INTRODUCTION
C'est une étude ingrate, ennuyeuse, que. cellu du dictionnaire.
Nous avons voulu la rendre plus pans © en en créant chez lui une certaine émulation mots multiples et divers. ù & : A,
Les vocabulaires d'écoles eonff ent æ& din nombre, quelques pages, tout au plus, d’homony js hôts aŸ sons équivalents avec signification air eye ceint, cinq (dovant une consonne), doté hographe diffère ; ou, des mots de même orthographe qui expriment des choses différentes, comme coir qui signifie à la fois un angle, an poïnçon, un instrument à fendre du bois, un petit espace de terrain, une matrice pour frapper l& monnaie,
stimulant l’élève, le lire; Âpn apprendre les dim:
e même son ou des
Tous les mots ont leurs consonnances simples ou composées ; c'està-dire peuvent s'assimiler pour le son, à d’autres mots, comme abbé,
* La lecture préalable de l'introduction facilitera singulièrement l'intelligence du syctême de l’auteur ; fera comprendre son but, l'utilité de l'ouvrage, les divers usages que l'on peut en faire.
? Pour les fins de l’auteur, les mots homonyme, consonance on consonnance, (an n ou deux n) équivalent s'emploieront indifféremment, l’un pour l'autre, puisqu’avec la signification qu'ils ont ici, ils sont tous les trois synonimes.
Larcusse écrit consonance avec un seul n, et Littré ne voit pas pourquoi l’Académie qui en met deux dans consonnance, n'en fait entrer qu'un dans dissonance. Ces deux mots devraient être analogues, et s'écrire avec deux n comme le verbe sonner dont ils dérivent, ou tous les deux avec un seul n puisqu'on n'en prononce qu'un.
me: TU: de
abée —accore, accort, accord, ou pouvent se décomposer en syllabes ou éiéments dont l’ensemble constitue un sens, une phrase ou partie de phrase. Le mot dictionnaire, par exemple, fait consonance à dit que si on erre, di, e,8,t, yetc. (bandit) que sillonnèrent — lion, lions (v.) Lyon, l'y ont, etc.—lionne, l'Yonne, lie aune, lit (a) haut ne, lis (v. haut, ne, on ne, Owen (angl.) Aulne, Lyon ne, l’Io ne, eto.—étiologie, est t (il) au logis —admiration, à demi-ration, admira Sian, sillon, scion, admirassions, à demi-ras si on, sillon, scion, scions (v.).
. Une foule de mots se modifient, changent complètemert de sens par l'addition, la suppression, le déplacement, la substitution d’une syllabe, d’une seule lettre initiale, finale,
Souvent la finale d’un mot vient précéder, devient l'initiale d’an autre mot pour leur faire dire tout antre chose : frop heureux, trop peureux—trop tôt, trot au, te rote au (nez) haut.
Les «yllabaires récréatifs, celui entre autres de Madame E, H. G., oontiennent une foule d'exercices sur les mots: par exempie, avec les cinq lettres a c enr faire les cinq mots ancre, crâne, écran, nacre, rance.
Potage contient pot, ta, Tage, ôta, otage, âge et si à cenx-ci on ajoute ou substitue leurs consonuances, homonymes ou équivalents, où à de plus: peau, Pot (n. p.) Pau, (chef-lieu, France) P6, (fleuve d'Italie} pote imaini-pote—oh ! a, O {Marquis d’}, os, eau, aulx, (pluriel de ail), haut, Ault ich, 1. France) - te (v. ôter), haute, hôte, hotte— tas, t'as,—{'aj…, (ajouter, ajuster, ete.).—t'ag. (agenouiller, etc.) t'as, je (suppose) ett.; pendant que le p initial du mot avec sa prononciation pe peut être censé la syllabe finale d'une foule de mots précédant otage ou ce qui reste de potage après lui avoir enlevé son'initiale p; rampe otage, rempotage, rend potage, —campe, lape au Tage (ficuve d'Espagne ét du Portugal) otage, —quand, qu ‘en, camp,
Khan, … oan, etc, notage—(la) peau, (le) pôt, P6, t'as, je (crois ;—(e potage croît, ete., etc,
D'autres exercices des syllabaires proposent à l'élève de trouver tous Les mots qu'on peut former avec les lettres composantes d'un mot donné, comme le mot ranime avec le qnel on forme plus de 50 autres mots, COMprenant toutes ou seulement une partie des lettres du mot proposé |
Un très joli exercice et qui fait apprendre et retenir une foule de mots: ceux de même orthographe, ou épelés différemment avec le même son ot dont l'un masculin, l'antre féminin, une barbe, un barbe — une barde, un barde—une barre, un bar, bard—une part, un part, etc. On s'attache, on s'intéresse à les connaître, leur existence nous paraissant d’abord douteuse. ,
Tous ces exercices ont leur raison d’être en ce que l'élève a à s'informer de la signification de plusieurs des mots résultant de la décomposition du mot donné et de la recombinaison variée des élements du promier. L'objet de ce Dictionnaire est, entre autres, de faire pour los mots ot pour tous les mots, ce que fait le syllabaire par les lettres de l’Alphabet—le Vocabulaire des homonymes, le Dictionnaire de rimes pour seulenrent une partie des mots de la
Il ne saurait y avoir un moyen plus certain, plus efficace de faire apprendre à l'élève les mots du dictionnaire que de l'y engager en - proportionnant le nombre de bons points, récompenses, à la difficulté de la tâche, au nombre d’homonymes, de consonances, de sons équivalents trouvés.
IT faut un mobile, un mode d'arriver au but. Les sujets d'étude, les sciences, les connaissances humaines £e dévelonpent. Il fant un moyen pratique, un langage symbolique, gorte de phonographie, photographie, des signes, des lettres qui veulent dire toute une phase comme chez les Chinois ; il faut un moyen mécanique de faire saisir aux yeux et par les yeux, à l'esprit, à l'intelligence, et d’un seul trait, tout un résultat jousnalier, hebdomadaire, mensuel, annuel et
même séculaire. Ceci se fait aujourd’hui pour la pluie, la neige, le froid, la chaleur; l'état barométrique, hygrométrique de l'air -la pression de l’eau, de la vapeur—l’électricité, le vent, l'hygiène, les diverses maladies, la mortalité, ete., au moyen de feuilles réglées tant verticalement qu'horizontalement, où une ligne traversant le réseau des carrés ou rectangles ainsi formés, accuse, dessine la chose voulue, le résultat désiré.
Dans ce systême de coordonnées rectangulaires, les époques so raccourcissent, les extrémités de l’année se rapprochent, comme le font celles d’une route, d'une voie ferrée, en variant l'échelle relative des époques, des distances, comparativement à celle des phénomènes, des hauteurs, etc., indiqués au tableau.
Il faut un moyen analogue, tout différent qu'il soit, de faciliter l'acquisition, l’action d'apprendre par cœur les mots de la langue, comme on vient de le dire,
Que de méprises, que de malentendus par ne pas savoir que quand on dit ou qu’on dicte un mot, une suite de mots; un autre peut comprendre tout autre chose. Que de dangers sous ce rapport n'offre point la phonographie. Il est vrai que d'ordinaire, le texte, le contexte fait comprendre de quoi ils’agit; mais dans uno foule de cas, il n’en est pas ainsi. En sachant les mots, tous les mots usuels au moins qui ont des homonymes, la nécessité se fait sentir d'employer au besoin un autre mot ne laissant aucun doute sur le sens du mot parlé, dicté; où même un tour de phrase, une périphrase pour éviter le doute dans l'esprit de l’auditeur, du rédacteur de l’article dicté, du traducteur d’un écrit phonographique en langage ordinaire.
Voilà un polonais pas loin—voilà un pot, l’eau, l'on n’est pas loin— voilà un Paul au nez pâle, au Népaul oint—voila (v.) un pôle, Owen (n. p. angl.) et Paul Ouen (in) (St. Ouen), etc., etc.
Ilest bon chez soi, dans la fanille, à table, au jeu, à l'école, en promenade, partout et toujours pendant un moment de loisir: pro-
CU oo M DRM An cc
poser un mot, en 4emander aux enfants les équivalents, les décomposés, : les rimes et homonymes comme :
a (lettre), à, as (v.), à (prép.), ah! (interj.), a (privatif), a etc., voir A. b, bai, bée, baie, bey, Bais (chef-lieu, France), etc., voir B. c, saie, Say, (nom-propre) sait, s'est, c'est, ses, ces, etc., voir ©. d, des, dès, dais, dey, dai (titre honorifique au Japon), dé, d'ais, ete, voir D.
e, et, est, ai, ais (v. et 8.), ait, aïe, aies, aient, haïe, haït, eh, hé! (la) Haye, etc., voir E.
De même, voir: | — et, hé, haïe, ait, haie, (etc.) feu, fe…., Fe... éph…., Eph…., ef, ete. — j'ai, jais, jet, geai, Gé, g6…., j'ai, ge..,—=etc. — hache (5. v.1, ah! ch, à Ch... Ashe, à ch, ach…., hach.., etc. = 4, le (8, v.), A. Hu. y, XL, eto.
— cas, qu'a, à, as, qua…., ca... Ka... ka, Qua…., etc. elle, aile, ale (angl.), hèle, El... él…., Hel.…. == aime, Aime (ce. |. de c. Savoie), Em... hém.…, hem! ITém.., em..., ete. — aine, haine, Aisne (riv., dépt. de France), én.., En..., Heyne (n. p.), Hén…., Hain (an, ault) ete.
— 08, eau, 0h! aulx, Ault, haut, au, aux, ho! etc.
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paie, paît, pé…., Pé.., pet, paix, paï…., Paï…., ete. = cul,qu'U.., cu, Cu, qu'u, Cug(-Toulza, c. 1.) (Mont) cug (ce. 1.\, ete. et ainsi des autres lettres de l'alphabet, comme
R qui donne «ir, ère, hère, haire, Aire (ch. 1.) erre (s. et v.) errent, er. Er. her, Ier, ete.
S —esse, Hesse, est-ce, aisse, et ce se, ait ce, cte. T == thé, taie, tait, tes. l'es, t'est, l'ait, etc. UÙ == ue ! (interi.), hue (v. huer), etc.
== vais, vêt, vae (victis), Véies (ancienne ville d’'Etruric), vé.., Pré... ve... vai, Vai…, etc.
on. te V, d'Août, doux, d'où bleu bèt, #ôuble vais, Vties, A
x == he ) que Le, hie {8} Que se {donné} hic ces. nique, …d
Se... ir (ia, ie, ixih ou ixic genre de plänte), Zr (ion},.etc.
== fie (v.y grec, grès que, y grée que, hîc rec... Réc…., aigue: raie que, etc.
== (la mauvai) se aide (s, v.), (il) 8 aïdent, 2, Ed... éd... zée (poisson, Littré) de, zéd (aron, astr., nd zéd (onire, bot. racine...), zéd (oarine, chimie},
Ba == bas (adÿ.), dns (s.), but, bats (v), out Celle} mn” (interi,), etc., voir l’un de ces mots.
Les == laie, lait, laid, bre, lé, lai, Laÿe (St. German en Laye), l'est, lé... Le... lai, Lai, Lay (bach en Autriche), etc.
Rais == ré (mus.), Ré (île de), raie (poisson), raie (trait), raie (v)., rez (de chaussée), rhée (oiseau), Rhée (Cybèle), ré. rhé.…., Ré. ÆRhé…., etc.
Acier, assied, s, à scier, siler, à as (5.) Hasse yet, ah ! sie, assis et, à six haies, etc.
Lacédémontien, enne, [assé dE mon nid, hein !, de mon hyène, Yenne, la, là céder, là ces dé ons n'y ih…, én… ntais (adg.) ne, niaient ne, ces démones hyènes, etc., ete.
Nous croyons pouvoir dire que comme Dictiommaire de Riîmes, cet ouvrage, est le complément de ceux qui existent déjà et qu'en ce sens il aura son utilité pour les poètes, Ainsi, pour ne pas choisir les mots les plus féconds en rimes, prenant parmi les premiers du dictionnaire :
Abaca donne abaque, bac, Bach, à, a, as, ah1—abas, £, à bas cas, qu'a, à—...ab, abs, ..abbe (Achub, Moab, Roab, cab, astrolabe, crabe, Crabbe, ete.) a qu'à, etc,
Abacus donne à Bacchus, ah qu'eussent, etc.
Abaisse (s.) -= abaisse, s, nt (v.), à baisse, abesse—nbbé, abée, À. B. e, ete.— ab esse, Hesse, et ce, se, ait ce, est-ce, etc,
Abajoue -= Abbas, à bas joue (v,)—âge dù, à Joux. ange Août, ete.
Abaliéner donne aliéné, er—à.lier nez, Ney—a, à, ah! l'hyène, l'Yenne et, est— Ali est né, aîne—-ullie aine, Aisne et, Enée—allier, alliez, Ge hallier Ney—Hall, Halle, halle y est né, née, etc., ete,
Abalourdir donne, alourdir, à l'ours dire, ourdir, redire, dire, & tre (colère), (xoir ce mot). ;
Abandon, ner, nement 4, à, ah! ete. handons—ban, bañe dont, don, donné, er— ab en dons, en dos n'est, en donnait. en donne m'man (maman)—abande au nez - banc d'aune et est—aunée, Andes, Aulne et, auner, on nait, ete, etc—(voir ces mots). Et, comme on l'a déjà vu, comme on le voit dans ie corps de l'ouvrage, une foule de mots sont des plus riches en rimes d'une variété presque inépuisable, comme Bai, Ces, Dais, Ais, Air, Esse, Taie, Lai, Rais, Bas, Bau, Au, Août, Ceint, Cent, Scion, etc. et les mots dont ces sons ou équivalents forment !a finale.
Enfin de compte, les faiseurs de jeux de mots y trouveront ausff mille et une consonnancex, combinaisons, phrases et parties de phrases auxquelles nul n’a encore jamais songé.
Il est facile de confprendre d’après les exemples donnés plus hant, que nous n'avons dû qu'effleurer Le sujet, pour ainsi dire. Quand l'idée nous est venue tout d'abord, de faire an pareil ouvrage, nous ne croyions pouvoir trouver des homonÿmes à tous les mots, où les décomposer de manière à ce qu'ils pussent faire suite À d’autres mots venant avant, se lier de sens à une foule de mots venant après. Plusieurs mots très usuos, donnent que peu où point d'équivalents, se prêtent difficilement à la décomposition, à l'analyse, ne donnent lieu qu'à deux, trois homonymes ; taidisque d’autres en donnent dix, vingt étlavantage, et quelques uns peuvent on donner un nombre illimité.
best donc évident que nous avons dû nous borner, dans bien des
S . Li ds ns Taepanpes, aux décomposés no se suggérant pas aussi faci- «men ee... U Lu Li Li À +, que d'autres pourraient le faire. Ainsi, pour prendre
mL ns
un des premiers mots du dictionnaire, Abaisser donne des équivalents que l'on écrit sans trop se taxer la mémoire, abbé sait s'est, à baïsser, a b cyabesse, abaïsse (s.) est, abaisse (v.) haie ; mais pour Abalourdir abat, à bas, à Bâle ourdir, loup, alloue, redire, ah! lourde tre, à l'ours dire, dirent, alourdir, à Lourdes, halle où redirent, ete., ne se trouvent pas de suite sous la plume, De même il faut y songer en instant pour faire d'Abat-faim, à Bafin; d'Abat-voix ab (Achab, ete.) avoua, à bas
voua ; d'Aboi, ab houa, ou à, où a, eau, os, aulx, haut a, ete. À
Les mots en oir, donnent lieu à des consonnances diverses, suivant qu’on adoucit ou non la finale oir, qui donne hoir, houèrent—ou, où, houx, houe (s. et v.) Août, hou—air, ère, hère, haire, ete, voir KR, et aft, hart, Ar, Har…., ete., plus encore 0, os, çau, aulx, Ault, ete. voir O—ar..., arrhes, hare !, Ars, ars, ete., voir Art.
Ours donnera our et ourse puisqu'on dit les deux; comm? Us fera u et uce au besoin, car, comme le fait remarquer Littré, il n’y a pas de raison pour qu’on ne prononce point us comme dans abus.
Les mots en ouille, eil, eille, cte., comme aussi les mots cuiller, accueil ot autres donnent encore lieu à deux sortes de consonances, suivant que comme Littré on mouille les 11 ou qne comme Larousse et d’autres on ne le fasse point. Larousse au mot cuiller indique la prononciation cui-ière—Littré dit : cuiller, Il monillées et non kui-y-ê-r.
Ainsi, houille à !l mouillées donnera entre autres houle y eut, tandis qu’en prononçant hou-ye on aura houe 1j eut, ou yeux, etc.
Aux mots finissant en oi, oie, ois, oids, Littré indique la prononciation of, mais cette figuration donne plutôt l'idée de deux sens 0, f, Surenne donne oa ce qui ne laisse aucun doute sur la prononciation. Ainsi loi fera l'eau, l'os, Laud a, à—poix forn peau a ou encore loi peut faire loua, loup a—poix, poa (graminée), pou, pouls a, et de mAne vice-versa les mots en 04 feront consonance à ceux en oi, ois, off» etc
Au mot fat l'Académie prononce fate ; Littré ne v dint Ar.
RNERUP dt. Tv même quoi on no dirait point fat (fa) comnre on dit r”
sm RTL ue
net qui se dit né et nète aura des équivalents en é, è, ète. Au mot subit (adj) Larousse indique la finale en îte, Littré en : ; d’où l’on dira au besoin l’un ou l’autre ou les deux.
Dans le languge ordinaire, on lie rarement l’r des verbes de la première conjugaison; la prononciation en est indiquée é et nous en donnons les consonances comme telles. Si l’on veut y ajouter, celles en ère, on les trouvera à la lettre KR,
Oui je viens dans son temple adorer l'éternel, Je viens selon l’ïsage antique cet solennel, Oélébrer (ère) avec vous la fameuse journée, Où sur le Mont Sina, la loi nous fut donnée,
Racine dans ‘ Athalie”
Il faut d’ailleurs éviter les liaisons en 7, comme on doit éviter toutes autres du moment où il y a danger d’altérer le sens des mots comme le verbe hier qui en le prononçant hière se confondrait avec hier (adv. de temps) qui se prononce hière.
Nous emploierons également & et â comme équivalents; car d'ordinaire, dans la langage parlé l'à long s'adoucit ot l'a bref peut s’accentuer un peu. Il en sera de même de 6 fermé ou aigu, 8 ouvert ou grave, ê long, qui tous feront consonance avec er des verbes de la première conjugaison, ai, ais, ait, aie, aies, aient, és, ès, es, et, est, etc., puisque dans le langage ordinaire c'est à peine si on fait sontir les nuances, |
I ou y fera consonance à il, ils au besoin, voir Littré à la lettre I et de même a ou al fera équivalent à elle, tout commo em, en se prononcent & dans femme, (fame\, solennel (solanel,
Toutes ces substitutions de & pour à, 6 pour à et vice-versu; cos élisions de il, ils en i, y, de elle en al, à ont leur raison d'êtro duss lo tendance habituelle à tout abréger, à tout adoucir, Il faut myns © temps, moins d'effort pour dire a que à, é que à, à que il, «4 A al {ue ele: dit-il se prononce diti, il dit, à dit—quelle heure #t- quel temps fait-i, iront-(ils) à ; de même elle dit, a dit - elle ii ul in—elle lira, a lira,
Larousse dit fls ‘ fiss), pondant que Littré prononce fi et dit que fiss ou fice est une très mauvaise prononciation. Les deux autorités étant égnlement éminentes, nous nous prévaudrons de cette variante pour enrichir, augmenter le nombre des homonymes. Coq !cogue) au singulier, peut suivant certains auteurs faire 6 ou c6 au plurlel; nous emploierons les deux à volonté; 89% fait so et sote ; dot devrait de de même faire do et dote.
Pour ajouter aux homonymes que nous donnons en regard des divers mots de la langue; pour mettre sur la voie de nouvelles consonances, pour fournir l’idée de combinaisons additionnelles, nous donnons ici—tiré du petit traité de madame E. H. G, (déjà nommée) avec quelques modifications pour le rendre plus succinct—un Tableau des Principaux sons équivalents
ac, acs, ach, ackhs, ah, ap, aps, «s, at, ât, ats, ea, eas, eât, ha == a, comme dans tabac s, almanachs, ah!, draps, pas, chat, rats, aimât, jugea s, jugedt, ha! etc.
__* Rom. ac = ake dans bac, lac, sac, tac; em, en — à dans femme, indemnité, solennel, heanir; ag — à dans Magdeleine,
an.
um, AMP 8, AR, ANC 8, ANd, $, AN 8, ans, ant s, AON S, EAn, EM, eMpS, empt s, en, end 8, eng 8, ens, ent 8, hkam, han — an comme dans ampleur, camp 8, ban, banc s, gland 8, marchands, sang, étangs, plans, chant, savants, faon s, Jean, embûche, temps, exempt s, meathe, prends, hareng , Lens, couvent, s, kaämpe, hanter, etc.
Rem. en = ène dans amen, abdomen, Eden, gluten, licben, pollen, ihen et hymen; en — an dans Onen ; em — emme dans Emma,
ahol.
e muet.
à Dec a, 6, ENbt y — e muet, comme dans faisais, le, me, se, te, aïme, es, ent, feu, ouf, ©:
— AL
é fermé.
ai, eaï s, eh, er s, ey, ez, hé, æ — 6 fermé comme dans aiïmerar, geais, idée 8, eh !, éviter, dungers, dey, nez, hé ! Oedipe, etc. Rem. ed — 6 dans pied, sied ; ef — 6 dans clef, on écrit aussi clé. è ouvert. ee œi, af, aid 8, aiesnt, ais, ait 8, air, et, ès, es (tu), est (il), ét, êts — è ouvert, comme dans plaine, haîne, laid s, orfraie, aies, aient, niais, lait, traits, fair, peine, procès, es, est, forêt s, etc. 1e
eu
eu, eut, eux, heu, œu, œuf 8, œux — eu, comme dans Dieu, pleut, cheveux,
heureux, vœu, bœufs, œufs, vœux, etc. d i,
hi, hy, id, tds, te, tes, ïent, ts, it, îts, îæ, iz =, comme dans hier, Hièvos, nids, prie s nt, lis, lits, prix, riz, ete.
Rem. #! — 1 dans chenil, coutil, fournil, fusil, persil, gril, outil, sourci!, baril, etc. ; fils se prononce fiet fs; jadis, six, dix se prononcont jadire, ci et cice, di et dice.
in. | aim 8, ain 8, aint 8, ein 8, eing s, eint 8 inct 8, ins, fnqt 8 — in, commo | dans faim, daims, sain 8, saint s, sein, pleins, seing s, teint s, instinct 5, | vin s, vingt, quatre-vingts, ete.
Rem. En, ens — in dans appendice, moyen, mentor, européen, |
examen, payens, St. Ouen.
au, aud 8, aul, ant, aukr, ant s, œur, eau, eaux, hau, Ro, oh, op, ops, 08, ot, ots = 0, comme dans aune, chaud 8, Pauline, Hérault, aulx, héraut 5,!
chevaur, chapeau x, hauteur, IZomère, oh ! sirop s, 06, mof s, etc, ! Rem. ao — a dans Laon, o dans aoriste; ot — ote dans dot; og
= oke dans coq, nth — ote dans Lot}.
of,
où, ote 8, os, oit, oi == 04 Comme dans roi, joie, oies, croient, crois, croit!
croir, ete. | |
Rem. oi fait ou-a dans bois, pois, noix.
on.
aon 5, eon 8, om, omb s, omp 5, t, ts, onc s, onds, ong ss, on 8, Ont, S—= OR comme dans taon s, plongeon s, rompu, plomb s, dompter, romps, prompt 8, jonc s, rond s, long s, garçon s, sont, affronts, otc., om — ome dans hom !
or.
dur, e, es, ent, hor 5, ord 5, ore s, ors, ort s, orps — or, comme dans saur, Laure, saure, es, ent, horloge, dehors, bord, remords, encore, Açores, dors, dort, transports, etc.
ou.
e hou, e, es, ou e es ent, oug s, ouls, oup s, ous, out s, oux — ou, comme dans houlette, houe s, jouet, joue s, jouent, joug s, pouls, beaucoup, coups, sous, partout, ragofts, poux, etc., aoû — ou dans août, aoûteron,
our.
our, oure, ourre, ours, ourt, ourts, ourd s, ourent, Ourg, S —= our, COMME dans four, roure, bourre, cours, court s, lourds, courent, bourg s.
eu, eus, eut, hu, ue, ues, us, ut, uts — u, comme dans eu, eus, eut (avoir), huron, rue, rues, bourrus, affût, s, fûts, etc.
un.
eun, hun, hum, um s, un s, t, ts, — un, comme dans à-jeun, Hun 8, Rumble, parfum s, alun, tribuns, défunt s
Comme critérium de décomposition d'un mot quelconque, prenons ce mot même et voyons à quelle foule d'éléments, sons et sens divers donne lieu cette désintégration de l’ensemble, c, cr, cri, crit, crité, critér, critéri, critériu (0), critérium (ome) r, ri, rt, rité, ritér, ritéri, ritériu (0), ritérium (ome) 1, dt, té, itér, itéri, itériu (o), itérium (ome) ; t, té, tér, téri, tériu (0), térium (ome) ; é, ér, ériu (0), érium (ome) ; r, ri, riu (0), riuwm (ome) ; 1, iu (0), tum (ome) ; u (0), um (ome) ; m.
Maintenant pour consonnances ou sons équivalents nous avons C—QUu, que, ..que — cr = ..cre, creux — cri = crie (cricr) cris (sauvage cris de l'Amérique), cris, ….crit, crie finale d'un mot précédent — crit = ..crite, (écrite, hypocrite, ete, j — r; = ris (rire), ris (de veau), ris, (de voile , riz, rit — rit = rite, rîtes (rire) writ(angl.) — à — hie (s. v.), y —t,té= thé, taie, têt, tes, t'es t'est, tait — ter (trois fois), terre, t'erres, t'aires, taire — téri — terri, territ (terrir), tes ris, riz, terre y, ete. — er — air, ère, hère, haire, aire (s, v.), ers, Aire; erre (x. v.), ete., voir R — u 0) = «au, aux, eau, haut, aulx, os, ho!, oh!, Ault, 0 (Marquis d”) — m — ..me, me, m'… — um (om) — homme, Fo Home, Om... initiale de Oman, Omar, etc, ; om... initiale de omettre, omelotte, oméga, omnibus, etc.; hom.…. initiale de homicide, hommage, homélie, ete.; aum.…. initiale de aumone, aumonier, etc.; Aum.. de Aumale, Aumont, etc.
Que Ritter y om. (omette) — crie terre, Io me — que (pourquoi) rîtes (vous) et rit Hom... (Homère) — rite et Rio me, Riom, (rion) me. — crie tes ris Om (er), oh m (ère) — etc., ctce., etc.
Il suffit de ce seul mot et de ceux que nous avons déjà donnés pour faire voir l'impossibilité d'indiquer pour chaque mot du dictionnaire toutes où même une partie notable des combinaisons que l'on pout faire avec ses éléments. Autant vaudrait d’aillours essayer d'épuiser les combinaisons possibles des lettres de l'alphabet pour en faire des mots, et pour voir combien l'on en pourrait faire, il suffit de considérer qu'entre chacun des 100,009 mots de la langue, l’on en peut concevoir un nombre indéfini d’autres, À plus forte raison donc les combinaisons des éléments des mots sont elles inépuisables, puisque les phrases et parties de phrases auxquelles peuvent donner lieu les mots du dictionnaire ne sauraient s'épuiser, ni même se compter: par millions.
Pour exempter la répétition du mot voir ou de la lettre V abréviation de ce mot; la lettre, le mot auxquels l’on renverra pour les mots additionnels seront on caractère noir comme l’est la lettre, le mot à
son endroit propre dans la série alphabétique du dictionnaire. S'il s'agit par exemple de la particule ou syliabe ère, cet élément de composition, suivie de la lettre R indiquera qu'en sus des équivalents donnés, comme air, hère, ère, ete., l’on trouvera en regard de la lettre R tes autres consonnances, aire, haire, ers Aire, erre (s.), erre (v.). Soit encore la particule lé, dont les équivalents donnés seraient, lait, laid, legs, ete. Lai; en renvoyant au mot Lai, on trouvera late (voie dans une forêt), laie (truie), les, l'est, l'ait, lé (lnize), Laye, laye (layer) lez (prép.), lais, lé.., lai. initiale, lé …lai, etc, finale.
Pour ce qui est de la finale ment des adverbes, adjectifs, ete, ou ‘du même élément de composition, au commencement où dans le corps d’un mot, il n'y a point d'équivalent auquel l’on puisse référer, sauf, dans Littré, le mot mans : nom, en Normandie, du ver blanc ou larve du hanneton, ou dans le dictionnaire historique an (île de), Mans (Le); mais aux mots commençant par Ian, men, comme à tous les mots finissant par ment, ete., Pon trouvera quelques uns des équivalents ment (v.), m'en, m'man (maman), m'en, initiale, Man... Men.
m'an...
Une foule de mots se terminent en ge, me, cte. et pouvent 80 lier de sens avec pense, crois, jure, suppose, parie — je crois, je gage, ete. de même que l’on peut supposer venir après me ou me dis-je, me disje, me semble ; de même encore que la terminaison .#ion, ..tion pout fhire si on (en croit la rumeur), si on (en juge d’après).…., etc. La terminaison age — à je (ne sais quel propos), etc.
Inutile de dire que pour donner les équivalents où consonnancos non seulement de tous les mots du dictionnaire, mais encore des pluriels des mots, des trois personnes du aingulicr, du plariel de tous les temps des verbes ; il faudrait dix volumes comme le présent, mais l'on en rencontrera une fouk ressortant de l’infinitif même du verbe, comme aimer qui donne en même temps aime, 8, nt, aimai, ais, ait, aient, é, ée, és, ées. Aliénation donne aliéna, as, ât, aliénasse, 8, nt, €
aliénassions, ainsi que aliène, s, nt. Les adjectifs en é ot en ant, ent, donnent encore les participes passés et présents des verbes et beaucoup de mots donnent des équivalents aux divers temps des verbes et aux diverses personnes de ces temps,
Les trois points eonsécntifs … placés avant un élément de compogition, signifient que cet élément est une finale; et lorsqu'ils suivent l'élément, ce dernier est une initiale, un commencement de mot.
Les commencements de mots ou parties initiales dont la première lettre est une Capitale, une Majuscule, indiquent un nom de lieu, de personne, etc. |
Comme nous ne donnons jamais toutes les consonnances ou équiralents d’un mot et que d’ailleurs nous ne saurions, ne sommes point censés le fhire, puisque le nombre n'en est limité que par celui des mots qui ne se trouvant point dans cet ouvrage pourraient se trouver dans les ouvrages do Littré, Larousse et d’autres lexicographes, ou dans des dictionnaires de technologie et autres; il y aurait à mettre partout et à répéter sans cesse le mot et-cetera ou son abréviation, etc. non seulement une fois pour chaque mot du dictionnaire, mais pour chaque séric d'équivalents des éléments du mot, c-a-d, le répéter peut êtro cent mille tois dans le cours de l'ouvrage. Nous omettrons donc en général ce mot pour ne pas augmenter sans nécessité les dimensions du volume, came nous avons déclaré ci-haut devoir le faire pour le mot voir où son abrév. V qui devant se rencontrer plusieurs fois pour chaque mot, auymenteruit encore indéfiniment le volumineux de l'ouvrage, Ainsi, pour prendre un des premiers mots du dictionnaire, le mot abaliéner donne les sons, &, ab, ba, bal, &, à, 4 né, là, ène, comme le mot suivant abalourdir donne avec les autres ou, our, lou, lour, lourd, ir, dir, rdir, où il est évident que pour épuiser, pour ainsi dire, trouver toutes les consonnances possibles de ces deux mots et de leurs décomposés, il y aurait à voir dans le dictionnaire les mots À, ah, cte.; Ab... Bas ou Bât, etc.; Bal on Balle, ctc.; Halle ou Al... I, :Y ou Hie,