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RECETTES COLLECTIVES. — SUCS ETIIERES

couche légère de ce liquide.

Après vingt-qualre heures, on enlève avec up.e pipette la couche d'élher,on filtre pour séparer un dépôt qui s'est formé, ou ajoute la couche d'étlier précédemment enlevée, et l'on conserve dans des vases exactement clos pour empêcher l'évaporation de Félher. Veut-on employer le suc, on retourne le flacon : la couche d'élher est renversée, et il ne s'écoule que du suc tenant en dissolution une petite quantité d'élher qui a servi à le préserver de toute altération.

Deux cas peuvent se présenter. Ou le principe actif de la plante restera en dissolution sans subir d'altération : c'est le cas le plus ordinaire, et qui nous ollVira les applications les }dus nettes : ou le principe actif se déposera du suc sous forme de flocons ou de précipité pulvérulenl, comme cela arrive au suc d'élatérium. Dons ce cas, la couche d'élher arrêtera l'altération du suc, et permettra d'attendre plusieurs jours pour que le déjjôt se forme complé tement; on décantera le liquide surnageant, on desséchera rapidement le dépôt ou on le traitera ultérieurement pour en ex traire le principe actif. En opé rant ainsi, on obtiendra un élatérhtm réellement actif, et qui sera beaucoup préférable à celui indiqué par le Codex français, dont les piopriétés soJit équivoques et incertaines.

Les sucs des plantes actives

sursaturés d'éther se conservent indéfiniment sans altération et gardent toutes leurs propriétés physiologiques. J'ai préparé ainsi des sucs de belladone, de tramonhim, de digitale représentant fidèlement les propriétés des plantes qui les ont fournis. J'ai obtenu aussi un suc de laurier-ceriseen pilant les feuilles du prumis laureo-cevasus avec la moitié de leur poids d'eau. J'espère que ce suc éthéré sera plus fidèle dans ses effets que l'eau distillée de cette plante. Mais c'est surtout pour les sucs éthérés (Taconit {racines et feuilles) j d'anémone^ d'ellébore iioir^ de feuilles de ciguc-, que j'espère obtenir un avantage marqué sur les préparations pharmaceutiques communément employées dont ces substances sont la base.

Je crois que ces sucs éthérés ou d'autres solutions aqueuses de médicaments végétaux également conservées par l'éther, pourront être employés purs ou étendus, non seulement à l'intérieur, mais aussi à l'extérieur, soit sous forme de collyres , d'in • jections, de fomentations, etc.

C'est à l'expérience clinique à prononcer.

J'espère surtout que les sucs éthérés seront utiles aux pharmaciens et aux médecins des campagnes, qui pourront, à l'aide d'un mortier, d'éther et de flacons, préparer facilement des médicaments inaltérables avec des matières premières qu'ils peuvent recueillir faci-

[{EGEflES COLLECTIVES.

lemenf. Ce sont eux qui peuvent le mieux nous éclairer sur la valeur réelle et sur les avantages de ces préparations.

Tisanes.

Les tisanes sont des liquides qui contiennent en dissolution une certaine quantité de principes médicamenteux , et qui sont destinés à servir de boisson habituelle aux malades. On les fait légères et aussi agréables que possible.

Tisane de bardane. (F. H. P.)

Racines de bardaae 20 ^nam

Eau bouiliaiite 1 litre.

Faites infuser trois Leures, passez et décantez.

Préparez de la même manière les tisanes avec les mcines de :

Ache ,

Angélique ,

Asperge ,

Aunê^e',

Chardon Roland ,

Chicorée ,

Fougère mâle ,

Fraisier,

Guimau\e ,

Patience ,

Raifort (fraîche),

Ratanhia,

Saponaire ,

Squine.

Les écorces de :

Quinquina gris ,

Quinquina jaune ,

Rourgeons de sapin ,

Sureau ,

Simarouba.

Tisane depolygala, (F. H. P.)

Poljgala de Virginie S gram.

Eau bouillante 1 litre.

Faites infuser pendant deux heures , et passez.

On préparera de la même manière les tisanes avec les racines de :

Quassia amara , |

Sassafras , Valériane , Buis.

Tisane de chiendent. (F. H. P.)

Chiendent 20 gram.

Lavez le chiendent à l'eau froide , contusez-le dans un mortier de marbre, et faites-le bouillir pendant une heure dans la quantité d'eau suffisante pour obten ir un litre de tisane ; passez et déc;intez.

On prépare de même , mais sans recourir au lavage préalable , les tisanes des racines de :

Canne de Provence,

Consoude.

Tisane avec la bourrache.

Feuilles de bourrache 12 gram.

E;iu bouillante 1 litre.

Faites infuser pendant une heure , et passez.

On prépare de mêiiie les tisanes arec les feuilles de :

Armoise ,

Capillaire ,

Chamœdris,

Chardou-bénit,

Chicorée,

FuniPterrè ,

Oranger,

Pariétaire ,

Pensée sauvage,

Saponaire ,

Scabieuse ,

Scolopendre ,

Scordium ,

Séné ,

ïurquettc ,

Véronique.

Tisane avec l'hyssope.

Hyssope 8 gram.

Eau bouillante 1 litre.

Faites infuser pendant une heure, et passez.

On prépare de même les tisanes avec les feuilles de :

Calament ,

Lierre terrestre ,

Marrube ,

Mélisse ,

Origan ,

Sauce.

EMULSIONS.

Tisane avec les fleurs cravnica.

Fleurs d'arnica 4 gram

Eau bouillaiile 1 litre.

Faites infuser pendant une heure, e passez à travers une toile serrée.

Oh préparera de même les tisanes avec :

Les lleurs de camomille romaine ,

— coquelicot ,

— ' miatricaire , r— sureau.

Tisane avec les fleurs de bouil- Lon-bianc. (F. H. P.)

Fleurs de bouillon-blanc 8 eram

Eau bouillante 1 litre.

Faites infuser pendant une heure, et passez.

On préparera de même les tisanes ayec les fleurs de :

Petite centaurée.

Guimauve,

Iloublon ,

MauTe,

Pied-dechat,

Pioses rouges ,

Tilleul,

Tussilage ,

Violettes.

Tisane avec L'anis. (F. H. P.)

Fruits d'anis 8 gram.

Eau bouillante 1 litre.

Faites iufuser pendant deux heures, et passez.

On préparera de même les tisanes arec :

Les fruits d'anis étoile ,

— de phellandrie aquatique,

— de genévrier ( Laies de ge

nièvrej.

Les écorces d'oranges araères , La graine de lin.

Tisane avec les -pruneaux.

Pruneaux 60 gram.

Ouvrez les pruneaux en deux parties, et faites les bouillir pendant une heure dans une quantité d'eau suliisante pour en obtenir un litre de tisane ; passez à traders une étamine.

On préparera de même les tisanes avec :

Les dattes.

Les figues , Les jujubes.

Tisane avec le riz. (F. H. P.)

Riz 15 gram.

Faites bouillir dans une quantité d'eau suffisante pour obtenir un litre de tisane, jusqu'à ce que le riz soit crevé : passez à travers une étamine claire.

On préparera de même les tisanes avec :

L'oi ge perlé , Le gruau.

Bouillon de veau.

Rouelle de veau 125 gram.

Eau de rivière 1 litre.

Faites cuire à une douce chaleur, dans un vase couvert, pendant deux heures : passez le bouillon quand il sera refroidi.

On préparera de même les bouillons 'de :

Mou de veau,

Poulet ,

Ecrevisses ,

Tortues ,

Grenouilles.

Émulsions.

On donne le nom d'e'mwZszo«s à des liqueursd'apparence laiteuse, que l'on prépare en divisant les semences huileuses au moyen de l'eau. Ce sont des médicaments très altérables, et que, pour cette raison , on ne doit préparer qu'au moment du besoin.

On donne encore le nom d'emulsions à des préparations qui ont la même apparence que les précédentes, mais dont la composition est différente; on les obtient en divisant et suspendant quelques matières huileuses, résineuses ou gommo-rési-

60 RECETTES COLLECTIVES

lieuses dans Teau, à Taide d'un mucilagede gomme ou de jaune d'œuf.

Senience.i de coitlfi; , Racine de guimauve.

Potions.

Emulsîon simple (lait d'amandes).

Amandes douces dépouillées

de leur pellicule 32 gram.

Sucre blanc 32 gram.

Eau froide 1000 gram.

Pilez les amandes avec une petite quantité d'eau fi-oide dans un mortier de marbre, de manière à les réduire en ime pâte très fine; délayez cette pâte avec le reste de l'eau ; faites dissoudre le sucre; passez à travers une étamine. Ou prépare de même les émulsions avec :

Semences froides ,

Cbènevis,

Pistaches,

Pignons doux,

Et autres semences émulsives.

Mucilages.

Sous le nom de mucilages, on comprend des médicaments liquides qui coulent lentement, et qui doivent leur consistance à la gomme ou à d'autres principes analogues tenus en dissolution ou rarement en suspension dans l'eau. La consistance des mucilages doit varier suivant les usages auxquels on les destine. On l'augmente ou on la diminue facilement en employant à leur préparation une plus ou moins grande quantité d'eau.

Mucilage de lin.

Semences de lin 30 gram.

Eau bouillante 200 gram.

Faites digérer pendant six heures, en agitant de temps en temps; passez avec expression.

On préparera de même les mucilages de ;

Les potions sont des préparations magistrales dont la composition est extrêmement sujette à varier, et qui sont toujours prescrites par le médecin au moment même de l'emploi.

Elles sont liquides, et on les administre aux malades par cuillerées à des époques plus ou moins rapprochées.

Eaux distillées.

On nomme eaux distillées l'eau chargée par distillation des principes volatils des plantes.

Eau distillée de laitue.

Tiges fraîches de laitue 5000 gram.

Eau commune 10000 gram.

Pilez les tiges de laitue: mettez-les avec l'eau dans la cucurblte d'im alambic, et distillez à un feu modéré jusqu'à ce que le produit obtenu soit de 5000 ammes.

Ou préparera de même les eaux distillées de :

Bourrache, ,

Plantain ,

Pariélaîrc,

Bleuet,

Et autres plantes inodores.

Eau distillée de cochléaria.

Feuill. fraîch. de cochléaria 1000 gram.

Eau commune q s.

Contusez la plante, metlez-laproinptementdansuu alambic ordinaire, avei.asseï d'eau pour qu'elle eu soit roconverte, et distillez îi un feu modéré jusqu'à ce que vous ayez obtenu eu produit 1000 gram.

On préparera de la même iiianiire l'eau distillée de ciesson.

Eau distillée de laurier-cerise

Feuilles vèc. de laur. -cerise 100^ grnni. Eau commune '2000 giam.

Incise/, les feuilles, et dislillez les avec l'eau à un feu iiiodéié , jusqu'à ce que vous ayer. obtenu liqueur distillée, lOOOgrani.

On préparera de la même maiiièic les eaux distillées de :

Feuilles de pêcher, Feuilles d'amandier.

Les feuilles de lauricr-ccrise devront être récoltées au milieu de Télé , et Ton aura le soin de llllier le produit de la distillation à travers un tiUre mouillé pour séparer complètement l'huile essentielle qui pourrait restei- en suspension»

Eau de roses.

Pétales de roses pâles 1000 gram.

Eau commune q. s.

Distillez à la vapeur, jusqu'à ce que TOUS ayez obtenu eau distillée, 1000 f;ram.

On préparera de même les eaux distillées de :

Coquelicot , Xymphœa.

Eau distillée de tilleul.

Fleurs sèches de tilleul 1000 gram.

Eau commune q. s.

Distillez à la vapeur, jusqu'à ce que TOUS ayez obtenu eau distillée, 400" gramm.

On préparera de même les eaus distillées de :

Mélilot,

Sureau,

Origan,

Serpolet.

Eau distill. de menthe jwivrée.

Sommités fraîches de menthe poivrée 1000 gram.

Eau commune q. s.

Distillez à la vapeur pour obtenir eau distillée , 1000 gram.

On piépaieia de même les enuv dlslillées de :

Ilvssope, aiélisse.

Armoise.

Poulioi.

ALCOOLATS, 61

Eau distillée de lavande.

Sonniiités (1. et fr. de la-

vando 1000 pram.

Eau eonimune q. s.

Distilli /, à lu vapeur, jusqu'à ce que le produit obtenu soit de "2000 gram.

On préparera de même les eaux distillées de : Sauge, ïliym, Absinthe, Tanaîsie, Lierre terrestre.

Eau distillée d'anis.

Semences d'anis 1000 gram.

Eau commune q. s.

Distillez à la vapeur, pour obtenir eau distillée 4000 gram. '

On préparera de même les eaux distillées de :

Semences de persil, — de fenouil, — d'augéliquc , Aiiîs étoile, ]$aies de genièvre, l'iaeine de valériane.

Eau distillée de cannelle.

Cannelle de Geylan 1000 gram.

Eau commune 8000 gram.

Laissez macérer pendant douze heures; distillez ensuite à feu nu, eu faisant bouillir doucement jusqu'à ce que vous avez obtenu en produit huit livres, 4000 gram.

On préparera de même les eaux distillées de :

Sassafras ,

Cascarille,

Girofle» ,

Piment.

Alcoolats.

Les alcoolats sont des prépa^ rations qui résultent de la distillation de l'alcool sur une ou plusieurs substances médicamenteuses-

Alcoolat d'écorces d'oranges (esprit d'oranges).

Zestes frais d'oranges 500 gram.

RECETTES COLLECTIVES

Alcool à SI» Cart. (80 cent. ) 3000 gram.

Faites macérer pendant deux joui-s ;

distillez au bain-marie jusqu'à siccité.

On préparera de la même manière les alcoolats de :

Citron, Cédrat, Bergamote.

Alcoolat de romarin (esprit de romarin).

Sommités' fl. etfr. de rs-

marin 1000 gram.

Alcool à 31» Cart. (80 c.) 3000 gram. Eau distillée de romarin 1000 gram.

Faites macérer pendant quatre jours et distillez au bain-marie, jusqu'à ce que vous ayez obtenu en alcoolat 2500 grammes.

On préparera de la même manière lés alcoolats de :

Menthe poivrée,

Mélisse,

Lavande.

Alcoolat de cannelle (esprit de cannelle).

Cannelle fine 500 gram.

Alcool à 31° Cart. (80.) ZiCOO gram.

Réduisez la cannelle en poudre grossière , laissez-la macérer dans l'alcool pendant quatre jours , et distillez au bain-marie jusqu'à ce que vous ayez obtenu sous forme d'alcoolat la presque totalité de l'alcool employé.

On préparera de la même manière les alcoolats de :

Girolles, Muscades, Sassafras, Calamus aromalicus.

Teintures.

On appelle teintures alcooliques ou alcoolés des liqueurs préparées avec de l'alcool dans lequel on fait dissoudre Le plus ordinairement des matières d'origine végétale ou animale, au moyen d'une macération ou d'une digestion plus ou moins prolongée.

Teinture de benjoin.

Benjoin en poudre 125 grain.

Alcool à 34° Cart. (86 c.) 500 gram. .■

Faites macérer pendant quinze jours, en agitant de temps en temps , puis filtrez.

On préparera de même les teintures avec les substances suivantes :

Baume de Tolu, et tous les baumes,

Térébenthine,

Résine de gaïac, et tous les autres

sucs résineux, Scammonée, Assa fœtida, Gomme ammoniaque , Myrrhe, et toutes les autres gommes-résines.

Teinture de caniielle.

Cannelle concassée 125 gram.

Alcool à 31° Cart. (80 c.) 500 gram. Faites macérer pendant quinze jours, passez avec expression et filtrez.

On préparera de même les teintures avec les substances suivantes :

Ecorce de cascarille,

Racine d'ellébore noir.

Contrayerva,

Gingembre,

Pyrèlhre,

Feuilles de digitale,

— d'asarum, Noix vomique.

Girolle,

Safran , Vanille , Castoréum, Musc, Ambre gris.

Teinture de quinquina.

Ecorce de quinquina gris 125 gram. Alcool à 21° Cart. (56 c.) 500 gram. Faites macérer pendant quinze jours, passez avec expression, liltiez.

On préparera de même les teintures avec les écorces de :

Quinquina jaune, Quinquina rouge.

Bois de gaïac (teinture dite eaa-de-

vie de gaiac).

Racine d'année,

— de jalap,

— d'ipécacuanha,

— de i-entiane,

— de quassia,

— de rhubarbe,

— de valériane, Bulbe de saille ,

— de colchique.

VINAIGRES MÉDICINAUX SDïPLES.

Feuilles d'absinthe,

— d'aconit,

— de belladone,

— de ciguë,

— de jusquiame ,

— de séné,

— de stranionium, 'Jacbou.

Teinture ou alcoolature de .

i^hus radicans.

Feuilles réc. de rhus radicans 500 gram.

Alcool à 34° Cart. SGc) 500 gram.

Contusez les feuilles de rhus, et faitesles macérer pendant quinze jours dans l'alcool; passez avec expression; filtrez.

On préparera de même les teintures avec les feuilles fraîches de :

Aconit,

Belladone,

Ciguë ,

Bigitale ,

Jusquiame,

Laitue vireuse ,

Stranionium.

Toutes ces teintures diffèrent essentiellement de celles que l'on prépare ordinairement avec les mêmes plantes desséchées , et elles doivent être délivrées sur une prescription spéciale.

Teinture éthérée de ciguë.

Poudre de feuilles de ciguë 125 gram.

Ether sulfurique 500 gram.

Traitez la poudre de ciguë par l'éther dans l'entonnoir de déplacement; recevez le liquide éthéré que vous conserverez pour l'usage.

Ou préparera de la même manière les teintures éthérées de :

Jusquiame ,

Aconit ,

Belladone,

Digitale pourprée ,

Morede,

Nicotiiine,

Fleurs d'arnica.

Racines de pjrètbrc,

— de valériane.

Teinture éthérée de castoréum.

Castoréum pulvérisé 125 gram.

Ether sulfurique 500 gram.

Mettez ces deux substances dans uu

flacon à l'émeril, faites macérer pendant quatre jours, en ayant le soin d'agiter le vase de temps en temps: filtrez ensuite dans un entonnoir couvert, et conservez pour l'usage.

On préparera de même les teintures éthérées de :

Succin,

Baume de Tolu ,

Assa fœtida,

Muso ,

Ambre gris.

Et, en général, les teintures éthérées des résines et des gommes-résines.

Vins médicinaux.

Les vins médicinaux sont des médicaments qui résultent de l'action dissolvante du vin sur une ou plusieurs substances organiques ou inorganiques.

Fin d'absinthe.

Feuilles sèches d'absinthe 32 gram.

Vin blanc généreux 1000 gram.

Alcool à 31 ° Cart. (80 c. ) 32 gram.

Incisez l'absinthe: ai-rosez-la avec l'alcool, et après vingt-quatre heures de contact, ajoutez le vin, et faites macérer le tout pendant deux jours : passez, exprimez et filtrez.

Ou préparera de la même manière le vin de :

Racine d'année.

Vinaigres mëdicinanx simples.

Vinaigres chargés par macération des principes solubles des plantes.

Vinaigre scillitique.

Squames sèches de scille 250 grana.

Yinaigre rouge très fort 3000 gram.

Faites macérer dans un matras pendant quinze jours, passez et filtrez.

On préparera de même le vinaigre colchique avec les bulbes desséchées du : Colchique,

UECETTES COLLECÎIVES.

l'inaîgre rosat.

rel.ll. dessécb. roses rougfs 32 grain. Vinaigre vouge très fort 375 grain.

Faîtes macérer le tout pendant huit jours , en ayant soin d'agiter de temps en temps; passez avec expression et liltrez.

On préparera de la même manière les vinaigres de :

Fleurs de sureau,

Romarin,

Sauge,

Lavande,

OEIlkts.

Ces divers vinaigres sont plulôL employés comme cosmétiques que comme médicaments.

M. Velpeau prescrit souvent avec avantage une cuillerée de vinaigre rosat pour un litre d'eau pour combattre les granulations du col de l'utérus et les écoulements chroniques.

Vinaigre framboise»

Framboises récentes, mon-

(!ées de leurs calices 1500 grani.

Vinaigre rouge très fort 1000 gram.

Faites macérer dans un matras de verre, ou dans une cruche de grès, penduîit quinze jours; coulez ensuite sans expression ; filtrez.

On préparera de la même manière Ips vinaigics avec les autres fruits rougi s.

Extraits.

On donne le nom (Textrait au produit de l'évaporation jus qu'en consistance molle, ferme ou sèche , d'un suc ou d'une solulion obtenue avec une sub slancc végétale ou animale, et lin véhicule vaporisable, tel que l'eau, l'alcool, l'élher, et, plus rarement, le vin et le vinaigre. Les extraits obtenus avec des sucs de fruits ont reçu le nom particulier de robs.

Extrait de haies de sureau (rob de sureau).

Suc exprimé et non fermente

de Laies de sureau q. s.

Evaporez au bain-marie , en consistance de miel épais.

On préparera de la même manière les robs de :

Raisin, Grosrilles, Belladone , Brou de noix , Concombre sauvage.

Et celui de nerprun, «n cmplovanl le suc fermenté.

Extrait de ciguë.

Snc de ciguë clariCé à chaud q. g.

Evaporez au bain-marie , en ronsistance d'extrait.

On préparera de la même manière les extraits de :

Belladone,

Jusquiame,

Slramonîum,

Chicorée,

Pissenlit,

Fumeterre,

Trèfle d'eau,

Ortie,

Cochléaria,

Cresson.

Extrait de ciguè avec la fécule verte.

Ciguë en (leurs q. s.

Ecrasez la ciguë et exprimez-en le snc; passez celui-ci à travers une toile, et divisez-le dans des assiettes de faïence en couches de deux lignes d'épaisseur environ ; mettez ces assiettes dans une étuve que vous entretiendrez à une température de 35 à 40% ou au soleil , jusqu'à ce que le suc soit entièrement desséché. Sortez alors les assiettes de l'étave, et aussitôt que l'extrait sera suliisamment ramolli à l'air pour pouvoir être détaché aisément, enfermez-le dans des pots ou dans des bouteilles à large ouveiture, ([ue vous boucherez avec des bouchons de liège, et que vous goudronnerez.

Ou préparera de même les extraits avec la fécule verte de :

EXTIUITS.

Belladone,

Jusquiaine,

Straniouiuni,

Aconit,

Anémone,

Laitue vireuse,

Rbus radicaus.

Extrait de réglisse.

Racine sùclie de réglisse q. s.

Coupez la racine de réglisse en tronçons minces: faites-la sécher à l'étuve, et réduisez-la en poudre demi-liue tn la passant au moulin; humectez cette poudre avec la moitié de son poids d'eau distillée froide, et après douze heures de contact, tassez-la convenablement entre deux diaphragmes dans un cylindre en étain ; lessivez-la avec de Teau distillée à 15 ou 20°: arrêtez Técoulement des liqueurs aussitôt qu'elles passeront peu concentrées : chaullez-les au bain-marie, passez-les pour séparer le coa};uluni qui se sera formé , et procédez à l'évaporation au bain-marie, jusqu'en consistance d'extrait.

On préparera de même les extraits de :

Racine de bardane,

— de bistorte,

— de gentiane,

— de persil,

— de saponaire,

— d'aunée,

— de patience,

— de ratanhia,

— de chiendent,

— de quassie amère,

— de pareira brava , Tiges de douce-amère, Ecorce de saule , Feuilles d'absinthe,

— d'armoise,

— de chaniEedris,

-^ de chardon-bénit,

— de digitale,

— de bourrache,

— de pensée sauvage ,

— de séné, Fleurs de camomille,

— de petite centaurée.

Et les extraits préparés avec l'eau et les feuilles sèches de :

Ciguë.

Belladone, Jusquiame, Stramoniuni , Aconit, Anémone.

Extrait alcoolique de ciguë.

Ciguë sèche 1000 gram.

Alcool à 21° Cart. (58 c.) 3500 gram.

Réduisez la ciguë en poudre demifine ; humectez-la avecjde l'alcool prescrit: lassez convenablement entre deux diaphragmes dans un cylindre en étain.

Après douze heures, lessivez avec le reste de l'acool : quand la dernière portion d'alcool aura pénétré dans la poudre, tenez celle-ci couverte par une couche d'eau, et arrêtez l'opération aussitôt que le liquide qui s'écoulera fera naître un précipité en tombant dans les premières liqueurs.

Distillez les teintures alcooliques au bain-marie pour en retirer toute la partie spiritueuse, et achevez l'évaporation au bain-marie jusqu'cu consistance d'extrait.

On préparera de Id même manière les extraits alcooliques de :

Feuilles d'acoliit,

— de belladone ,

— de jusquiame ,

— de stramoniuni ,

— d'anémone,

— de digitale,

— de rue ,

■ — de Sabine , Fleurs d'arniea,

— de houblon ,

— de narcisse des prés, Ecorce de racine de grenadier,

— de quinquina,

— de racine de buis.

Racines de caïnca,

— '■ de colchique,

— de Colombo,

— de dMpécacuanha ,

— de salsepareille ,

— de Talériane,

— de polygala,

— d'ellébore noir,

— de jalap , Cantharides, Capsules de pavot.

Extrait alcoolique de scille.

Squames sèches de scille 500 gram.

Alcool à 21° Cart. (56 c.J 2000 gram.

Faites macérer pendant quelques jours; passez avec expression; filtrez, versez sur le marc deux nouveaux kilogr. d'alcool , et , après deux à trois jours, passez de nouveau avec expression: réunissez l-'s teintures, distillez-

RECETTES COLLECTIVES

les pour en retirer toute la partie spi' ritueuse , et évaporez en consistance d'extrait.

On préparera de même les extraits de:

Coloquinte,

Safran,

Myrrhe,

Noix vomique.

En employant pour celui-ci de l'alcool à 31° Cart. (80 c.)

Sirops.

Les sirops sont des médical ments liquides d'une consistance visqueuse, qu'ils doivent à une forte proportion de sucre qui forme environ les deux tiers de leur poids.

Sirop simple blanc.

Sucre très blanc 1000 gram.

Eau pure 50î) gram.

Charbon animal préparé 64 gram.

Faites dissoudre le sucre à froid :

ajoutez le charbon , et , après douze heures de contact , filtrez le sirop au papier.

Sirop de fleurs d'oranger.

Eau distillée de fleurs d'oranger 500 gram.

Sucre très blanc 1000 gram.

Faites dissoudre le sucre à froid dans Teau aromatique , et passez le sirop au papier.

On préparera de même les sirops de :

Cannelle , Roses,

Menthe poivrée , Laitue ,

Sirop de coings.

Suc de coings 500 gram.

Suoie blanc 940 gram.

Faites dissoudic à inie douce chaleur dans un matras de verre ou dans une bassine d'argent, et passez.

On préparera de même les sirops

Limons ,

Oranges,

Berberis,

Cerises ,

Grenades ,

Groseilles ,

Framboises ,

Mûres,

Pommes ,

Vinaigre :

Vinaigre framboise.

On est dans l'usage d'aromatiser le sirop de limons avec la teinture alcoo- ' iique d'écorces fraîches de citrons , et celui d'oranges avec la teinture d'écorces fraîches d'oranges.

Sirop de pointes d'asperges.

Suc dépuré de pointes d'asperges 500 gram.

Sucre blanc 1000 gram. ■ Faites dissoudre le sucre dans le suc à la chaleur du bain-marie : passez.

On préparera de même les sirops ■de:

Cresson ,

Cochléaria ,

Cerfeuil ,

Chou rouge ,

Fleurs de pêcher ,

Bourrache.

Sirop de violettes.

Pétales récents et mondés

de violettes 500 gram.

Sucre très blanc q. s. 2000 gram.

Versez sur les pétales de Tiolettes trois fols leur poids d'eau à 45 degrés ;• agitez pendant quelques minutes , et passez avec une légère expression; remettez les pétales dans un bain-marie d'étain, et versez-y deux fois leur poids d'eau bouillante ; après douze heures d'infusion, passez avec expression à travers un linge bien rincé ; laissez déposer la liqueur et décantez; remettez-la dans le bain-marie avec le dpuble de son poids de sucre et faites dissoudre celuici à une douce chaleur.

On préparera de la même manière , mais siuis avoir recours au lavage de»

fleurs, les sirops de :

Chèvrefeuille ,

Camomille ,

Nymphcea ,

Coquelicot,

OEillets,

HUILES MEDICINALES SIMPLES.

Tussilage , Pivoine , Narcisse des près.

Sirop de fumeterre. ■

Suc de fumeterre 1000. gram.

Mêlez, et faites cuire jusqu'en con-

;tance de sirop.

On préparera de même les sirops

Trèfle, Orlie , Roses pâles , Nerprun ,

Sirop de guimauve.

Racine de guimauTe sèche

et coupée uaenu 32 gram.

Eau froide 192 gram.

Sirop simple 1 000 gram.

Faites macérer la racine de guimauve dans l'eau pendant dou/.e heures ; passez sans expression; ajoutez la liqueur sirop de sucre ; faites cuire en consistance de sirop, et passez.

On préparera de même les sirops de:

Cousoude , Cyaoglosse,

Électuaire!* , Confections , Oplats.

Ou confond aujourd'hui sous ces noms , sans presque faire attention à la différence des dénominations, des médicaments d'une consistance de pâle molle , composés de poudres diverses divisées dans un sirop simple ou composé.

Gelées.

On donne ce nom à des préparations qui ont une consistance tremblante lorsqu'elles sont refroidies. Elles ont pour base la gélatine , la pectine ou Tamidon.

Pâtes.

Ce sont des médicaments sucrés d'une consistance ferme , plastique , telle que ces pâtes n'adhèrent pas aux doigts.

Tablettes, Pastilles.

Ces noms s'appliquent à des préparations d'une consistance solide, composées de sucre et d'une ou plu.sieurs substances médicamenteuses.

Espèces.

On donne ce nom au mélange de plusieurs plantes ou parties de plantes desséchées divisées en petits fragments.

Pilules.

Ce sont des médicaments qui s'administrent sous la forme de petites boules, et dont la consistance est celle d'une pâte assez ferme pour ne pas adhérer aux mains et pour conserver leur forme sphérique ; les bols sont des pilules du poids de 40 cent, et plus.

Huiles médicinales simples.

Huile de camomille.

Fleurs de camomille romaine 64 gram.

Huile d'olive .500 gram.

Faites digérer pendant deux heures dans un vase couvert, à la chaleur du Lain-marie , en agitant de temps en temps: passez avec expression, et filtrez.

On préparera de même les hu'lcs avec les:

Sommités d'absinthe , : — de rue ,

keckttës collectives.

i'icurs du tnùlilol,

— (le Hiillcpertuis ,

— de sureau.

Huile de ciguë.

Feuilles de ciguë fraîclies 500 grain. Huile d'olives 1000 giam.

Pilez les feuilles de ciguë, mélangez- Irs à riuiile, et faites chauffer sur un feu très doux jusqu'à ce que toute Teau de végétation de la ciguë soit dissipée; alors laissez digérer pendant deux heures : passez avec expression, et (jltrez.

Ou préparera de niênie les Jiuilcs av( c la

Jielladone ,

Jusquiame,

Matidra^ore ,

JMorelle',

.\i(Otiane ,

Slrainonium ,

Huile de cantharides.

Poudre gross. de cantharides 1ï5 gram.

Huile d'olive lOnO gram.

Faites digérer pendaut six heures dans un vase fermé , à la chaleur du bainmarié; passez avec expression , et filtrez.

On préparera de la niênic manière riiu'lc avec

Les semences de fenii-grec.

Cérats.

Médicaments externes ayant pour base un mélange de cire

et d'huile.

Ponimadef^.

On désigne sous ce nom des médicaments externes d'une consistance ordinairement molle, qui ont pour base la graisse de porc ou un mélange de corps gras.

Graisse balsamique.

Les praticiens ont souvent remarqué que la graisse qui sert d'excipient aux pommades rancit avec une grande rapidité; on emploie alors un médica-

ment d'un usage désagréable. M. Deschamps a fait l'observation importante que la mati rc résineuse des bourgeous de peuplier, que la résine du benjoin préservaient l'axonge de la rancidité.

En utilisant cette vue éminemment, pratique, on peut préparer comme il' suit une graisse balsamique qui remplacera dans les pommades la graisse, ordinaire avec beaucoup d'avantage.

Axonge nouvellement fondue 1 kilog.

Benjoin en poudre 20 gram.

Baume de Tolu divisé 20 gram.

Chauliez au bain-marie pendant deux heures, en agitant à plusieurs reprises ; passez sans exprimer, et agitez de temps en temps pendant le refroidissement.

N. B. — Les pharmaciens pourront employer, dans la préparation de l'axonge balsamique, le baume de Tolu, qui reste comme résidu dans la préparation du sirop deïolu, d'après la formule du Codex.

Onguents.

On nomme onguents des médicaments externes, mous, composés de corps gras et résineux.

Emplâtres.

On donne ce nom à des médicaments externes d'une consistance ferme.

Sparadraps.

On nomme ainsi des bandes de fil, de coton, ou de soie, ou même de papier, dont on recouvre une des faces avec une couche de masse emplastique.

Bougies.

Elles sont uniquement employées dans le traitement des maladies de l'urètre. On leur donne la forme d'un cylindre , qui va en s'amincissaut légèrement d'une extrémité à l'autre,

classif

dont le diamètre, variable suivant le besoin, se rapproche ordinairement d'une plume à écrire, et dont la longueur ne dépasse guère 27 cent.

Classification.

Je termine ici ces courtes généralités pharmacologiques.

J'adopte pour ce formulaire la classiTication par action. Je ne me suis pas dissimulé les défauts inhérents à ce genre de méthode ; mais cet ouvrage a une pensée toute médicale ; j'ai moins pour but d'apprendre à connaître les médicaments (ce but, j'ai cherché à l'atteindre dans un précédent ouvrage), c{ue de montrer comment on doit les employer. Ici je les suppose connus, et je les mets en usage. Ce qu'il nous importe le plus de connaître, ce sont les propriétés médicales; or la classification qui conduit le mieux à ce but est celle qui a pour base l'action physiologique des médicaments. Je sais combien il est difficile de fixer avec rigueur cette action, qui varie suivant une foule de conditions ; mais il est cependant pour chaque substance un effet physiologique qui domine, que le consensus unanime a consacré pour appartenir essentiellement à cette substance. Eh bien ! c'est là ce qui nous gui-

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dera. Cette marche n'a rien de fixe, je le sais, mais elle est philosophique, parce qu'elle admet tout progrès; lorsqu'il s'agira de classer l'opium, nous le placerons parmi les calmants, malgré Brown , qui jure que l'opium ne calme pas {me hercle non sedat), parce que la propriété dominante de l'opium est une action sédative. Je suis, certes, loin de ne pas admettre dans l'opium une action excitante très importante, mais qui est suivie par une action sédative, qui est le but ordinaire de l'administration de cette substance. On ne saurait trop se rappeler qu'il faut distinguer avec soin plusieurs effets sur l'économie animale de la même substance ; ainsi , pour beaucoup d'entre elles, il faudra considérer d'abord l'effet local, ensuite l'absorption, qui détermine le plus souvent une excitation à laquelle succède une période de coUapsus quelquefois suivie elle-même d'une réaction déterminée par l'élimination de la substance. Que d'effets complexes pour le même agent, sans faire encore entrer en considération la dose, l'âge, l'idiosyncrasie, etc.: mais, je le répète, c'est l'effet dominant, le but d'administration qui doit servir de base à toute classification médicale des médicaments.

Médication narcotique ou stupéfiante.

Les narcotiques sont des médicaments auxquels le praticien a le plus souvent recours, qu'il associe dans un grand nombre de cas aux autres remèdes ; c'est pour cette raison que nous commençons par eux.

Voici la série des phénomènes qui se manifestent à la suite de l'administration des narcotiques.

Le premier degré d'action consiste d'abord dans une exaltation légère des facultés intellectuelles, un état fébrile qui se rapproche de l'ivresse, puis dans un trouble léger dans les idées , dans une certaine paresse à se mouvoir ; puis les sens s'émoussent, les mouvements volontaires s'anéantissent, le sommeil survient accompagné de rêves et de visions : si l'on a donné une dose trop considérable, le coma succède au sommeil, du coma on passe au carus, et enfin à la mort.

Telle est la manière d'agir des narcotiques envisagés d'une manière générale ; ils présentent beaucoup de dissemblances spéciales que nous aurons soin d'indiquer.

Les narcotiques sont particulièrement employés pour procurer du sommeil et calmer les douleurs. Comme un grand nombre de maladies sont accompagnées d'insomnie et d'heures de souffrance, on comprend sans peine combien on doit souvent avoir recours aux agents qui peuvent dissiper ces accidents. Les narcotiques sont absorbés facilement par toutes les membranes muqueuses ou séreuses, par la peau privée de son épiderme, et ils agissent d'une manière à peu près égale, quel que soit le mode d'administration qu'on adopte.

Ainsi , soit qu'on les introduise dans l'estomac , soit qu'on les prescrive sous forme de lavements, soit qu'on préfère la méthode endermique, des doses à peu près semblables devront être employées, et je dois dire qu'on a vu survenir un bien plus grand nombre d'accidents à la suite de l'administration de lavements narcotiques, qu'à la suite de l'introduction des narcotiques dans l'estomac.

Un fait qui domine la thérapeutique des médicaments narcotiques, c'est qu'on peut s'y habituer très facilement, et élever ainsi les doses à une quantité considérable. Ces faits confirment pleinement la loi que nous avons énoncée précédemment; car les agents narcotiques ne sont pas des poisons non seulement pour les plantes , mais encore pour un grand nombre d'êtres de la série animale.

A propos de l'accoutumance des narcotiques, il est une re-

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