EM0LL1ENT
plus, très Utiles en application derrière les oreilles , dans les congestions cérébrales, aulour des yeux dans les ophlhalmies inflanjmaloires, à l'anus comme moyen dérivatif.
Il serait très important, pour nous délivrer du tribut qu'on paie à l'étranger, qu'on pût utiliser de nouveau les sangsues qui ont servi . Plusieurs moyens sont déjà employés. A cet effet on les fait dégorger en les mettant sur des cendres, sur du sel, ou en les plaçant dans l'eau salée et vinaigrée. On les conserve ensuite dans l'eau, mais ces moyens ne peuvent être employés dans les établissements publics. Voici celui qui a été adopté dans les hôpitaux de Paris , d'après des recherches qui me sont communes avec jNI. Soubeiran : il consiste à presser légèrement entre les doigts les sangsues gorgées eu les tenant dans de l'eau tiède :
ces sangsues doivent être plongées avant cela pendant un instant dans l'eau fortement salée, pour qu'elles commencent à dégorger. On leur fait rendre ainsi la totalité du sang qu'elles ont ingéré, et elles peuvent servir de nouveau après dix ou quinze jours.
Emollients analeptiqnes.
On donne le nom d'c'mo/lients à des médicaments qui relâchent le tissu des organes avec lesquels on les met en contact , diminuent leur toni-
cité , et tendent à émousser leur sensibilité.
Les emollients se divisent en deux sections distinctes : A. les mucilagineux ; B. les huileux.
A. Les emollients mucilagineux peuvent être considérés comme des aliments très légers ; ils agissent surtout par l'eau qu'ils contiennent. Ils tempèrentj relâchent les tissus.
On les emploie dans toutes les maladies aiguës : ils forment l'entourage obligé de toute médecine expectante. Il n'est pas d'agents pharmaceutiques plus innocents, il n'en est pas non plus auxquels on ait plus souvent recours. Les indications des différentes préparations émollientes sont si généralement connues , que nous nous abstiendrons de les indiquer.
Les principaux emollients sont : la gomme arabique, la gomme adragante, les fécules le lichen privé de son principe amer, les mauves et la guimauve, le lin , la consoude, la réglisse , l'orge , le chiendent, le riz, le gruau, la mie de -pain, le sucre , le miel , les amandes douces et autres semences émulsives , le sucre de lait, les laits, la gélatine , la chair des animaux, etc.
SllCre de lait, à la dose de 20 grani. pour 1 litre d'eau ; il constitue une tisane tempérante quelquefois emplojée. Le sucre de lait est l'excipient ordinaire des niédicanienls Loniœopatbique?.
Espèces béClliqueS Fleurs de mauve, 32: pied -de- chat, 32: pas-
d'âne , Mêle
MEDICATION ANTIPHLOGISTIQUE.
péta/es de coquelicot, 32.
Tisane bée hique (F. H. P.).
Espèces bécbiques S giani.
Eau iiouillaiite 1000 gram.
Faites infuser et passez.
On édulcoie sur la presciiption du médecin avec :
Sirop de sucre 60 giani.
Tisane -pectorale (F. H. P.).
Espèces pectoral Eau bouillante
12 gram.
1000 gram.
Ou ajoute sur la prescription du médecin :
Espèces dites fruits béchi-
<lUeS. Dattes privées de leurs noyaux, 3-; jujubes, 3'2 ; figues sécbes, 32; raisius secs, 32. Mêlez. {Fruits pectoraux.)
Tisane pectorale.
Fiuils ))écblques
Faites bouillir dans Eau jusqu'à réduction à
Passez, ajoutez :
Miel blanc
5000 gram.
2500 gi am.
lOOO gram.
50 gram.
Espèces dites quatre semences froides. Semences de calebasse, 3'2-, semences de pastèque, ou melon d'eau , 32; semences de melon, 32; semences de concombre, 32.
Inusitées.
Tisane commune, ou tisane de réglisse (F. H. P.)
Racine de réglisse eontuse 8 gram.
Eau bouillante 1000 gram.
Faites infuser pendant deux heures , et passez.
Quand on prescrit une tisane édulcorée dans les hûpilaux, on l'éduicore seulement avec 8 gram. de réglisse.
Quand on prescrit une tisane miellée , on l'éduicore avec 60 gram. de sirop de miel : une tisane sucrée , on l'éduicore avec 60 gram. de sirop de sucre.
Tisane d'orge (F. H. P.).
Orge entière 20 gram.
Lavez l'orge à l'eau tiède, et faites bouillir ensuite dans une suffisante quantité d'eau jusqu'à ce que le grain soit bien crevé et que le liquide soit réduit à 1 litre ; passez à travers une étamine claire.
On l'éduicore souvent avec miel , 60 gram. ; ou a l'orbe miellée.
Tisane lichen d'Isl. (F. H. P.).
Lichen d'Islande 8 gram.
Versez sur le lichen huit à dix fois son poids d'eau bouillante: laissez infuser pendant une demi-heure, et rejetez la liqueur : prenez le lichen ainsi lavé, et faites-le bouillir pendant deux heures dans une quantité d'eau suffisante pour qu'il reste un litre de tisane. Passez avec expression , laissez déposer et décantez. On y ajoute ordinairement :
Sirop de sucre 60 gram.
On prescrit souvent cette tisane dans les affections chroniques de poitrine.
Tisane gom. (eau de gomme).
Gomme arabique entière 15 gram. Eau froide 1000 gram.
Lavez la gomme à l'eau froide, et faites-la dissoudre à froid dans 1 litre d'eau ; passez à travers une étamine.
On ajoute ordinairement :
Sir p de sucre ~ 60 gram.
Tisane fécule (F. H. P.).
Fécule de pomme de terre. S gram.
Eau q- s.
Délayez la fécule dans 64 gram. d'eau froide, portez l'eau a l'ébullition, versez-y la fécule délayée , continuez à faire bouillir pendant un quart d'heure, vous obtiendrez l litre de tisane que vous passerez au travers d'une étamine.
On prépare de même la tisane de satep.
Tisane corn, cerf {F. H. P.)
Corne de cerf râpée 125 gram.
Lavez la corne de cerf à l'eau tiède, et faites-la bouillir pendant une heure avec sLillisanle quantité d'eau pour obtenir uu litre de tisane. Passez.