‹ Nouveau éléments de médecine opératoire accompagnés d'un atlas de 22 planches in-4*0 gravées, représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgieChapitre 42 sur 128 · SYSTÈME VEINEUX · texte numérisé non relu

SYSTÈME VEINEUX

On pratique sur les veines les mêmes opérations que sur les artères; cet ordre de vaisseaux est effectivement sujet à des plaies, à des dégénérescences fongueuses, à des dilatations anévrismatiques, à l’hypertrophie, comme le système artériel.

Plaies. Toutefois, à moins qu’elles ne portent sur des troncs de premier ordre, la veine cave, les veines jugulaires internes, les sous-clavières , les axillaires, les iliaques, les fémorales, ouïes poplitées, les plaies du système veineux ne donnent presque jamais lieu à des hémorrhagies dangereuses, et si elles sont redoutables, c’est bien plutôt par l’inflammation quelles font naître, que par la perte du sang qui en résulte.

(1) Heurtault, Thèse. Paris, 1811, p. 17.

(2) Splanchnologie , etc,, p. 498.

Les plaies des veines diffèrent d’ailleurs essentiellement des plaies des artères en ce qu’elles se cicatrisent avec facilité, sans entraîner nécessairement l'oblitération du vaisseau blessé. Il résulte de là, que si une grosse veine est divisée sur le côté, et que la compression ne suffise pas pour mettre un terme à l’hémorrhagie, la ligature ne devra point en entourer tout le calibre. Le procédé le plus commode et le plus sûr en pareil cas consiste à traverser les deux lèvres de la plaie avec le ténaculum, puis à passer un fil autour de la blessure, par le côté de la veine, qui se cicatrise ainsi sans peine, en ne mettant aucun obstacle à la circulation.

Lorsqu’une veine est divisée transversalement, soit qu’on la comprime, soit qu’on en fasse la ligature, ce n’est guère que sur le bout inférieur qu’il importe d agir. Cependant il pourrait être utile d’en oblitérer également l’autre bout, si la blessure existait au cou, à la racine du bras, ou même dans le pli de l’aine. J’ai vu plusieurs fois la veine poplitée fournir du sang en abondance, par un véritable mouvement de reflux.

Lorsque les veines se trouvent dans la plaie d’une amputation, il est généralement inutile d'en faire la ligature. Toutefois, si elles entretenaient l’hémorrhagie, je crois qu’on aurait tort de ne pas les lier. Les dangers de cette ligature , sur lesquels tant de chirurgiens ont insisté depuis un demisiècle, ne sont rien moins que démontrés (11-237), et je ne serais point étonné qu’il fût mieux de les entourer immédiatement d’un fil, que de les laisser libres au fond de la plaie.

Au demeurant, presque toutes les opérations qu’on pratique sur les veines ont été imaginées à l’occasion des \ arices. C’est en conséquence du traitement des varices qu’il va être question dans cet article.

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