FOUL
•FOUIR V. a. (lat. fodrre). Creuser. Ne se
dit proinement qu'en parlant de la terre ; il faudra fouir bien avant pour trouver de l'eau en cet endroit.
FOUISSEUR, EUSE adj. (lat. fossor). Qui fouit, qui a l'Iiabilude de fouir ; la courtilliére est une espèce de sauti relie fouisseuse. — s. m. Zool. Nom générique que l'on donne aux animaux qui creusent le sol, le bois ou tout autre matière, pour s'y construire une relraite, ou y chercher leur nourriture.tt principalement à ceux dont les membresantérieursprésentent à cet eliet une disposition spéciale. — s. m. pi. Enlom. Nom vulgaire des ichneumons.
FOU-KIAN ou Fo-kien, province S.-E. de la Chine, bornée parla mer de Chine; 11 8,51 7 kil. carr.; 23 millions d'hab.; elle comprend les îles d'Amoy, de Ilaiton mais a perdu Formose. Elle' est généralement montagneuse. Le Min et ses tributaires sont les cours d'eau principaux de celte province. Les produits sont le thé, le riz, le blé, le sucre, l'indigo et le tabac; on y fabrique la porcelaine et des étoiles. Capitale, Fou-tchéou.
* FOULAGE s. m. Arts et métiers. Action de fouler; résultat de cette action : tes chapeaux se feutrent par le foulage. — Typogr. Empreinte que l'œil de la lettre fait dans le papier. Quand le foulage est bien égal, le tirage est bon. S'il est des endroits qui foulent trop, on y diminue les hausses ou béquets. — Se dit aussi de l'action de donner de la pression sur le caractère : retirer du foulage; augmenter le foulage. — *v Argot. Travail pressé. — Il y A DU FOULAGE, OU travaille avec ardeur.
FOULAHS, Fulbe (sing. Pidlo), Fellani ou Fellataiis s. m. pi. Peuple de l'O. de r.Afrique centralecomprenaiitplusieurs tribus répandues dans la vallée du Niger, entre Tombouclou, Dahomey, Bondou et le Darfour. L'étendue du pays des Foulalis est évaluée à plus de 800,000 kil. carr. ; environ 6 millions d'hab. Au sviii'^ siècle la plupart des Foulahs é talent convertis à l'islamisme et commencèrent à fonder des Etats indépendants el, à subjuguer les tribus voisines. Vers 1802, Othman ou Danfodis fonda un empire à Sackatou. Gondo, à 60 kil. de Sackatou et Timbo, capitale du Fouta-Djallon, sont aussi la résidence de princes foulahs. Les voyageurs modernes croient que ces peuples sont destinés à devenir la race dominante dans l'Afrique centrale. Leurlangage,leurestérieur et leur histoire les distinguent de toutes les tribus voisines. Quelques-unssontnoirs, d'autres lirescjue blancs; beaucoup sont mulâtres, et leur couleur varie alors du sombre au très clair; leurs traits et leurs crânes se rapprochent de ceux des Européens. Leur langage n'est ni africain ni sémitique. Les classes supérieures lisent et écrivent l'arabe.
' FOULANT, ANTE adj. Qui foule. N'est guère usité que dans cette locution : Pomi'e FOULANTE, pouipe qui élève l'eau eu la pressant,
* FOULARD s. m. Etoffe de soie, ou de soie et coton, fort légère, dont on fait des mouchoirs, des cravates, des fichus, etc., et qui olire ordinairement des dessins variés ; mouchoir de foulard. — Mouchoir, cravate, etc., de fiiulard : se couvrir ta tète d'un foulard.
FOULD(Achillei, financier né en 1800, mort en 1807. 11 ctail tils d'un riche banquier juif de Paris, devint député en 1842, et occupa à plusieurs reprises le poste de ministre des finances sous laprésidencedeLouis-iNapoléon. Eu 1852, il fut nommé sénateur, ministre d'Etal et ministre de la maison impériale; il rc[irit ensuite le portefeuille des liiiances, du 12 novembre 1 SOI jusqu'au mois de janvier
•FOULE s. f. (lat. fullo, foule). Presse, miiltitiule de persuniirs qui s'enlre-poussenl :