TÊTE DU FÉMUR
avec une petite scie , j’aurais fait la section de toute la partie altérée de cet os. Si j’avais trouvé la cavité colyloïde cariée ou malade , j’en aurais de suite fait la cautérisation ; ensuite , au moyen d’un pansement et d’un bandage méthodique, j’aurais essayé de mettre le fémur en rapport avec la tubérosité de l’ischion, avec laquelle j’aurais tâché de lui faire contracter une articulation artificielle. »
Rossi (1) veut un lambeau en L et non en V. M. Montfalcon (2) préfère aussi cette forme d’incision. M. Roux (3) pense qu’on pourrait ici , comme à l’épaule , ne pas épargner l’espace ; qu’il serait préférable de faire en dehors de l’articulation un large lambeau carré , adhérent par son bord supérieur, comme Vœhler ou Puthod , et tous ceux qui ont décrit avant M. Larrey ■ l’extirpation de la cuisse, voulaient qu’on le pratiquât pour cette dernière opération. Percy (4) conseille aussi le lambeau carré, et M. Champion a vu bien des fois Moreau père martœuvrer la résection de la tête du fémur à l’aide d’un vaste lambeau quadrilatère formé en dehors. Mais le lambeau en demi-lune que j’ai conseillé, et que M. Bégin (5) adopte , est, je crois, préférable à toutes ces formes de plaies.
(1) Méd. opér ., t. II, p. 224.
(2) Mèm. sur V état actuel de la chir., p. 103. Paris, 1816.
(3) De la résection ou du retranch. des portions d’os malades , p.49. Paris, 1812, in-4°.
(4) Dict. des sc. méd ., t. XLVII, p. 554.
(5) JYouveuux Élém. de chirurgie. Paris, 1838, t. Il, p. 821.