CLIN
il disparut en un clin d'œil. — C'iîst l'affaire d'i!N clin d'œil, cela fut fait d'un clin d'œil, se dit d'une chose qui doil se faire ou quia été faite très promptement.
CLINANTHE ?. m. (gr. Miné, lit; anthos, fleur). Bot. Pédoncule terminé par un plateau élariîi. On dit mieux Réceptaclr.
* CLINCAILLE, CLINCAILLERIE, CLINCAIL- LIER V(iy. QuiN'CAiLLE, Quincaillehik, Ul'in-
CAILLIEH.
CLINGH, rivière qui naît au .S.-O. de la Vir- 'Snùe (Etats-Unis) et se réunit à l'Holston à Kinfrston (Tennessee) pour former le Tennessee, après un eoui'.s de 300 kil.
CLINCHANT (Justin), général, né vers 1820, mort le 20 mars 18S1. Sortit de Saint-Cyr en 1841 ; fit les campagnes de Crimée et d'Italie; prit une part glorieuse à la guerre de 1870; protesta contre la capitulation de .Metz, parvint à s'éctiapper de cette ville, servit sous les ordres de Bourbaki et le remplaça le 25 février 1871, dans le commandement de l'armée de l'Est, dont il dirigea la retraite sur Pontarlier.
CLINCHE. Voy, Clenche.
CLINFOC. Mar. Voile triangulaire placée à l'avant du navire, sur le mât de beaupré.
CLINIAS. I. Père d'Alcibiade, se di.stingua à la bataille navale d'Artemisium(480av. J.-C.) et fut tué à Coronée (447). — II. Philosophe pythagoricien de Tarente et ami de Platon.
* CLINIQUE adj. (gr.Wwi^, lit). Qui appartient au lit. Se dit d'unesecte de chrétiens qui recevaient le baptême au lit de la mort. — Substantiv. : La sectk des cliniques. — Médecine clinique, celle qui s'exerce auprès du lit des malades. — Substantiv.au féminin, l'enseignement qui se fait auprès du lit des malades : cours de clinique; professeur de clinique. — Etablissement où les élèves en médecine apprennent, au lit môme des malades, à connaître leurs maladies, et à les soigner : la clinique de l'Ecole de médecine. — Se dit des médecins qui visitent les malades, par opposition à ceux que l'on consulte et à ceux qui écrivent : c'est un médecin clinique.
CLINOMÈTRE s. m. (gr. ktinein, incliner ; metron, mesure). Instrument qui sert à mesurer l'angle que forme un plan avec l'horizon, et que l'on emploie ordinairement pour déterminer l'épaisseur des couches rocheuses et l'inclinaison des veines. Le cliiiomètie le plus commun se compose d'une double règle, munie, sur sa charnière, d'un arc gradué pour marquer l'angle d'ouverture des deux bras. Un niveau est attaché à l'un des bras.
CLINOPODEs. m.(gr. kliné, lil -.pous, podos, pied). But. Genre de labiées, voisin du calament et comprenant plusieurs espèces dont une seule, le clinopode vulgaire [clinopodium tulgaris), croit en Europe, où on l'appelle quelquefois basilic sauiaije.
CLINQUAILLE s. f. [Il mil.] Obj.l de peu do valeur.
* CLINQUANT s. m. [Idin-kan] (holland.
klinlien, résonner). Petite lame d'or ou d'argent qu'on met dans les broderies, les dentelles : il y a beaucoup de clinquant dans la garniture de cette robe. — Lame ou feuille de cuivre qui brille beaucoup : les habits de théâtre sont ordinairement chargés de clinquant. — Se dit figurément des fausses beautés d'un ouvrage : une poésie pleine de clinquant.
CLINTON. I. Ville de Massachusetts (Etats- Unis), sur la Nashua, à 72 kil. 'S.-O. de Boston; 11,497 h. — II. Village de l'Etat de. New- York, à 13 kil. S.-O. d'Utica; l,7o0 hab. Siège du fameux collège Hamilton. — III. Ville de l'iowa, sur le Mississipi, à 220 kil. 0. de Chica^'o; 13,619 h.
CLINTONIE ^. I. ',de Clinton, botaniste an-
eus
glais). Bot. Genre de lobélracées, dont les deux espèces connues, originaires de la Colombie, ont été introduites chez nous, comme plantes de bordures et de suspensions.
CLIO (Mythol. gr.), muse de la gloire et de l'histoire, fille de Zeus et de Mnémosyne. On la représente sous la figure dune jeune fille couronnée de laurier, tenant de la main droite une trompette et de la gauche un livre.— Aslron. Planète télescopique appelée aussi Victoria.
CLIOs.f. (nom mythol.}. Genre de mollusques ptéropodes, caractérisé par un corps oblong, membraneux, sans manteau, par une tète formée de deux lobes arrondis d'où sortent de petits tentacules. L'espèce la plus connue, la clio boréale, longue de 27 millimètres, se trouve en telle abondance dans les régions polaires, qu'elle sert de pâture habituelle aux baleines.
CLIPEUS ou Clypeus s. m. [kli-pé-uss]. Voy. Bouclier.
CLIPPER s. m. (angl, klip-eur). Mar. Navire fin voilier, que l'on employait dans les mers de Chine et de l'Inde; il a été remplacé par des navires à vapeur et à voiles.
* CLIQUART s. m. [kli-kar] (vieux franc. cliquer, faire du bruit). Nom d'une pierre très estimée pour bâtir : le cliquart commence à devenir rare.
'CLIQUES, f. [kli-ke] (du vieux hunç. cliquer pour cto/ ((«'). Société de gens qui s'unissent pour cabaler, pour tromper : c'est une dangereuse clique. — Fam. Prendre ses cliques kt ses CLAQUES, se disposer à partir, faire son paquet.
•CLIQUET. s.m.[kli-kè] (vieux franc, cliquer, pour claquer]. Méc. Petit levier dont on se sert pour empêcher qu'une roue qui tourne dans un sens puisse se mouvoir dans un sens contraire : le cliquet s'applique surtout aux roues à rochet.
* CLIQUETER v. n. (fréquent, de l'ancien franc, cliquer, claquer). Faire du bruit en se choquant.
* CLIQUETIS s. m. Bruit que font les armes quand on les choque les unes contre les autres; et, par ext., bruit à peu près semblable que font certains autres corps sonores lorsqu'on les remue ou qu'on les choque : on entendit un grand cliquetis d'armes; un cliquetis de chaînes; le cliquetis des verres que l'on choque en portant un toast. — Fig. Cliquetis d'antithèses, se dit en parlant d'une suite d'antithèses qui laissent trop voir le travail de l'esprit.
* CLIQUETTE s. f.(rad. cliqueter). Instrument fait de deux os, de deux morceaux de bois, ou de deux tessons, qu'on met entre les doigts, et dont on tire quelque son raesuri', en les battant l'un contre l'autre : jouer des cli((ucttes; les ordonnances obligeaient autrefois les ladres, les lépreu.v à porter des cliquettes, afin qu'on se détournât de leur chemin.
CLIQUOT. Vin de Champagne portant la marque de la maison Cliquot :
Elle boit beaucoup de Cliquât Et bat volontiers la campagne.
E. VlLLARS.
GLISSA ou Klissa, ville fortifiée de Dalmatie (Autriche), à t! kil. N.-E. de Spalato, sur une hauteur qui commande la route de l'intérieur; l,oOO hab.
CLISSAGE s. m. Action de clisser, dégarnir de clisses.
* CLISSE s. f. [kli-se] (anc. haut allem. kliozan, fendre). Clayon ; petite claie faite d'osier, i de jonc, qui sert a diverses usages, et parlieulièrcment à l'aire égoutterdes fromages. — Chir. Petite bande de bois ou de carton, qui sert à tenir en étal les os fracturés; ou dit plus ordinairement : Eclisse.
CLIS
* GLISSÉ, ÉE adj. Qui est g.irni, enveloppé d'une clisse : bouteille clissée.
CLISSER V. a. Garnir d'une clisse.
CLISSON, Clissonium, Clichia, ch.-l. decant., arr. et à 28 kil. S.-E. de Nantes (Loire-Inférieure), sur la Sèvres Nantaise et la Grande Moine; 2,904 hab. Tanneries, filatures de laine et de coton, papeterie, droguets. Ruines pittoresques d'un ancien château'qui joua un grand rôle au moyen âge. La ville, complètement détruite en 1794, fut rebâtie quelques années après dans le goût italien.
CLISSON, famille noble de Bretagne' dont les principaux membres furent : L'Olivier de), gouverneurde Vannes, qu'il livra aux.\nglais. Le roi Philippe de Valois, l'ayant attiré à Paris, lors des fêtes qui se célébrèrent pour le mariage de son second fils, le fil arrêter et décapiter, ainsi que quatorze chevaliers ses amis, convaincus de trahison. La tête deClisson fut envoyée en Bretagne et plantée sur une pique à la pcirle principale de Rennes. (1343). — IL (Olivier de), lils du précédent, connétable de France, né au château de Clisson en 133G, mort au château de Josselin le 23 avril 140'7. Il était âgé de seplans, lorsque sa mère le conduisant à Rennes, lui montra la tête de son pore et lui fit jurer de U- venger. Cette femme énergique, dépouillée de ses biens par Philippe de Valois, se fil i-hef de pirates et combattit comnir un homme dans les rangs des soldats du parti de Montfort. Olivier la suivit et reçut, par conséquent une éducation toute guerrière. Il habita un instant l'.^ngletcrre et y devint l'ennemi mortel du peuple anglais. De retour en Bretagne, il se mit à la tête du parti antianglais et obtint la restitution de se» domaines, qu'il augmenta encore en épousant Jeanne de Laval. Montforl dut la victoire d'.Auray au courage de Clisson, qui y perdit un œil. L'ingratitude de Montfort, jointe â la haine que Clisson portait aux Anglais, détermina ce dernier à entrer au service de Charles V, roi de France. 11 battit les Anglais sur les bords de la Dordogne et fut adopté, comme frère d'armes, par du Guesclin (1370). Clisson détruisit l'armée de Robert Knolles , délivra Montcontour, rejetta le prince de Galles en Guyenne, échappa aux embilchesde Moi.tfort, auquel il enleva Auray (1378), reçut de du Guesclin mourant au siège de (^hateauneuf-de- Randon l'épée de connétable, et fut désigné, quelques jours plus tard, par Charles V, à l'agonie, pour remplacer du Guesclin. C'est en qualité de connétable qu'il commanda l'avaiit-garde française à Rosebecque (I3S2) et qu'il dirigea avec beaucoup de supériorité les campagnes de 1384 et 138b, qui assui'èrent la soumission des Flandres. Montfort l'ayant attiré dans un guet-apens, le chargea de fers et ne lui rendit la liberté que contre la remise de ses principales forteresses et d'une lourde rançon; mais le roi de France mit l'affaire entre lesmains du parlement, qui ordonna au duc de restituer à Clisson tout ce que celui-ci avait été forcé de lui donner. Peu après, Pierre de Craon, favori des frères du roi, ayant reçu l'ordre de quitter le royaume, se persuada qu'il devait cette disgrâce à Clisson, l'attaquala nuit, aumoment où il sortait de chez le roi, et le laissa pour mort sur la place. Cliarles VI, considérant ce crime comme une offense personnelle, somma le duc de Bretagne de lui livrer Craon, auquel il avait donné asile; le duc s'jf étant refusé, Charles marcha contre lui etc'est pendant cette expédition qu'il fut atteint de démence. Clisson fut disgracié par les frères du roi ; le parlement le bannit et le condamna à une amende de 100,000 marcs d'argent, pour malversation, maléfices, etc. Il se retira dans ses forteresses de Bretagne.
CLISTHÉNE, homme d'Etat athénien, fils de
CLOC
CLOC
Mégaclès. Vers la fin du gouvernement des Pisistratides, il était le chef des Alcméonides, leurs adversaires, et après le bannissement d'Hippias (510 av. J.-C), il introduisit de grrands changements dans la constitution d'Athènes.
CLITHEROE, bourg du Lancashire fAngleterre\ surlaRibble, à4o kil. N.-N.-O. de Manchester; 10,815 h. Imprimeries, papeteries, fonderies: restes d'un château du xii= siècle.
CLITOMACHUS ou Asdrubal, Carthaginois qui se fi.xa à Athènes et devint chef de la nouvelle Académie, à la mort de Carnéade, en 1-29 av. J.-C.
CLITORIEs. f. {\sil. clitoris). Bot. Genre de légumineuses, tribu des phaséolées, comprenant une quinzaine d'espèces de sous-arbrisseaux grimpants qui ressemblent aux glycines.
* CLITORIS s. f. [kli-to-riss](gr. kleitoris; de kkio, je terme). Anat. Petit organe charnu, de forme ronde et allongée, qui est placé à l'endroit le plus élevé 'des parties naturelles de la femme et de toutes les femelles d'animaux quadrupèdes.
CLITUMNO, anc. CUtiwiniis. petite rivière d'Italie, qui se jette dans la Timia (anc. Tinia), l'un des aftluents du Tibre. Les anciens croyaient que les taureaux qui buvaientleseaux de cette rivière, produisaient des animaux d'une grande blancheur.
CLITUS, surnommé Mêlas (le Noir), général macédonien, favori d'Alexandre le Grand qui le tua dans une orgie (329 ans av. J.-C).
CLIVABLE adj. Qui peut être clivé.
* CLIVAGE s. m. Miner. Division régulière que présentent les minéraux et d'autres corps cristallisés lorsqu'on vient à les briser. — Opération qui consiste à fendre le diamant suivant ses joints naturels.
CLIVE (Robert lord) [klaï-ve], baron de Plassey, général anglais, fondateur de la puissance britannique dans l'Indoustan, né en 1725, mort en 1774. D'un caractère peu gouvernable, il s'embarqua àlSans pour Madras, où il vécut dans la misère et essaya deux fois de se suicider. S'étant engagé à 21 ans, dans les troupes de la compagnie des Indes orientales, il se distingua et reçut le commandement d'une petite armée de 200 Anglais et 300 sepoys, prit Arcot, capitale du Carnate, qu'il défendit pendant 50 jours contre 10,000 hommes commandés par Rajah Sahib. Ayant repoussé un assaut désespéré, il prit l'offensive et remporta sur Rajah Sahib plusieurs biillanles victoires. 11 vint en Angleterre recevoir le grade de lieutenant-colonel, retourna dans l'Inde en 1755, et pendant l'hiver de 1736 à 1757, associé à l'amiral Watson, il commanda une expédition de 900 Anglais et 1,500 sepoys, contre Surajah Daoulah, nabab de Bengale, qui venait de surprendre la citadelle de Calcutta (voy. Black Hole). Clive s'empara de Budgebudge, de Fort-William et de Calcutta; il prit d'assaut et saccagea Hougli. En juin 1757, à la têle de 3,000 hommes seulement, dont 900 Européens, il remporta la brillante victoire de Plassey, sur 35,000 Indous (dont 15,000 cavaliers) et installa Mir Jaffier comme nabab de Bengale, Béhar et Orissa. Cette victoire fut complétée par celle de Patna (1759), que Clive remporta sur l'armée que le Grand Mogol avait envoyée contre Mir Jaffier, et par la défaite des troupes hollandaises. L'empire anglais était fondé. Clive, qui avait fait une fortune considérable, revint en 1760 en Angleterre, où il reçut les titres de baron, de pairetdemembredu parlement. 11 fut gouverneur du Bengale de 1765 à 1767, rentra en Angleterre, fut accusé et convaincu de concussion, mais acquitté en raison des services qu'il avait rendus, et se suicida pendant une attaque de spleen.
CLIVER V. a. (angl. lo cleave, fendre). Lapid. Fendre un diamant suivant ses joints naturels, au lieu de le scier : cliver un diamant.
CLOAGINA, l'un des surnoms romains de Vénus, qui lui fut donné, d'après Tite-Live, parce que le roi sabin Titus Tatius trouva une statue de Vénus dans la cloaca maxima, qu'il consacra à Vénus cloacina. Pline explique différemment l'origine de ce surnom.
* CLOAQUE s. m. (lat. cluaca). Lieu destiné à recevoir les immondices : tomber dans un cloaque. — Lieu malpropre et malsain : sa maison est un cloaque. — Fig. et fam. C'est UN CLOAQUE, Se dit d'une personne sale et puante. — C'est un cloaque d'impureté, un
CLOAQUE DE TOUTES SORTES DE VICES, SC dit d'uUB
personne qui est souillée de toutes sortes d'impuretés, qui a toutes sortes de vices. — Anat. comparée. Cavité qui, dans certains animaux, sert d'issue aux excréments et à l'urine.
* CLOAQUE s. f. (lat. cloaca). Conduit fait de pierre, et voûté, par où s'écoulent les eaux et les immondices d'une ville. N'est guère usité qu'en parlant des ouvrages des anciens. Les cloaques des anciens Romains subsistent encore ; elles servent, en partie, au drainage de Rome. La cloaque centrale, nommée cloaca maxiina, mesure 3 m. de large sur 6 m. de haut; elle est en pierres taillées sans aucune addition de ciment. Dans les constructions modernes du même genre, on dit ordinairement : Egout.
* CLOCHE s. f. (haut ail. klochôn, battre). Instrument fait de métal, ordinairement de fonte, creux, ouvert, qui va en s'élargissant par en bas, et dont on tire du son au moyen d'un battant suspendu dans l'intérieur : toutes les cloches sojit en branle.
C'est la cloche du monastère...
Ame immortelle, allez en paix !
JouY. Le Glas.
— Prov. et fig. Qui n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son, pour prononcer dans une aft'aire, il faut entendre les deux parties. — Fondre la cloche, prendre une dernière résolution sur une affaire qui a été longtemps agitée, en venir à l'exécution : il est temps de fondre la cloche — Prov. Etre étonné, être
PENAUD comme UN FONDEUR DE CLOCHE, être fort
surpris de voir manquer une chose que l'on croyait infaillible, ou de voir arriver un malheur auquel on ne s'attendait pas. — Gentilshommes DE LA CLOCHE, nom que l'on donnait aux descendants des maires et des échevins de certaines villes où quelques charges municipales anoblissaient. Ce nom venait de ce que les assemblées pour l'élection des officiers municipaux, étaient convoquées au son de la cloche. On disait également : noblesse de la cloche. — Fig. et fam. Faire sonner la grosse cloche, faire parler ou agir celui qui a le plus de crédit dans une affaire. — N'être pas sujei AU coup de cloche, libre et maître de s(m temps. — Ustensile de cuisine fait de fer, de cuivre, ou de terre cuite, qui est en forme de cloche, et qui sert à faire cuire des fruits : la cloche est toute rouge. — Ustensile, à peu près de même forme, dont on couvre les mets, pour les empêcher de se refroidir : mettez une cloche sur ce plat. — Vase de verre qu'on met sur des plantes délicates, comme des melons, des concombres, etc., pour les garantir du froid. — Chim. Vase de cristal cylindrique dont on se sert pour recueillir les gaz, les mesurer, etc. — Cloche de plongeur, ou cloche A plonger, machine dans laquelle on peut rester quelque temps sous l'eau et y respirer; elle est ainsi nommée de sa forme primitive; mais on lui donne maintenant diverses formes. Voy. notre article Plongeur. —Ampoule ou vessie qui se forme sur la première peau : il a des cloches aux pieds, sous les pieds. —
Bot. Fleurs en cloche. Fleurs monopétales qui ont à peu près la forme d'une cloche : la fleur de la campanule est en cloche. — «.* Démémujer à la cloche de dois. Jargon. Déménager sans bruit et sans payer son terme. — Encycl. L'usage des cloches était connu des Juifs, des Grecs et des Romains. On dit môme que les fêtes d'Osiris étaient annoncées îu son de ces instruments. Leur usage dans les églises parait avoir été introduit, vers l'an 400, par saint Paulin, évêque de Noia, en Campanie; il se répandit lentement dans les Gaules. L'armée de Clotaire II, roi des Francs, fut terrifiée, lors du siège de Sens, en entendant le bruit des cloches de l'église de Saint- Etienne. Vers l'an 900, le pape Jean IX ordonna de sonner les cloches comme moyen de défense contre la foudre; et en 968, le pape Jean XIII ayant donné son nom à la grande cloche de l'église de Latran, l'usage se répandit de baptiser les cloches. La Russie est, sans contredit, le pays où il y a le plus grand nombre de ces instruments. A Moscou seulement, avant le grand incendie, on comptait 1,706 grandes cloches, dont 37 dans le même clocher. L'une, la Géante, fondue au XYi"^ siècle et refondue en 1634, était si grosse qu'il fallait 21 hommes pour la faire sonner; elle pesait 288,000 livres; elle avait été refondue en 1733, sous le nom de Tzar Kolokol
Tzar Kolo'.col, Moscou.
(reine des cloches), se brisa en 1737 et fut placée dans la position où on la voit encore aujourd'hui. Elle mesure 19 pieds 3 pouces de haut, 60 pieds de tour et pèse 414,000 livres. Les cloches de Chine sont très remarquables, on en trouve à Pékin plusieurs qui pèsent 120,000 livres. Une cloche enlevée à la pagode Dagon, de Rangoon, pesait80,0001ivres. Avant la Révolution, nous avions en France un grand nombre de grosses et belles cloches qui furent fondues pour faire des sous et des canons. La plus célèbre cloche des Etats-Unis est la Liberty bell, de Philadelphie, nommée cloche de la Liberté parce qu'elle fut fondue avec'lo métal d'une cloche plus ancienne, au son de laquelle avait été proclamée l'indépendance. Elle porte l'inscription anglaise suivante, traduite du Lévitique : « Proclaim liberty Ihroughout ail the lànd, unto ail the inhabitants thereof ».
Elle est aujourd'hui fen- Libeit) bell, Philadelphie, due. — Les anciennes clochesfrançaisesétaient en fer et quelquefois en airain; on les fait aujourd'hui en bronze (voy. ce mot). — Le son d'une cloche dépend de son diamètre, de sa hauteur et de son épaisseur. Les fondeurs allemands ont réglé ces dimensions comme suit : l'épaisseur de la cloche, à l'endroit uù frappe
CLOG
le battant, étant égale à 1, la hauteur de la cloche doit être repi'ésentée par 12, le diamètre à l'enibouchure par Va, le diamètre au sommet par 7 et demi ; et le poids du battant doit être 1/40 de celui de la cloche. — Voy. Alfred Gatty : The bell, ifs enrly history and uses, Londres, 1848. — Législ. « Les cloches d'églises dont l'usage immodéré avait dû être parfois restreint par des arrêts réglementaires des parlements, furent, de 1791 et 1195, converties en monnaie ouen canons. Celles qui survécurent étaient exclusivement consacrées aux usages civils. Le consulatrendit aux églises le droit de sonnerie; mais l'art. 48 de la loi du 18 germinal an X porte que l'évêque doit s'entendre avec le préfet pour régler la manière d'appeler les fidèles au service divin par le son des cloches. On ne peut les sonner pour aucune autre cause, sans la permission de la police locale. Le maire ne doit en faire usage qu'en cas d'incendie ou pour des circonstances semblables; d'un autre côté, il peut interdire la sonnerie des cloches des églises et chapelles, en temps d'orage, d'épidémie, de troubles politiques, etc. Suivant une circulaire du ministre des cultes, du 14 juin 1882, les sonneries des églises ont été, par un usage constant, associées aux rtyouissances publiques, et, lorsque, dans ce cas, il y a refus et résistance de la part du curé ou desservant, le maire peut passer outre et faire exécuter les ordres par lui donnés, mais seulement après avoir adressé au curé une réquisition écrite et avoir constaté, par procès-verbal, le refus d'obéissance à cette réquisition. Les sonneries relatives à des cérémonies particulières peuvent donner lieu à des oblations, suivant un tarif réglé par l'évêque et approuvé par le gouvernement. (Art. 69 des organiques.) «
(Ch. y.)
* CLOCHEMENT s. m. Action de boiter.
* CLOCHE-PIED (À) loc. adv. Sur un seul ]iicd : sauter à cloche-pied.
* CLOCHER s. m. Bâtiment de maçonnerie ou de charpente, dans lequel sont pendues les cloches, et qui est ordinairement élevé audessus d'une église : yros clocher; la flèche d'un clocher. — Fig. et fam. Ir n'a jamais perdu de
VUE LE CLOCHER DE SON VILLAGE, SB dit d'uU
homme qui n'a jamais voyagé. On dit aussi,
IL n'a JAMAIS VU QUE LE CLOCHER DE SON VILLAGE,
il est sans expérience, il ne connaît pas le monde. — Prov. et fig. Il faut placer le clocher AU MILIEU DE LA PAROISSE, il faut mettre à la portée de chacun une chose dont tout le monde a besoin, ou doit profiter. — Tirer du CLOCUER, employer de son mieux la dernière ressource qui reste. — Course au clocher, course à travers champs, où l'on se dirige à vue de clocher, en franchissant tous les obstacles qu'on rencontre devant soi, pour arriver au but le premier : il a gagné le pari de ta course au clocher. — Clocher, se dit par ext. pour PAROISSE : il y a tant de clochers en France. — Fig. Rivalités de clocher, jalousie de petite ville à petite ville. — Intérêt de clocher, QUESTION de clocher, affaire qui n'intéresse qu'une seule localité.
* CLOCHER V. n. (rad. cloche). Boiter en marchant: clocher du pied droit, du côté droit. (Fam.) — Prov. et fig. Il ne faut pas clocher DEVANT LES BOITEUX, il ne faut rien faire devant les gens qui semble leur reprocher quelque défaut naturel. — Ce vers cloche, la mesure n'y est pas. — Dans cette affaire, dans ce
RAISONNEMENT, DANS CETTE COMPARAISON , etc, IL
Y A QUELQUE CHOSE QUI CLOCHE, il y a quelque chose de défectueux. On dit dans le même sens : ce raisonnement cloche.
CLOCHETIER s. m. Fondeur de cloches.
CLOCHETON s. m. Petit clocher ou ornement pyramidal en forme de clocher.
* CLOCHETTE s. f. Dimin. Petite clochette qui
CLOI
se peut porter à la main -.petite clochette; sonner une clochette. — Nom vulgaire de plusieurs jdantes cpii ont des fleurs en cloche : la clochette des Lois, le narcisse pseudo-narcisso; ta clochette des blés, le liseron des champs; la clochette des murs, la campanule à fouilles rondes.
CLODION, dit le Chevelu, chef franc qui envahit la Gaule vers 430. et s'empara de tout le pays situé entre le Rhin et la Somme. On pense qu'il succéda à Pharamond et qu'il mourut vers 447.
CLODIUS PULCHER [klo-diuss-pul-kèrr] (Publius), démagogue romain, tué en î)2 av. J.-C. Il changea son nom patricien de Claudius pour s'assurer la faveur du peuple, se lit adopter dans une famille plébéienne, fut nommé tribun du peuple, lutta, par tous les moyens contre l'influence de Cicéron, qu'il fit exiler un instant, et finit par tomber victime des esclaves de son rival politique, Milon.
CLODOALD. Voy. Cloud.
CLODOCHE s. m. .largon. Danseur excentrique, exéculanl des mouvements désordonnés dans les bals publics ou sur la scène des théâtres-concerts ; c'était le nom d'un danseur très en vogue dans les bals de Paris en 1844.
CLODOMIR, l'ainé des fils que Clovis eut de Clotilde, né en 495, roi d'Orléans en oH, mort en 524. Excité par sa mère, Clotilde, il marcha avec ses frères contre Sigismond, roi de Bourgogne, en 523 ; fit jeter dans un puits Sigismond et toute sa famille, en 324 ; mais fut vaincu et tué à Véserouce, sur les bords du Rhône. Il laissait trois fils, dont les deux aines furent assassinés par ses frères, Childebert et Clutaire, et dont le troisième, Clodoald, embrassa la vie monastique et fut canonisé sous le nom de saint Cloud.
CLOCHER [klo'-heur], ville d'Irlande, comté de Tyrone, à t2.-i kil. N.-O. de Dublin; 400 liab. Ancien évêché qui passe pour avoir été fondé par saint Patrick.
* CLOISON s. f. [klouâ-zon] (lat. elosus, fermé). Mur peu épais, fait de bois ou de maçonnerie, et servant à la distribution d'un appartement : faire une cloison ; abattre une cloison. — Architect. Mur de cloison, par opposition à GROS MUR et MUR DE REFEiND. — Bot.
Membranes qui divisent l'intérieur des fruits, et qui forment des loges où sont renfermées les graines. — Anat. Partie destinée à séparer deux cavités l'une de l'autre, ou à diviser une cavité principale : la cloison des fosses nasales.
•CLOISONNAGE s. m. Toute sorte d'ouvrages de cloison : ces chainbres ne sont séparées que par du cloisonnage. — Cloison de charpente.
CLOISONNAIRE adj. Anat. Qui appartient à
la cloison ; qui forme cloison.
•CLOISONNÉ, ÉE adj. Bot. Conchyliol. Qui a une ou plusieurs séparations dans son intérieur : coquillage cloisonné. — Cloisonné (Email). (V. S.)
CLOISONNEMENT s. m. Action de faire une cloison.
CLOISONNER v. a. Séparer par une ou plusieurs cloisons.
* CLOÎTRE s. m. (lat. claustrum). Partie d'un monastère où sont les cellules et qui est faite en forme de galeries, avec un jardin ou une cour au milieu : le cloître des cordeliers. — Se dit souvent, par ext., pour monastère : se retirer, se jeter, s'ensevelir dans un cloitre; la vie des cloitres. — Enceinte de maisons où logeaient autrefois les chanoines des églises cathédrales ou collégiales : le cloitre Notre- Dame ; le cloître Saint-Germain l'Auxerrois. — Espace carré bordé d'arbres ou de charmilles taillées en arcades et imitant un cloitre.
CLOQ
* CLOITRE, EE part. pass. de Cloîtrer.— Adjecliv. Oui est mis au couvent : fille cloîtrée.
' CLOÎTRER v. a. Contraindre à entrer dans un monastère, et à y prendre l'habit : les parents de cette jeune fille résolurent de la cloîtrer. — Se cloîtrer v. pr. Cloîtrer soi ; elle voulut se châtrer ; elle s'est cloîtrée.
• CLOÎTRIER s. m. Religieux fixé dans un monastère ; à la ditférence de ceux qui ne font que passer, ou qui ont ailleurs un bénéfice où ils sont domiciliés. — iv Au féminin, Cloîtrière.
CLONFERT, l'un des plus anciens évèchés irlandais, nommé d'après l'ancien couvent de Clonfert ou Clonefort, situé à 63 kil. E. de Galway.
CLONIQUE adj. (gr. klonos, désordre). Méd. Se dit des mouvements convulsifs, irréguliers et tumultueux : convulsions cloniques et convulsions toniques.
CLONISME s. m. Mouvement clonique.
CLONMEL (irlandais, vallon du miel), bourg d'Irlande, comtés de Waterford et de Tippcrary ; !»,300 hab. Hospice de fous.
CLOOTZ ou Cloots (Jean-Baptiste, daron), révolutionnaire qui se fil appeler Anarcharsis Clootz, né le 24 juin 1733, au château de Gnadcnthal, près de Clèves (Prusse Rhénane), guillotiné à Paris le 24 mars 1794. Venu jeune à Paris, il y fit ses études, hérita d'une forlune considérable, visita l'Allemagne, l'Italie et l'Angleterre, en prêchant partout les doctrines philanthropiques et en se proclamant « l'Orateur du genre humain ». De retour à Paris au commencement de la Révolution, il se présenta à l'Assemblée nationale à la tête d'une députation d'élrangers de tous les pays qui demandaient à participer aux fêtes de l'anniversaire de la prise de la Bastille. S'étanl fait naturaliser, il fut élu à la Convention par le département de l'Oise. Il vota la mort de Louis XVI au nom du genre humain, et ajouta : «Je condamne pareillement à mort l'infâme Frédéric-Guillaume (le roi de Prusse) >:. 11 se déclarait l'ennemi de toute religion. Robespierre, qui le haïssait, parce qu'il était noble et riche, le fit arrêter comme étranger, et deux mois plus tard, il le comprit parmi les héberlisles, bien que Clootz n'eut rien de commun avec eux. 11 demanda à monter le dernier sur l'échafaud « afin de vérifier certains principes pendant qu'il verrait tomber les têtes de ses compagnons »,
CLOPER v. n. (gr. chàtojious, boileux). Boiter.
•CLOPIN-CLOPANT loc. adv. et faii. (rad. doper). Kn clopinant : aller clopin-clopant.
' CLOPINER V. n, (dirairîut. de doper). Marcher avec peine et en clochant un peu : il s'est blessé au pied ; il va en clopinant ; il clopine ; il ne fait que clopiner. (Fam.)
• CLOPORTE s. m. (lat. daudere, fermer ; porta, porte; parce que ces animaux vivent dans les lieux fermés). Crusl. Genre de crustacés isopodes, comprenant deux espèces très communes dans les lieux humides et obscurs : autrefois les cloportes passaient pour diurétiques. — Les cloportes ont le corps ovoïde, légèrement bombé, 4 antennes, 2 yeux immobiles, 3 paires de mâchoires, 14 pattes. Ils ne se roulent pas en boule, comme font les armadilles. Leur voracité est extrême. — «.v Jargon. Portier, concierge, par calembourg : clôt-porte.
CLOQUAGE s. m. Techn. Soulèvement dans une couche de peinture.
• CLOQUE s. f. (corrupt. de cloche). Agric. Espèce de maladie qui attaque les feuilles du pêcher, les jaunit, les épaissit, les crispe, les boursoufle et leur donne une couleur viola-
CLCS
cée : la cloque épuise, les arlres. — »■> Pop. Ampoule, liouffissiirc.
CLOQUER V. n. Tnchn. Se bomber, se lioiirsouflei' : a'(^; peinture cloque.
' CLORE V. a.(lat claudcre). Ce verbe, quant aux temps simples, n"cst usité qu'aux trois personnes du singulier du présent de l'indicatif ; je clos, tu clos, il dot ; au futur de l'indicatif, je clorai, et au cond. prés., je clorais. Fermer, faire que ce qui était ouvert ne le soit plus : clore les qmssagcs: clore les yeux d'un homme mort ou mourant. Clore la bouche. (Moins usité en ce sens que fermer.) — Fig. Clore L.4.B0LXHE .^ quelqu'un, l'empêcher de parler, ou le réduire à ne pouvoir répondre.
— Cloue l'œil. Dormir : il avait à peine clos l'œil que le bruit l'éveilla. — v. n., à la troisième personne : cette porte, cette fenêtre ne clôt pas bien. — v. a. Enfermer et entourer, environner de baies, de murs, de fossés : clore un jardin, un parc ; clore un bourg, une ville. — Fii;. Arrêter, terminer : clore un traité; clore Un état; clore 2tn testament. —
— Déclarer terminé : clore une discussion dans une assemblée délibérante. — Cloue le pas, dans les joutes, dans les tournois, terminer le tournoi ; et, ouvrir le pas, commencer le tournoi.
CLORINDE, l'une des héro'ines de la Jérusah-ii, drliare. par le Tasse ; type de la femme qui surmonte la timidité naturelle à son sexe pour se mêler aux combats.
* CLOS, OSE part. pass. de Clore [klô]. — A HUIS CLOS, à portes fermées et sans que le public soit admis : le tribunal peut, dans certains cas, ordonner que les plaidoiries se feront à huis clos. — Champ clos, lice, lieu fermé de barrières, dans lequel deux ou plusieurs personnes vidaient autrefois leurs différends par les armes, avec la permission du prince ou du magistrat : combattre en champ clos. — Fig. Avoir les yeux clos, être mort : il n'eut pas sitôt les yeux clos, gwf... — Lettre close, lettre du roi, contre-signée par un secrétaire d'Etat, et cachetée du sceau de Sa Majesté : il a reçu une lettre close pour se rendre à rassemblée. Autrefois les lettres closes s'appelaient aussi : Lettres de cachet. — Fig. et fam. Ce sont LETTRES CLOSES, c'est LETTRE CLOSE, secret qu'on ne peut ou qu'on ne doit pas pénétrer : je n'y comprends rien, c'est pour moi lettre close.
— Bouche close, locution ellipt. par laciuelle on avertit qu'il faut garder le secret sur l'affaire dont il s'agit : je vous confie cela ; mais bouche close. — Prov. et fig. Les yeux clos, sans avoir besoin du secours de la vue : j'irais là les yeux clos. — Au sens moral, cette locution signifie : aveuglément et sans examiner : je signai le contrat les yeux clos ; d yeux clos. (Inus.) — Un propriétaire est obligé de tenir SON locataire clos et couvert, il est obligé de lui donner, de lui entretenir son logement en bon étal de clôture et de couverture. — Fig. Se tenir clos et couvert, se tenir en lieu de sûreté, de peur d'être pris : on le cherche pour l'emprisonner, il se tiendra clos et couvert durant quelques jours. — Etre peu conimunicatif, cacher ses pensées et ses desseins : j'ai voulu le faire parler sur cette affaire, mais il se lient clos et couvert. — Nuit close, le moment où il commence à faire tout à fait nuit : itous arrivâmes à nuit close, à la nuit close. — Pâques closes, le dimanche qui suit immédiatement celui de Pâques.
• CLOS s. m. Espace de terre cultivé et fermé de murailles, ou de haies, de fossés : un clos de vingt arpents ; clos de vigne.
- CLOSEAU s. m. Petit jardin de paysan, clos de haios.
CLOSEMENT adv. En lieu clos.
■ CLOSERIE s. f. (rad. clos). Se dit, principalciiienl eu Kretagne, d'une petite exploitalion rurale, dont le tenant ne possède pas de
Cî.OT
bœufs de labour. — »v Synon. de Closéau. — Par ext. Nom donné par les Parisiens à des jardins consacrés à des bals et autres amusements publics : la Closerie des Ldas.
CLOSIER. s. m. Celui qui exploite une closerie.
CLOSING-STAKE s. m. [klô-sign-sté'-ke] (ang. fermant enjeu). Sport. Dernier prix dans les courses.
CLOSOIR s. m. Techn. Chacun des petits côtés de la caisse ou moule qui sert à construire les moules en pisé. '
CLOSSE (Raphaël-Lambert), officier canadien, né en France, tué par les Iroquois, à Montréal, en 16G2. Habitué à la lactique des Indiens, il remporta sur les Iroquois plusieurs brillantes victoires, et agit comme gouverneur de Montréal, en l'absence de Maisonneuve, en I0:i.5.
* CLOSSEMENT s. m. Cri naturel de la poule. Voy. Gloussement.
* CLOSSER V. n. Se dit du cri de la poule. Voy. Glousser.
CLOSTERCAMP, village, à 6 kil. N. de Dusseldorf (Allemagne), illustré par le dévouement du chevalier d'Assas. (Voy. Assas.)
CLOSTERSEVEN, village de Hanovre, à 27 kil. S.-O. de Stade; 900 hab. Convention du 8 sept. i7u7, entre le duc de Cumberland, troisième fils du roi d'Anglelerre George 11, el le duc de Richelieu. En vertu de cette convention, 38,000 Hanovriens posèrent les armes et furent dis|iersés.
CLOS-VOUGEOT ou Clos de Vougeot, célèbre vignoble bourguignon, sur un coteau voisin du petit village de Vougeot, à quelques kil. de Nuits. Ancienne dépendance de Citeaux; 34 ares 28 centiares, produisant une moyenne de 3.')0 pièces d'un vin rouge spiritueux, étoffé, savoureux, vigoureux et éminemment digestif.
CLOTAIRE, nom de trois rois francs. — I. Le plus jeune des fils de Clovis et de Clotilde, né en 497, mort en o61. A la mort de son père, en 5H, il eut le royaume de Soissons, formé d'une partie de la Neustrie, et vingt ans plus tard, il prit possession du royaume d'Orléans, en assassinant deux des fils de son frère Clodomir. H punit la révolte de son fils Chramne en le faisant brûler vif avec sa femme et ses enfants. A la mort de son frère Childebert, il réunit toute la monarchie franque, ijui fut, après lui, partagée entre ses quatre lils, Caribert, Contran, Chilpéric et Sigebert. — 11. Fils de Chilpéric I" et de Frédégonde, né en 384, mort en 628. 11 était Tigé de quatre mois lorsque la mort de son père le fit roi de Neustrie. Une guerre féroce s'engagea entre sa mère et Brunchaut. Après la mort de Frédégonde, celte guerre continua, et Clotaire étant parvenu k s'emparer de Brunehaut, la fit mourir d'une façon affreuse. Il fut alors reconnu seul souverain de toute la monarchie franque. — 111. Fils aine de Clovis II, né en Go2, mort vers 670. Le maire du palais Ehroïn régna sous son num. — IV. Roi d'Austrasie en 717, mort en 720. C'est l'un des plus obscurs parmi les rois fainéants.
CLOT-BEY Antoine Clôt, dit) [klo-bé], médecin français, né à Grenoble en 1790, mort à Marseille en d86s. Comme chirin-gien en chef de l'armée égyptienne, il fonda, a .\bou- Zabel, près du Caire, el selon les instructions de Méhéraet-Ali, une école d'instruction médicale et plusieurs autres institutions. 11 reçut, avec le rang de bey el de général, le litre de directeur de toute l'administration médicale de l'Egypte et s'associa à plusieurs améliorations. Ses [irincipaux ouvrages sont : Peste observée en Kgypte (1840); Ecole de médecine d'Abou-Zabel (Marseille, 1830-'32, in-S»}; les Pestes et les Quarantaines (ISbl, in-8"}.