CLOU
CLOTHO (gr. klôtô; de klôtein, filer). La plus jeune des trois Parques, celle qui tenait la quenouille et filait les jours des hommes.
CLOTILDE (Sainte). I. Epouse de Clovis I-'', née vers 47.5, morte à Tours en o45. Pendant son enfance, son père, Chilpéric, sa mère el ses deux frères furent mis à mort par Goudebaud, frère de Chilpéric. Le meurtrier ayant réuni presque toute la Bourgogne sous son sceptre, épargna sa nièce, qui lui semblait douce el inoffensive. Dès que Clovis, le puissant roi des Francs, eut demandé Clotilde en mariage, cette princesse attendit à peine le consentement de Gondebaud pour donner le sien, et elle partit aussitôt pour rejoindre son époux, faisant, sur son passage, qui ressemblait à une fuite, brûler et saccager, par sa suite, plusieurs villes appartenant à son oncle (493). Fervente catholique, elle lutta contre i'arianisme, aida puissamment à la conversion de Clovis, et poussa ce prince à venger la mort de ses parents. Clovis, vainqueur près de Langres, se contenta d'exiger que Gondebaud lui paierait un tribut. La rancune de Clotilde n'étant pas satisfaite, elle attendit la mort du roi (.511) pour reprendre ses projets; elle profita de son ascendant sur ses fils pour les pousser à la guerre contre Sigismond, fils de Gondebaud. Le roi des Burgondes fut fait prisonnier et jeté dans un puits, avec sa femme et ses enfants; et Clotilde étant vengée, se retira li Tours, où elle passa les dernières parties de sa vie à fonder des monastères el des églises. Fête le 3 juin. — II. Fille de la précédente, morte en o31. Son époux, Amalarie, roi des Visigoths, l'ayant mallraitée parce qu'elle refusait de se converlir à I'arianisme, son frère, Childebert, envahit le royaume des Visigoths, dépouilla les églises de Narbonne et la délivra ; ollr mourut en revenant à Paris.
CLOTILDE DE SURVILLE. Voy. Surville.
* CLÔTURE s f. (IhI. claudere, fermer). Enceinte de murailles, de haies : faire une clôture autour d'un bois, d'un pré, etc. — Fig. Obligation que les religieuses ont de ne point sortir de leur monastère : faire vœu de clôture.
— Action d'arrêter, de terminer une chose, ou de déclarer qu'elle est terminée : la clôture d'un compte, d'une liste, d'un procès-verbal, etc.
CLÔTURER V. a. Acheter, arrêter : clotueer un coiiipte, une discussion.
' CLOU s. m. (lat. clavus). Morceau de fer ou d'autre métal, qui a une pointe et ordinairement une tête, el qui sert à attacher ou à pendre quelque chose : gi'os clou ; clou à tête. — Clous d'oh, clous d'argent, petites pointes d'or ou d'argent, dont on pique des boites, des tabatières, des étuis, etc.. pour les orner.
— Clou de rue, clou qu'un cheval rencontre en marchant, el qui lui entre dans le pied : mon cheval est boiteux d'un clou de rue, ou simpl. : il a pris un clou. — Cela ne tient ni a fer ni a clou, cela est mal atlaché. Se dit aussi d'une chose qui sert à meubler une maison, mais qui n'est point scellée dans la muraille, el qu'il est facile d'ôter. — Fig. el fam. Cette affaire ne tient ni a fer ni a CLOU, elle n'est pas solidement faite, conclue, arrêtée. — Il ne manque pas un clou a cette maison, il n'y manque rien. — Prov. et fig. Compter les clous de la porte, attendre longtemps à une porte. — Etre gras comme un CENT de clous, être fort maigre. — River a quelqu'un son clou, lui répondre fortement, vertement, de manière qu'il n'ait rien à répliquer : s'il me vient dire cela, je lui riverai son clou. — Un clou chasse l'autre, une nouvelle passion, un nouveau goût, en lait oublier un autre : l'ambition succède d l'amour; un clou chasse l'autre. Se dit aussi des personnes : ce favori vient d'être supplanté pur un tel ; un clou chasse l'autre. — Cela ne vaut pas un clou a
SOUFFLET, JE n'eN DONNERAIS PAS UN CLOU A
SOUFFLET, se dit pour marquer le peu d'es-