‹ Nouveau dictionnaire français, système "éducationnel" [microforme] rimes, consonnances, homonymes, décomposition des mots, combinaisons variées de leurs éléments et équivalents, jeux de motsChapitre 4 sur 508 · XVIIE · texte numérisé non relu

XVIIE

etc, E, Ais, ou Haie, ctc.: Nez ou Né, etc; Lis, Lit ou Lie, cte.; Aine ou Haine; Août, Houx, Où, etc.; Ours, Hour, ctc.; Loup, Lou...; Lourd, Lourde : Ire ou Ir... ; Dire ou Dir..; Rertire; donc le mot efc., sera toujours sous entendu après chaque mot comme aprèr les équivalents donnés de chacun de ses éléments.

Il est à peine nécessaire de dire que re dictionnaire n’en est pas un où l’on trouvera en même temps que les homonymes des mots, leurs significations ; ce serait répéter ce qui est déjà fait ct mieux que nous ne saurions le faire, dans la foule des dictionnaires déjà écrits et publiés à cet effet. Le but de l’auteur est de fournir le moyen à qui possède déjà les mots usuels et parlés de la langue, d’en apprendre les autres ou une foule d’autres par un procédé moins ennuyeux que celui de feuilleter tout un dictionnuire à cet effet. D'ailleurs la plupart des enfants, des adultes mêmes, sachant les mots usuels parlés ou écrits seraient assez en peine de trouver, laissés à leurs propres ressources, sans aide, tous où même quelque fois un seul des homonymes d’un mot proposé, sans pour chaque mot feuilleter le dictionnaire à cet etfet; car qu'il y ait un mot lai, laid, par exemple, cela n'indique en rien qu’en cherchant plus loin l’on arrivera à laie, lais on encore que si l’on cherche les, cela nous conduira à trouver lez ; Baie ne fait point non plus deviner. ou soupgonner même l'existence de bée, bey; non plus que rais, celle de ré, rez, rets, rhée, Rhée ; ou que fait suggère fair, fée, Fay (-Le-Froid); et l’on en serait encore plus éloigné dans le cus des homonyines dont les lettres initiales différent, comme ais que l'on trouve sous la lettre À ne suggère aucunement haie, (La) Haye, eh ! et, est sous l'en-tête de la lettre H, E ; ou Air l'existence de ère, hire, haire ; j'ai, celle de juis, geai, jet; elle, celle de aile, ale, h'le. Aïne n’est aucunement suggestif de Aisne ou Æleyne non plus que eau, de haut, os, aulx, oh, Ault. Beau ne fait point deviner bau, baud, baux. bot. En résumé, chacun aurait à faire pour apprendre les homonymes des mots

connus et usuels, précisément ce qui est fait et consigné dans cc volume.

Nous avons dif, page xvr, que si les consonnances données on regard d’un mot ou d’un de ses éléments, sont suivies d’une lettre ou d'un mot en caractère noir, c’est pour fournir l’idée d’aller voir à cette luttre, ce mot, pour d’autres équivalents ou homonymes. Cependant pour ubréger, nous avons souvent omis cotte indication, ce qui ne doit pas em,ècher de renvoyer dans tous les cas à la lettre, où mot sous-cntendu, à son endroit alphabétique dans le dictionnaire, pour des consonnances additionnelles ou qui pourraient en rappeler d’autres dont l'ouvrage ne ferait point mention.

D'ailleurs, plusieurs des équivalents des sons élémentaires, À, B, C, D, etc., sont déjà consignés à la page vir de cette introduction, et l’on peut aussi, si la mémoire est fertile, se rappeler en face des équivalents, comme mes, mais, Mai, qu'il y a encore maie, met, mets (s. et v.), mes, m'est, m'ait, etc. De même ré, rais ou raie., n’excluent point rets, rez et les autres mots en regard de rais page vVIr.

Si en rogard de l'élément ...in, im ou im... in. nous donnons ain, Ain (riv. dépt. de Fr.), il ne faut pas oublier qu'il y a encore haim, hein !

Ur... ure.. ou ur, ..….ure, doit faire penser à ure (aurochs, taureau sauvage), kure, Ure (n. p.), Ur (ville de Chaldée), eurent ; comme sur. doit suggérer sur (prép.), sur (acide), sûr (certain, etc.), surent (v. savoir).

Tan... ou …tant doit rappeler tan, tant, temps, tend (v. tendre), l'en,.… van où vent fait penser à vent, vend (v. vendre), Van (ville do Turquie), van (vase à mesurer le charbon), Van (préfixe honorifique de n. p., comme Van Dyck, etc.), Vans (Les, ch.-1.) Et ainsi de suite.

Une foule de mots sont formés en donnant à d’autres mots des préfixes,des suffixes qui en modifient le sens : comme—direct, indirect— alliance, mésalliance—avisé, malavisé—paraître, disparaître—meuble, immeuble—charger, surcharger—oxyde, péroxyde, protoxyde, deutoxyde — faste, néfaste— moine, moinceau—poire, poireau—cave, Caveau—ruche, rucher—fine, ânée—aune, aunaie—sasse, sasser, Le lecteur en renvoyant à ces derniers trouvera souvent des équivalents qui ne figurent point en regard des premiers.

Certaines des indications entre parenthèses à la suite d’un mot, ont tait: tantôt, commo (ll), (rm mjà co qu'il faut faire entendre les deux lettres en pronongant ke mot; tantôt, comme (ié; après caballero, qu'on prononce caballiero; bis (adi.: bi}, bis (adv.: bico , (boué, bué) après buenos-ayrien, ne, donne los deux prononciations bouénos, buénos. | ë

Dans d'autres cas, la parenthèse indique la ou les significations du mot, eomme bugle (trompette), bugle (plante) ou encore baie (anse, fruit, ouverture, tromperie, adj. : bai, e:l brun, 6).

Ailleurs les entre-parenthèses ne sont que les initiales, les finales des mots dont la partie hors de la parenthèse constitue l'équivalent du mot à l'étude, ou de son élément final, initiak; comme Ist{tres, rie) pour Ist(res), [Lst(trie)-—Is(men, ène, nël) pour Isméen), fsm(ènc), Ism{aël)—rhin(océros, oplastie) pour rhin(océras), rhin(oplastic).

La désignation ‘“ (angl.) ” ne veut pas nécessairement dire que le mot est anglais, mais qu'on le prononce à l’anglaise, ou qu’en le prononçant à l'anglaise il fournit k consonnance voulue. Ainsi O’Hare, nom irlandais, donne à la française or et à l'anglaise o-ère. De "même Ware donne war et wère, Il y a aussi Hall (ville d'Angleterre) qui à l’anglaise se dit of, à la française ul.

Le métapiasme a nécessairement sa raison d’être dane-un ouvrage oomme celui-ci. Ainsi: par aphérèse, l'on retranche une lettre, une syllabe au commencement d’un mot, ce qui mous permet de dire quelquefois las/ pour hélas Lise pour Ælise on Elisabeth, Colas pour Nicolas, tit pour petit

La crase ou synérèse permet de contracter, réunir deux syllabes en une, comme du pour de le, oût pour Août, ton pour taon, Cun pour Caen, Lon pour Laon, dia pour di-a, poète poür poè-te, etc,

Diérèse : division d’une diphtongne en deux sons où syllabes, comme at, AA pour ai, Ai, dia pour dia, diamant qui a 2 «yllubes en prose dla-mant, 8 en poésie di-a-mant. |

Tmèse: intercalation d'un mot, d'une syllabe, on faire entendre déux syllabes où il n'y en a qu'une, comme eut, œufs, pour e mut, de re ou de reu, pour Dreux, feu re ou feu reu pour rreuxr, peu t'eus où peus-tu où peut « pour ptu dans impromptu

CAP ms AXE —

Fpenthèse : redoublemeut d'une lattro comme Juppéter pour Jupiter où faire entendre, deux Ü ou déux mm où il n'y cu a qu'un,

Métathèse : transposition d'une lettre comme dans brelwe pour berlue, berioque pour braloque. -

Bo.paragoge permet l'uddition d'une syllabe à la fin d'un mot comme avec qui par paragoge fait avecgue. De mème, jusques au lieu de jusque quand leuphanie le demande comme dans ce vers de Phèdre (Race.). Sion jusyues au ciel élevée amtrefois.

Lrélision est un anmétaplasme bien connu par le quél ce, gm, de, me, te, se, le, li, si, se contractent devant une vôyelle ot h muét en €’, qu d’,m,t,s,l': l'ême, s'il, qu'elle, etc.

La syncope n'est æutre chose que lerdie par kiquetlke l'on retranche une lettre, une syllabe au milieu d'au mot comme dans avouerai (4 syllabes) pour avoñrai (3 syllabes), gaîté pour gaieté, ratteler pour réatteler,

ÆEndie: métaplasme per le quel on retrantire quelques lettres comme chartier pour charretier, diab on diabe pour diabte, arb ou arbe pour arbre, quat pour yuntre, enf ou emfil)e pour enfle, etc.

L'endie a lieu lorsque la lettre ! par exemple ou k kttrer se. crouve dans deux mots consécutifs, et la swgrpression de l’une d’elles est motivée par le fait qu'il suffit d'entendre l’une os deux pour laisser croire à l'existence de l'autre, Ainsi le diab l'enlêve pour le diable l'en'ève, êt ou ét(rje roi pour être roi, quatre) ou qguate risses pour guitre risss où encore gaat ris. pour ...catrice, compab(ie) l'enfañt.

D'ailleurs, la suppression de luu des Ÿ est analogue à celle de on l'a pour l'on l'a, où que l'on doit écrire on au lieu de l'on, lorsque ie mot suivant, ou suivant de près lon contient un L.

Ptusieurs des verbos neutres comme se renflammer peuvent auesi être traités comme actifs, Voilà pourquoi lon ne s'est pas occupé dans plusieurs de ces cas de faire entrer en ligne de compte le (se) ui suit le verbe neutre à son endroit alphabétique dans te dictionaire,

Les homonymes ou équivalents, on regard de divers mots ne sont as toujours juxtaposés pour former un sens, mais écrits tels qu'ils

nous venaient sous la plume. Ilest bon d’ailleurs de laisser l'élève, le professeur, le lecteur à son choix, quant à leur combinaisons variées, de donner un peu à diviner, et lui apprendre à se reposer un peu arr lui-même pour une foule d'homonymes autres que ceux indiqués et que sa mémoire, son dictionnaire pourront lui fournir: comme haquet pour acquêt, Alfa pour alpha, Alais (ch) pour allée, Alise (Alésia, village) pour «lise, Allier (riv., Gépt. de Fr.) pour allier, sellerie pour céleri, Kruy (général autrichien) pour craie, hane (haie portative) pour fine, ravour (8 terme de pêche. Littré} pour ravoir (verbe). D'ailleurs les exemples donnés: mots d'orthographe diverse, avec indication si c’est un nom ou substuntif, un adjectif, ete., un verbe, un nom propre, un om de lieu, préfixes et sufixes aussi d'orthographe diverse comme man... .mant, m'en, m'en... Man... Men...—et, est, ait, haie, 6... hé, eh, ete.—bai, baie, bey, bée, Bais, Bé..…., etc.—lave (s.v.), bis (adj. adv.) vit (vivre, vcir)sont suffisants et de nature à suggérer mille et une autres combinaisons.

Au tableau des sons équivalents page xtit, l’on voit que pendant que eu 80 prononce ex dans certains «mots, il se dit # dans d’autres, comme dans eu, eus, eut du verbe avoir. Mais quoiqu'on ne puisse pas toujours prononcer w pour eu, comme dans pleut, ce qui ferait plut, et changerait le sens du mot, rien n'empêche de conserver le son de eu là où cet élérnent se trouve dans le même verbe comme dans eûmes, eurent, eûtes, eussent, ete, ce qui nous permettra des consonnances tant on eu qu’en «, puisque la différence est peu accentuée, pou sensible dans le langage ordinaire.

Pour dire un mot du verbe ravoir, Littré est d'opinion que l’on devrait conjuguer certains temps de ce verbe comme par exemple l'imparfait ravais. L'Académie admet lo futur raurai qui entraîne le conditionnel raurais. L'on ne nous fera donc point un crime d’avoir quelquefois employé le prétérit reus, reut, reûmes, reûtes, reussent, ete.

Il est clair que pour une foule de verbes, quelle que soit l’action exprimée par le verbo, lo préfixe re indique le renouvellement de telle action, et que même pour les choses qu'on ne peut faire qu’uno fois, on peut au figuré ou par la pensée, les faire et refaire commo toutes autres, On #'est done permis au besoin de remourir, retuer comme on le fuit tons les jours au théâtro, sur la scène et de mméme de

plusieurs autres verbes quoique non dans le dictionnaire, mais qui y auraiont leur raison d’êtro.

Ilest vrai que nous avons indiqué les mots te, se, le, ce et los finales ...ce, se, le, ...me, etc. devant quelques mots commensant par un À aspiré, c'est que pour beaucoup de ces aspirés, c'est à peine si dans le langage ordinaire, on accentue l'aspiration, tandisque d’un autre côté l’on peut sans prononcer par exemple c’ hêtre, dire ce hêtre en appuyant suffisamment sur l'e muet de ce pour faire sentir qu'iln'y a point d’élision, ot assez peu longtemps pour empêcher qu'on ne croÿe à l'existence de deux mots ou syllabes séparés,

Si un nom propre où nom de lieu est précédé de l’article le, la, les, cela se conçoit comme le Paris, la Vienne, la Rome, les Adam dont il s'agit, etc.

Lorsque, dans de rares cas certains éléments d’un mot comme sub, partie initiale d’un certain nombre de mots commençant ainsi, n'a point que nous sachions, pour lui faire consonnance, un mot ayant une signification quelconque et pouvant se lier de sens avec les équivalents des autres éléments du mot, on y a suppléé par un mot latin comme sub qui vout dire sous ot qui après tout a bien autant sa raison d’être dans la langue, que ter mot latin signifiant trois fois,

ou une foule d’autres mots, de locutions latines et étrangères, mots anglais, etc.

Si le mot, l'élément n’a pas même de représentant dans aucune langue, l’on peut être encore censés y faire allusion, tel qu’on le fait quelquefois entre parenthèses, comme (l'élément de composition) suf ou en abrégé (lél. de comp.) sup ou simplemont “sut” entre guillemets, ou encore la particule on la syllabe sub.

Cependant s'il n’y a point de mot sub, il y a lo mot supe (v. supor ou sucor voir Littré) qui est presque son consonnant devant un s ou un LA comme supe stanee pour substance, supe-t-il pour subtil pondant que devant une voyelle le p est plus difficile à dissimulor comme dans supe Urbain qui est plus éloigné de suburbain.

Plusieurs mots ont la même orthographe avec des sens divers. Le mot qui dans ce cas remplit la parenthèse qui suit chacun d'eux, n’est pas nécessairement synonime du mot donné, mais n’est souvent qu’une indication suffisante pour faire comprendre de quoi il s'agit comme

— XAXIV —

louer (bail) pour ne pas confondre avec {4er (louanger)—timbre (cloche, ou son) pour distinguer do timbre (poste), C'est pour abréger que dans cos cus nons ue donnons point une explication plus détaillée.

Disons, comme nous l'avons fuit des terminaisons en ouille, eile page x, que celles en z/le, «lle quand on en mouille {/, donnent aussi lieu : des équivalents on i-ye et on iEye—aye et al-ye pour faire au besoin charme y eut où il y eut-—chir milieu ou m'y eut, de même railler fuit ralléer, aille, di eut où a lieu.

Un mot comme tenir, venir peut 8e prononcer fe-nir ou ten ir, ve-hRir Où venir en appuyant lézèrement sur en, ce qui permettra au soin de donner des équivalents en aine, ène ou eine ou l'on adoucira aine, éne, eine quelque peu on les prononçgant, car ce sera plutôt, dans le langage park que duns le langage écrit qu'on se permettrait ces licenses.

Purmi les consonnances, homonyimes où équivalents que nous donnons, il y en a nécessairement qui sont plus au moins parfaits et parmi lesquels on foru lo choix que nécossitcront los circonstances, c'est-à-dire, suivant qu'il s'agira d'une rime sérieuse ou d’un simple jeu de mots.

Mais remarquons qu'une simple inflexion de la voix peut dans beaucoup de cas laisser croire À une consonnance parfaite : comme qui dirait second tel qu'écrit au lieu le segond tel qu’on doit le prononcer aussi ce qu'on, t 0ù ©, g et g sont presque consonantes.

So rappoler que plusieurs adjectifs peuvent se prendre substanti vement ot l'inverse,

D'ordinaire, il est plus facile se rappeler les mots qui commen: cent par un élément donné que ceux qui se terminent par une finale voulue, ce qui permettra à ceux dont la mémoire est plus fortile de trouver bien des équivalents non consignés dans cet ouvrage. De même pour les noms de lieux, noms propres, prénoms ; les dictionnaires à cet effet fourniront foule d'homonymes additionnels,

Lorsque nous donnons comme exemplos de mots dont on indique la finale he, che, bre, .breur, ete. les mots bonbe, tombe tonche, mouche, ombre, nombre, let (TR sdb: eur ; Co n'ést pius que

— KXV —

l'on so roit étudié à choisir ces mots comme pouvant se lier de sens avec le mot sous considération, mais seulement comme suggérant une foule d’autres mots ayant des terminaisons semblables et parmi les quels, l’on saura choixir le mot voulu,

Cette remarque s'applique également aux mots dont on indique l'élément initial et dont une foule d'autres mots commençant de la inême manière se licruient de sens avec le mot venant avunt.

Il serait d'ailleurs oiseux dans un ouvrage comme eelni-ci qui n'est que suggestif, de chercher parmi les cent mille mots de la langue, tous ceux ou partie même de ceux pouvant le mieux s'allier au mot à l'étude pour former une phrase où purtie de phrase, ou d'une suite de mots ayant un sons quelconque,

Ces combinaisons, nous l'avons déjà dit à la page xv, peuvent avoir lieu par milliers et sont absolumerit inépuisables,

D'ailleurs pour ce qui est de l’utilité du dictionnaire comme donnant des rimes à tous les mots, il importe peu quels sont les mots dont on a fait choix ou qui nous sont tombés sous la plume, comme venant après ou avant le mot à l'étude, puisque la rime n'a trait qu'à la dernière partie ou même àla dernière syllabe du mot dont il s'agit.

Si nous n'avons pas dans tous les cas indiqué si tel nom écrit avec majuscule est un nom d'homme ou de femme, un nom de ville, de fleuve ou de rivière, ete., c'est que, comme on l'a déjà dit, cela eut grossi démesurément le dictionnaire, que d’ailleurs lo lecteur peut consulter ses dictionnaires à cot effet, et que d’ailleurs encore nul ne s'avonturerait d'employer des mots, des noms dont il ne connaîtrait point le sens.

Généralement deux ss indique la prononciation s, tandis qu'un seul 8 se prononce z comme dans fusi/ (fuzi), mais dans quelques mot: le son 8, z est peu accentué, et alors on peut avoir des équivalents en sou en £# ou les doux, suivant le can,

Plusieurs autres sons comme du g pour c ou g peuvent donner des variétés aux équivalents, pourvu qu'on les dissimule un tant soit peu dans les mots ou leurs vrais sons no sont point très accentués womme dans second que l'on prononce segond.

Quelquefois l’on peut avoir à simuler, dans un but éducatif, correctif, récréatif, ou pour se moquer de quelqu'un, la fausse prononciation d’une lettre, comme par exemple d’un s pour un z ou le contraire pour faire saisir à une personne qui grasseye ou qui zézaic, tout le ridicule, le doute qu'inspire un mot ainsi prononcé, sur sa signification réelle ; éomme qui dirait hase (3, pour Æusse (s) ou as, (s. ace) casse pour case, etc. |

Nous insistons sur la facilité comparative d'apprendre, par notre . système, les mots de la langue par un procédé moins ennuyeux, plus éeonomique de temps que celui de feuilleter tont un dictionnaire ordinaireo à cet effot, et à preuve de cet avancé, l’on verra par le tableau suivant, du décomposé de seulement quelques mots sous l’en-tête de la lettre À ou commençant par À, ou des divers mots que coutiennent les premiers, que cette décomposition où analyse d’un assez petit nombie des premiers mots du dictionnaire fournit déjà la connaissance de milliers de mots additionnels commencant par À et par toutes les autres lettres de l'alphabet.

Voici ce tableau :

Le premier mot abaisser, contient par euphonie, sons équivalents, ou comme homonymes, plusieurs autres des mots sous l'en-tête À, et un nombre de mots, commençant par B, ©, Æ, ete, comme a, ab, abaïsse (8), abesse, abbé, abée, ai, aïe, aies, aient, ait (du verbe avoir), aïe — baisse (s. et v.), baisser, bai, e (adij.), baie (s. 3 sig.), bre, bey, Bais (ch, |. Fr.), Besse (ch. 1. Fr.), ces, c'est — essai, essaie (v.), esse, et, est, eh! — haie, hé, hais, hait (du verbe haïr), Æ:sse-(Cassel, ete.)—ses, s'est, saie. Say (n. p.), sais, sait (du v. savoir.), esser (v, Littré) |

Abaisseur, donne, avec les premie:s équivalents du mot précédent, les mots heur, heure, heurt, eurent {äu v. avoir), Eure (vriv., dépt de Fr.) —sœur, Seurre, (ch. 1.).

Abajoue donne abat, ah! äge, age (de charrue)--bas (s, adj.), bah! bât, bat, bajoue, joue (8.), joue, s, nt (jouer), Joux (fort situé dans le Doubs), bats-je houe (s. v.), hou / (interj.), hour, ou, où Août.

Abaliéner fournit, ab, abat, Ali, aliier, allier (s.), alliez, (des verbes aller, allier), aliéner, aine, ainé, e, ai, ait, (ote., v. avoir), allie—bas, hat, bât, bal, bale, Bâle (v. de Suisse), balle (8. v.)—e, et, est, ch! Enée—hale,

aliez, (v. haler), halle, hallier, Halle (v. de Prusse), Hules (n. p.), Hall n, p. angl.), Aie (s. v.), hier (v.) hyène —li (mes. itin. des Chinois), lie 8. v.), lis (s. v.), lit (s. v.), lier, liais (s. v.)—nez, né, naît (naître), Ney, r'est,—y (adv.), Yenne (ch. 1. de ce. Savoie), hyène, (..….iéna), Iéna.

Abalourdir, Abasourdir donnent : alourdir, ourdir, assourdir, dire, dire, ire, alloue, s, nt, loup, Loup (Saint), Zoue (louanger), . loue (bailler), lourd, lourde, Lourdes, sourd, e (adi.), sourd, ent (v. sourdre), urs (our, d'après Littré), hour (hangar), houre (échafaud d’ardoisier), hours (chevalets de scicurs de long), sone, sous (prép.), sou, soûl.

Abanilunner donne : en, an, han! Andes (Cordillères), ban, bane, bande, ban“eau, bandons, don, dont, donc (‘on Littré), Dom (titre honorifique), dos, d’euu, os, aula:, oh !, haut, Ault, auner, aunée, aunaïe, donner.

Abâtardissement, batte (s. v.) bâtard e, tard, tarde es ent (v. tarder), tare (s. v.), dit, dix (di et dice), disse es ent (v. dire) mans (larve du hannoton), Man (île de), m'man (maman), m'en, ment, semant, hisse es ent v. hisser), art, hart, are, hare! ars, Ars (ch. 1. dans l’île de Ré), arrhes, arrhe es ent (v. arrher), ard, arde (du verbe arder, ardre ou ardoir), harde (8. v.), hardes.

Abnégation—négation gdt, gars (g4), sillon, scion, scions (v. scier), si on, ct, scie ont, sillons (v. siller les yeux, les flots).

bat-faim—fin, faim, feint, Baffin. Accord, accort, accore, corps, cor, cors, or. . Abat-vent—vend, van, Van (Les) Vans. Accourir—co:rir, ire, rire. bat-voix—voit, voua, Vaud, veau a. Accru—-cru, e (adj. , crut, crût, cruc (s.),

Abatt:e—battre, âtre. A'quet—haquet quai, quet, qu'est. Abdomen—domaine, mène, Maine, aine. | Acq it—qui, y, hie (s. v.). Abccquer—becquée ou béquie. À quitter—quitter, à qui tes, taie, tes.

bètir—étire, tir, tire, Tyr, ire. Actionner—sillonner, Axe y auner, Abject—ÿjet, jais, j'ai, geai. A tuel, le—tuer le, act: Hué, huer. Abju e —jurer, j'is, j'eus, rets, rais, Adjoindre—joiadre, oindre, Ouen, (Saint), Ablégat—léunt, lég a, les gâts. oiut, Dreux, Indre, I de re... Aboi-—boit, bois, boa, toue a, Adjuger—juger, jus, jet, geai, jais, j'ai. bominer—miner, minct. Acunettre—mettre, maître, mètre (s. ‘v.), bonder—ondéc, on ter, honder. m'être, a, a 1! de mes tr... bord—bord, bore, Bore (n. p.),Bort (ch.1.) ! Admirer—mirer, mitent E, irez, I ré. borner—orner, ornaie, bo ner. Admission—mission, admit Sion.

bout — bou (thé), boue, bout (s. v.), | Adopte —opter, à dos peter, té.

About(n. p.)ou, où, houx, À ût,hou:,ho !! Adorer—dorer, Doré, doré (s.), rais. bsent—sent, s’en, sing, :ens, sans. Advenir—venir, vœu, vent,

buser—user, buse, et, est nît, Adverse—verse, ve s, veit, vai, ver, verre. ccéder—céder s’aider, C, D, accès des. Affaire—faire, fer, fer e (v.), Fer (île de) céident—dent, dns, dum, Dan, d’en. La) Fère, air,ère, hère, etc, ccoler—enller, collet, Collé (n. p.). Affnisser—fesser, essai, essaie, esser.

— XXVIIT —

Affaite"—fêter, faîtr, fée, faix T, affété. Appareil—pareil, pur. Ît lieu, œil.

Affermer—fe mer, fermé, mot. Apparout—parent, paraut, rang, rend. Affiler—filer, filet, îlet, il est. Appeau—peau, pot, Pô, Poe, Pot, Pau. Atfermi —remi:ent, mirent, remire, mire. | Apposer—poser, pose, pause, pots et. Agonir—honnir, Hague, Aulu., Ir... Approbation—probation, bas sillon. Agrès—agr.e, grès, gr , grée, Grey. Aroser—roser, rosée, oser, Zée.

Aider—des, dès, dé, dais, de , dui, Arceau—sot, seau, sceau, Sceaux. Ailc—ale, elle, hèle, Hale (aug .) Archango—ange, cant, khan, camp,quand t.

Air—ère, aire, hère, haire, erre (“. v.). | Aride—ride, riz, ris de, id., ides. Ai er-—airée, Ré (île de), rets, raie (8 sig.),| Arpent—pan, Pan, paon, pend.

rais, rez, Rhée, ré (mus.), rhte. Arome—arum, homme, heaume, Rome, Aîtres—être, hêtre. Romme, hom !, rhum, Home. Ajour—jour, ours, hour, e, our... Aryen—rien, arien, y, htm. Ajouter—jouter, houe tes. Assembler—sembler. ambler, bli, blet. Ala mer—larme, arme, la remet. Assigner—:igner, i. né, y nier. Alberge—b. rge, Abert je, j’eus. Assortir—sortir, sot, sceau retire. Alvin—vin, vint, vingt, vaine, vain. Athée—thé, taie, tait Tay, té, t'es. Aller—legs, lai!, lait, leiv, lais, les, !6,| Atténuer—Athères, Hué, Huet, huer.

haler, Halley, hâler, ah ! Laye. Atterrer-—terrer, tes rets, t'errais. Alpin—pin, peint, pain, ain, hein! Att-rrir—terrir, tes rires, taire, ter, terre. Alto—halte O, tôt, ‘aux, taud. Attique—tie, tique (8. v.), hic. Amasser— masser, mas, Imâ', ma saie. Auprès—près, pré, prêt (8. adj.). Amout—mont, mon, n'ou:. Aurore—or (s. prép.), ord, ort, hors, Hoare Auagramme—gramme, g'as, grût. Automate—tomate, tome Ath, Thomas te. Analogie—lopis, auze, Auge y. Avarier—varier. Art. I, E, Anne Sihuine, t’aimes. Avenir—venir, vœu, veut. Anglai e—glaise, aise. Aveuturo—enture, turent, ure. Antan—-entant, temps, tan, tant, tend,| Aversion—version, ver-ions (er).

entend, hantant, en, an, han! Aveu—voœu, veut, eut, Eu. Autique—tic, tique (s. v.), hic! Aviser— viser, Isée, haie, est. Août—ou, où, houe, houx, hou! Avoir—voir, vouèient, vos harts.

Donc comme nous l'avons dit, voill des mots provenant tous de mots ayant pour initialo la lettre À et qui commencent par à peu près toutes les autres lettres de l’alphabet ; d'où il est évident que l’on trouvera une foule des mots usucls de la langue dans l'analyse, la décomposition d’un nombre comparativomont petit de mots sous les en-têtes des quelques premières lettres do l'alphabet.

* Que de mots aussi sous la lettre KR ne sont que des mots sous d'autres lettres, avec le préfixe re qui indique la répétition et ailleurs que de mots précédés de de, par, sur, dé—faire, défairo, refaire, parfaire, méfairo—venir, devenir, revenir, parvenir, survenir, subvenir, souvenir—mettre, permettre, admettre, remettre, démettre.

En voilà assez pour que celui qui veut apprendre les mots de là langue, comprenne qu'après tout, les mots du dictionnaire eont en bien moindre nombre qu'on ne le croirait d’abord, étant pour une très forte

p'opo-t04 fofmés d’un mot plus simple avec les préfixes variés dont les mots ei-lessus sous l'en-tête de la scule lettre A et d’une très petite partie mêine do ces mots, font foi,

D'ailleurs encore, il y a les suffixes qui font croire tout d'abord à l'existence d’une foule de mots différents, mais qui ne sont que des ariantes assez faciles à retenir: par exemple, le masculin, le feminiu, le singulier, le pluriel, le nom, l’udjoetif, le verbe, l’advorbe ayant trait au même mot, à la même racine: comme aimer, aimable, aimab'ement—saignée, saigner, saigneur, saigneux, saigneuse, saignant, ce, saignement—teint, teinte, teinter, teinture, teinturier, ère, teinturerio--télégraphe, télégraphie, télégraphique, télégraphier, télégraphiquement—maître, maîtresse, maîtriser—locteur, lectrice—chimie, chimiste—-penser, penseur, pensif, ponsive, etc.

C'est-à-dire qu'il y a la chose dont on veut parler, si c’est un fruit, une fleur: pomme, rose ; il y a l’arbro sur lequel elle croît pommier, rosier--Si c'est une marchandise, une chose qui se fait, se manufucture; il y a celui ou celle qui fait ou fabrique la chose, celui ou celle qui la vend, l'endroit, la manufacture ou elle se foit, comme fromuge, fromagerie--lait, laitier,ère, laïterie--toile, toilier, ère, toilerie--tüle, tôlier, tülerie.

Il y a l’action de faire telle chose, comme d'acquérir, disposer, admettre, qui s’indique d'ordinaire par ia finale en ion comme acquisition, disposition, admission.

La manière d’être d’une chose, l’adverbe, se fait le plus souvent on ajoutant au mot la terminaison ment : aisé, aisément--forcé, forcément —agréable, agréablement--puissant puissamment.

L'adjectif x des terminaisons beaucoup plus variées, ex: é, ée— ant, e--ent, e--eur, rice--eux, euse — al, e, aux--ort, e—0rs, e —oire--et, ette—ique—ist:—en, enne, etc., etc, comme âge qui fait âgé, ée—-amour, aimant, e—absence, ent, e--lire, lecteur, lectrice—chant, eur, euse-danger, eux, euse commune, al,'e, aux—force, fort, e—prêt, prêteur, euse —abus, abusif, ive—arome, aromatique —chimie, ique—-air, aérien, ne, ete, ete,

La terminaison en ter indique généralement le métier, l’industrie

qui consiste à faire ou vendre quelque chose, comme frine fripier— épice, épicier —charcutier de chair ct cuire— selle, sellier, etc.

La terminaison en rie, ure indique tantôt l’art d’exercer le métier, comme tôle tülerie —doreur dorure--sculpteur sculpture; tantôt le commorce, la marchandise comme horloge horlogerie—argent argenterie ; quelquefois le lieu ou l’on fabrique, comme voile, voilerie.

A part les suffixes ci-dessus il y à oncoïe la terminaison en at qui indique tantôt la charge exercée, comme consul, consulat—diacre, diaconat, tantôt, le lieu où s'exerce la fonction, comme pensionnaire, pensionnal—eælerne, external.

Enfin, il ya une foule d’autres terminaisons qui donnent des variantes à la racine du mot mais qu'il est de la mission du lexico. raphe et du grammairien de traiter et qni ne sauraient trouver place dans un ouvrage comme celui-ci, sans répéter inutilement ce qui sc trouve déjà ailleurs, bien plus en détail et ne ferait qu’'ajouter sans nécessité à l'épaisseur du volûme,

Inutile de dire que ce dictionnaire de tous les mots usuels de la langue ou des équivalents et consonnances de cos mots, comprend a fortiori, tous ceux que l’on donne d'ordinaire dans les vocabulaires d'homonymes des écoles élémentaires et autres. Il n’y a a cet offot qu'a les trouver en feuilletant l'ouvrage, transcrire et publier sous forme d’un volume séparé; c’est ce que l’auteur se réserve de faire ou de céder à d’autres Le droit de faire moyennant entente préalable à cet effet.

A part l’usage que pourrait faire de notre ouvrage, les poëtes, les rimeurs, les faiscurs de jeux de mots et dont le but en ce sens n’est pour ainsi dire que secondairo, nous tenons surtout à voir le diction. naire au sein de chaque famille où il y a des enfants à instruire; sur lu table de chaque maître d'école, do chaque professeur de la langue et cela comme le titre de l'ouvrage l'indique, dans un but éducationnel * surtout mais récréatif en même temps.

* Ce mot devrait être français, tout comme rationnel, professionnel, Larousse donn éducatif, Littré educateur, Surenne d'éducation qui ne suggèreut point le qualicati voulu,

C'est en nous assurant des avantages que donne le nonveau système

au soin de notre propre famille quo nous nous sommes décidé à en faire bénéticier les autres.

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