‹ Nouveau formulaire magistral (volume 2)Chapitre 6 sur 143 · i NUTICK · texte numérisé non relu

i NUTICK

atTeclioiis des voies uriimires, les rimmatismes, les culaiactcs, les hernies, etc.

Médecin: M. Pellelati deKitikelin. — Chirurgien: M. Desprez.

2" La partie de l'hospice consacrée aux aliénés forme la cinquième division de Bicètre, comme à la Salpêtrière ; elle est subdvisée en nombreuses sections.

A la division des aliénés on a réuni les bâtiments et les terrains de la ferme Sainte-Anne ; les aliénés peuvent ainsi être exercés à des travaux agricoles. Le produit est employé à améliorer leur sort. Et le travail n'esl-il pas d'ailleurs le premier remède de l'aliénaton mentale ?

Les médecins des aliénés sont : MM. Leuret, Voisin, Moreau, Delasiauve.

De grandes améliorations ont été successivement introduites dans la division des aliénés; plusieurs sont encore nécessaires, entre autres le complément de la section du traitement; une section pour les enfants aliénés ; des iocalités plus vastes pour loger les malades dits incurables, des ateliers de travail pour tous, amélioration dans le régime et rhabiliement des aliénés , augmentation du salaire des infirmiers ; mais on doit tout attendre d'une administration qui a déjà réalisé de si grandes choses pour le bonheur des pauvres.

Voici seulement les noms des autres établissements dont la description serait déplacée dans cette courte notice :

L'Hospice des Incurables (hommes), rue du faubourg Saint- Martin, n° 150, destiné aux indigents attaqués de maladies incurables ou âgés de 70 ans. Les nominations ont lieu comme pour les autres hospices ; il existe, en outre , des lits dont disposent , à mesure des vacances , les ayants cause de fondateurs ([ui ont versé à l'administration une somme de 12,000 fr. — àlédecin : M. Duplay.

L'HosPiCE DES Incurables (femmes), rue de Sèvres, n"' 154. Sa destination est analogue à celle du précédent. — Médecin : M. Léger.

L'Hospice des Ménages, rue de la Chaise, n" 28. Il est spécialement affecté aux époux en ménage et aux personnes veuves des deux sexes, dont une partie paie pension. — Médecin : M. Labric.

L'Hospice delà RociîEFOticAULrt, au Potiî-Montrouge, desîiné à recevoir les anciens employés des hospices et des pensionnaires des deux sexes. — Médecin : M. Baifos.

L'Institution de Sainte-Péiuke , rue de Chaillot, ii" 99, pour des vieillards des deux sexes payant pension de GOO fr. par

SL'U LES HÔPITAUX DE l'ARIS. 45

an, nu une somme une fois domiée, variant avec l'ùge. — Médecin : M. Baron.

L'Hospice Saim-Michkl , situe à Saint-Mandé . pour vingtquatre vieillards à la nomination des bureaux de bienfaisance.

L'Hospice de la Ri,cox-\aissance, situé au Pelil-l'Etang. — Médecin : M. Gaillard fds.

L'Hospice de A'illas, situé rue du Regard, n. 17. Ces trois maisons sont destinées à recevoir les vieillards et infirmes des deux sexes.

Direction des nourrices : M. Roger, médecin.

Secours publics.

Plus de trente mille familles sont inscrites, dans la ville de Paris, sur les registres des pauvres, et reçoivent les secours de la charité publique. Voici les conditions qu'il faut réunir pour obtenir celte inscription : i" avoir 6Zi ans et un jour au moins ; 2° ou trois enfants au-dessous de 12 ans, ou un enfant atteint d'une maladie incurable; 3" ou quelque infirmité grave constatée par certificat de médecin; h" les veufs, veuves, femmes abandonnCes, et filks mères et demeurées abandonnées, peuvent être inscrits avec deux enfants. Au-dessus de 12 ans, les enfants infirmes peuvent être inscrits personnellement, mais les droits que cette inscription leur confère aux secours sont personnels et ne s'étendent pas à la famille. Tout orphelin ou enfant adoplif, n'appartenant pas à la famille, a droit à une admission personnelle ; il peut être conservé sur les contrôles jusqu'à l'âge de 16 accomplis. Deux frères, deux sœurs, un frère et une sœur vivant ensemble, peuvent former deux ménages, si chaque individu en particulier réunit les conditions pour l'admission.

Les admissions aux secours annuels donnent droit aux secours de pain de chaque mois, à toutes les distributions extraordinaires, aux visites gratuites du médecin, à la délivrance gratuite des médicaments, à la remise de la patente et autres impositions.

Les indigents de 75 ans et un jour ont droit h un secours spécial de 5 fr. par mois; ceux âgés de 79 ans, à un secours spécial de 8 ù: qui, avec les années, s'élève h 12 fr. Les aveugles ont droit à un secours spécial de 5 fr. par mois , et les paralytiques à un secours spécial de 3 fr. Pour obtenir ce secours en argent, il faut au moins une année d'inscription sur le contrôle des indigents, précédée d'une année de séjour à Paris.

Ces mesures restrictives ont été sagement adoptées pour ne pas faire affluer dans Paris les vieillards pauvres, les infirmes et les aveugles des départements.

Quand un indigent inscrit sort d'un hôpital, il a droit à un secours de convalescence que Tadministration peut porter à 25 fr., suivant les besoins de l'indigent et à raison du temps qu'il a passé à l'hôpital.

Quand un indigent, chef de ménage, se fait traiter chez lui, son bureau lui accorde des secours extraordinaires temporaires, qui sont loin d'être suffisants, comme je l'ai établi dans un travail spéciail.

Les secours à domicile sont distribués, à Paris par douze bureaux de bienfaisance dont la circonscription correspond aux douze arrondissements. Chaque bureau est composé de douze administrateurs, qui se réunissent en assemblée sous la présidence des maires ou des adjoints. Ces fonctions sont gratuites, de même que celles des commissaires et dames de bienfaisance qui les secondent dans les distributions et dans les visites aux malades.

Le directeur de l'assistance publique, des réunions d'administrateurs, délégués des douze bureaux, la haute direction du préfet de la Seine, voilà les moyens de centraliser les eflbrts des bureaux. La pharmacie des bureaux de bienfaisance est faite, pour les médicaments dont l'administration n'entraîne aucun danger, par les sœurs de charité ; pour les médicaments dangereux, elle est réservée aux pharmaciens de la ville.

Poid» et mesures.

La loi a rétabli le système décimal dans sa pureté primitive ; le médecin et pharmacien doivent se soumettre à ses exigences.

Le gramme est l'unité des poids nouveaux ; ce mot est le nom grec du poids que les Romains nommaient scrupule.

Le gramme équivaut à un centimètre cube d'eau distillée, à son maximum de densité.

Les fractions du gramme sont :

Le décigramme, qui est la dixième partie du gramme ;

Le centigramme , qui est la centième partie du gramme et la dixième du décigramme ;

Le înilligramme , qui est la millième partie du gramme , la centième du décigramme et la dixième du centigramme.

Les unités du gramme sont distinguées par la virgule que l'on met à la droite des chilfres. — Ex. :

Les décigrammes sont placés à droite de la virgule, et s'écrivent ainsi :

0,1 gram. = 1 décigr.

Les centigrammes sont placés à la droite des décigrammes , et s'écrivent ainsi :

0,01 giam. = 1 ccntigr.

S'il y a en même temps des décigrammes et des cenligramnies, chacun des chiffres chargés de représenter les uns ou les autres conserve sa place.

0,12-grani. = 12 centigr., ou 1 décigr. et 2 cenligr. 0,-25 25 "2 5

Les milligrammes sont placés à droite des centigrammes, et s'écrivent ainsi :

0,005 çram, = 5 niiliigr.

S'il y a en même temps des centigrammes et des milligrammes, chacun d'eus conserve sa place.

0,015 sram. = 15 niiliigr., ou 1 centigr. et 5 milliei'. 0,0i6 i6 4 6

S'il y a en même temps des décigrammes, des centigrammes et des milligrammes, on les écrit de la manière suivante:

0,125 çram. == 125 milligr., ou î décigr. 2 centigr. et 5 milligr. 0,536^ 536 5 3 6

S'il y a des grammes et des fractions de gramme, on suit la même règle.

5,23^ cram. = 1 sram. 2 décigr. 3 ceutigr. 6 miiligr. 6,345 6 3 4 5

Comme un changement dans la position de la virgule peut entraîner des différences très graves, nous avons toujours dans es formules fait disparaître la virgule, et indiqué îa nature de

\11DS ET MESrUF.S.

l'unilé gramme, dccigramme, ccnligrammr, viilUgramme, eu toutes lettres ; c'est le parli le plus sage : l'usiige l'a consacré dans l'art de formuler.

Rapport exact des poids décimaux à la livre rnétrique , en usage en France jusqu'en 18/i0.

prnm.

î kilogramme ou 1000

1 hectogramme 100

1 décagramme J 0

1 gramme 1

1 décigramaie 0, l

1 centigramme 0,01

oiic.

grains,

Ces rapports sont trop compliqués. Voici des rapports moins exacts, mais plus simples, et qui pour cela seront plus facilement gravés dans la mémoire.

Rapport approximatif des poids dcnr.-isnix à la livre ei. à ses divisions.

î kilogram.

^59 grain.

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