FOUI
qu'on fait en fouillant dans la terre : les
fouilles d'Herculiunim, de Pompei.
* FOUILLE-AU-POT s. m. Petit marmiton ; des fouiUc-ini-piit.
FOUILLE-MERDE s. m. Entom. Nom vulgaire di'S bousiers : des fouillc-mcrdc.
• FOUILLER v. a. [// mil.] (lat. fodtre, fouir). Creuser pour chercher quelque chose : fouilhr des mines d'or, d'argent.— Fouiller quelou'u.n, chercher soigneusement dans ses poches, dans ses habits, s'il n'a point caché (juehjue chose. — Art milil. Fouiller un bois, le faire visiter par des troupes. — Sculpt. Travailler avec le ciseau les parties renfoncées d'une statue, d'un bas-relief, etc. ; pratiquer des enfoncements qui puissent produire des ombres fières et vigoureuses. Peint. Donner de la force aux touches et aux ombres qui représentent les enfoncements : fouiller les rosaces des caissoris; cette draperie est bien fouillée. — V. n. S'emploie dans le premier sens : fouiller dans les entrailles de la terre.
Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place Où la main ne passe et repasse.
La FONTAIKE.
— Chercher quelque chose en remuant, en déplaçant les objets qui peuvent le cacher : fouiller au fond du coffre, jusqu'au fond du coffre. — Fouiller dans sa poche, uans sa lîouRSE, etc., mettre la main dans sa poche, dans sa bourse, etc., pour y chercher, pour y prendre quelque chose. — Fig. Consulter, examiner, rechercher Ci;rieusement : fouiller dans les secrets de la nature. — S'emploie aussi activement dans ces derniers sens : fouiller une armoire ; fouiller de vieux docunu nts. — Se fouiller v. pr. Fouiller dans ses poches : il se fouilla inutilement pour retrouver son portefeuille. — Argot. Etre trompé dans son espérance : il croyait recevoir son argent, il se fouille; pour être embauché, tu peux te foiiillir.
' FOUILLIS s. m. [Il mil.] Désordre, confusion, pêle-mêle : c'est un. fouillis a ne plus s'y reconnaître . — Fig. Composition littéraire, où l'on trouve du désordre, beaucoup d'incidents entassés confusément : ce livre est un vrai fouillis.
FOUILLOUSE s. f. (rad. fouiller). Argot. Poche ; |ioi le-inonnaie.
FOUILLOUX (Jacques du), écrivain cynégétique, né dans le Poitou vers iail, mort en f.'iiSO. Son traité -de chasse à courre, intitulé Vénerie (Poitiers, UioO, in-fol. ; Angers, 1844, in-8°),est toujours tenu en grande estime par les disciples de saint Hubert.
FOUINARD, ARDE s. Argot. Personne qui a l'haliiLude d'espionner, pour rapporter ce qu'elle a vu ou entendu. — Personne poltronne, qui s'enfuit.
* FOUINE s.f. (lat. faginus,àefagus,hètre). Espèce de martre, animal carnassier de la grosseur d'un chat, qui étrangle les petils oiseaux, les poulets, les pigeons, etc. ; la fiente de la fouine setit le musc. — Inslruinenl de fer à deux ou trois fourchons, qu'on met au bout d'une perche, et qui sert a élever les gerbes sur le tas. — Pêche. Sorte de fourche à plusieurs branches, terminées, à la partie inférieure, en fer de flèche coupant; quelquefois les branches sont aplaties et taillées en dents de scie. La fouine sert à percer de gros poissons : prendre des thons, des dorades, des bonites à la fouine. Dans ce dernier sens on dit aussi Fùene ou Foenne. — " Tache sur les feuilles de vigne. — Fig. Personne qui aime à fureter partout. — Argot. Même sens que
FoUlNARD, ARDE.
* FOUINER v. n. Fuir, s'esquiver, faire acie de pollroniierie. — v* Argot. Fureter partout pour espiniiner.
FOUINEUR, EUSE s. Argot. Même sens que
FoUINAUD, ARDE.