CI.UB
dresse. — Par ext. Tout paillasse de cirque : certains clowns gagnent plus que nos artistes de la Comédie-Française.
' CLOYÉRE s. f. [klo-iè-re] (anc. forme de claie, panier d'osier). Panier dans lequel on apporte les huitres : une cloyére d'huilrcs. — Huitres contenues dans ce panier : on a mangé à ce déjeûner deux cloyères d'kuitre:<.
CLOYES, cb.-l. de cant., arr. et à II kil. S.-O. de Chàti-audun (Eure-et-Loir), au confluent du Loir et de l'Iliron ; 2,341 hab.
CLOYNE, ville d'Irlande, à 23 kil. S.-E. de Cork; l,-'.00 hab. Gaihédrale duxiii« siècle.
' CLUB s. m. [klubb; angl. entre klob et kleub]. Mot d'origine saxonne, passé dans la langue anglaise pour désigner une société, un cercle de personnes unies dans un but politique, social, scientifique, artistique ou littéraire, — Dans un sens restreint. Cercle aristocratique tenu avec beaucoup de luxe. On l'a adopté, en ce sens, chez nous, et l'on dit : le Jockey-Club. — Se dit, plus particulièrement, d'une société de gens qui, sans mission officielle, se réunissent pour délibérer sur les affaires publiques. Le club politique anglais le plus célèbre fut le Club des têtes de veaux;, fondé au xviii» siècle par des gentilshommes anglais qui ne se piquaient pas de royalisme : ils exposèrent le 30 janv. l73o, jour anniversaire de la décapitation de Charlas 1", des têtes de veaux à toutes les fenêtres de la taverne où ils se réunissaient, provoquèrent une émeute, et virent dissoudre aussitôt leur association. Mais, en général, les clubs anglais sont des cercles où l'on se réunit pour lire, causer, et quelquefois dévorer de plantureux repas. Les clubs les plus fameux furent : celui de la taverne Mermaid, où Sliakspeare se rencontrait avec ses amis (xvi= siècle), et celui du café Button, fréquenté par Addisoii, Steele, elc; \c club civil, commercial, fondé le 19 nov. 1669 et encore existant; le club blanc, club des tories (1698); le hit cat, littéraire (1700); le clicb des dilettanti, (1734); le club du becf steak (173.5), etc. On compte aujourd'hui à Londres plus de 300 clubs ayant chacun au moins i,.ï00 membres; le plus fameux est celui de V Athenwum., qui possède une riche bibliothèque. Depuis 1860, il s'est fondé, en Angleterre, un grand nombre do clubs ouvriers. — Ctiez nous, le mut club reçoit surtout la signification de réunion politique. Le premier club français fut ouvert en 1782, sous le ministère de Galonné; il prit le nom de club politique. Trois ans plus tard, le duc d'Orléans fonda le club de Boston ou des Américains, et il se forma immédiatement plusieurs sociétés de ce genre où l'on s'occupait surtout de politique. Le premier club fondé après la convocation des états généraux fut le club Breton, plus tard Société des Amis de la Comtilution, puis des Amis de la Liberté et de l'Egalité, et à jamais fameux sous le nom de club des Jacobins; il y eut ensuite le club des Feuillants, moins avancé, et le c/!(& des Cordeliers, où régnèrent Danton, Marat, Hébert et Camille Desmoulin. Ces clubs disparurent avec les Girondins et avec les Montagnards. La réaction ayant le dessus, fonda le club de Clichy, qui fut dissous après le coup d'Etat de fructidor an V. Le Directoire fit disparaître les clubs, qui ne renaquirent pas avant 1830. 11 y eut alors la Société des Amis du peuple, la Société des droits de l'homme et le fameux club des AB C, réunion de répubhcains enthousiastes qui se donnaient pour but le relèvement des abaissés ou opprimes; Victor Hugo a raconté dans ses Misérables, leur insurrection des 5-6 juin 1832. Le gouvernement prit des mesures énergiques pour dissoudre ces associations, qui ne reparurent qu'après la révolution de Février 1848 , furent interdites après l'insurrection de juin et supprimées provisoirement par les lois des 19
CLUP
juin 1849 et S juin ISbO. — Législ. « Les clubs proprement dilssont des réunions publiques et périodiques, ayant un but politique ; ils sont formellement interdits en vertu de l'article 7 de la loi du 30 juin 1881. Ils sont considérés comme des associations illicites, lorsqu'ils sont composés de plus de vingt personnes et que les réunions ont lieu sans l'autorisation du gouvernement. Ils doivent être dissous, alors même qu'ils seraient partagés en sections de moins de vingt personnes et qu'ils ne se tiendraient pas à jours fixes. Quiconque fait partie d'une de ces associations est puni de deux mois à un an d'emprisonnement et de nO à 1,000 fr. d'amende. En cas de récidive, la peine est portée au double, et ceux qui prêtent sciemment leur maison ou appartement pour ces réunions sont punis comme complices. (C.pers 291 etsuiv. L. 10 avril 1834). Voy. Associ.\TiOiN et Réunion. Les clubs avaient été autorisés par un décret de l'Assemblée nationale du 28juill. 18i8; mais l'effet de ce décret fut suspendu d'abord parla loi du 19 juin 1849, puis par celle du 3 juin ISoO, et l'interdiction fut prononcée définitivement par un décret-loi du 25 mars 1832. La loi du 6 juin !868 soumit à la formalité de l'autorisation les réunions publiques ayant pour but de traiter de matières politiques ou religieuses: mais tous ces décrets et lois sont aujourd'bui abrogés par la loi du 30 juin 1881, sauf l'article 13 du décret du 28 juill. 1848, qui interdit les sociétés secrètes. Eu vertu de la loi de 1881, les réunions publiques non périodiques sont libres, sauf déclaration préalable. » (Ch. Y.)
CLUBABLE adj. Qfti est fait pour la vie des clubs : U's Anglais sont essentiellement clubables.
GLUBIONE s. f. Genre d'aracbnides pulmonaires voisin des araignées proprement dites, renfermant une vingtaine d'espèces très voraces. Les clubiones guettent leur proie et la poursuivent dans une course rapide. La clubione soyeuse, commune dans nos jardins, se file unsac transparent, percé d'une ouverture, et elle le place dans les fissures d'un mur, sur une feuille ou sur une tlour. La clubione nourrice vil surtout dans les bois; elle vit longtemps avec ses petits.
* CLUBISTE s. m. .Alembre d'un club, d'une réunion publique — w En mauvaise part.
Habitué des clubs ; qui fait de la politique outrée.
CLUIS, village du cant. et à 9 kil. de Neuvy (Indre); 2,192 hab. Ruines du château de Gaucourt (mon. hist.).
CLDNISTE s. m. Religieux de l'ordre de Cluny.
CLDNY s. m. Sorte de guipure.
CLIINY, ch.-l. de cant., arr. et à 2u kil. N.-O. de Mâcon (Saône-et-Loire), sur la Grosne; 4,273 bab, A'ille qui s'éleva autour d'une abbaye de bénédictins, l'une des plus illustres de la chrétienté et qui contint, au moment de sa splendeur, au xp et au xii« siècle, jusqu'à 10,000 moines. L'ordre de Cluny se composait de 600 couvents. Pendant la Révolution, l'église de ce monastère fut pillée et tout le couvent fut détruit, à l'exception de deux tours et de quelques portions qui servent aujourd'bui d'école normale.
CLUNY (hôtel et musée de), hôtel construit vers le milieu du xiv siècle par Pierre de Chaslus, abbé de Cluny, et contenant un musée d'antiquités nationales qui comprennent les ruines des Thermes de Julien. Paris, boulevard Saint- -Michel et rue du Sommerard.
CLUFES s. m. pi. (lai. clupea, alose). Icht. Tribu de poissons osseux abdominaux, comprenant les genres alose, hareng, anchois, sardine, etc.
CLYT
CLUSE s. f. (lai. vlusus, fermé). Porte fortifiée qui ferme un défilé. — Géogr. Ravin profond qui traverse perpendicuiairement les différentes lignes parallèles d'une chaîne de montagnes. Dans les cfeses se forment les lacs les plus pittoresques. — Ctuseret. (V. S.)
CLUSES, cb.-l. de cant., arr. et à 14 kil. E. de Bonnevillo iHaute-Savoie), surl'Arve; 2,403 hab. Horlogerie.
CLUSIACÉ, ÉE adj. (rad. clusier). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au clusier. — s. m. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre clusier.
CLUSIÉES s. f. pi. Bot. Tribu des clusiacées ayant pour type le genre clusier.
CLUSIER s. m. (de Lécluse, nom d'un botaniste français). Bol. Genre de clusiacées, comprenant une trentaine d'espèces quicroissent dans les régions tropicales.
CLUSIUM [klu-zi-omm], aujourd'hui Chiusi, l'un des douze villes de l'ancienne confédération étrusque, sur le Clanis, à 128 kil. N.-N.-O. de Rome. Son roi, Porsenna, assiégea Rome vers l'an bOO av. J.-C. On ne sait pas exactement à quelle époque elle fut soumise par les Romains. Pendant la deuxième guerre punique, elle fournit à Scipion du blé et le bois pour sa flotte. (Voy. Chiusi.)
CLUTIE s. f. [klu-sl] (de Cluyt ou Clutius, botaniste hollandais). Bot. Genre d'euphorbiacées, tribu des phyllanthées, comprenant un grand nombre d'espèces qui habitent les régions chaudes du globe.
CLUVER (Philipp), nommé aussi Cluvier ou Ctuverius, géographe allemand, né à Dantzig en liJSO, mort a Leyde en 1623. Son Introduction û la (lénijraphie universelle (traduction française par le P. Labbe) est le premier essai d'un traité systématique de géographie. 11 a publié aussi des descriptions archéologiques d'Italie, de Sicile, de Sardaigne, de Corse et d'Allemagne.
CLYDE, la plus importante rivière d'Ecosse ; elle nait au S. du Lanarkshire, arrose une magnifique vallée et se jette dans le Frith de Clyde, après un cours de 180 kil. Les gros navires la remontent jusqu'à Glasgow. La communication entre les côtes orientales et occidentales est effectuée par le Forth et le canal de la Clyde.
CLYDE (Lord). Voy. Campbell (sir Colin).
CLYPÉASTRE s. m. (lat. clypeus, bouclier ; aster, étoile). Echin. Genre d'oursins à corps ovale, régulier, en forme d'étoile à cinq pans, et couvert d'épines très courtes. On trouve en France plusieurs espèces fossiles.
CLYSO s. m. [kli-zo]. Abréviation de clysoir : dus clysos.
* CLYSOIR s. m. [kli-zouar] (gr. hlisô. je lave). Espèce de long entonnoir, fait de toile imperméable, qui sert à prendre des lavements.
CLYSOPOMPE s. m. Clysoir pourvu d'une petite ])ompe qui rend le jet continu.
* CLYSTÈRE s. m. (gr. kluster; de Muzein, laver). Médicament liquide qu'on introduit dans le corps par le fondement, à l'aide dune seringue : clystére laxatif, rafraîchissant. Un dit plus ordinairement aujourd'hui : l.-^vement
ou UEMÈDE.
CLYTEMNESTRE [kli-tèmm-nèss-tre], fille de Tindare, roi de Sparte, et de Léda ; épousa Agamemnon, dont elle cul Oreslc, Electre et Ipbigénie. Pendant que son époux guerroyait sous les murs de Troie, elle forma une liaison coupable avec Egisthe ; et elle assassina dans un bain Agamemnon à son retour. Elle épousa Egisthe; mais elle fut tuée, ainsi que lui, par son fils Oreste.
CLYTHRE s. f. (gr. kleithron, clôture). En-
COAG
tom. Genre de coléoptères tétramères, renfermant environ 400 espèces répandues dans toutes les régions. Les clythres sont des animaux qui ne mesurent guère plus de 12 à 15 millimètres; elles vivent sur les fleurs des arbres et volent avec lenteur.
CLYTIE [kli-tî], nymphe, l'une des Océanides, fut aimée par Apollon, qui la délaissa pour Leucothoé. Désespérée, elle tint ses yeux fixés sur cet infidèle et ne le perdit plus de vue, depuis l'aurore jusqu'à la nuit. Elle mourut d'inanition et fut métamorphosée en héliotrope.
CNÉMIDE s. f. [gr. knèmi, jambe]. Ant. gr. Jambière défensive à l'usage des soldats grecs.
CNIDE ou Gnide, ville principale de l'hexapole de Doride, en Carie, à l'extrémité de la péninsule de Triopium, en partie sur la terre ferme et en partie sur une île. Elle était fameuse à cause du culte qui y était rendu à Vénus, dans un temple contenant la célèbre statue de cette déesse par Praxitèle. Il en reste des ruines considérables, près du cap Krio.
CNOSSE ou Gnosse, capitale de la Crète, au temps de Minos, sur le Cseratos, près de la côte N. Patrie d'Epiménide. Aux environs se trouvait le labyrinthe de Dédale.
* CO, Col, Com ou Con (lat. cum, avec). Préfixe qui indique réunion ou adjonction. On emploie co devant une voyelle : coaccusé; col devant la lettre / : collaborer ; com devant les consonnes 6, p et to ; combat, compère, commettre ; coN devant toutes les autres consonnes : convention.
' COACCUSÉ, ÉE s. Jurispr. crim. Celui qui est accusé avec un ou plusieurs autres : ses
coaccusés le chargent beaucoup.
' COACQUÉREUR s. m. Celui avec qui on acquiert en commun.
COACQUISITION s. f. Acquisition faite en commun.
* COACTIF, IVE adj. (lat. coactare, forcer). Didacl. Qui a droit ou pouvoir de contraindre :
puissance coactive, pouvoir coactif,
'COACTIONs. f. [co-ak-si-on] (lat. coaclio; de cogère, contraindre). Didact. Contrainte, violence qui Ole la liberté du choix : user de coaction ; la coaction prouvée détruit l'acte.
COACTIVITÉ s. f. Qualité d'une force coactive.
* COADJUTEUR s. m. (lat. cum, avec; adjutor, aide). Celui qui est adjoint à un prélat, pour l'aider à remplir ses fonctions, et qui est ordinairement destiné à lui succéder après sa mort : coadjuteur d'un archevêque, d'un évéque, d'un abbé ; coadjuteur d Arles, de Reims. — Se dit de certains pères ou frères qui ont différentes fonctions, selon la différence des ordres : le père coadjuteur, le frère coadjuteur.
* COADJUTORERIE s. f. Charge et dignité de coadjuteur ou du coadjutrice : la coadjutorcrie d'un archevêché, d'un évêché, d'une abbaye.
' COADJUTRICE s. f. Religieuse adjointe à une abbesse ou prieure pour les fonctions de sa pla'^e, et qui est ordinairement destinée à lui succéder après sa mort : coadjutrice de telle abbesse.
COADJUVANT, ANTE adj. (lat. coadjuvare, aider en commun). Didact. Qui aide, qui concourt : causes coadjuvantes.
COAGULABILITÉ s. f. Propriété qu'ont certains liquides de se coaguler.
COAGULABLE ,ulj. Qui peut se coaguler.
COAGULANT, ANTE adj. Qui a la propriété de coaguler. — s. m. Substance qui coagule d'autres substances : le tannin est le coagulant de la gélatine.