CICÉ
• CIBOULETTE s. f. Espèce d'ail qu'on appelle auliemcnt Civette.
CIBRARIO (luigi, comte) (tchi-brâ'-ri-ol, hoinine d'Ktul italien, né à Turin en 1802, mort en ls:0. 11 l'ut en>ployé dans des missions diplomatiques en Suisse, en France et en Autriche, fut commissaire delaSardaigne à Venise en I84S et devint sénateur, puis ministre des finances en 1852, ministre des affaires étrangères en dSoii, minisire d'Etat en IS60, et comte en 1861. Il a écrit des histoires de Turin, de Gênes, de Savoie, des romans, etc.
CICACOLE ou Chicacole, ville forte et can-
lonnemeul de l'Inde anglaise, sur le Naglaudee, à 700 kil. iS'.-E. de Madras ; 12,900 hab.' Fabr. de mousselines.
CICADAIRE adj. (lai. àcada, cigale). Entom. Qui ressemble à une cigale. — s. m. pi. Tribu d'hémiptères ayant pour lypsle genre cigale.
CICADELLE s. f. Entom. Genre d'hémiptères cicadaires , que l'on nomme aussi
CEtiCOPE.
• CICATRICE s. f. (lat. cicairix). Marque des blessures, des plaies, qui reste après la guérison ; peau, tissu de nouvelle lormation qui réunit ou recouvre les parties divisées ou ulcérées : la cicatrice d'tine plaie; il a le corps couvert de cicatrices. — Fig. et au sens moral, tout ce qui affecte profondément notre âme : un affront ne peut entièrement s'oublier, la cicatrice en demeure toujours. — Atteintes portées à l'honneur, à la réputation : les atteintes de la calomnie laissent trop souvent des cicatrices.
CICATRICIEL, ELLE adj. Chir. Qui appartient a une cicatrice, qui provient d'une cicatrice ; tissu cicatriciel.
CICATRICULE s. f. Petite cicatrice.
• CICATRISATION s. f. Formation d'une cicatrice ; état d'une plaie qui se cicatrise.
• CICATRISER v. a. Se dit des remèdes qui aident à fermer une plaie : ce médicament cicatrisa la ■plaie. — Faire des cicatrices ; la petite vérole lui a cicatrisé le visage. — Se cicatriser v. pr. Commencer à se fermer, en parlant d'une plaie : la plaie se cicatrise.
' CICERO s. m. (du nom lat. de Cicéron, parce que Conrad Swenheym et Arnold Pannartz imprimèrent, pour la première fois avec ce " caractère, les épîtres de cet illustre orateur, en 1467). Typogr. Caractère qui a onze points de force de corps, et qui est entre le saint augustin et la philosophie. — w La force de corps du cicéro, sert d'unité de mesure pour les garnitures, les justifications de pages, la hauteur des colonnes de différents travaux de ville, et l'on dit : justification de dix, de quinze, de vingt cicéros. — Dans la plupart des imprimeries modernes, le cicéro porte douze points.
• CICEROLE s. f. Nom donné par les botanistes au pdis chiche.
CICÉRON s. m. (de Cicéron, u. pi-.). Homme éloquent : les cieérons de l'aVlicr; un cicéron de ijucotille.
CICÉRON (Marcus-Tullius), l'un des plus illustres orateurs romains, né le 3 janv. 106, tué près de Formies le 7 déc, 43 ans av. J.-C. 11 appartenait à une famille équestre et fut élevé à Rome, ainsi que son frère Quintus, par les professeurs les plus distingués. Parmi ses derniers maîtres fuient Philon l'Académique, Diodolus le Stoique et Molun de Rhodes. H voyagea en Grèce et en .^sio (79-'»J, lit, à Athènes, la connaissance d'Atticus, chevalier romain, dont il conserva l'amitié jusqu'à sa mort. Questeur en 7.ï, sous Sextus Preducaîus, préteur do Sicile, il gouverna avec une grande justice. En 70, il porta contre Verres l'accusation d'avoir commis des extorsions en Sicile. Il fut édile en 69, préleur
en 66 et consul en 63. Son consulat fut immortalisé par la suppression de la conspiration de Catilina, ce qui valut à Cicéron le surnom de Père de la patrie {Pater patriœ). -Mais ce grand orareur se fit des ennemis mortels, par son esju'it satirique et sa vanité. Parmi ceux que la haine et l'envie aigrissaient contre lui, se distinguait Claudius, qui parvint à faire soulever Je peuple. Cicéron ^'enfuit à Thessalonique, pendant que ses ennemis brûlaient ses maisons et ses villas (.ïS). L'année suivante, son parti ayant repris le dessus, il rentra dans Rome: le Forum et le sénat retentirent encore de ses discours. En aS, il fut choisi pour faire partie du coUèse des augures, et en 52, il défendit Milon. En A\, nommé proconsul de Cilicie (Asie Mineure), il gouverna avec une justice rigoureuse ; il montra, dans cette province, ses talents militaires, mais ne put, à sou grand regret, se faire accorder les honneurs du triomphe. Il se joignit au parti de Pompée contre César, mais après la bataille de Pharsale (48), il retourna à Rome, sur l'invitation du vainqueur, 11 se consacra à la philosophie jusqu'à la mort de César, eu 44. Il se lança alors de nouveau dans la politique et prononça ses « Philip- [liques >. contre Antoine. Mais il s'était attaqué à un trop i)uissant ennemi, et lorsque les nouveaux triumvirs, Antoine, Lépide et Octave, dressèrent leurs listes de proscription, Octave permit à Antoine de faire périr Cicéron ; et celui-ci, atteint par les satellites du triumvir, présenta la gorge aux meurtriers. Avec lui disparut la liberté oratoire. Les œuvres de Cicéron peuvent être divisées en quatre classes : ouvrages de rhétorique, œuvres oratoires, écrits" épistolaires et travaux philosophiques. La plupart des œuvres des trois dernières classes sont perdues, ainsi que ses écrits poétiques. Comme philosophe, il fut d'abord épicurien, puis il se consacra à la philosophie académique et finalemeut à l'école stoïque. Dans ses récits philosophiques, il avait surtout en vue de familiariser ses compatriotes avec la philosophie grecque. Ses discours sont pour nous dune valeur inappréciable, en ce qu'ils nous font connaître les mœurs publiques et polili(iues de Home à la lin de la liépublique. Les écrits de Cicéron sont restés des modèles classiques de la langue latine, arrivée à son plus haut degré de pureté. Son style est agréable, harmonieux, éloigné de la sécheresse et sans aucun ornement inutile. La première édition des œuvres complètes de Cicéron est celle de Milan (149S-'y9, 4 vol. in-fol). Parmi les éditions modernes, on estima celle de l'abbé d'Olivet (1240-'47, 9 vol. gr. in-4<>); et celle d'Orelli (Turin, 1826-'38, 7 vol.). La meilleure des innombrables traductions des œuvres de Cicéron, est celle de Victor Leclerc (Paris, m-li-'i-j, 31 vol. in-S"). La vie de Cicéron a été écrite par Plutarque, par Aurelius Victor, par Forsyth et par Middieton (traduction franc, de l'abbé Prévost, Didot, 1743, 4 vol. in-li).
* CICERONE s. m. [tchi-tché-ro-né ou si-séro-nél (mot ilal.). Celui qui montre aux étrangers les curiosités d'une ville ou d'un pays : nous étions accompagnés d'un cicérone. —
Plur., DES ClCERONE OU vv dcS CiCERONI.
* CICÉRONIEN, lENNE adj. Qui e.st imité de Cicéron. Se liit du style, des phrases, etc.: style cicéron ien ; période cicéronictme.
CICINDÉLE s. f. (lat. cicindela, ver luisant). Entum. Genre de coléoiilèrescarnassiers, tribu des cicindélètes, comprenant des animaux à forte tête, avec des yeux gros. Les principales espèces sont : ](iRrnanticorcs {manticora) ; les dcindèles propres [ricindcla], à corps d'un vert plus ou moins foncé, avec des reUets métalliques et des taches brillantes ou blanches. Elles courent vite et prennent leur vol dès qu'on les effraie. Les larves se creu- I
CIDR
sent dans la terre un trou cylindrique et s'y tiennent en embuscade, pour s'emparer des autres insectes qui passent à portée de leurs mandibules. La cicendèle champêtre (cicindella Mmpestris) est très commune au printemps. Elle est d'un vert pré en dessus, avec cinq points blancs sur chaque élytre. La cicindèle hybride vit dans les sablonnières.
CICINDÉLÈTES s. f. pi. (de cicindèle). Entom. Tribu de coleuplères carnassiers, ayant pour type le genre cicindèle.
CICISBÉE s. m. Voy. Sigisbée.
CICOGNA (Emmanuel-Antonio) [tchi-konn'ia], historien italien (1:89-1868). Parmi ses nombreux travaux relatifs à l'histoire de Venise, on cite : helle inscrizioni Veneziane raccolte ed illwitrate.
* CICUTAIRE s. f. (lat. cicuta, ciguë). Bot. Genre d'ombelliféres, dont l'espèce type, qui ressemble beaucoup à la ciguë, est également un poison. On la nomme autrement CiGuii AQUATIQUE (c)'c!(<(H-i'a «g!(((J('ca, Lamarck), ou CiGUÉ viREUsE (cicuta virosa, Linn.). C'est une plante vivace, à racine charnue, blanchâtre, creusée de cavités qui contiennent un suc jaunâtre, laiteux ; fleurs blanches en ombelles terminales.
CICUTARIÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble k la cicutaire. — s. f. pi. Section d'ombelliféres, ayant pour type le genre cicutaire.
CICUTÉ, ÉE adj. Pharm. Qui contient de la ciguë.
CICUTINE s. f. Chim. Alcalo'fiie très vénéneux, appelé aussi conicine, et que l'on trouve sous la forme d'une huile jaunâtre dans la grande ciguë.
" CIDs. m- [sidd] (arabe seid), chef, commandant, seigneur.
Us t'ont iioinint; t tus dcus leur cid en ma présence.
CURNKILLB.
CID (Le) ou Cid Campeador, héros populaire de l'histoire d'Es]:iagne, dont le vrai nom était Huy ou Rodrigo Diaz, né vers lOiO, mort en 1099. Ses exploits sont tellement mélangés de fictions, qu'il est impossible de certilier son histoire. Le surnom de Seid, corrompu en Cid par les Espagnols, lui fut donné par les iMaures, tandis que ses compatriotes i'uppe- \a.ieni el Camijeador, le champion; les deux i''pithètes combinées ensemble forment aujourd'hui son nom. Le Poème du Cid, composé vers l'an 1200, est l'un des plus anciens et des plus vigoureux spécimens de la poésie espagnole. — L'histoire légendaire du Cid Campeador a insjiiré plusieurs poètes tragiques, parmi lesquels Guillen de Castro et Corneille. De Castro a produit, en 1618, une tragédie Las Mocedades del Cid Campeador, dont la première partie a servi de modèle à C.orneille. Ce dernier à donné en 1636 sa magnihque tragédie en cinq actes et en vers, le Cid, le premier chef-d'œuvre de notre théâtre.
* CIDRE s. m. (lat vicera, boisson fermentée). Buisson faite ordinairement avec du jus de pommes pressurées : gros cidre, cidre doux. — La législation relative aux contributions qui frappent sur le cidre a été résumée a l'article Boisson. — La fabrication du cidre, ainsi que les autres procédés de l'industrie agricole, est susceptible de grands perfectionnements. Nos gravures font comprendre suffisamment les deux principales opérations du brassage. Dans l'une, on écrase, on pile les pommes à cidre en les faisant passer entre deux cylindres cannelés ; dans l'autre, on soumet à une forte pression la pulpe humectée d'eau avant qu'elle ail subi la fermentation, qui doit s'obtenir dans les tonneaux. La première expression de la pulpe produit le !/rosc/(ire ; une seconde expression du marc imbibé avec environ la moitié de son poids