‹ Nouveau formulaire magistral (volume 2)Chapitre 5 sur 143 · ISIS · texte numérisé non relu

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Choléra.

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Grippe.

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Si nous nous arrêtons quelques instants sur les résultats compris dans ce tableau, nous voyons :

1^ Que, par rapport au nombre des entrées, la progression a toujours été croissante, si l'on excepte I8Z1O, à cause des réparations considérabies qui s'exécutaient celte année à THôtel- Dieu ;

2° Que, pour le nombre de journées de malades, le chiffre est resté le même.

3" La durée moyenne du séjour a dû suivre, et a en effet suivi une marche inverse à la progression des entrées; elle a diminué de plus de moitié.

k° La proportion des décès est aussi diminuée de plus de moitié : des comparaisons nombreuses ont établi qu'il existait une relation constante dans tous les hôpitaux de Paris entre la durée du séjour et la mortalité. Je ne veux point quitter la question de mortaîilé de l'Hôtel-Dieu sans dire que tous ceux qui ont écrit sur cet hôpital, tous les administrateurs qui ont rendu compte du mouvement de cette maison, ont attribué cette proportion de mortalité au grand nombre d'individus attaqués d'affections graves, apportés presque mourants, soit à la suite d'accidents, soit envoyés par le bureau central à cause de la proximité , soit après de longs retards, souvent à dessein d'éviter les frais d'inhumation. Les médecins du bureau central ont apprécié numériquement, pour 1806, les résultats de ces influences. Pour an iver à cette démonstration, ils ont distingué parmi les individus morts à l'Hôtel-Dieu la quantité d'hommes et de femmes décédés le premier, le deuxième et le troisième jour de leur entrée, et qui, par conséquent, ont été apportés ou mourants, ou très âgés, ou attaqués de maladies promptement mortelles: leur nombre s'est élevé à /186, dont 236 le premier jour, 122 le second, 128 le troisième. Si l'on ajoute à ces décès le nombre des malades morts du quatrième au dixième jour, qui est de 479, on trouve alors, pour la proportion de décès ultérieurs, le rapport de 1 à 6 18/100 au lieu du rapport de 1 à Ix %1 fi^^. Ces mêmes circonstances qui existaient autrefois existent encore aujourd'hui, et doivent contribuer à atténuer le chiffre de la proportion des décès qui a déjà subi de si notables améliorations.

On peut dire en résumé que, sous l'ensemble de toutes les conditions hygiéniques, il n'existe point à Paris d'hôpital qui doive être placé oi'.iourd'hni au-dessus de l'Hôtel Dieu.

Je viens d'esquisser rhi.sîoire di' l'ancien Hôtel-Dieu : la nécessité de prolonger les quais a rendu nécessaire de dédoubler les bâtiments de la rive méridionale. Cette grande opération a

marché avec activité ; en attendant raclièvement des travaux, on a ouvert, dans Tancien iiospice des Orphelins, un hôpital provisoire , sous le nom d'cmnexe de VHôleL-Dieu et puis sous celui de Sainte-Marguerite. Cet hôpital contient /lOO lits, et rHôtel-Dieu 800, et 850 au moyen de couchettes supplémentaires.

Médecins honoraires : MM. Récamier, Guéneau de Mussy, Magcndie.

Médecins titulaires: MM. Husson, Gaillard, Honoré, Jadioux, Louis. Chôme!, Rostan, Martin-Solon, Guérard. — Chirurgiens : MM. Roux, Jobert, Boyer. — Pharmacien : M. Bouchardat.

A?JXEXE, ou Sainte-Marguerite. — Les médecins de l'annexe sont : MM. Valleix, Tessier , Marotte. — Chirurgien: M. Denonviiliers. - Pharmacien : M. Grassi,

BoA-Sscouns. — On a ouvert un nouvel hôpital rue de Charonue, auquel on a donné le nom de Bon-Secours. Le chirurgien est M. Marjoiin fiis. Les médecins sont : MM. Monneret, Hardy, Béhier. Le pharmacien, M. Berlhet.

HÔPITAL DE LA PiTiÉ. — Lcs démolltious faites en 1809 à THôtel-Dieu obligèrent le conseil général à ouvrir aux malades un asile supplémentaire. On changea la destination de la maison des Orphelins du faubourg Saint-Victor, au sud du Jardin des plantes. Cette maison, connue sous le nom de Notre-Dame-de- Pitié, fut d'abord destinée à servir d'annexé à l"Hôte!-Dieu ; on i'érigea bientôt en hôpital à part. Le nombre des lits était de 200; il s'élève aujourd'hui à 600. Cet lîôpllal se compose de plusieurs bâtiments séparés par des cours et de vastes promenoirs ; les constructions sont belles et lu position très convenable ; l'ensemble des bâtiments présente un carré long irrégulier. Sa porte principale est en fcce de la rue Saint-Victor, et plusieurs de ses salles ont vue sur le Jardiîi des plar-les.

Médecins : MM. Serres, Clément, Piorry, Geiu'rin. — Chirurgiens : M^L Laugier, Michon. — Pharmacien : M. Guiart.

HÔPITAL DE LA Charité. — Cethôpitol était autrefois dirigé par !a congrégation de Saint-Jean-de-Dieu. Marie de Médicis, au commencement du xvii^ siècle, fit venir pour cela d'Italie quelques uns des membres de cette congrégation. Eile les plaça d'a!)ord dans !a rue appelée aujourd'hui des Petits- Augusiins , et alors de Petite-Seine, et peu d'années après, en 1607, d;'.nsle lieu qu'occupe encore cet établissement.

L'hôpital de la Charité est situé sur une polite côte favorabie à l'écoulement des eaux. Le nombre des lits, en 1790, n'était que de 208. Plus de la moitié des lits de malades avaient été

établis par des chariLés privées. Au commencement de la révolution on donnait 12,000 fr. pour en fonder un; chaque malade y avait son lit; les demandes pour y entrer étaient considérables ; il fallait de grandes recommandations pour obtenir cette faveur; aujourdiiui on y est mieux encore, et il n'est besoin d'aucune protection : il suffit d'être malade pour être accueilli. On ne recevait autrefois (jue 200 hommes; on y a bientôt admis 100 femmes. Aujourd'hui le nombre des lits est de Zi26 ; il s'est élevé à 492, au moyen de couchettes supplémentaires. Le nombre des malades reçus, de 1804 à 181,6, a été de 27,454 ; il est aujourd'hui de 8,000 environ par an.

Médecins : MM. Fouquier, Rayer, Andral, Bouillaud, Cruveilhier, Briquet. — Chirurgiens : MM. Yelpeau, Gerdy. — Pharmacien : M. Quevenne.

HÔPITAL Saint-Antoi-\e. — L'hôpital Saint-Antoine a été ouvert au commencement de 1796 dans l'ancienne abbaye de ce nom , abbaye qui avait été fondée au xii« siècle, et donnée à des religieuses de l'ordre de Cîteaux. Il porta d'abord la dénomination dliospice de L'est. Le décret de la Convention nationale, qui en ordonne l'établissement, est du 17 janvier 1795. Il dit seulement qu'un nouvel hôpital sera placé dans le bâtiment neuf de cette abbaye, et contiendra 160 lits.

Cet hôpital contient aujourd'hui 300 lits ; mais ce nombre n'est pas encore suffisant proportionnellement au nombre des ouvriers, des gens peu riches qui habitent ce faubourg. Il était indispensable dans ce quartier si peuplé d'hommes pauvres et laborieux. L'hôpital est d'ailleurs un des plus beaux, des plus sains, des mieux distribués pour tous les services.

Le nombre des malades qui y ont été reçus de 1804 à 1814 a été de 21,860 : on en reçoit actuellement près de 3,500 par an.

Médecins: MM. Kapeler, Beau, Grisolle. — Chirurgien : M. Chassaignac. — Pharmacien : M. Fordos.

HÔPITAL Necker. — La maison qui forme l'hôpital Necker avait été occupée auparavant par les Bénédictines. Le roi ayant accorde, en 1779, une somme annuelle de 42,000 fr. pour faire l'essai d'un hôpital de 120 lits, madame Necker se chargea d'y veiller et de la diriger. Elle loua pour 3,600 fr. par an le couvent supprimé de ces religieuses, ù l'extrémité de la rue de Sèvres. La maison porta d'abord le nom d'hospice des paroisses de Saint-Sulpice et du Gros-Caillou. Elle fut appelée, pendant la révolution, l'iiospice de l'ouest. Elle porte aujourd'hui le nom de la femme charitable que ses soins et ses bien • faits en ont rendue la véritable fondatrice.

?UR LLï. bOPllALX DE PAK1^. 33

De grandes constructions viennent de s'eflfectaer à l'iiôpital \Necker : on y a élevé successivement quatre corps de bâtiments. Ces bâtiments contiendront AOO malades. De ISOi à I8IZ1, on y a reçu 11,074 malades. On y reçoit actuellement plus de 5,000 malades par an.

Mcdccvis : MM. Bricheteau (de la Roque, honoraire), Horteloup, Hervez de Cliégoiu. — Chirurgien : INl. Lenoir. — Lilhotritie : M. Civiale.

HÔPITAL CocHix. — Cet hôpital , situé à l'extrémité méridionale de Paris, porte le nom de son fondateur, M. Cocliin, qui fut longtemps curé de Saint-Jacques du Haut Pas : il s'était contenté de le désigner par le quartier où il était établi; le conseil des hospices a cru devoir lui donner le nom du pasteur qui l'avait fondé, et il a fait placer dans la salle principale le buste en marbre de ce vénérable ami des pauvres. L'hôpital Cochin n'avait été d'abord destiné qu'à 38 malades; il contient 100 lits aujourd'hui. On avait dans ces derniers temps volé des fonds pour l'accroître ; mais le peu de solidité du terrain n'a pas permis d'établir des constructions.

Le chiffre des entrées pour les.années de 1804 à 1814 a été de 11,636. On y admet près de 2,000 malades par an.

Médecin : M. Nonat. — Chirurgien : M. Maisonneuve.

HÔPITAL Beaujox. — Cet établissement fut fondé quelques années avant la révolution , en 1784; ce fut pour y recevoir 24 orphelins de la paroisse du Roule, 12 garçons et d2 fdîes. Six places avaient été destinées aux enfants en particulier qui annonçaient pour le dessin des dispositions heureuses. L'intention du fondateur cessa bientôt d'être respectée, l'hospice d'orphelins devint un hospice de malades. L'hôpital Beaujon fut constitué par un décret de l'Assemblée nationale en date du 17 janvier 1795. Le nombre des lits s'y est successivement élevé de 140 à 220, à 300, et au moyen des belles constructions qui sont achevées , ce nombre est porté à 500. Cette fixalion est sage, car ce quartier et les villages environnants ont pris un accroissement tel, qu'on ne pouvait recevoir qu'une faible partie des malades qui se présentaient à la consultation de cet hôpital.

De 1804 à 1814 on y a reçu 13,739 malades. On en reçoit actuellement près de 5,000.

Médecins : MM. Renauldin, Bouvier, Legroax et Sandrag. — Chirurgiens : MM. Robert , Huguier. — Pharmacien : M. Chalin.

Hôpitaux spéciaux.

On donne ce nom aux établissements destinés ou à un genre de maladies déterminées, ou à ceux qui sont soumis à un régime particulier. La plupart des hôpitaux spéciaux sont créés depuis la révolution. Avant 1789 il existait seulement Tliôpital Saint-Louis, la Maison des Teigneux, rue de la Chaise, et l'hospice de Vaugirard pour les maladies vénériennes. Aujourd'hui les hôpitaux spéciaux sont l'hôpital des Enfants malades, la Clinique, Saint-Louis, la Maison d'accouchement, Lourcine, l'hôpital du Midi.

HÔPITAL Saint-Louis. — L'hôpital Saint-Louis est du règne de Henri IV; il fut ouvert en 1702 à l'extrémité du faubourg du Temple. C'est un des plus beaux qui existent, des mieux appropriés surtout à sa destination. L'hôpital Saint-Louis avait aussi adopté, et conserva pendant près de deux siècles, l'usage de placer plusieurs malades dans un seul lit, usage funeste qu'auraient semblé devoir surtout repousser les maladies quelquefois contagieuses, et souvent si dégoûtantes, qu'on y traitait, les dartres, le scorbut, les ulcères, les cancers, la gale, et quelques autres encore. Le nombre des malades n'y était cependant pas très multiplié, proportionnellement à son étendue et à ses ressources : il était ordinairement de 6 à 700 personnes. Les commissaires de l'Académie des sciences , qui visitèrent l'hôpital Saint-Louis en 17S7, portent à 300 le nombre des lits; il y avait ainsi deux malades dans tous, trois dans quelques uns. Cet état a disparu depuis la révolution.

L'hôpital Saint-Louis contient aujourd'hui 800 malades; il est consacré au traitement des maladies cutanées et à certaines affections chroniques, telles que les scrofules, les rhumatismes. On y reçoit également des syphilitiques ; il a en outre un vaste service de chirurgie où sont reçus tous les blessés qui abondent dans ce quartier populeux.

Ce. qui recommande également l'hôpital Saint-Louis, c'est une consultation gratuite très suivie. Ce qui tend à la rendre si utile et si nombreuse , c'est le traitement externe qui y est attaché; en effet, outre la consultation, on y délivre gratuitement des médicaments, et l'on administre des bains de vapeur, des fumigations, des douches. On y administre dans une année 50,000 bains, 60,000 fumigations et 2,000 douches La mortalité moyenne de iSOli à 1814 a été de 1 sur 26; elle est pour 1837 de 1 sur 21 ; la durée moyenne du séjour est de 32 jours.

Le nombre des malades reçus est assez faible, eu égard au nombre de lits; il n'a point varié de vingt-cinq ans. Ainsi , en 1812, il était de 7,991, et en 1837 de 7,9/i0.

Médecins : MM. Lugol, Cazenave, Devergie, Gibert, Bazin. — Chirurgiens : MM. Malgaigne, Nélaton. — Pharmacien : M. Foy.

HÔPITAL DES CLiiMQt'Es. — Cet hôpital a été créé seulement depuis quelques années. Sa proximité de TEcole de médecine le rend précieux pour l'enseignement. Deux cliniques y sont établies : l'une de pathologie externe, que possède M. J. Cloquet, et la deuxième d'accouchements et de maladies des femmes et des enfants, que dirige M. Dubois.

Le nombre des lits est de 135. Le nombre de malades admis pour 1837 a été de 2,144 : la durée moyenne du séjour a été de 21 jours.

On y reçoit les femmes enceintes près d'accoucher , et les malades de chirurgie comme dans les hôpitaux généraux.

Chirurgiens : MM. Cîoquet, Dubois P. (pour les accouchements). — Pharmacien : M. Regnault.

HÔPITAL DES Vénériens , ou du Midi. — Cet hôpital est situé dans le faubourg Saint-Jacques; il fut d'abord destiné en 1581 à recevoir des nourrices et des enfants atteints de syphilis en naissant. Mais en 1592 on y admit tous les malades atteints de maladies syphilitiques. Ce fut dans les dernières années du règne de Charles VHI, vers 1495, que l'on connut en France la maladie syphilitique. Un arrêt du parlement du 6 mars 1495 s'exprime ainsi : « Pour ce qu'en cette ville y avait plusieurs » malades de certaine maladie contagieuse nommée vérole, » qui depuis deux ans a eu grand cours en ce royaume , tant » de cette dite ville de Paris, que d'autres lieux, à l'occasion » de quoi était à craindre que sur le printemps elle multipliât, » a été avisé qu'il était urgent d'y pourvoir. » L'arrêt ordonne en conséquence, d'après un examen préalable de deux commissaires du parlement réunis à l'évêque, aux échevins et à des magistrats du Chàtelet, que ceux qui viendront à Paris, en étant infectés, seront renvoyés à l'instant même dans leur pays. La crainte était si forte, que l'arrêt condamne à la mort l'étranger qui rentrerait à Paris , ou le pauvre qui sortirait de l'asile où on le recevait, avant que sa guérison fût certaine.

Les malades atteints de syphilis furent d'abord relégués, comme des parias, dans un lieu nommé les Petites-Maisons ; on les admit plus tard à Bicêtre et à la Salpêtriôrc. Mais voici comment ils y étaient traités : la moitié des malades se cou-

36 >;oTici:

chaient quatre par lil depuis huit heures du soir jusqu'à une heure après minuit, et les autres depuis une heure jusqu'à sept heures du matin : les soupentes où on les entassait n'avaient quelquefois que 7 pieds de haut, et les fenêtres, clouées et même murées, ne s'ouvraient jamais pour renouveler l'air; enfin, les malades attendaient pendant six mois, neuf mois, quelquefois un an, avant que d'être traités, et, à une époque où le roi et toute sa cour se livraient à la débauche la plus eflrénée, les indigents qui souffraient des suites de vices analogues ne pouvaient, d'après les ordres exprès de l'administration , être reçus dans ces asiles de souffrances sans être fustigés avant et après leur traitement.

C'est sous le règne de Louis XV^I que cet état de choses changea ; mais , il y a quelques années que de notables améliorations furent apportées dans le traitement des vénériens. On sépara les sexes : l'hùpilal du Midi fut réservé aux hommes ; les lits, au nombre de AOO, furent convenablement espacés. Les femmes furent séparées en deux catégories : les filles de la police furent soignées dans la prison Saint-Lazare. On!;créa, pour les femmes non justiciables de la préfecture , un hôpital spécial , celui de Lourcine.

Le chiffre moyen de la mortalité, pour 1837, a élé de 1 sur 203, la plus faible de tous les hôpitaux; la durée moyenne du séjour de 30 jours; le nombre des malades admisaétéde3,376, et de 3,730 pour 1840.

Médecin : M. Fuche. — Chirurgiens : MM. Ricord , Vidal. — Pharmacien : M. Personne.

HÔPITAL i)E LouRciiVE. — Cet hôpital fut disposé, en 1828, par les soins de M. de Beileyme, pour servir de maison de refuge ; depuis , il a élé destiné aux femmes atteintes de mahuiies syphilitiques.

Le nombre des malades admis en 1840 a été de 2, 083; la mortalilé moyenne de 1 sur 50, et la durée moyenne du séjour de 50 jours.

Médecin: M. Guéneau de Mussy. — Chirurgiens : MM. Cullerier et Richet. — Pharmacien : M. Lutz.

Maison nationale de santé. — Cet hôpital, situé faubourg Saint-Denis, porta longtemps le nom d'Hospice Dubois, parce que l'illustre A. Dubois fut pendant longues années à la tête du service chirurgical de cette maison. Cet hôpital est destiné à recevoir les personnes malades qui peuvent payer un prix de journée variant de 2 fr. 50 c. à 6 fr,, suivant que l'on est dans les salles communes ou dans un appartement particulier. Les malades y reçoivent les soins les plus attentifs.

SLR LEà HOPITAUX DE PARIS. " 3 i

Le nombre des malades admis dans cet hôpilal pendant l'année 1837 a élé de 1,287, et, en iSZiO, de 1,509.

Médecins : MM. Dumeril , Requin. — Chirurgien : M. Monod. — Pharmacien : M. Ducom.

HôpjTAL DES E^FA^•TS îiALADES. — Cet hôpital fut créé en 1802 ; on y admet les enfants des deux sexes, âgés de 2 à 15 ans, et attaqués de maladies aiguës, chroniques et chirurgicales ; les teigneux n'y sont pas reçus, à moins que d'être en même temps atteints de quelque maladie aiguë; mais on y fait pour eux un traitement externe.

Le nombre des lits est de 560, savoir : Zi91 pour la médecine, 69 pour la chirurgie. Les maladies dont on peut craindre les effets contagieux sont placées dans des bâtiments isolés séparés du reste de Thôpital par de grands jardins, et séparés aussi entre eux de manière à interrompre toute communication. Les filles sont dans un de ces bâtiments, et les garçons dans l'autre.

Les salles sont assez vastes ; quelques unes d'entre elles pourraient être plus élevées.

Dans le classement des malades, on distingue aussi ceux qui sont affectés de maladies aiguës et de maladies chroniques.

L'établissement d'un hôpital particulier pour les enfants est un grand bienfait. Auparavantils étaient placés dans les mêmes hospices que les autres malades : ils y étaient à côté d'hommes souvent corrompus par la débauche et livrés aux maladies qui en sont la suite. Leur constitution physique en souffrait quelquefois, leurs mœurs presque toujours. Les enfants ont trouvé, dans un asile qui leur était exclusivement destiné , des soins particuliers qu'ils ne trouvaient guère dans les maisons où se réunissaient des malades plus âgés. Les Français auront eu la gloire d'en donner l'exemple aux autres peuples.

La moyenne de la mortalité a toujours été très considérable dans cet "hôpital : dans la période de IBOZi à 181/i, elle a été de 1 sur à 1/2. Elle est diminuée un peu aujourd'hui; mais c'est encore la plus forte de tous les hôpitaux ; elle est, pour 1837, de 1 sur 6, et pour 18ZiO, de 1 sur 4,8. Les causes les plus fréquentes de la mortalité sont : la phlhisie , la pneumonie, les fièvres éruptives. On y traite encore les scrofules, la teigne, la gale. Le nombre des malades reçus en 1812 a été de 2,9Zi/i : c'était le chiffre le plus considérable de la période décennale étudiée par M. Pastoret. Ce nombre s'élève aujourd'hui à 3,604. La durée moyenne du séjour y est toujours très élevée; elle est de 42 jours pour 1837, et de 43 pour 18^0.

Ce chiirie élevé tient aux maladies scrofuleuses, qui exigent un temps très long pour être guéries.

Médecins: MM. Jadeîot (honoraire), Blache, Trousseau, Bouneau, Baudelocque. — Médecin orthopédiste ; M. Guérin. — Chirurgien : M. Guersant fiis. — Pharmacien : M.

Hospice de la Maternité, ou d'AccoucHEMENT. — Cette maison, située rue de la Bourbe , est destini:e aux femmes enceintes : on y reçoit celles qui ont atteint leur huitième mois de grossesse, ou qui, sans l'avoir atteint, sont en péril imminent d'accoucher. Aucun étranger n'est admis dans les salles où on les soigne, et rien ne s'oppose à ce que leur état reste secret. Le nombre des lits est de 433, dont 150 pour les femmes qui attendent le moment de leur accouchement, 200 pour les femmes en couches, 25 pour les enfants des accouchées, 8 pour les nourrices sédentaires , et 150 pour les élèves sagesfemmes. Une salle est destinée à recevoir les femmes qui commencent à ressentir les premières douleurs; elles y restent jusqu'au moment où l'on juge convenable de les faire passer dans la saile d'accouchement.

Les dortoirs sont vastes et bien aérés ; la maison possède de nombreux promenoirs. Combien le sort des femmes enceintes s'est amélioré! Voici un extrait du tableau de leurs misères que nous a laissé Tenon : « Les femmes accouchaient autrefois, à l'Hôlel-Dieu ; il y avait pour eiies 67 grands lits, c'est-à-dire de k pieds k pouces de large, et 39 petits, c'est-à-dire de 3 pieds. Les premiers renfermaient souvent trois personnes, quelquefois quatre. Nous n'avons pas besoin de dire combien s'accroissait ici le danger de celte association. Les femmes réunies à l' Hôtel-Dieu n'étaient pas d'ailleurs toutes également saines. Quelques unes étaient attaquées de maladies ordinaires, d'autres de maladies-plus dangereuses pour l'enfant qu'elles portaient ou pour les personnes qui habitaient les mêmes salles, la gale et le mal vénérien. Cinq places dans trois lits étaient destinées aux galeuses, deux places dans un lit de 3 pieds à celles que le mal vénérien infectait. Il n'y avait pas de lits particuliers pour les autres maladies ; les femmes grosses qui les avaient, et celles qui étaient saines, se trouvaient confondues. »

Aussi la mortalité des femmes qui venaient accoucher à l'Hôtel-Dieu n'était pas moindre de 1 sur 13 : c'est presque le chiffre des maladies ordinaires qu'on reçoit dans les hôpitaux ; pour 1836, il n'en est mort que 1 sur 73, et 1 sur 43 pour 1840. Cette maison est ravagée périodiquement par des péritonites puerpérales meurtrières. C'est surtout dans ces mo-

menls qu'on peut se convaincre combien la réunion d'un grand nombre de femmes en couches leur est fatal ; mais quel remède porter à ce mal? Il est véritablement difiicile d'en indiquer un autre que la dissémination des femmes en couches dans un grand nombre de locaux.

Médecins : MM. Moreau, Gérardin.— Chirurgiens : MM. Dubois (Pau!) , Danyau. — Pharmacien : M. Baudri.

Hospice DES ENFANTS-Tnouvits, ou d'Allaitement. — L'hôpital des Enfants-Trouvés était, avant la révolution, auprès de Notre-Dame. Il avait été fondé sous l'inspiration et par les soins de saint Vincent de Paul ; à l'époque de la révolution , on lui assigna un local vaste et convenable à l'extrémité méridionale de Paris, rue d'Enfer.

Depuis 1793, tout enfant apporté à l'hospice de l'Allaitement était reçu par le concierge de la maison sans aucune formalité; mais l'administration, considérant que souvent les causes les plus légères, une querelle de ménage, une gêne momentanée et la cupidité de certains agents intermédiaires suffisaient pour décider du sort d'un enfant que sa famille pouvait élever, a ordonné qu'aucun enfant ne sera, sous quelque prétexte que ce soit, admis à l'hospice des Enfants-Trouvés, que dans le cas, sous les conditions et dans les formes prévues par la loi du 20 septembre 1792 et le décret du 19 janvier 1811, et qu'à cet effet aucun enfant ne sera reçu que sur le vu d'un procès-verbai d'un commissaire de police, constatant que l'enfant a été exposé ou délaissé. Ces uîesures ont été exécutées à partir du 1" novembre 1837.

C'est une grave question que celle de la réception des enfants trouvés. Cette facilité, qu'on avait établie depuis 1793, paraissait dictée par l'humanité la plus pure , la plus désintéressée : mais peut-être le législateur n'a-t-ii point atteint le but qu'il se proposait. La première chose qu'on doit considérer est ceile-ci : Quel est le mode qui conserve la vie au plus grand nombre d'enfants ? Cette question domine toutes les autres , la vie des enfants avant tout. Les intérêts de la société viennent ensuite. Or le mode nouveau, ^qui a mis des entraves aux réceptions , a soulevé contre lui de toutes parts de violentes récriminations. De toutes les objections proposées, la plus puissante est celle-ci : ces entraves augmentent le nombre des infanticides. Ce serait sans doute un déplorable résultat, s'il s'étendait à un grand nombre d'enfants, ce qui est loin d'être prouvé. Mais examinons un moment ce que devlen])ent ces enfants qu'on admettait si facilement : voyons pour eux les résultats de cette hanianité tant vantée. L'an il de la Repu-

blique, on en reçut 2,Go7; sur ce nombre, 2,425 sont morls dans l'intérieur de la maison. Dans l'an III, 3,935 admis, 3,150 morls. Dans Tau IV, 2,122 admis, 1,907 morts! Aujourd'hui que les soins les pius vigilants entourent ces pauvres enfants abandonnés (compte de 1837), sur 5,467 il en est mort encore le nombre énorme de 1,458 : c'est 1 mort sur 3 1/2 environ pendant leur séjour à Thospice, dont la durée moyenne a été de 10 jours, tandis que les (iécès sur les enfanis conservés par leurs mères ou mis en nourrice par elles, qui ont été secourus par l'administration, ont été constatés de 1 sur 14, et dans l'intervalle de 3 mois au lieu de 10 jours.

Ne peut-on 'pas dire que celte facilité tant vantée dans les réceptions des enfants trouvés est une barbare philanthropie, puisqu'elle tend à conduire de pauvres innocents au tombeau? Il faut, partons les moyens possibles, engager les mères à garder leurs enfants. Pour atteindre ce noble but, il ne faut pas que l'administration craigne de s'imposer des sacrifices en prodiguant des secours aux mères indigentes qui conservent leurs enfants. L'opinion publique un instant égarée reviendia, et l'on reconnaîtra quels sont les véritables bienfaiteurs des enfants, ceux qui leur conservent la vie!

Jetons un moment les yeux sur les causes de cette effrayante mortalité. On a dit, avec raison, que la plupart de ces enfants, fruits de la débauche , arrivaient au monde le plus souvent dans des conditions qui diminuaient beaucoup pour eux les chances de vie. Mais, certes, il ne faut pas croire que c'est là l'unique cause de cette mortalité qui , dans certaines années, a presque moissonné tous les enfants admis ii l'hospice d'Allaitement; il faut dire encore qu'il y a quelques causes déterminantes qui , jusqu'ici , n'ont point encore été bien précisées. h" endurcissement du tissu cellulaire, voilà la maladie qui exerce ses ravages les plus meurtriers. Cette maladie est-elle déterminée par le refroidissement qu'éprouve le nouveau-né pendant le trajet du lieu de sa naissance à l'hospice ! Celte cause peut agir, mais elle ne suffit point pour expliquer le grand nombre de cas d'endurcissement, car un grand nombre d'enfants arrivent de l'hospice d'accouchements, où toutes les précautions sont prises pour éviter ce refroidissement : peut-être faut-il [admettre que la cause essentielle de cette redoutable maladie est l'accumulation d'un grand nombre d'enfants dans un même lieu.

Après l'endurcissement du tissu cellulaire, le muguet est la maladie la plus meurtrière ; peut-être doit-on chercher les causes de cette alfection dans la nature du lait. Rien n'est plus

SUR LES HÙl'irAi.'X DE PAKIS, 41

ilitiicile, il faut le dire, que la réception d'un bon lait pour les administrations publiques ; mais admettons un moment qu'on puisse facilement satisfaire au cahier des charges, c'est-à-dire obtenir la fourniture d'un lait jmr et sajis mélange. Cela ne doit pas suffire encore pour des enfants nouveau-nés, car les nourrisseurs forcent leurs vaches à la nourriture et àla boisson, pour obtenir, au lieu de 5 à 6 litres de lait, 15 à 20 litres dans la journée; et certes ce lait jmr et sans mélange qu'ils obtiennent ne ressemble pas au lait naturel. Les vaches qui le donnent ne résistent guère à ce régime forcé, et deviennent presque toutes tuberculeuses, après avoir pris un embonpoint excessif. Il faudrait que l'administration se décidât à faire entretenir des vaches dans des prés, et qu'on ne les forçât point à la nourriture ; peut-être arriverait-on ainsi h diminuer la fréquence du muguet.

Après le muguet, les causes de mort les plus ordinaires sont l'ictère et la diarrhée.

Médecin : M. Guillot. — Médecin orthopédiste : M. Bouvier. — Chirurgien : M. Thévenot de Saint-Biaise.

HosPiCF, DE L/V Vieillesse (femmes). SALPÊTRiènE. — Cet hospice, un des plus beaux^ de l'Europe, a été fondé sous le règne de Louis XIV. Il était connu d'abord sous le nom à'Hôpiial général . Il est remarquable par la beauté de ses bàtimenis, l'étendne de ses cours et de ses promenoirs, l'ordre admirable qui y règne. Il a aujourd'hui une double destinalion :

1° Pour les femmes indigentes, âgées de 70 ans au moins; pour les femmes atteintes d'affections cancéreuses ou de cécité complète;

2° Pour les indigentes aliénées, idiotes, épileptiques ou hystériques. Cette double destination constitue pour ainsi dire un double hospice dans la maison, ayant ses règlements et sou service médical à part.

Femmes indigentes. — Les réceptions se font pour les deux tiers aujourd'hui par les douze bureaux de charité, qui sont toujours en rapport avec les pauvres, et qui sont dans les meilleures conditions pour choisir ceux qui ont le plus de droits à entrer dans ces asiles. Il serait bien à désirer que les places dont le ministre de l'intérieur, le préfet et l'administration disposent, et qui sont souvent données à la faveur, revinssent aux bureaux de bienfaisance, et que ce dernier vestige d'aristocratie dans la charité publique fût détruit. Le nombre des lits destinés aux femmes indigentes est de 5,000. Quatre divi:iions se sous-divisant en dix sections leur sont affectées,

La première division est consacrée aux anciennes employées des hôpitaux et hospices, atteintes par l'âge ou les infirmités.

La quatrième division est une infirmerie de 400 lits; le bâtiment, entièrement séparé des autres, a devant lui une grande cour» dans laquelle on entre par une grille de fer, et, derrière, un grand promenoir planté en tilleuls, et un autre promenoir couvertpour les mauvais temps : les malades seules de l'infirmerie ont la faculté de s'y promener. Dans une des ailes du bâtiment se trouve, au rez-de-chaussée , une salle de bains, dans laquelle on a pratiqué un petit cabinet pour l'administration des bains de vapeurs.

Les médecins de l'infirmerie sont : MM. Gillette et Barth ; le chirurgien : M. Manec ; le -pharmacien : M. Fermond.

Les réceptions ont lieu en nombre qui varie chaque année , d'après la quantité de places devenues vacantes par la mort de celles qui les occupaient. La mortalité est assez forte dans cet établissement : elle s'élève au moins à i sur 5. C'est un chilfre énorme pour des personnes valides ; mais il ne faut p;is oublier que les habitantes de cette maison ont en général plus de 70 ans ; qu'on ne les admet pour ainsi dire que lorsqu'elles sont arrivées à la porte de la tombe. Les maladies qui enlèvent le plus grand nombre de malades sont l'apoplexie, les bronchites avec asphyxie par écume bronchique, et surtout les pneumonies. Nous avons vu en 1832, à la Salpêtrière, une épidémie de grippe; celte maladie, si bénigne pour les malades ordinaires, était des plus graves pour les vieillards. L'infirmerie et la salle des morls étaient toujours encombrées.

Les mois les plus funestes, sont janvier, février et mars.

Aliénées, idiotes, épileptiqiies. Les bâtiments destinés à ces malades, formant la cinquième division de la Salpêtrière, composent aujourd'hui trois sections; subdivisées elles-mêmes en un grand nombre de parties nécessitées par le service. L'emplacement occupé par ces constructions est très considérable , et quoiqu'on n^ait point encore atteint, dans toutes les parties de ce vaste service , toutes les perfections désirables , on peut dire cependant que les nombreuses et belles constructions édifiées depuis seize ans ont fait de la cinquième division de la Salpêtrière le plus bel hospice d'aliénées de l'Europe, surtout si Ton considère qu'il suffit, pour y être admise immédiatement, d'être aliénée, sans rétribution, ni recommandations. Les admissions se font d'urgence par la préfecture de police ou par le bureau central.Les malades des départements n'y sont conservées qu'autant que ces départements acquittent la pension fixée, au mi-

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nimum de 300 fr. Le nombre des malades varie entre 1,000 et 1,200. Le nombre des guérisons (sauf récidive) est un peu plus d'un tiers. Ou n'emploie jamais, envers les aliénées, aucun moyen violent ; la plus grande douceur et les soins les plus affectueux sont instamment recommandés à toutes les surveillantes, et les médecins en donnent l'exemple; les bains, quelquefois des douches, des exutoires, de doux purgatifs, des moyens propres à rappeler les évacuations qui seraient supprimées , tels sont les principaux remèdes employés. L'isolement et les moyens moraux sont les bases du traitement.

Médecins : MM. Falret, Mitivié, Léiut, Trélat et Baillarger.

Hospice de Bicêtre. Cet hospice, situé commune de Gentilly, à une demi-lieue de la barrière de Fontainebleau, a la môme destination que la Salpêtrière; les hommes seuls y sont admis. L'hospice comprend deux «ous-divisions distinctes, les vieillards et les aliénés. De grandes améliorations successives qui ont eu lieu, surtout depuis 1820, ont changé un affreux séjour «n une des maisons les plus convenables qui soient destinées à la vieillesse indigente. La situation de Bicêtre au milieu d'une vaste campagne et sur une élévation, voilà de bons éléments de salubrité, et cependant cette maison a clé pendant longtemps un mauvais hospice. Au moment où le conseil a été chargé delà direction des hospices, en 1801, la maison de Bicêtre réunissait des valides, des aveugles, des paralytiques, des épileptiques, des galeux, des malades syphilitiques, des scrofuleux, des malades incuralDles, des fous, des imbéciles, des enfants; les sexes y étaient confondus, comme les âges, les infirmités; les pauvres couchaient deux et mèm3 quatre dans un lit : il fallait pajer 150 fr. pour avoir un lit à soi, et de plus, la prison était pour ainsi dire enclavée dans l'hospice : la misère confondue avec le crime ! Aujourd'hui tout est bien cliangé , l'administration a sacrifié un million pour éloigner la prison. Les vieillards pauvres, âgés de 70 ans ou infirmes, incurables, et les aliénés, sont seuls admis, et les séparations sont si bien établies , qu'on peut considérer ces deux divisions comme deux établissements à part. Il n'est pas besoin de dire que chacun a son lit sans aucune rétribution.

1° Occupons-nous d'abord de la partie de l'hospice consacrée à la vieillesse. La population est de 3,000 indigents désignés, comme pour la Salpêtrière, par les bureaux de charilé. La mortalité e'-t encore très considérable : elle est de 1 pour 5 à peu près. Les maladies les plus fréquentes sont les apoplexies, les paralysies; les pneumonies, les bronchites chroniques, les

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