'YNE, ville de l'Indiana (Etats- Unis), au point où les rivières Saiiite-.VI;tiy et Saint-Joseph, se réunissent pour formc;r le .\Iauniee, à 230 kil. E.-S.-E. de Chicago ; 43,393 hab.

' FORUM s. m. [-romm] (lat. place publique). Place où le peuple s'assemblait, à Rome, pour les allaires publiques, et celle où >e tenait quelque marché: le jilus ancien forum, ou le forum p7vpre7ne7U dit. était situé entre le Capitole et le 7nont Palatin. Place où se tenaient les foires, dans les villes dépendantes de l'empire romain : on désignait les for/i7ns par une épilhcte qui indiquait leur destination particjiliére. D'aucuns disent au plur. : Fora. — Encycl. Dans les anciennes cités romaines le forum était une place ouverte où l'on rendait la justice, où se vendaient les denrées et où se tenaient les assemblées publiques Dans un camp romain, le forum était un espace ouvert devant la tente du général. Le> Romains avaient deux espèces de fora: les civilia. quelquefois appelés judic'udia, où se tenaient les assemblées populaires et les cours de justice, et les venalia, exclusiement consacrés aux transactions commerciales. La ville de Rome contenait 19 fora des deux genres, mais le forum romanum, généralemeni connu sous le nom de Forum, était de beaucoup le plus important. Il était entouré d'édifices magnifiques et contenait les 7-ost7'a (estrades pour les discours publics), des statues, des colonnes, des trophées de guerre, etc. Il est aujourd'hui connu sous le nom de Campo Vaccino, nom qu'il porte pour avoir pendant plusieurs siècles servi de marché au bétail.

* FORURE s. f. Serrur. Trou fait avec un foret; la forure de cette clef est ronde, est en

trrjle. en etn'ilr, etc.

FOSCARI (Francesco), doge de Venise, né vers 1373, mort en 1457. 11 lut élu doge en 1423. Le temps de son gouvernement fut une période de guerres et de troubles. Pendant une guerre contre Milan, il soumit à la république les territoires de Brescia, de Ber-ame et de Crémone et, après le renouv lliMie.itde sondogat, ilétenditencoresapuissance par un traité conclu en 1441. De nouvelles i:uerres ne tardèrent pas à éclater; mais dans sa vieillesse, Foscari fit la paix avec les ennemis de Venise. Sa puissance et sa popularité excitèrent la jalousie des membres du conseil des Dix, qui condamnèrent Jacopo.le seul fils qui lui restait, à la torture et à l'exil, sur une fausse accusation de meurtre ; ils refusèreni d'accepter la démission de Francesco, mais le déposèrent peu de jours avant sa mort.

FOSCOLO (Nicolo-Ugo) poète italien, né dans l'ile de Zanle en 1777, mort en i>iil. S.i première tragédie, Tieste, fui publiée à Venise en 1797. Peu après parut ie ulli}ne Leltere di .Jacopo Ortis, roman politique qui le rendu célèbre comme patriote. En lS08,il tut nommé professeur d'éloquence italienne a l'université de Pavie, mais l'indépendance politique dont il fit preuve dans ses cours, causa la suppression de sa chaire. C'est pendan'. cette période qu'il publia son poème l3Tique i Sepolch'i et sa tragédie d'Ajace. A la chute de Napoléon, il se retira en Suisse, et en 1816, vint en Angleterre, où il demeura jusqu'à sa mort, écrivant et faisant des cours sur la littérature italienne.

FOSSANO, ville du Piémont (It.ilie), sur la Stura, à .12 kil. S.-E. de Turin ; 18,060 hab. Ville antique, située sur une haute colline. Elle est entourée de murs et défendiie par une solide forteresse.

FOSS

FOSSAT;Le\ cli.-l. de. canl.arr. olàSii kil. N.-O. ilr Pamiers (Ai'iégej, sur la rive droilc de la l.i'zn ; 91 o liab.

♦ FOSSE s. f. (lat. fosm; de fodcre, creuser). Creux dans la terre, fait par la nature ou par l'art, et qui est plus ou moins lar.ac et profond : Daniel fut jetc dam la fosse aux lions. — Fosse d'aisances, excavation voûtée, destinée à recevoir les matières qui coulent d'une chausse d'aisances. — Endroit que l'on creuse en terre pour y mettre un corps mort : prier Dieu sur la fosse de quelqu'un. — Etbe sur le

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