‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustréChapitre 68 sur 568 · UNE CIRE MOLLE, ON LE MANIE COMME DE LA CIRE · texte numérisé non relu

UNE CIRE MOLLE, ON LE MANIE COMME DE LA CIRE

se dit d'un entant doux et docile, auquel on fait prendre telles inclinations qu'on veut. Il se dit aussi de toute personne qui reçoit facilement les impressions qu'on lui donne. — Prov. Ils sont égaux comme de cire, se dit de deux hommes qui ont les mêmes inclinations, les mêmes humeurs. — Fam. Cet habit lui va COMME DE CIRE, Se dit d'un habit qui est fort juste à celui qui le porte. — Bougie qu'on brûle dans les appartements : dans cette maison, on ne brûle que de la cire. — Droit de cire, certain droit qui se payait dans la maison du roi, en chancellerie et ailleurs : certains officiers ont droit de cire, on leur doit donner tant de bougies, tant de livres de bougie. — Luminaire d'une église: la cire appartient au curé; les funérailles ont coûté tant pour la cire. — Fig. et anc, le sceau de la chancellerie : la rémission était accordée, il ne fallait plus que la cire. — Cire d'Espagne, ou plus ordinairement, Cire a cacheter, composition faite de laque et d'autres matières, à laquelle on donne diverses couleurs, et dont on se sert pour cacheter les lettres, etc. : un bâton de cire d'Espagne ; carhet de cire rouge. — Humeur épaisse et jaune qui se forme dans les on-dles : la I ire des oreilles. (Voy. Cérumen.) — « Ornith. Menibrane qui recouvre la base du bec de certains oiseaux. — Cire mamelonnée, celle qui présente des mamelons. — Cire caronculée, celle qui a des points charnus. — Cire furfu- RACÉE, celle qui olfre des écailles blanches et caduques. — Cire nue, celle dont la surlace est entièrement dénudée et plus ou moins lisse. — Argot. Vol a la cihe, vol qui s'exécute à l'aide de cire ou de poix, et qui se commet principalement dans les restaurants. L'artiste en filouterie escamote un ou deux couverts qu'il colle sous la table. On crie au voleur ; il demande à être fouillé et reçoit des excuses. Un compère vient, quelques minutes plus tard, s'asseoir à la place qu'il occupait et fait dis-

CIRI

paraître les objets volés. - Encycl. On donne

le nom de cire à un produit organique d'origine animale et d'iu'igine végétale, que l'on rencontre aussi dans le règne' minéral, mais qui y est d'origine organique. Le mot cire désignait exclusivement autrefois la substance qui forme la matière des alvéoles dans les gâteaux des abeilles. On a pensé pendant longtemps que cette substance était tirée des plantes par les insectes ; les observations d'Huber ont prouvé que lorsque les abeilles sont nourries de sucre seulement, elles continuent de sécréter de la cire ; cette substance exsude en lames 1res fines entre les anneaux qui forment l'abdomen de ces insectes. D'après Lewy, elle est composée de 80-2 p. Ilio de carbone, de 13-4 d'hydiosène, et de G-4 d'oxygène. Pour l'obtenir, ou commence par en extraire le miel contenu par les alvéoles, et l'on met fondre le gâteau dans une chaudière avec de l'eau. La cire brute, débarrassée de ses impuretés, se solidifie par le refroidissement ; c'est la cire jaune; on la purifie en la faisant fondre de nouveau ; pour la blanchir, on l'expose à l'aclion alternative de la rosée et des rayons solaires. La France produit une grande qualité de cire, particulièrement en Bretagne, dans le Câlinais et en Bourgogne; mais elle en tire aussi de Russie, d'Amérique et du Sénégal. On l'emploie pour frotter les parquets et les meubles ; un en fait des cierges et des bougies; elle forme la base du cérat et de plusieurs préparations pharmaceutiques. Distillée, elle donne le beurre de cire. Depuis la plus haute anliquité on fait des figures de cire, et l'on comineuça à la couler dans des moules, pour cet objet, vers le temps de Lysistrate (300 av. J.-C.). Au moyen âge, elle servit à faire des figures de saints ou des figures votives ; elle fut avantageusement employée pour la préparation des modèles anatomiques ; mais le papier mâché lui a été préféré. — Les cires végétales proviennent de plusieurs plantes : céroxylon, palmier chamérops, carnauba, myrica, ocuba, bicuiba, cérosie, etc. (Voy. Cihier). Celle du carnauba, aujourd'hui la plus répandue, provient d'un palmier des Andes et de 1'/. mérique du Sud. La tige et les branches de ce végétal se couvrent, après la chute des feuilles, d'un liquide cireux que l'on recueille avec soin. On en fait dos bougies qui brûlent avec une flamme blanche et brillante. — Les cires fossiles ou minérales se rencontrent surtout en Moldavie, sous un banc de schiste bitumineux ; on en extrait de grandes masses dont on fait des bougies. Les parfumeurs et les pharmaciens en font une grande consommation.

* CIRÉ, ÉE part. pass. de Cirer. — Toile CIRÉE, toile enduite d'une composition qui la rend imperméable.

CIRENCESTER [siss-èss-ter]. Ville du Glouceslershire (Angleterre), sur le Churn, à 24 kil. E.-S.-E. de Gloucester; 7,441 hab. Grand commerce de bois.

' CIRER v. a. Enduire ou frotter de cire :

cirer du fil, de la toile ; cirer un parquet. — Mettre du cirage sur une chaussure : cirer des boites, des souliers.

CIREUR, EUSE s. Personne qui cire.

CIREUX, EUSE adj. Qui ressemble à la cire:

Sîlbstaiice cireuse.

CIREY-LES-FORGES. commune et cant. du départ, de Meurlhe-et-.Moselle ; 2,315 hab. Glaces, verrerie, faïence.

'CIRIER s. m. Celui qui travaille en cire, qui fait et vend toules sortes de cierges et de bougies. — »v Cirière s. f. Entom. Nom que l'on donne quelqueluis aux abeilles ouvrières qui travaillent à faire la cire. — Adjectiv. : abeille eiriére.

CIRIER s. m. Bot. Nom vulgaire de plusieurs arbres ou arbrisseaux du genre myrica, qui

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